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Tipe : Collòqui / Data : 2014
Depuis 2008, l'association "Histoire et cultures en Languedoc" organise chaque année les Rencontres Internationales du Patrimoine Historique, avec le soutien de la Région Languedoc-Roussillon, du CIRDÒC-Mediatèca occitana, de la Société Archéologique et du Musée Languedocien de Montpellier,  et du Pays Cœur d' Hérault.

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Les Royaumes Barbares : de Rome à Tolède (Ve-VIIe siècle), Lodève, 12 octobre 2013

Du Ve au VIIe siècle, l'Europe est traversée de flux nouveaux de populations. Originaires des bords de la Baltique, ces peuplades dites "barbares" (de barbarus : l'étranger pour les Romains), envahissent progressivement l'Empire romain d'Occident, mettant à mal les institutions séculaires et l'ordonnancement administratif mais aussi culturel d'une civilisation déjà vacillante.

Les textes romains, décrivant la terreur des populations face à cet étranger, toujours inquiétant, contribuèrent à créer dans l'inconscient collectif, l'ethnotype et le mythe du "barbare". Celui-ci fut repris et sublimé par les commentateurs  des époques suivantes, qui l'ont souvent construit en négatif d'une civilisation romaine perçue dans toute sa splendeur.

Les trois journées de ce colloque, bénéficiant des contributions d'historiens et chercheurs français et internationaux, furent l'occasion de revenir sur l'imagerie du barbare et les réalités historiques d'une période où échanges et apports nouveaux se placent autant dans la continuité que dans la rupture avec l'ordre ancien.

L'occasion de démêler le vrai du faux et de découvrir les apports des modèles culturels de ces peuplades dites "barbares", qui contribuèrent au façonnement des civilisations euro-méditerranéennes médiévales.

 

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Collòqui / Data : 2015

Affiche de la 2ème Journée Occitanica

Presentacion de la jornada :

Dempuèi la fin dels ans 1990, la numerizacion del patrimòni documentari a representat un objectiu estrategic de las politicas publicas als nivèls nacional e europèu.
Après dos decennis de numerizacion e de difusion dels documents al dintre de las bibliotècas numericas e portals culturals territorials o tematic ara es pausada la question de l’espleitacion d’aqueles jaces de ressorsas e de donadas immenses per tal de respondre a las practicas culturalas, educativas, informacionalas novèlas dels publics, e mai d’inscriure la numerizacion del patrimòni dins d’estrategias globalas de creis economic (innovacion tecnologica, torisme, marketing, mèdias, etc.)
L’enjòc de l’espleitacion de las donadas documentàrias e patrimonialas produsidas pels programas de numerizacion es d’autant mai important pels actors engatjats dins de politicas de promocion e de transmission de las lengas de França. Se son uèi oficialament reconegudas coma una de las riquesas del patrimòni nacional e europèu, constituïsson tanben un patrimòni linguistic viu particularament fragil, confrontat a d’imperatius de salvagarda d’urgència, classificadas que son per nombre d’entre elas coma lengas en dangièr per l’UNÈSCO.




La jornada « Numerizar, transmetre : la numerizacion del patrimòni per la transmission de las lengas de França » foguèt organizada amb lo sosten del Ministèri de la Cultura e de la Comunicacion - « Apèl a projèctes nacional patrimòni escrich », de la Region Lengadòc e Rosselhon, de Lengadòc e Rosselhon Libre e Lectura e de l’ensemble dels partenaris del portal interregional www.occitanica.eu.

Appel à Projet Patrimoine Écrit (Ministère de la Culture et de la Communication)

 

 

 

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Collòqui / Data : 2015
Les recherches en traitement automatique des langues peu et moyennement dotées connaissent actuellement un regain d’intérêt à travers la constitution de corpus et de lexiques dans une perspective globale de préservation du patrimoine culturel. Les langues régionales sont généralement à ranger dans cette catégorie, car les ressources électroniques pour ces langues sont rares, peu visibles et sous exploitées, parfois inexistantes. Doter ces langues de ressources électroniques (notamment de corpus écrits, de lexiques et de dictionnaires) est un enjeu considérable pour leur diffusion, leur enseignement, leur sauvegarde, leur normalisation.

