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Mot-clé : Frédéric Mistral
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Tipe : Revista / Data : 1891/1932

Journal mensuel, publié à Avignon (empremarié di fraire Seguin), l'Aiòli défend la cause méridionale et le fédéralisme mais il se veut apolitique, provençal et non félibréen.

Frédéric Mistral en confie la rédaction à Folco de Baroncelli. Sa principale ligne éditoriale est la défense de la langue, de nombreux félibres écrivent dans l'Aiòli et l'illustration du bandeau est d'Eugène Burnand, illustrateur de Mirèio (éd. 1859).

L'Aiòli veut protéger l'identité culturelle du Midi face aux « franchimand » :

« L'aiòli dins soun essènci, councèntro la calour, la forço, l'alegrio dou soulèu de Prouvenço. Mai a tambèn uno vertu : es de coucha li mousco. Aquèli que l'amoun pas, aquèli que noste òli ié fai veni la cremesoun, d'aquéu biais, vendran pas nous tartifleja à l'entour. Restaren en famiho. »

Après la mort de Mistral et après une interruption de 30 ans (entre 1899 et 1929) une nouvelle série du journal voit le jour en septembre 1930 mais s'arrête en 1932.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Centre de ressorsa
Le Museon Arlaten – "Musée arlésien" en français - inauguré en 1899, est l'un des plus anciens musées régionaux d'ethnographie. Ce musée d'un genre nouveau, dans l'esprit du Musée d'Ethnographie du Trocadéro, a été créé à l'initiative de l'écrivain provençal Frédéric Mistral dans le contexte de la "renaissance d'oc". Il s'inscrit ainsi dans les perspectives du Félibrige, mouvement littéraire et culturel œuvrant depuis 1854 pour la sauvegarde de la langue d'oc (ou occitan) et des cultures traditionnelles, en particulier provençales.


1/ Les origines du Museon Arlaten

Un projet de musée-bibliothèque dédié aux arts, à l'histoire, à la littérature et à l'ethnographie de la Provence est envisagé dès 1895 par Frédéric Mistral dans la revue félibréenne L'Aiòli. Un an plus tard, le projet se précise : il s'agit désormais de créer en Arles, un musée ethnographique de la Provence rhodanienne, dans l'esprit du nouveau Musée national d'ethnographie du Trocadero inauguré à Paris en 1878 et des collectes de folklore régional lancées pour l'Exposition universelle de 1900. Le médecin Émile Marignan, collaborateur du Musée du Trocadéro, soutient le projet mistralien et lui donne des bases scientifiques avec la publication en 1896 de l'Instruction pour la récolte des objets d’ethnographie du pays arlésien.

Au milieu des années 1890, après avoir œuvré à une renaissance littéraire en langue d'oc, à partir de la parution de Mirèio (1859), long poème épique en provençal qui rencontra un grand succès, parallèlement à une restauration linguistique marquée par la structuration du Félibrige (nouveaux statuts de 1878) et la publication du Tresor dóu Felibrige, monumental"Dictionnaire provençal-français embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne" (1878-1886), Frédéric Mistral appelle les félibres à se consacrer à la constitution de collections d'objets ethnographiques. Le musée qui les présenterait doit participer à l'affirmation des singularités de la culture provençale. La création du musée "félibréen" sera la grande œuvre de la fin de la vie de Frédéric Mistral, le définissant comme un "poème en action". Le musée ethnographique entend glorifier les us et coutumes qui font l'identité de la Provence traditionelle, rurale et artisanale, à l'heure des grandes transformations de la fin du XIXe siècle. Mistral conçoit le musée comme un outil de transmission, une "œuvre d'intérêt public, une œuvre de haut enseignement et d'éducation populaire, une œuvre en un mot patriotique." En 1896 est institué un premier Comité du Museon Arlaten destiné à aider Mistral et Marignan dans leur projet de constitution du musée.

Les premières collections sont issues de collectes, d'achats pour les objets encore en usage, de photographies ou de moulages, fac-simile et maquettes en modèle réduit pour les pièces trop importantes ou ne pouvant être intégrées aux collections du futur musée.


