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Mot-clé : Nòva cançon occitana = Nouvelle chanson occitane

Patric (de son vrai nom Patrick Martin), chanteur occitan originaire de l'Hérault, a produit depuis ses débuts dans les années 1970, près de dix-huit albums proposant une musique tantôt en occitan, tantôt en français.

Né à quelques kilomètres de Sète, au plus près de l'étang de Thau, Patric y découvre la langue d'oc, au contact des pêcheurs. Sa rencontre avec Robert Lafont, son directeur de maîtrise à l'Université de Montpellier (où il suit alors une Maîtrise de Socio-Linguistique) le confortera dans son désir de chanter en langue d'oc, le "patois" de son grand-père, la langue des troubadours du Moyen-Âge. Le 4 avril 1969, Patrick Martin laisse la place à Patric, chanteur qui interprète pour la première fois des compositions occitanes, les poèmes de Miquèl Decor.

Sa musique s'inspire des folk-singers de la génération de Bob Dylan, tout comme de ses racines occitanes. Patric au cours des années 1970 participe ainsi au renouveau de la chanson occitane aux côtés de Claude Marti, Mans de Breish ou Beltrame. En 1971, il est sur scène en compagnie d'Alan Stivell devant les manifestants du Larzac (un public de près de 120 000 personnes), c'est le début d'une brillante carrière en France, dans le reste de l'Europe, puis en Afrique qui conforte le métissage culturel en action dans la musique de Patric.

 

Il consacre les années suivantes à la concrétisation de nombreux projets. Il fonde ainsi son propre label, Aura production en 1990, qui éditera désormais ses albums sous format CD, et publie sous le titre Profession troubadour, un recueil de ses chansons traduites en français, ponctué de récits de vie et anecdotes. En parallèle de la musique, il s'implique également dans la valorisation des sports traditionnels des régions du Midi et du Sud-Est de la France (courses camarguaises, jeu du tambourin...).

 

Patric s'est constitué au cours de ses quarantes années de carrière, un riche répertoire de près de dix-huits albums (vinyls autrefois, aujourd'hui Cds), proposant compositions originales (Dieu me damne, Cant de prima), chansons traditionnelles (Lo boièr, Diga Joaneta), reprises de morceaux étrangers (L'Estaca, La filha del Nord, respectivement adaptations des chansons de Luis Llach et Bob Dylan) et morceaux personnels réorchestrés (Tuam los pòrcs deman). Ces textes, mis en musique sur des sonorités folks, témoignent d'un brassage culturel entre racines occitanes et actualités nationales et internationales,

L'ouvrage L'antologia de la nòva cançon occitana de Frederic Bard et Jan-Maria Carlòtti (Edisud, 1982) propose musiques, paroles et traductions pour 60 chansons occitanes, dont trois sont de Patric:

-  Fai ta mala, Patric. Ventadorn VS3L 28.

-  La serp. Patric, Bestiari, Ventadorn VS3L 37.

-  Lo cagarau. Patric, Bestiari, Ventadorn VS3L 37.

 

Les paroles des autres chansons de Patric sont accessibles via le site Paraulas.net.

 

Pour en savoir plus:

-  Site Internet d'Aura

-  Site Internet Paraulas.net

-  BARD, Frederic; CARLÒTTI, Jan-Maria. Antologia de la nòva cançon occitana. Edisud, 1982. (COTE CIRDOC 788,0 ANT).

-  ROUQUETTE, Yves. La nouvelle chanson occitane. Edouard Privat, 1972. (COTE CIRDOC CAC 217).

-  PATRIC. Profession troubadour. Aura, 1992. ( COTE CIRDOC: 788.09 PAT).

 

Mise en ligne : 16/01/2020
/ Data : 2013

La Sarda a l'òli est un poème de l'auteur languedocien Jean-Marie Petit, issu du recueil Bestiari, aubres, vinhas : poemas. Celui-ci s'affiche autant en tant qu'œuvre plastique que littéraire, grâce au travail du peintre sétois Pierre François qui réalisa des illustrations au fur et à mesure de la rédaction des poèmes par Jean-Marie Petit.


Avant d'être publié sous forme de recueil par les éditons Vent Terral en 1979, le Bestiari avait été en partie exploité par le chanteur Patric dans son album Bestiàri édité en 1977 par la maison de production Ventadorn.


Patric met en musique quelques poèmes qui lui avaient été communiqués par Jean-Marie Petit. Pierre François réalise la pochette du disque en mettant en image ces poèmes Ces planches sont réalisées spécialement pour l'album. On peut considérer qu'il s'agit là de la première édition du Bestiari.