Le colloque « Traitement Automatique des Langues Régionales de France et d'Europe » s'est tenu à Meudon les 19 et 20 février 2015 sous l'égide de l’IMMI-CNRS, la DGLFLF, le LIMSI-CNRS et ELDA. Les actes électroniques sont accessibles sur le site de l'ATALA, Association pour le Traitement automatique des langues (http://www.atala.org).
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Collòqui / Data : 2013-07-10
Conferéncia de Joan-Claudi Forèst enregistrada lo 10 de julhet de 2013 a l'escasença de la 37ena Universitat Occitana d'Estiu de Nimes, qu'aviá per tèma annadièr Femnas d'aicí, d'ailà e dont lo tèma d'aquela jornada èra Arts e creacion.
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Collòqui
Monique Dunoyer-Luche, agregada d'Istòria, presenta dins aquela contribucion las caracteristicas de la vida dins un castèl pendent la Guèrra de Cent Ans.
Tipe : Collòqui
Guilhem Ferrand es ensenhaire contractual a l'Universitat de Pau e dels Païses de l'Ador e sòci del laboratòri Framespa-Terrae
Tipe : Collòqui
Montpellier est l'une des villes qui a le plus souffert en Languedoc durant la Guerre de Cent ans. La peste, la guerre et la pauvreté ont marqué durement la population montpelliéraine (Montpellier perd plus de la moitié de ses habitants). Ces malheurs étaient perçus par beaucoup comme un châtiment divin. On observe ainsi à Montpellier à cette époque un retour du religieux et du sacré, dans une sorte de mouvement d'expiation collective, dont les Annales occitanes du Petit Thalamus se font l'écho. La vie quotidienne est alors rythmée par de longues processions où participent tous les corps civiques. Les Montpelliérains vibrent à l'écoute des prêches enflammés du dominicain de Vicente Ferrer. On fait brûler un cierge de la longueur des murailles de la ville pour faire cesser les épidémies. Des moines voient même apparaître le diable dans leur couvent ! Montpellier, ville maudite ?

Pierre-Joan Bernard est assistant de conservation du Patrimoine aux Archives municipales de Montpellier.
Tipe : Collòqui
Guilhem Pépin es doctor en Istòria, sòci de l'Universitat d'Oxford e del programa de recèrca dels ròtles gascons de l'Universitat de Southampton
Tipe : Collòqui / Data : 2016
Les 9èmes rencontres internationales du Patrimoine Historique ont été organisées du 16 au 18 octobre 2015 à Nébian. Depuis 2008, l'association "Histoire et cultures en Languedoc" organise chaque année les Rencontres Internationales du Patrimoine Historique, avec le soutien de la Région Languedoc-Roussillon, du CIRDÒC-Mediatèca occitana, de la Société Archéologique et du Musée Languedocien de Montpellier, et du Pays Cœur d'Hérault.

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Présentation des 9e rencontres

À l'heure du rapprochement des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, le comité d'organisation de la 9e Rencontre Internationale du Patrimoine historique a choisi d'aborder cette année, les origines de ces deux régions par l'histoire des comtes de Toulouse.
Durant ces trois journées, nous verrons avec les intervenants comment ces comtes ont permis le développement des arts et la naissance d'un sentiment d'appartenance à un territoire qui deviendra ce nouveau Languedoc.
Sentiment qui persiste aujourd'hui et qui persistera demain.

Jean-Louis Lacroix
Président de l'association Histoire et Cultures en Languedoc

Le mécénat des comtes de Toulouse

Si on peut s’interroger sur la présence d’un état toulousain au XII° siècle, on ne peut nier l’existence d’une entité territoriale dont la culture est le fondement. Le mécénat des Comtes de Toulouse appuie une politique de rayonnement et de prestige dont les troubadours sont au centre du dispositif.

Les musiciens poètes rimeront 200 ans la vie intellectuelle avec « saber » et « coneissença ». Les Comtes de Toulouse attirent à leur cour les plus grands : Marcabru, Jaufré Rudel, etc.

Ce phénomène crée une rivalité politique entre Toulouse et les grandes maisons voisines : Duc d’Aquitaine, roi d’Angleterre, comtes de Barcelone, rois d’Aragon, car, tous, veulent rivaliser en excellence. C’est un enjeu culturel mais, avant tout, politique. Peu à peu, Toulouse apparait comme un véritable centre culturel face aux autres villes comtales. C’est la capitale languedocienne de la culture.

Cette société culturelle qui gravite autour du prince forme un ensemble hétérogène socialement et géographiquement. On y voit princes et comtes participer aux débats poétiques mais aussi les troubadours se mêler aux débats politiques. C’est ainsi qu’avec la guerre lancée contre les albigeois naitra « la chanson de la croisade ». Cette « canso » ne sera pas seulement une geste répondant à un processus littéraire de composition mais bien une chanson de partisans, dira Benjamin Assié, où, pour la première fois, se soudera une entité territoriale qu’on retrouvera dans la croix occitane.

On passera du symbole féodal au symbole fort d’un territoire.
Le trobar n’est pas le seul fer de lance du mécénat des Raimondins. Le XII° siècle est une époque prospère qui bénéficie d’un enrichissement lié au va et vient en Orient et aux échanges avec le monde ibérique.