2/ Développement du musée

Le succès de la campagne de collecte auprès des Provençaux est tel que le musée est ouvert au public dès 1899 dans un local situé au-dessus du tribunal de commerce d'Arles, mis à disposition par le département des Bouches-du-Rhône, auquel le Comité remet les collections rassemblées.

L'accroissement rapide des collections rend toutefois très tôt nécessaire de trouver un nouvel espace pour les accueillir. La reconnaissance de l'œuvre de Mistral par l'attribution du prix Nobel de littérature en 1904, qu'accompagne une récompense financière d'une hauteur de 100'000 francs, permet à Frédéric Mistral de financer le déménagement du Museon Arlaten dans les locaux de l'ancien collège d'Arles, l'Hôtel Laval-Castellane au 29 rue de la République, où il s'installe définitivement.
Le 29 mai 1909, à l'occasion des commémorations du cinquantenaire de Mirèio, le Museon Arlaten nouvellement installé est inauguré. Dès lors le musée ne cesse de voir s'accroître ses collections sous l'égide du Comité du Museon Arlaten et des directeurs successifs. Fernand Benoît, qui prend la tête du musée à la mort de Mistral, amorce une nouvelle phase de collecte raisonnée dans les années 1930, intégrant les évolutions de l'ethnographie.

Les collections du Museon Arlaten comptent aujourd'hui près de 35'000 objets, documents ethnographiques ou relatifs au domaine des Beaux-Arts et des sciences. Jusqu'en l'an 2000, le Museon arlaten fut cogéré par le Comité et de Conseil général des Bouches-du-Rhône. Dès 1991, le conseil général met en place une politique de conservation. En 2000 l'ensemble du Musée est départementalisé. Un grand projet de rénovation et de transformation muséographique est lancé en 2005.

3/ Collections documentaires

Dès la période de préfiguration, les documents écrits provençaux font partie des œuvres collectées. Un premier fonds documentaire se constitue rapidement appelé "bibliothèque ethnographique", "bibliothèque félibréenne" ou "bibliothèques provençale". Les ouvrages imprimés, dont certains sont intégrés à la muséographie et placés sous vitrine, ainsi que l'abondance des citations littéraires et proverbes populaires en provençal figurant sur les étiquette, contribuent au projet renaissantiste félibréen par l'affirmation d'une langue et d'une littérature comme indissociables de la survie de la culture provençale.

Ce fonds documentaire est constitué de dons provenant de la bibliothèque du fondateur Frédéric Mistral ou des auteurs eux-mêmes. À la mort de Frédéric Mistral en 1914, la bibliothèque du musée contient un premier fonds de 6'500 volumes, complétés en 1920 par 3'000 volumes du legs de Paul Mariéton.


Les collections du musée

Les fonds mobiliers concernent pour la majorité la Provence rhodanienne et s'organisent autour de différents ensembles (textile, arts graphiques, bois, céramique et verre, naturalia, numismatique, etc.). Parmi les collections textiles, figurent les riches collections de costumes provençaux.

Note : Ne sont signalées ici que les collections d'intérêt documentaire. Pour une description plus complète des collections du Museon Arlaten : aquí.


* Collections graphiques : œuvres de Léo Lelée

Parmi les collections d'art graphique, le Museon Arlaten conserve une importante collection de dessins, gravures et peintures de l'illustrateur Léo Lelée (Lépold Lelée, 1872-1947), "l'imagier du Félibrige", qui contribua à de nombreux livres de littérature provençale, de folklore régional, d'affiches, etc. Léo Lelée popularisa le motif du costume de l'arlésienne et de la danse de la farandole.


* Collections documentaires :

Depuis 2013 l'ensemble de la documentation et des fonds documentaires patrimoniaux ont été transférés au Centre d'Etude, de Restauration et de Conservation des Œuvres (CERCO), lieu de conservation et de gestion des collections, des bibliothèques et des archives.


* Documentation contemporaine

Le fonds de documentation contemporaine (3'000 volumes) documente les collections du Museon Arlaten, et fait état des recherches en sciences humaines, plus particulièrement en ethnologie, muséologie, histoire.