 



Pour la publication du texte chez Vent Terral (avec de nouvelles planches inédites réalisées cette fois encore par Pierre François), c'est une autre version du poème qui a été proposée à l'éditeur. Le texte comporte en effet quelques différences avec celui publié sur l'album de Patric, notamment dans sa traduction française.


Interrogé sur ces disparités, Jean-Marie Petit nous a indiqué que chaque publication faisait l'objet d'une nouvelle version, les variantes dépendant de l'usage auquel était destiné le texte.


On ne saurait donc établir une version « exacte », unique et figée, de ce poème ; il existe dans plusieurs versions originales, adaptées à la destination du texte, modifiées selon l'inspiration du moment, et témoignant du long processus de création de cette œuvre polymorphe.

 

Le vinyle Bestiari est disponible au CIRDÒC, en consultation sur place (Cote DM30 8.09 PATR be). Il a été réédité en 1995 par Aura Occitania sous forme de CD (disponible au prêt au CIRDOC sous la cote 8.09 PATR b) : et est encore disponible à la vente (en savoir plus).

Le recueil Bestiari, aubres, vinhas : poemas a, quant à lui, fait l'objet de plusieurs éditions. Vous le trouverez proposé au prêt au CIRDÒC (Cote : P LAN PET) et dans de nombreuses bibliothèques. Il est aussi toujours disponible à la vente  par les éditions Vent Terral (en savoir plus).

 

Voici un extrait du Bestiari, aubres, vinhas : poemas tel qu'il a été édité en 1979 par Vent Terral :


La Sarda a l'òli

Es pas qu'un peis de fèrre blanc

qu'a pas jamai nadat dins l'òli

autrament que clòsca copat

e graissat coma una sarralha

acaba virat a la clau

rastèl copat dins la tripalha

 


Ce n'est qu'un poisson de fer blanc

qui n'a jamais nagé dans l'huile

autrement que tête coupée

Et graissé comme une serrure

il finit, tourné à la clef

tes reins brisés dans la tripaille.

Mise en ligne : 16/01/2020
/ Data : 1973
Un còp èra, Nadau. Tarbes, fin 1973, le groupe « Los de Nadau » naît de la rencontre de Michel Maffrand, Jacques Roth et Ninon Paloumet. La nouvelle chanson occitane existe déjà, avec Marti, Patric et Los Caminaires d'Òc en Languedoc, Delbeau en Gascogne,  Verdier en Limousin. Après l'explosion de 1968, beaucoup de jeunes se retournent vers leurs racines. Les salles sont pleines, le Larzac est en lutte, les espoirs immenses. Un slogan commence à  résonner dans toute l’Occitanie : "Volèm viure al país !"
Le premier disque sort à l'été 1975 : Monsur lo regent, chansons revendicatives, mais aussi chansons d'amour. Le groupe accompagne les luttes viticoles et ouvrières, c'est l'époque de la chanson "engagée". Très vite sortent "La venta a las enchèras" en 1976, et "L'immortèla" en 1978, chanson phare qui deviendra un hymne occitan. En 1980 naît à Pau la première Calandreta. Nadau sera toujours aux côtés de Calandreta dans le combat qu'elle mène pour la langue. Il s'implique également dans les premières radios libres, dans le journal "Pays".
Depuis ? Pas moins de treize albums, deux DVD, près de cent milles disques vendus, plus de mille concerts, trois Olympias et… des milliers de gens qui reprennent en cœur !
Quarante ans que Nadau remonte le parcours de la mémoire comme un saumon remonte la rivière en nous parlant de notre langue, de notre pays, de nous, intimement, comme au creux de l’oreille…
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Article scientific / Data : 2013-12-10
Marti, Patric, Mans de Breish, d’autres encore : ceux qui dans l’immédiat après 68 modifient radicalement le paysage culturel d’oc et l’image de sa langue, en faisant de la chanson l’arme de diffusion massive du message révolutionnaire de l’occitanisme de ce temps. Car cette Nòva Cançon est en effet un des vecteurs qui permettent au mouvement de sortir du statut confidentiel qui était le sien jusque là pour toucher, pour la première fois depuis Mistral, un public très large, chez lui et ailleurs.

