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Type de Document : Revue
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Subject : Littérature auvergnate -- Périodiques
L'Alauza d'Auvernha
Gilbert, Henri (1874-1955)
Organe de la Maintenance d'Auvergne et des sociétés auvergnates de Paris, L'Alauza d'Auvernha, journal mensuel puis bimestriel, est publié de 1928 à 1955 sous la direction d'Henri Gilbert (1874-1955). En octobre 1934 il devient "Organe de la Fédération régionaliste auvergnate et vellave". La publication, interrompue par la guerre en juillet 1939,  reprend de 1942 à 1955. Le journal donne, dans chacun de ses numéros, des études locales et des oeuvres littéraires, en français et en auvergnat.

Histoire éditoriale

A partir de janvier 1939 le journal paraît en deux éditions : L'Alauza d'Auvernha pour la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme,  le Cantal et Reviscol pour la Haute-Guyenne, le Rouergue, l'Albigeois, le Quercy. C'est la question de la graphie qui est à l'origine cette scission. L'Alauza d'Auvernha emploie une graphie qualifiée de "rationnelle" proche de celle de l'Escòla Occitana, Reviscol, sous la direction de Pierre Miremont, opte pour la graphie mistralienne.
La Cabreta [Titre conventionnel depuis 1976]
Vermenouze, Arsène (1850-1910)
Organe de presse de  l'Escolo oubergnato, école félibréenne, Lo Cobreto paraît de 1895 à 1900 sous la direction d'Arsène Vermenouze (1850-1910). Le journal tire son nom de la cabrette (cabreta en occitan), instrument de musique traditionnel auvergnat. Le premier numéro de ce mensuel est publié le 7 janvier 1895 avec le concours de l'Auvergnat de Paris qui abonne d'office 6000 de ses lecteurs. Journal populaire et de qualité littéraire, il est devenu l'emblème de la renaissance des lettres d'oc en Auvergne. Le journal publie des textes en français et en occitan, dialecte auvergnat. Parmi les premiers collaborateurs on peut citer Pierre et Louis Géraud (1842-1922), Francis Courchinoux (1859-1902), Jean-Félicien Court (1867-1954) et le Duc de la Salle de Rochemaure (1856-1915). Les illustrations sont d'Edouard Marty (1851-1913).

A la fin de l'année 1900, Lo Cobreto cesse de paraître, elle ne renaîtra  qu'en 1920 sous la direction d'Etienne Marcenac et de Louis Delhostal (1877-1933). Cette 2ème série paraitra jusqu'en 1939.
Après une interruption pendant la guerre, la publication reprend de 1947 à 1948. Enfin une nouvelle série voit le jour à partir de 1958.

La question de la graphie

Dans la première série les textes publiés dans Lo Cobreto sont tous en graphie phonétique.
En 1908 Arsène Vermenouze fait appel à Raymond Four, qui travaille depuis quelques années sur une écriture plus rationnelle du dialecte d'Aurillac,  pour publier son recueil Jous la cluchado en double graphie. La nouvelle école, à partir de 1920, a pour projet de fixer l'orthographe du dialecte. Louis Delhostal introduit dans la publication des textes en double graphie pour commencer à habituer le public à la lecture de la nouvelle graphie. Il essaie même à partir de 1923 une graphie intermédiaire. Mais certains félibres craignent que la revue ne souffre d'une écriture plus savante. Le conflit éclate en mars 1924 entre Louis Delhostal, devenu Majoral, et les partisans de la graphie phonétique. Celui-ci est exclu du journal et la graphie reste inchangée. Il faudra attendre 1976 pour que Lo Cobreto devienne La Cabreta.