* Fonds patrimoniaux

Un riche fonds d'imprimés et de documentation générale sur la Provence : environ 14'000 volumes issus des collectes et de dons de Frédéric Mistral et du Comité, du legs de Paul Mariéton (environ 3'000 volumes entrés en 1920). Il contient en particulier un riche fonds de 700 titres de périodiques, en particulier de périodiques provençaux.

Des fonds d'archives privées (60 mètres linéaires)

fonds Charles Galtier (1913-2004).

fonds Elzéar (= Auzias), Marius et René Jouveau.

fonds Claude Julian : Claude Julian, membre du Comité du Museon Arlaten a légué à sa disparition en 2004 plus de 4'000 volumes provenant de la bibliothèque de la famille Julian ainsi qu'un fonds d'archives privées (20 mètres linéaires). La bibliothèque, constituée par trois générations d'érudits est composée principalement d'ouvrages d'étude et d'enseignement de la langue (française, latine et langue d'oc, surtout dans sa composante provençale), d'histoire régionale, d'histoire de l'art, de littérature française et provençale.

fonds de la revue L’Aïoli.



* Photothèque

La photothèque du Museon Arlaten conserve plus de 35'000 images sur différents supports :

10 000 argentiques

25 000 numériques en basse et haute définition

4 000 tirages papiers modernes

Ces images représentent toutes les collections du Museon Arlaten mais aussi les évènements culturels liés au musée (expositions, animations…) La principale mission de la photothèque est de valoriser et diffuser ce fonds d'images. Elles peuvent être prêtées aux chercheurs, aux institutions, aux éditeurs et au grand public, après acceptation d’une demande motivée auprès de la Direction du musée, et sous conditions (voir site de l'établissement).

Fonds Dominique Romand : Parmi les collections remarquables, le Museon Arlaten conserve un important fonds de photographies sur la Provence de la seconde moitié du XIXe siècle réalisées par le phtotographe arlésien Dominique Romand (1824-1911).
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra

Qual es Joséphin Péladan ?

Joséphin Péladan (1859-1918), tanben conegut jol pseudonim de Sar Péladan, es un escrivan francés simbolista e idealista, wagnerian. S’interessa a las sciéncias ocultas e misticas : sòci de l’Òrdre Kabbalistic de la Ròsa-Crotz, fonda puèi l’Òrdre de la Ròsa-Crotz catolica e estetica del Temple e del Graal. Es l’organizator dels Salons de la Ròsa-Crotz. Participa a mantunas revistas artisticas e literàrias e es l’autor d’unes tractats d’iniciacion e de tragèdias.

Descripcion de la correspondéncia

Dins la letra datada del 8 de mars de 1888, Mistral merceja Péladan per “l’envoi” en son onor, escrich dins son obratge À Cœur perdu. S’agís probablament d’una dedicaça manuscricha que Péladan auriá notada dins un exemplari mandat a Mistral. Es pas rar que Mistral recépia e legisca los obratges d’autres autors, per apuèi los complimentar e faire una pichòta critica de l’òbra, emai s’aquela compòrta d’aspèctes negatius.
Aquí, lo merceja mas s’espandís pas sus la critica : “vous dire par écrit mon impression sincère serait compromettant, et je la garde pour moi”. Es doncas malaisit de saber exactament consí cal comprene aquel “compromettant”. Lo personatge de Joséphin Péladan es tal que pòt pas daissar Mistral indifferent : aqueste adòpta dins la seguida de la letra un ton moralizator, un pauc sentenciós, sembla de voler metre Péladan en garda contra son actitud o son discors tròp provocators, mas demòra fosc e misteriós, cita pas brica de fach precís. Benlèu qu’aquela letra es un bon testimòni de la prudéncia caracteristica de Mistral.

La letra seguenta, datada del 13 de febrièr 1897, es mai serena. Dins lo temps que separa aquelas letras, los dos òmes an degut aprene a se conéisser mai, al mens entretenon de ligams amistoses : “nous vous remercions, ma femme et moi, de la charmante visite que vous nous fites [sic] le mois passé”. Péladan contunha de li mandar sas òbras en li dedicant d’epigrafas e Mistral saluda a cò de Péladan tant l’òbra poetica coma l’òme : çò qu’èra probablament de provocacion dins la primièra letra es vengut dins la segonda “idées courageuses”, “indépendance fière” e “nouveautés fécondes”.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra

Qual es Ulysse Boissier ?


