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Type de Document : Dossier virtuel
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Tipe : Dorsièr virtual / Data : 2012

L'Université Ouverte des Humanités recense, coproduit (avec ses établissements partenaires) et met librement à disposition des étudiants et enseignants des ressources numériques pédagogiques.


Celle-ci a pour titre "L'occitan...Une langue, une littérature, une histoire"




L'occitan, une langue :


"L'occitan, langue millénaire, est avant tout une langue romane avant d'être la « langue régionale » que l'on connaît aujourd'hui. Elle possède un espace linguistique bien défini et des caractéristiques qui lui sont propres. Et si, face à l'institutionnalisation du français, elle s'est vue progressivement déclassée, la langue occitane n'en occupe pas moins aujourd'hui encore une place à part dans le paysage linguistique français."


L'occitan, une littérature :


"Phénomène étrange et inclassable, la  littérature occitane est ici proposée selon un parcours historique présentant les quatre grandes périodes qui distinguent  communément  la littérature d’oc : l'âge d'or médiéval (Xe – XIIe siècles), la première renaissance dite aussi « baroque » (XVIe – XVIe siècles), la deuxième renaissance du XIXe siècle avec notamment le Félibrige, la troisième renaissance (XIXe et XXIe siècles)."

 


L'occitan, une histoire :

"Il y a un espace linguistique d'oc, d'accord. Mais est-il aussi un espace d'histoire? Ce n'est pas évident au premier abord. Il ne se trouve pas en effet de territoire immédiatement identifiable sur une carte politique, historique ou géographique, portant le nom d'Occitanie, et le terme ne s'inscrit pas en dehors du milieu militant. Et pourtant, ceux qui ont parlé la langue d'oc au fil des siècles ont une histoire. C'est elle que nous vous proposons ici de découvrir."


Accès direct à la ressource pédagogique

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Dorsièr virtual / Data : 2013

À l’occasion des commémorations du 70e anniversaire de la mort de Jean Moulin, le CIRDOC-Mediatèca occitana, situé sur la même place que sa maison natale, avait proposé un éclairage sur un aspect méconnu de la jeunesse du grand héros de la Résistance à partir d’une sélection de documents conservés dans ses collections.

Les origines provençales de Jean Moulin

Hérité de sa famille d’origine provençale, en particulier de son père Émile-Antoine Moulin - familier de Frédéric Mistral et poète de langue d'oc - Jean Moulin demeura toute sa vie durant attaché à la Provence dont il maîtrisait la langue. 

« Tous nos ancêtres immédiats provenaient d’une bande de terre de basse Provence, de part et d’autre de la Durance » Laure Moulin, sœur de Jean Moulin1

MOULIN, Laure. Jean Moulin. Paris, presses de la Cité, 1969.

[imatge id = 21384] Le père de Jean Moulin, Antoine-Émile Moulin (1857-1938), dit « Antonin » Moulin, est originaire de Saint-Andiol, village des Bouches-du-Rhône, tout comme sa mère, Blanche Pègue

Antoine est le fils d’une vieille famille de tisserands républicains, Blanche est fille de paysan. Après des études de Lettres, Antoine Moulin est nommé professeur à Bédarieux puis au Collège de Béziers.
Dans le Béziers florissant des dernières années du XIXe siècle, le jeune professeur devient un membre actif des milieux républicains, dreyfusards, laïques et francs-maçons. Antonin Moulin fut à l'initiative du monument au maire Casimir Péret, déporté pour son opposition au coup d'Etat de 1851 et mort lors d'une tentative d'évasion du bagne de Cayenne.
Il est assez loin des acteurs locaux de la Renaissance d'oc, plus conservateurs, qui mènent au même moment, sur l’exemple provençal de Frédéric Mistral et du Félibrige, des actions en faveur de la langue d'oc. 

Sans participer activement aux mouvements de défense et promotion de la langue d’oc à Béziers, Antonin Moulin entretient un attachement familial et intime à sa langue maternelle, l’occitan provençal de son Saint-Andiol natal. Il fréquente Frédéric Mistral à qui il rend visite à plusieurs reprises à Maillane. Mistral lui fera rencontrer Alphonse Daudet. 
Les Moulin, mère et père, conservèrent toute leur vie des attaches avec Saint-Andiol où résident une grande partie de leurs familles. Les vacances, comme les grands événements de la vie familiale se déroulent tous à Saint-Andiol. Dans son livre de mémoires, Laure Moulin, sœur aînée de Jean, retranscrit ses impressions de voyage vers Saint-Andiol et évoque leur pratique de la langue familiale. 