Nòva, nouvelle, cette chanson protestataire l’est par rapport à ce qu’était la chanson occitane d’avant, qu’il s’agisse du répertoire traditionnel traqué par les collecteurs dans les campagnes, ou de la chanson urbaine fin de siècle, félibréenne ou non. Elle est nouvelle aussi par son mode de diffusion (spectacles-débats, vente militante hors du circuit des « majors » du disque). Mais cette nouveauté n’empêche pas que l’on peut y retrouver, à côté de la rhétorique révolutionnaire du moment la trace de thématiques qui circulaient déjà dans l’occitanisme, voire le Félibrige, bien avant 68. C’est ainsi qu’à côté de la dimension proprement sociale — contre le sous-développement régional, pour la défense du « vivre et travailler au pays » — est présent un autre discours, où la référence à l’histoire propre du sud et à la valorisation de la langue introduit une dimension nationalitaire, parfois presque nationaliste. On essaiera de suivre cette chanson occitane dans son parcours, jusqu’à son essoufflement final dans la seconde partie des années 1970, quand elle est relayée par d’autres formes musicales d’expression de la revendication occitane.

Consulter l'édition électronique de l'article (sur le site Revues.org) : http://lengas.revues.org/303
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Article scientific / Data : 2015-05-27

Ostal de disques occitan, Ventadorn espelís en 1969 al sen de la seccion “Espandiment de la cultura d’òc” de l’Institut d'Estudis Occitans, jos l’impulsion d’Ives Roqueta que desira faire del disc un “prospèctus musical” en estat de portar las revendicacions occitanas de l’epòca.

Ventadorn, qu'edita la màger part dels cantaires de la Nòva cançon occitana,  vendrà a son apogèu mai de 50 000 disques per an.

Dins aquel article, Annie Zerby-Cros fa lo retrach e conta l’istòria de l’ostal de disques instituit coma porta-votz del movement musical occitan de la Nòva cançon tot entièr.

Consultar l'edicion electronica de l'article (sul site Revues.org) : http://lengas.revues.org/700
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Article scientific
Né à quelques kilomètres de Sète, au plus près de l'étang de Thau, Patric y découvre la langue d'oc, au contact des pêcheurs. Sa rencontre avec Robert Lafont, son directeur de maîtrise à l'Université de Montpellier (où il suit alors une Maîtrise de Socio-Linguistique) le confortera dans son désir de chanter en langue d'oc, le "patois" de son grand-père, la langue des troubadours du Moyen-Âge. Le 4 avril 1969, Patrick Martin laisse la place à Patric, chanteur qui interprète pour la première fois des compositions occitanes, les poèmes de Miquèl Decor. Sa musique s'inspire des folk-singers de la génération de Bob Dylan, tout comme de ses racines occitanes. Patric s'est constitué au cours de ses quarantes années de carrière, un riche répertoire de près de vingt albums (vinyls autrefois, aujourd'hui Cds), proposant compositions originales (Dieu me damne, Cant de prima), chansons traditionnelles (Lo boièr, Diga Joaneta), reprises de morceaux étrangers (L'Estaca, La filha del Nord, respectivement adaptations des chansons de Luis Llach et Bob Dylan) et morceaux personnels réorchestrés (Tuam los pòrcs deman). Ces textes, mis en musique sur des sonorités folks, témoignent d'un brassage culturel entre racines occitanes et actualités nationales et internationales.

Contact :
Occitània Produccions
23, Plan des Hirondelles, F-34970 Lattes
auraproductions@free.fr
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Article scientific / Data : 2015

La Sauze, muicien, auteur-compositeur-interprète est un conteur ; son œuvre appartient au patrimoine culturel linguistique et populaire occitan. À travers ses compositions, il perpétue l'esprit.
En effet, dans la lignée des troubadours, l'artiste joue, avec dextérité, avec la langue, il en extrait la quintessence, ses verbes font mouche, ses mots chantent avec l'accent et ses rimes ainsi que sa guitare en marquent le tempo. Cocasse ou parfois grave, l'éventail de son expression est large et s'adresse à tous. Humour et sensibilité donnent à son œuvre cette singularité rare qui la caractérise. Ses chants colportent et renouvellent les valeurs humanistes du terroir languedocien, de cette terre qui l'a vu naître et sur laquelle s'est forgée son identité.

Auteur de six CD, La Sauze se produit, sur scène, depuis des décennies mais il existe peu de réelles transcriptions écrites de ses chansons. C'est autant un plaisir qu'un honneur pour l'association Milles-Poètes en Méditerranée de combler cette aberration, ce manque et de vous présenter La Sauze, à l'image de l'homme qu'il est au quotidien, humaniste, généreux : un artiste au talent authentique... 


Philippe Lemoine
Président de l'association Mille-Poètes en Méditerranée

Mise en ligne : 17/01/2020
Appartient à :
Mille-Poètes en Méditerranée