Felibre parisenc que li devèm la màger part de las presas de vistas fotograficas parisencas de Mistral.

Èra tanben professor al Collègi Chaptal a París e secretari de La Brandade, l’associacion dels Gardencs de París qu’organisava de dinnars entre 1895 e 1901.

Descripcion de la correspondéncia


Dins la letra del 12 de decembre de 1886, Mistral s’indigna après l’ataca d’un “normalien anonyme” dins Le Temps del 10 de decembre de 1886 publicada jol títol de Chronique : la question des patois et des félibres. (Article disponible seguissent aquel ligam).
Aquela mena d’ataca es fòrça emblematica de las que i èra confrontat de son temps : emai compòrte un fum d’errors e d’aproximacions, probablament degudas a una malconeissença de las questions de lenga e literatura occitanas, las criticas li reprochavan sovent de s’atacar a l’unitat francesa. Aquò obliguèt Mistral a sovent metre en abans, e aquò amb fòrça vigor, son patriotisme. Es tanben interessant de remarcar que los repròchis de fond faches alara a Mistral son fòrça pròches del discors opausat uèi a las lengas regionalas.

La letra del 12 de genièr de 1905 es particularament interessanta puèi que revèla l’origina del nom de Mirèio : “car c’est à ma mère seule que j’avais entendu dire ce joli nom de Mireille”.
Tipe : Òbra

Qual es Valèri Bernard ?



Aquafortista, pintor, gravaire, professor a l’Escòla de las Bèlas-Arts de Marselha. Es tanben l’autor d’una òbra importanta en poesia e en pròsa occitana.
Es a París que descobriguèt lo Felibritge, que ne serà majoral en 1893 puèi, butat per son amic Mistral, capolièr de 1909 a 1919.
Collabòra a mantunas revistas e amb Filadelfa de Gerda e Prosper Estieu fonda puèi dirigís L’Estello de 1910 a 1911.



Descripcion de la correspondéncia

14 avril 1882 : aquesta letra dèu èsser una de las primièras qu’escambièron Mistral e Bernard. Mistral i descobrís lo poèta jovenòt de Marselha : lo complimenta sus sos ensages felibrencs mas l’encoratja a amelhorar son estil, en li donant una tièra de conselhs. Li fa tanben part de son intuicion a prepaus de son talent, que ne dobta pas. Mistral presentarà tornarmai sos compliments per las òbras seguentas de Bernard. Aquesta actitud es correnta venent de Mistral, que ten fòrça a guidar los felibres dins lor espelison poetica.

11 octobre 1911 : lo Consistòri sembla de rescontrar de problemas causats per une femna qu’es pas nommada, apuejada per Ratier, collaborator a la revista L’Estello e originari d’Agen. Ça que la, Mistral ditz clarament que se’n vòl pas entrevar e remanda Bernard al baile Fallen (que serà son successor al capolierat).

Aquesta anonima es probablament Filadelfa de Gerda : al moment que Valèri Bernard accedís al capolierat en 1909 après Devoluy, lo Felibritge conéis d’importantas crisis intèrnas, ideologicas e estructuralas, e Filadelfa fa partida dels felibres que son en plena polemica.
En efièch, a l’ora que lo Felibritge cèrca un successor a sa figura de proa, l’activisme politic emai reialista de Filadelfa de Gerda trencariá amb la linha directiva causida per Mistral de long de sa vida.

Es puèi question de L’Estello, la revista de Bernard, Filadelfa e Estieu, que capita pas.
Mistral explica la falhida per la pluralitat de dialèctes e va encara mai luènh : “lou francés es forço mai coumprènsible pèr tóuti qu’aquèli dialèite de Gascougno (que, meme au siècle XIV, li Flors del Gai Saber declaron estrangié à nosto lengo)”.
 
