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Dialecte : Gascon
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Type de Document : Livre
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Catégorie : Parutions
Langue : lat
License : Licence ouverte
Auteur : Bouzet, Yan de
Tipe : Libre / Data : 1785
Estampat a Bordèu en 1785 sus òrdi de l’arquevesque Jérôme Champion de Cicé, aquel recuèlh de cantics espirituals per las missions s’inscriu a la seguida d’una longa sequèla de publicacions analògas, estampadas a travèrs los païses d’Òc dempuèi 1673. A malgrat que ne contenga que tres òbras en occitan - plan mens que non pas d’autres recuèlhs - pasmens s’inscriu dins aquela politica d’edificacion crestiana de las populacion dels païses d’Òc a travèrs l’usatge de lor lenga, procedit que foguèt fòrça mes en òbra per Champion de Cicé pertot onte exercèt son apostolat (Rodès, Bordèu, Ais).
Lo recuèlh conten notadament lo cantic Per lous trabailladous de terre del prèire ariegés Barthélémy Amilha (1609-1673), un dels tèxtes d’edificacion crestiana los mai frequentament reestampats dins lo Miègjorn als sègles XVII e XVIII.

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Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Libre / Data : 1567

Résumé 

On ne connaît pas bien les circonstances qui ont pu présider à la composition et à la publication des Poésies gasconnes. 

Ce que l'on peut dire c'est que leur composition s’échelonnerait sûrement sur une longue période entre ses études à Toulouse et le moment où il revient à Lectoure. 

Note de  contenu 

Ce recueil poétique renferme : 

La Dédicace à Henri de Navarre et la préface française (Au Lecteur)  

8 Eglogues 

Ce sont des dialogues ou des entretiens de trois à cinq personnages rustiques, à la manière des églogues antiques, et en vers de dix pieds; deux autres sont les monologues d’un personnage qui se raconte lui-même en octosyllabe, dans une veine qui n’a rien de grec ni de latin. 

Les quatre premières ont pour sujet la guerre et les armes ; les quatres dernières sont les bergeries du temps de paix.  

En effet, elles portent la marque des troubles que connaît Lectoure entre 1561 et 1567, la ville est alors disputée entre catholiques et protestants. 

Il imite les Bucoliques de Virgile, en faisant parler des paysans et paysannes mais chez lui ils sont vraiment de Lectoure et témoignent de leur souffrance vis à vis des guerres de religion. Toujours au moins un personnage exprime les sentiments propres de Pey de Garros lui-même. 

6 suites de Vers Heroicz en vers de douze pieds forment la deuxième partie. Ce sont des monologues de héros antiques : Hercule, Alexandre le Grand, Pyrrhus, Annibal, Sylla, Jules César.

Plusieurs sources d’inspiration sont à l’origine de ces vers : 

Il imite les Hymnes de Ronsard parus en 1555 et 1556 

  • les Métamorphoses d’Ovide 
  • les Odes d’Horace 
  • les Hymnes du poète grec Alexandrin Callimaque
  • les Idylles héroïques de Théocrite 
  • les Vies de Plutarque

Ces vers sont originaux d’une part parce que les sujets parlent d’eux, de leurs exploits et de leur morts à la première personne. C’est une sorte de monologue aux Enfers. D’autre part parce qu’ils font leur confession, les héros montrent eux-mêmes la vanité de leur gloire et leur faiblesse. Ils sont soumis comme les autres hommes au destin, à la loi divine et à la mort. 

Pey de Garros montre ainsi ses soucis de moralité chrétienne et fait de sa poésie une méditation morale.  

4 Epîtres

dont les deux premières sont des lettres de moralisation à un “H.B.”, ami poète et médisant.  La troisième, adressée au même, porte la profession de foi littéraire de Garros. C’est un manifeste sur la dignité du gascon. 

La quatrième est de la main d’un personnage inconnu, désigné par des initiales A.B. L’abbé Couture a proposé d’y reconnaître Hector de Beaulieu, qui était organiste de la cathédrale de Lectoure. 

3 pièces diverses dont Cant Nobiau, un chant qui décrit un mariage gascon, une Chanson dédiée à P.H., probablement un chant d’amour déçu et une Elégie adressée à une femme. 

Selon André Berry, le recueil est inégal : “Garros, en dépit de quelques trébuchements, s’est élevé dans les Eglogues jusqu’au chef-d’oeuvre ; il a rejoint le passable dans les Vers heroïcz ; il a sombré dans le médiocre avec les deux premières Epîtres, et, remonté avec la troisième, a culminé dans le Cant nobiau, pour finir sur deux bluettes. Négligeable, en somme, dans les parties qui ne sont point du terroir, l’ouvrage reste valable dans la mesure où il est gascon.”

Description physique 

Cet exemplaire est celui de la Bibliothèque nationale de France, il porte la cote Res. Ye. 863

Reliure de parchemin avec traces de 2 lanières. 

On y trouve deux additions manuscrites de vers aux feuillets E4v° et H4v° et quelques corrections d’orthographe et de ponctuation. 

