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Type de Document : Prix
Portail : Enciclopèdia
Contributeur : CIRDOC
Tipe : Prèmi

1/ Autras apellacions conegudas del prèmi :

« Premio Ostana - Scritture in lingua madre »
« Prèmi Ostana - Escritura en lenga maire »

2/ Data(s) :

Datas costumièras de remesa dels prèmis :

La remesa dels prèmis se debana en general la primièra dimenjada del mes de junh.

Darrièra data coneguda de remesa dels prèmis :

Del 31 de mai al 2 de junh de 2019

3/ Presentacion e istoric del prèmi :

Creat en 2008 per la comuna d'Ostana (província de Coni, region del Piemont) e l'associacion culturala Chambra d'Òc, lo « Prèmi Ostana – Escritura en lenga maire » es un festenal internacional que sa programacion es concebuda a l'entorn d'una seleccion oficiala d'escrivans e traductors – espandida en 2016 a de musicians e de cineastas - que lor òbra, totalament o parcialament compausada dins una lenga minorizada reconeguda internacionalament, participa a la diversitat culturala e linguistica del monde del sègle XXI. Organizat dins una comuna de l'espaci occitan (Valadas occitanas d'Itàlia) e un actor important de la promocion de la cultura occitana en Itàlia (Chambra d'Òc), lo « Prèmi Ostana » decernís a cada edicion un o mantun prèmis a d'artistas e escrivans d'expression occitana.
L’iniciativa nais de l'enveja de conéisser e de faire conéisser d'escriveires, de cineastas, de compositors que venon de divèrses cantons del mond e que a travèrs lors qualitats artisticas representan lor lenga maire.
Las lengas representadas al « Prèmi Ostana » an la caracteristica comuna d'èsser malgrat elas confinadas dins la condicion d'aver pas gaire d'oportunitats fàcia a la lenga dominanta dins lors Estats de referéncia. Per aquesta rason caduna d’elas encarna una especificitat e una biodiversitat de defendre, gardar, ajudar…
Lo « Prèmi Ostana » nasquèt dins l'amira de celebrar e de preservar la biodiversitat culturala de l'umanitat.
Aqueste prèmi es tanben una escasença importanta de rencontres, reflexions e partatge, per metre en contacte, per l'intermediari de lors autors, de lengas minoritàrias e donar vida a una ret, cada an mai ampla.

4/ Personalitats premiadas :

2008 : Max Roqueta
2010 : Ives Roqueta
2011 : Aurelià Lassaca
2012 : Sèrgi Bec
2013 : Joan Roqueta - Joan Larzac
2014 : Danièla Julien
2015 : James Thomas
2016 : Joan Ganhaire
2017 : Rotland Pecot e prèmi de la composicion musicala : Mans de Breish
2018 : Matieu Poitavin
2019 : Gerard Zuchetto

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Prèmi

Les Jeux floraux sont un concours de poésie en langue occitane instauré en 1324 par le Consistòri del Gai Saber, qu’on peut sans doute considérer comme la plus ancienne académie littéraire au monde. La création d’un concours poétique en langue occitane au début du XIVe siècle est une tentative de restauration de la langue occitane comme grande langue de création poétique après la fin de l’âge d’or des troubadours occitanes (XIIe et XIIIe siècle).
Le Consistoire et ses Jeux floraux ont évolué au fil des siècles, jusqu’à abandonner l’usage de la langue occitane au XVIIe siècle lorsque Louis XIV transforme le Consistoire en Académie. En 1895, dans le contexte du mouvement de renaissance d’oc qui s’intensifie dans le derniers quart du XIXe siècle auréolé de la popularité de Frédéric Mistral et du développement  du Félibrige, l’occitan est rétabli dans les concours aux côtés du français. Des Jeux floraux avaient été restaurés quelques années avant à Barcelone et Valence. 

La fondation du Consistoire et les jeux floraux de Toulouse

Aux XIIe et XIIIe siècle, les troubadours occitans sont à l’origine d’une révolution esthétique, linguistique et idéologique qui va marquer pour longtemps la culture européenne. La renommée et la puissance de leur poésie chantée en langue « vulgaire », dépasse les frontières de l’Occitanie médiévale. Alors que l’art du trobar décline dans le courant du XIIIe siècle sous les coups de la Croisade contre les albigeois qui voit s'effondrer le monde seigneurial et se mettre en place un nouvel ordre moral, c’est à l’étranger, particulièrement en Italie et en Catalogne, que l’on compose les outils de la sauvegarde de l’art poétique troubadouresque : grammaires de la langue occitane associées à des traités d’art poétiques et compilation de la poésie des troubadours dans des recueils manuscrits, les cançonièrs (chansonniers).