21 octobre 1911 : Bernard a benlèu de crentas a prepaus del Felibritge, que Mistral li ditz èsser, el, optimista. La question sembla de virar totjorn a l’entorn de Filadelfa de Gerda, coma dins la letra del 11 d’octòbre : “es pancaro la mestresso de Santo-Estello”, valent a dire probablament capolièra. D’unes faches d’un costat, mas subretot de rumors veson Filadelfa candidata al majoralat pendent las annadas 1910-1912, e doncas benlèu al capolierat. Pòt tanben èsser pas qu’un imatge, reprochant a Filadelfa un activisme un pauc tròp embarrassant. Las darrièras frasas de Mistral semblan de supausar que Bernard auriá envisatjat de quitar sa tasca de capolièr : “se te vèn en òdi de teni l’empento”.
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra

Qual es Prosper Estieu ?

Regent e poèta audenc. Fonda mantunas escòlas felibrencas. Es sòci de l’Acadèmia dels Jòcs Florals de Tolosa. En 1900, es elegit majoral del Felibritge. En 1927 fonda lo Collègi d’Occitanía. Dirigís mantunas revistas, coma Lo Gai Saber e elabòra amb Antonin Perbòsc una grafia inspirada dels trobadors que servirà de basa a la grafia “classica” de l’occitan. Entreten una correspondéncia amistosa amb Mistral entre las annadas 1890 e 1910 dins laquala Mistral lo complimenta sus sa poesia e comenta sas causidas ortograficas, de còps en las li reprochant.

Descripcion de la correspondéncia

La letra del 31 de mars de 1895 es un compliment de Mistral per Lou Terradou. Ne saluda lo lirisme e l’autenticitat : “i’a qu’un fiéu de la terro pèr ama coum’acò e pèr canta la terro maire”. Sembla qu’a una vertadièra e prigonda admiracion per las òbras d’Estieu, sas criticas son elogiosas e passionadas, emplega sovent dins sa correpondéncia lo tèrme d’“artiste” per designar son amic e sarra son art d’aquel d’un orfèbre.
D’un autre costat, Mistral li manda un fum de cartetas portant de jòcs de mots entre lo nom d’Estieu e la sason.

Ça que la, Mistral admira pas tant sas causidas ortograficas : d’un costat Estieu respècta pas totjorn la grafia dels trobadors qu’a pasmens elegida coma modèl, de l’autre serva de letras que, segon Mistral, embarrassan la lectura. Aquela question tòrna sovent dins la correspondéncia.
Dins l’ensems, çò que Mistral repròcha a Estieu, es pas tant la causida del modèl que la coeréncia globala de la grafia elaborada amb Antonin Perbòsc. Mistral, que deplora una francizacion de la grafia occitana, incita los escriveires a s’apuejar sus aquela dels trobadors per la reformar en tenent compte de las particularitats dialectalas, mas en l’armonizant pron per evitar los abausiments grafics. Ça que la, sas pròprias causidas graficas son pas exemptas de tot repròchi e daissan transparéisser d’unas incoeréncias emai una cèrta subjectivitat.
Benlèu per jòc, una carteta datada del 4 de junh de 1898 es escricha en grafia “classica”.

Una autra tematica qu’a degut interessar Estieu es desvolopada dins aquela abondanta correspondéncia. Concernís la legenda d’Esclarmonda : lo 7 de julhet de 1911 Mistral tòrna transcriure per son amic un escambi dins loqual refusa lo títol de vice-president del “Comité parisien du monument d’Esclarmonde de Foix”, al motiu que crei pas mai a l’istòria d’aquela “militante cathare” esbrudida per Napoleon Peyrat. De la formulacion qu’emplega, se compren qu’i a cregut un temps, mas sas recèrcas li desvelan pas que de mençons tròp raras per justificar lo simbèu. Mistral a bastidas son òbra e sa Causa provençala sus un cèrt nombre de mites istorics e de projèctes politics que, de decepcions en remesas en question, son passats de l’estatut de conviccions a aquel d’illusions a sos uèlhs mas an pas demesit son estacament a la poesia nimai a la Causa. N’an benlèu sonque cambiada l’esséncia.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra

Qual es Augusta Forès ?