Mise en ligne : 04/02/2020
Mise en ligne : 04/02/2020
Tipe : Libre / Data : 1895
Ce premier tome des Oeuvres complètes de Pey de Garros contient la réimpression des "Psaumes de David viratz en rhythme gascoun" édités pour la première fois en 1565. Il s'agit de sa première oeuvre gasconne. Pey de Garros a dédié à l'époque son texte à Jeanne d'Albret, reine de Navarre, mère du futur Henri IV. [trad. du gascon en français par Alcée Durrieux].
Mise en ligne : 10/03/2020
Tipe : Libre / Data : 1565

Résumé 

C’est en 1565 que Pey de Garros publie à toulouse chez Jacques Colomès sa première oeuvre gasconne les Psaumes de David viratz en rhythme gascon que l’on peut considérer comme la première oeuvre du gascon moderne. 

Une traduction partielle

Il s’agit d’une traduction partielle du Psautier réformé parut avec un extrait de privilège royal daté de toulouse le 5 mars 1565. L’intention de Garros était de traduire le Psautier dans son intégralité mais il limita son choix, dans un premier temps, à 58 psaumes sur les 150 que compte le psautier traduit par Marot et Théodore de Bèze.

Il n’existe aucun document d’archives attestant d’une commande de traduction à Pey de Garros. Aucun justificatif de financement de l’édition (contrairement à l’impression à La Rochelle, par P. Haultin, en 1571, du Nouveau Testament traduit en basque par Jean Liçarrague de Briscous)  ou de gratification au traducteur ne fait mention du poète-juriste de Lectoure. 

On sait cependant qu’il rencontra à plusieurs reprises la Reine de Navarre : en 1555, délégué par la Ville de Lectoure pour assister aux obsèques d’Henri II d’Albret ; en juin 1561, convoqué à Pau par la Reine elle-même ; fin janvier 1563, à nouveau délégué par la Ville de Lectoure. 

Dans l’hypothèse d’une commande officielle ou officieuse, la date de juin 1561 paraît la plus vraisemblable. Il y a en effet six mois (Noël 1560) que Jeanne d’Albret s’est officiellement convertie au Calvinisme. Et il faut également considérer qu’une telle traduction nécessite un long travail. 

Le style

Pey de Garros imite d’assez près le rythme et les expressions de Marot et moins souvent de Théodore de Bèze qui avaient déjà eux-mêmes traduits les psaumes. 

Il a sûrement utilisé la traduction en français du calviniste Olivetan tout comme Marot plutôt que le texte originel en hébraïque ou la version latine. 

Il fait plutôt une adaptation libre qu’une traduction parce qu’il procède par approximation, délayage et remplissage par rapport aux autres versions. 

La qualité de cette version est assez inégale, c’est en partie sûrement pour cela qu’elle n’eut guère de succès. Aucun contemporain n’en a parlé. Les catholiques, bien entendu, ont ignoré les Psaumes. Quant aux protestants de Gascogne, il n’est pas sûr qu’il les aient chantés dans leur culte. La ville de Lectoure est finalement revenue au catholicisme et en Béarn on n’a pas été satisfait de ce gascon de Lectoure on préférait le béarnais. Ainsi la reine Jeanne d’Albret demanda une nouvelle traduction à Armand de Salette, qui parut en 1583, l’année même de la mort de Pey de Garros. 

Une oeuvre politique

Parmi le corpus de textes occitans produits pour les souverains du Béarn qui portent le titre de 'Roi de Navarre', la traduction des Psaumes de David viratz en rythme gascon réalisée par le poète Pey de Garros, et dédiée à la reine Jeanne d'Albret, représente un acte de grande portée politique dans le contexte des Guerres de religion.

Cette traduction des Psaumes prend toute sa dimension dans la perspective d’une oeuvre militante (linguistique, religieuse et politique), non commandée officiellement mais sans aucun doute approuvée et encouragée par la Maison de Navarre. 

Exemplaires conservés 

L’édition princeps des Psaumes de David viratz en rhythme gascon est très rare. Dans sa « Bibliographie de l’œuvre imprimée de Pey de Garros », François Pic recensait en 1981 sept exemplaires connus de l’édition de 1565, dont un exemplaire non localisé et un exemplaire perdu.  Depuis, il semblerait que l'exemplaire 

Réseau des médiathèques de l'agglomération Pau-Pyrénées, Usine des Tramways, Fonds ancien, F 333 R

Paris, BnF, Rés. A. 17498

Wien, Osterreichische Nationalbibliothek, 21. Cc. 517.

Genève, Bibliothèque Publique et Universitaire, Bb. 2369 Rés. 

Aix-en-Provence, Bibliothèque Méjanes, Rés. S. 151. / Mfm 47

Chicago, Newberry Library, Bonaparte Collection 4063

Beaune, BM, Rés A 30

Réimpression et traduction

Accéder à la réimpression de 1895 traduite du gascon en français  par Alcée Durrieux 

Mise en ligne : 11/03/2020