C’est la période des grands chantiers où les ateliers d’Arles, de Moissac, de Toulouse tournent à plein régime. De passage à Toulouse, le voyageur Emile Mâle, cité par Alem Sure Garcia dans son livre « clochers et minarets » écrira : « De loin, l’église ressemblait à une forteresse. J’y entrais et je sentis que j’entrais dans une autre France. C’était une nef unique, sans pilier, sans bas-côté, une grande salle voutée sur croisées d’ogive…. C’était l’art du midi que je rencontrais en venant du nord. Un autre génie s’y manifestait. »

Cette nef raimondine que le voyageur admirait dans la cathédrale Saint-Etienne sera le prototype de l’art gothique occitan. Sa clé de voute porte la croix occitane aux 12 perles, symbole du pouvoir des Comtes.

Le Grand Languedoc, Mythe ou Réalité ?

De la Garonne au Rhône, telle était l’ambition de Raimond IV et de ses successeurs, pour asseoir la dynastie Raimondine. Ce large horizon ne cache pas la fragilité d’un ensemble qui manque d’unité politique.

Depuis le XI° siècle, la Grande Guerre Méridionale (1080-1194) a mis en évidence la faiblesse du pouvoir comtal. Des vicomtes ont progressivement constitué des territoires indépendants et n’hésitent pas à faire allégeance au comte de Barcelone, au roi d’Aragon ou au duc d’Aquitaine. Le départ de Raimond IV pour la croisade accentue ce phénomène de dislocation des principautés vassales. Il faudra attendre l’arrivée de Raimond V au pouvoir pour repositionner le Grand Languedoc dans l’escarcelle Raimondine.

Cependant, on assiste à une mutation du droit féodal. Les seigneurs prennent de plus en plus de distance envers les liens de féodo-vassalité. Face aux deux volontés hégémoniques que portent Toulouse et Barcelone, leur choix politique sera opportuniste au service de leurs ambitions.

Pour les Raimondins, il importe donc de neutraliser ce jeu de « bascule ». Leur politique s’appuie sur l’activité diplomatique, les alliances matrimoniales et, en dernier ressort, la guerre. Les comtes de Toulouse poursuivent deux objectifs : étendre leur domination en reprenant dans leur giron les vicomtés rebelles tout en poursuivant leur extension territoriale et affirmer la volonté d’une politique méditerranéenne qui se heurtera à Barcelone.

Au cours de ce long conflit, une césure marque la politique non alignée des Trencavel, mais aussi des Guilhem de Montpellier qui, par leur réseau d’alliances, leur parentèle et leur rapport bienveillant avec les Papes, seront un handicap certain à l’édification du grand comté voulu par les Raimondins.
On peut s’interroger sur la gouvernance d’un territoire écartelé, en conflit constant, avec une cour en perpétuel mouvement dans le long cortège d’une capitale à l’autre, de Saint Gilles à Toulouse. Pour pallier ce handicap et consolider leur autorité, les dynastes développent et mettent en place des structures administratives, sénéchaussées en Toulousain et Agenais par exemple. Puis, au sein des possessions, bailes et viguiers assurent l’ordre. Les chancelleries sont dotées de personnels compétents.
L’époque est prospère, les villes se développent et, face à cette émergence, les comtes appuient la mise en place de consulats, donnant aux villes une certaine autonomie dans la gestion de leurs affaires. La présence Raimondine est alors avérée sur les deux grands axes économiques du Rhône et de la Garonne, mais, présence et domination constituent-elles un état ? L’identité territoriale sera plus tardive.

Il faudra attendre la création des Etats du Languedoc par Charles VII pour que de l’entité territoriale émerge une identité propre à ce vaste territoire. Ce fut le rêve non abouti des Raimondins.

Maguy Chapot-Blanquet
Docteur en Sciences Humaines

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Collòqui / Data : 2016-10-15
La région située entre la Garonne et le Rhône, au sud du massif central, appartient pleinement au royaume de France mais, depuis le milieu du Xe siècle jusqu’au milieu du XIIe siècle, c’est une région sans roi. À partir de 944, le roi ne s’occupe plus de ce Midi et les princes méridionaux l’ignorent. La réorganisation du pouvoir à l’époque féodale s’effectue donc sans le roi. Ce dernier ne revient dans le jeu qu’à partir du milieu du XIIe siècle, à un moment où les pouvoirs supérieurs tentent de reprendre la main sur les seigneurs féodaux. Il va s’agir ici de dresser un tableau du jeu des différents pouvoirs en l’absence de roi, et de suivre le développement et l’évolution des grandes aires de domination jusqu’au XIIe siècle. Qui détient donc le pouvoir ? Comment s’exerce-t-il ? Sur quels territoires ? Et, in fine, comment peut-on expliquer l’engrenage qui mène à la croisade ?
Mise en ligne : 17/01/2020
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