Poèta lengadocian originari de Castelnòu d’Arri, jornalista, istorian albigeïsta, federalista. La primièra part de son òbra es escricha en francés puèi, vèrs 1875, encoratjat per Mistral e Aquiles Mir, comença de publicar en occitan. Mistral lo complimenta alara fòrça sus sa poesia. Es, amb Louis-Xavier de Ricard, un dels “felibres roges”, republican e anticlerical. Fondan en 1876 l’almanac La Lauseta, que ne pareisseràn pas que quatre numèros entre 1877 e 1885. En 1881, es proclamat majoral del Felibritge (Mantenença de Lengadòc) e gausís de l’apuèg de Frederic Mistral..

Descripcion de la correspondéncia

Dins la letra del 6 de decembre de 1875, Mistral felicita Forès per sas òbras e sa dintrada dins lo Felibritge. Pasmens, l’encoratja a adoptar una grafia e un estil mai occitans, valent a dire mens pròches del francés. Li aconselha doncas de s’inspirar dels trobadors per sa grafia e de posar mai l’inspiracion dins son país per l’estil. Dins la mission que Mistral s’es donada per la lenga occitana a travèrs lo Felibritge, vòl demorar totjorn lo mai pròche de çò que se fa en matèria de creacion occitana, dintrar en contacte amb totas las personas en mesura de portar lor pèira a l’edifici e las guidar dins aquel sens.

Dins la letra del 10 de mars de 1882, Mistral pressa Forès de l’aparentar pas publicament als Republicans. Aqueste passatge mòstra l’ambiguïtat que tòca l’orientacion politica de Mistral : après una joinessa republicana decebuda, sembla de quitar tot engatjament politic vertadièr e se sarra de la tendéncia ideologica del Felibritge impausada per un Romanilha blanc. Son solet engatjament va a la “Causa provençala”.

Lo 17 de genièr de 1883 Forès demanda l’apuèg de Mistral per un acte de solidaritat a favor de l’Alsàcia-Lorrena victima d’aigats. Vòl mostrar a la capitala l’estacament dels felibres a la patria e contrar las acusacions de separatisme que ne fan l’objècte : los vòl sollicitar per publicar un fascicle de vèrses occitans, vendut al benefici dels sinistrats. Es un Republican, politicament engatjat, e vòl pas prene lo risc que sas idèas federalistas sián mal interpretadas.
Mistral li respond lo 19 del meteis mes, primièr pel pagament de sa contribucion, mas tanben per un conselh : li cal plan soscar a son projècte de sosten a l’Alsàcia-Lorrena que poiriá pas tant capitar coma o espèra. Sus la question del separatisme, Mistral estima que las acusacions devon pas inquietar los felibres que pròvan pron lor estacament a França. Aquelas remarcas semblan de revelar la desillusion de Mistral sul plan politic : fòra d’un contèxt politic, d’acusacions de separatisme representan pas una menaça vertadièra a la credibilitat del Felibritge. Se percep una distància entre las preocupacions de Forès, politicas, e aquelas de Mistral, vengudas gaireben sonque poeticas e culturalas.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra
Si dès sa création en 1864 l'opéra Mireille de Gounod n'eût pas le succès escompté, il fit pourtant, dès l'invention des premiers supports d'enregistrement (1877 pour les cylindres phonograpiques et 1887 pour le disque), l'objet de plusieurs enregistrements et édition de disques.

Illustrant le glissement du grand opéra lyrique voulu par Gounod à l'opéra-comique tel qu'il fut considéré par la presse à sa création, les divers enregistrements phonographiques ne laissent à entendre que les grands airs, occasions pour leurs différents interprètes de faire démonstration de leur virtuosité.
Voici une sélection d'enregistrements "primitifs" de grands airs de cet opéra, classés en suivant le déroulement de l'action.
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Centre de ressorsa / Data : 2014-03-20
1 / Les origines de l'Académie de Marseille

L' Académie de Marseille fut fondée par lettres patentes en août 1726. Fille adoptive de l'Académie française, elle eut le maréchal de Villars, Gouverneur de Provence, comme premier Protecteur. Composée de vingt membres, elle en accueillit trente lors de sa transformation en Académie des Belles Lettres, Sciences et Arts en 1766. Espace de culture littéraire et de rayonnement scientifique, la Compagnie obtint de Louis XVI, la direction de l'observatoire de la Marine.