« Quand tout se passait bien, nous prenions le petit train à Barbentane et là nous entrions dans un autre monde. Nous n’entendions plus parler que le provençal, ce qui nous réjouissait, surtout nos parents dont c’était la langue maternelle. Mon frère et moi, élevés en Languedoc, si nous le comprenions très bien, nous le parlions mal. »

Jean Moulin conservera un attachement à la Provence de son enfance et de ses origines, ce dont témoigne le choix de son nom d’artiste - « Romanin » - souvenir d’une excursion familiale au célèbre château éponyme près des Baux-de-Provence et qui signifie « romarin » en langue d'oc. Jean Moulin ne cultiva pas la langue d’oc comme son père. le document le plus émouvant, puisqu'il s'agit d'un personnage si important et célèbre de l'Histoire, est le poème que compose son père à sa naissance : A moun fieu Jan / O moun Janet, moun cago-nis... 
Il existe peu de documents faisant état d'une pratique de l'occitan chez Jean Moulin, elle restait occasionnelle, mais réelle. Sur des cartes de voeux apparaissent parfois des formules en langue d'oc, ou au détour de sa correspondance personnelle, quelques mentions de conversations achevées dans la langue familiale  nous renseignent sur un Jean Moulin occasionnellement occitanophone.

Documents : 

1/ Texte du poème en provençal écrit par Antonin Moulin pour son fils Jean, âgé de trois mois. (texte extrait de Laure MOULIN, op. cit. et mis en forme pour une exposition)

2/ 
- Lettre d'Antoine Moulin à Roger Barthe (1911-1981), écrivain occitan et félibre biterrois, membre du parti radical comme Antonin Moulin  - 17 juillet 1934
- Dédicace en occitan d'Antonin Moulin à  Emile Barthe pour le féliciter de son titre de Majoral du Félibrige
(CIRDOC-Fonds Barthe)

3/ Poème-dédicade d'Antonin Moulin à Frédéric Mistral publié dans La Santo Estello, journal paru à l'occasion des fêtes félibréennes de la Sainte-Estelle à Béziers (24 et 25 mai 1902)

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Dorsièr virtual / Data : 2014
Marguerite Genès (1868-1955) fut une des personnalités importantes de la renaissance d'oc en Limousin dès les années 1890, autour de l'action de l'abbé Joseph Roux (1834-1905), chef de file du Félibrige limousin.
En savoir + sur Marguerite Genès : consulter l'article dans vidas.occitanica.eu

Marguerite Genès a tenu un carnet régulier pendant toute la durée de la guerre de 1914-1918. Conservés aux archives municipales de Brive-la-Gaillarde, ces manuscrits inédits sont progressivement publiés sur un site dédié, réalisé avec les élèves du lycée Georges Cabanis. Le site 14-18.brive.fr fait partie des projets labellisés par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale.


Capture d'écran du site Internet 14-18.brive.fr
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Dorsièr virtual

La notion de colonialisme intérieur a été développée par plusieurs penseurs des minorités dans le monde, dont Robert Lafont pour le cas occitan. Il s’agit d’une situation dans laquelle, au sein d’un état, le centre dominant traite la périphérie, c'est à dire certains territoires éloignés ou de cultures différentes, comme des terres coloniales, exploitées économiquement et niées culturellement.

En 1963 le Comité occitan d'études et d'action définit le colonialisme intérieur dans le N°1 de son Bulletin d'information par
- la fuite des ressources (produits du sous-sol ou de l'agriculture élaborés ailleurs, revenant sous la forme de bien directement consommables),
- l'exploitation de ces ressources par un grand capital extérieur à la région  qui a détruit la vie financière régionale, et demeure maître en fait, sinon en droit, de l'Etat et du Pays,
- la réduction constante du marché du travail, la prolétarisation des occitans dans les régions sur-développées du Nord et la formation dans la région d'un sous prolétariat importé,
- la dépossession de la terre vendue à des immigrants, le remembrement de la propriété au détriment de l'autochtone, les progrès de l'absentéisme (propriétaires résidants hors Occitanie),
- l'écrasement du négoce régional,
- la soumission absolue par le moyen du pouvoir central et de ses décisions aux impératifs d'une politique économique nationale, puis européenne,
- l'ignorance, par la majorité des occitans eux-mêmes, de leur richesse culturelle contituée par la littérature et la pensée d'Oc du moyen-âge à nos jours,
- l'idée d'un laisser-aller, d'une nonchalance, d'un manque de sérieux de l'homme du Sud, traduisant une méconnaissance totale de la psychologie particulière de l'occitan.
Ce colonialisme est appelé intérieur à cause de l'égalité des droits politiques à l'intérieur de la nation française et d'une participation des occitans eux-mêmes à cette politique colonisatrice.

Sur ce sujet vous pouvez consulter :

Le manifeste de 1962 des écrivains occitans engagés contre le « colonialisme intérieur » (version manuscrite d’Yves Rouquette mis en ligne sur Occitanica)

L'article d'Alain Alcouffe : Le colonialisme intérieur

l'article de Christian Lagarde sur le site Glottopol

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Dorsièr virtual / Data : 2013

TÈMA(S) realizat a l'escasença de la mòstra Flamenca, cap d'òbra occitan del sègle XIII, al Musèu Fenaille de Rodés, del 23 al 28 de julh de 2013, en partenariat amb lo CIRDÒC e la Bibliotèca d'aglomeracion de Carcassona.

Mise en ligne : 24/03/2020
Tipe : Dorsièr virtual / Data : 2013

Ce TÈMA(S) n°3 a été préparé par les bibliothécaires du CIRDÒC-Mediatèca occitana en septembre 2013, à l'occasion du VIIIe centenaire de la bataille de Muret.

Mise en ligne : 24/03/2020