Ce mouvement de sauvegarde et volonté de restauration de l’art poétique troubadouresque, qui associe conception poétique, morale (l’amour) et usage de la langue occitane comme langue de la poésie et du fin’amor, a également lieu dans l’espace occitan au tout début du XIVe siècle.

Conscients de l’éclat de l’héritage littéraire et linguistique des troubadours - les derniers troubadours sont morts à la fin du XIIIe siècle - les élites toulousaines de la génération suivante lancent un mouvement de renaissance de la poésie et de la langue occitane à travers une institution, peut-être la plus ancienne société littéraire au monde, la « sobregaya Companhia dels VII trobadors de Tolosa », « Compagnie du gai savoir » ou « Consistoire de la Gaie-Science ». Pour ce faire il rédigent une « loi » poétique, les Leis d’amor (lois d’amour), qui, à l’image de ce qui a été fait en Catalogne ou en Italie (« Razos » et autres « Doctrinas » du trobar occitan), associent norme de la langue et norme de l’art poétique. Enfin, sur la base du Consistoire et de sa loi, un concours de poésie est organisé dans l’ambition de (re)faire de Toulouse une capitale de l’art poétique.

Le concours littéraire, les Jeux floraux de Toulouse, distinguent les lauréats en les faisant « troubadours », même si leur style et la qualité de leurs productions demeurent au final assez éloignés de ceux de leurs prestigieux prédécesseurs. Surveillés par l’Inquisition, les poètes d’expression occitane du XIVe siècle privilégient notamment les odes à la Vierge Marie aux poèmes d’amour.

En 1393 Barcelone instaure également ses Jeux Floraux.

Las Leis d’amor

Les Leis d’amor, sont rédigées bien après la constitution de la Compagnie. Face au déclin des compétences poétiques d’expression occitane, les « mainteneurs » ont dû juger bon de doter la Compagnie et son concours poétique d’un outil leur permettant de juger au mieux de la qualité des pièces qui leurs sont proposées. Ils commandent à l’avocat toulousain Guilhem Molinier un traité de grammaire et de rhétorique occitanes. Il leur est livré en 1356 et s’intitule les Leis d’amor. Il constitue un témoignage précieux de l’état de la langue occitane au XIVe siècle et son intérêt est tout autant littéraire que linguistique. En effet, il y est autant question de l’état de la langue tant au niveau dialectal que grammatical, mais aussi de la bonne manière de rédiger des compositions littéraires. Ce traité est aussi un livre-monument pour la cité toulousaine, offrant à sa langue un statut symbolique si ce n’est officiel et assoit la position de Toulouse comme capitale de l’expression en langue d’oc au moment où la couronne de France vient d’annexer l’ancien comté et voit en la cité la ville-capitale de sa nouvelle province « de Languedoc ».

Propriété de l’Académie des Jeux Floraux de Toulouse, toujours en activité sept siècles après sa fondation, le manuscrit des Leis d’amor est conservé à la Bibliothèque d’étude et du patrimoine de la Ville de Toulouse qui l’a numérisé et mis en ligne sur sa bibliothèque numérique Rosalis.

Consulter le manuscrit des Leis d’amor : https://occitanica.eu/items/show/10655

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Prèmi
Le Grand Prix des Lettres Occitanes a été créé à l’initiative de l’Institut d’Etudes Occitanes en 1950 pour récompenser une œuvre en langue d’oc. Il est décerné tous les cinq ans. Son premier lauréat en a été Robert Lafont pour son roman Vida de Joan Larsinhac, le 2 avril 1950 à la faculté de Lettres de Montpellier. Parmi les membres fondateurs du prix se trouvent Louis Alibert et Pierre Azema. En 1955 le prix est décerné au poète Robert Allan (1927-1998) pour son recueil Li cants dau deluvi.
Mise en ligne : 17/01/2020