Supprimée à la Révolution (le 21 août 1793), elle reprend vie dès 1799, tout d'abord Lycée des Sciences et des Arts, puis en 1802 : Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts. Depuis cette date, quarante membres sont répartis en trois classes (Sciences 18, Lettres 12, Beaux-Arts 10). Elle élit aussi dix académiciens libres (non résidants), vingt associés (membres de l'Institut de France), quarante correspondants et des membres à titre étranger.

Pluridisciplinaire, l'Académie participe depuis treize ans à la Conférence nationale des Académies, association qui rassemble, sous l'égide de l'Institut de France, vingt-huit académies de province, la plupart antérieures à la Révolution. Elle est membre de la jeune Académie de la Méditerranée qui a tenu à Marseille en juillet 2000 sa séance de rentrée solennelle. Au cours de l'année de grandes conférences publiques sont organisées.

La Compagnie n'a jamais cessé de publier : Recueils, Mémoires et Documents, plus récemment Dictionnaire des Marseillais et du Parler marseillais et de distribuer des prix annuels.
Ainsi, l'Académie s'efforce-t-elle, depuis 1726, de transmettre un message de culture scientifique, littéraire et artistique. Elle reste profondément attachée à sa mission : défendre la langue française et promouvoir le rayonnement de l'image de Marseille et de la Provence.

À ce titre, l'Académie de Marseille conserve une précieuse bibliothèque, riche de nombreux ouvrages anciens, pour partie datant du XVIIIe siècle, ainsi que des archives.



2/ La Bibliothèque de l'Académie de Marseille

Débutée dès 1726, cette bibliothèque recèle de nombreux livres rares et précieux, des brochures inédites et des ouvrages retraçant l'histoire de la pensée et des sciences. Parmi les ouvrages conservés dans la bibliothèque de l'Académie de Marseille, figurent les Mémoires, revues et brochures éditées par cette société savante depuis sa fondation. Notons par ailleurs l'existence d'un important fonds ancien, constitué de près de 10'000 documents, datant pour certains du XVIIIe siècle.

Les Sciences, arts et belles-lettres, sujets d'intervention et de réflexion de l'Académie, côtoient dans la bibliothèque, les ouvrages relatifs à l'histoire de la Provence. Récits de voyages, poésies, livres de médecine, atlas...

Les collections occitanes de l'Académie de Marseille :

Mémoire de Marseille et de la Provence, ayant compté dans ses rangs des membres prestigieux dont le poète occitan Frédéric Mistral (1830-1914), la Bibliothèque conserve également de précieuses archives, pour partie relative à l'histoire et à la langue occitanes.


3/ Patrimoine occitan numérisé

Fonds de correspondance entre Frédéric Mistral et Ludovic Legré conservé par l'Académie des Sciences Lettres et Arts de Marseille, sur Occitanica.

Les Mémoires publiés par l'Académie sont quant à eux présents sur Gallica.



4/ Instruments de recherche

La bibliothèque et les archives de l'Académie de Marseille ont fait l'objet de l'établissement de près de 4500 notices, enregistrées dans la base de données e-corpus à découvrir ICI.
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Centre de ressorsa / Data : 2014-03-20
1/ Les origines de la Bibliothèque de Marseille


La BMVR, Bibliothèque de Marseille à Vocation Régionale, a pour but de favoriser l’accès du public le plus large à l’écrit, à l’image, au son et aux technologies de l’information et de la communication.

Historiquement, la bibliothèque de Marseille est l'une de ces bibliothèques publiques nées des confiscations révolutionnaires. À sa fondation en 1799, elle s'installe dans l'ancien couvent des Bernardines. Outres les ouvrages confisqués, ses premières collections sont complétées à partir de 1792 par les bibliothèques des émigrés et la bibliothèque de l'Académie de Marseille.

Les collections n'ont dès lors de cesse de s'enrichir, connaissant au XIXe siècle un accroissement spectaculaire. C'est à cette même époque que débute une vaste opération d'inventaire des fonds et qu'est parallèlement créé le fonds Provence, aujourd’hui noyau du département de la Documentation régionale. Outre les fonds patrimoniaux conservés par les Fonds rares et précieux, la Documentation Régionale conserve conformément à la loi tous les documents de contenu régional, quelque soit leur domaine thématique, reçus au titre du dépôt légal imprimeur, ainsi que les document acquis, qu'ils soient d'étude ou grand public, afin de constituer une véritable mémoire locale.
La BMVR se compose aujourd'hui de 8 bibliothèques municipales, d'un service pour les collectivités, et de 9 bibliothèques associées. Au sein de ce réseau, l'Alcazar est un des Pôles associés de la BNF, et dépositaire du dépôt légal imprimeur en région PACA. Ce dernier est une précieuse source de constitution de nos collections. Elle participe à un réseau de conservation partagée, axé sur les périodiques (régionaux et non régionaux) et les fonds jeunesse, coordonné par l'Agence Régionale du Livre).


2/ Les collections occitanes des Bibliothèques de Marseille

Si la plupart des bibliothèques marseillaises proposent à leurs lecteurs des ouvrages et périodiques courant relatifs à la langues et à la culture occitanes, c'est auprès de l'Alcazar que sont déposés les principaux fonds patrimoniaux.

La Bibliothèque de l'Alcazar dispose de fonds en langue d'oc et sur les langues régionales, d'un point de vue linguistique et littéraire. Ils concernent essentiellement le département Patrimoine et dans une moindre mesure, les départements Jeunesse et Musique.

Le département Patrimoine de l'Alcazar regroupe deux services :

Le Fonds ancien

Il s'agit de documents datant d'avant le 20e siècle, fonds contemporains tels que les Fonds littéraires méditerranées, divers fonds iconographiques, etc. Ces fonds sont conservés en réserve, consultables sur place, sur microformes et supports numérises.
Parmi ces fonds, il existe des monographies et des périodiques en langue provençale et occitane. Les périodiques ont été catalogués informatiquement, contrairement aux monographies qui seront progressivement traitées.


Le Fonds Provence

Il offre deux types de fonds, à partir du 20e siècle :
- un fonds conservé en magasin, consultable sur place, par tout type de public (grand public et chercheurs).
- un fonds en libre-accès, composé d'usuels à consulter sur place, et de documents empruntables.

La plus grande partie des documents conservés en magasin recouvre les domaines suivants : histoire locale, histoire des communautés et de l'immigration, géographie et guides ; langues, littérature et arts ; folklore, cultures locales, communautaires et interculturelles ; sociologie et politique. Les secteurs scientifiques et économiques sont peu représentés, à l'image de l'offre de l'édition régionale, peu représentative dans ces domaines.

Figure dans ce fonds, des ouvrages rares, dont le premier livre imprimé à Marseille en 1595, Obros et rimos prouvenssalos, écrit en provençal par Bellaud de la Bellaudière. ( à découvrir en ligne sur Occitanica : aquí, l'édition de 1884 par Burnand, de Mireille de Mistra.

Les départements Jeunesse et Musique

1. Le département Jeunesse présente quelques dizaines de documents en langue provençale, occitane et corse (dictionnaires, albums, contes).
2. Le département musique propose des musiques traditionnelles au sein des regroupements suivants : Corse, Languedoc, Provence. Par contre, des groupes utilisant le provençal, tels que Massilia Sound System, ne sont pas classés en musique traditionnelle, et donc non repérables par les nons initiés. La mention de langue n'apparaît pas à ce jour dans les notices informatiques.


3/ Patrimoine occitan numérisé

La revue l'Aiòli, fondée en janvier 1891 par Frédéric Mistral, a fait l'objet d'une importante campagne de numérisation.

4/ Instruments de recherche

Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, tome XV, par Albanès (1-1656). Supplément, tome XLII par H. Barré (1657-1671).


Catalogue en ligne des Bibliothèques de Marseille.
CCFr Manuscrits

CCFr Manuscrits PALME : Répertoire national des manuscrits littéraires français du XXe siècle

Enluminures

Sudoc PS

CDrap : Répertoire d'articles de périodiques dépouillés par des bibliothèques
Mise en ligne : 16/01/2020
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