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Auteur : Lo CIRDÒC - Mediatèca occitana
Sauf
Sujet : Étymologie
Portail : Enciclopèdia
/ Data : 2012

Le pilou (pilo en occitan) est un sport né dans les années 1940 à Nice. Ce jeu est toujours pratiqué en territoire occitan et plus particulièrement dans la région niçoise.


Histoire du Pilo

Le pilou est un jeu d'adresse et d'endurance. Il consiste à lancer en l'air un volant, constitué à l'origine d'une pièce de monnaie trouée dans laquelle on a fait passer un bout de papier, puis de le rattraper et jongler avec différentes parties du corps à l'exception des mains, des épaules et des bras.

Ce jeu semble s'être inspiré de jeux beaucoup plus anciens et exotiques. Il ressemble en effet énormément au jeu du Tlachtli pratiqué autour de l'an 900 au Mexique. Il s'apparente également à des jeux de volants asiatiques comme le sloupi chinois ou encore le foot-bag américain.

Le pilou, lui, semble être né dans les rues du vieux Nice aux alentours de 1942. Son nom proviendrait de l'expression pile ou...face car les pièces de monnaie de 25 centimes, en zinc et percées au milieu, tout juste retirées de la circulation furent les premières et seules utilisées durant de nombreuses années.

Certains attribuent d'ailleurs la création de ce jeu à la soudaine démonétisation de ces pièces qui aurait poussé les enfants à récupérer ces pièces de monnaie privées de toute valeur et à leur trouver une utilité. La pratique du pilou s'est vite démocratisée dans les rues de Nice pour gagner toute la région avoisinante mais il apparaît que le jeu n'est pas trop sorti de ses frontières pour irriguer tout le territoire occitan.

La vogue de ce jeu est pourtant telle dans les années 1950 que même Hitchcock, lors du tournage de « La main au collet » (1955) dans les rues de Nice, insère une scène où l'on voit un conducteur se divertir en jouant au pilou.

La pratique du pilou s'est un peu émoussée à partir des années 1960 mais un renouveau a vu le jour au milieu des années 1980 avec l'organisation d'un premier championnat mondial organisé le 14/07/1987 à Coaraze. Ce championnat se déroule désormais tous les ans et a contribué à la popularité du pilou à tel point que des terrains ont pu être créés, notamment au sein de l'université de Nice où le jeu est encore pratiqué par les étudiants. En atteste l'interdiction de le pratiquer sur les pelouses fixée par le règlement intérieur de l'université.


La fabrication du pilo

A l'origine, le pilo était constitué d'une pièce de monnaie de 25 centimes dans laquelle on faisait passer un bout de papier, soit du papier de boulanger ou encore les papiers d'emballage des oranges. Tous deux avaient l'avantage d'être suffisamment solides et fins pour résister à de nombreuses passes sans alourdir le volant.


Aujourd'hui, on utilise toujours les pièces de 25 centimes que l'on arrive à trouver encore aisément et à prix modique chez les collectionneurs de monnaie. Elle peut être remplacée par un morceau de métal de poids et taille équivalents. Le morceau de papier a, lui, de plus en plus tendance à être remplacé par des morceaux de plastique découpés dans les poches de supermarchés, que l'on brûle légèrement au niveau de la pièce de métal pour l'y faire adhérer.


Les règles du pilou

Le pilou peut se jouer seul ou à plusieurs joueurs. Plusieurs règles et jeux sont en vigueur aujourd'hui.


Le Solitaire

Ce jeu consiste à faire autant de jongles que possible avec le pilou sans le faire tomber en utilisant les pieds, genoux, la poitrine ou la tête.


La Passe

Ce jeu se joue à deux joueurs ou plus. Son but est de se passer le pilou sans que celui-ci tombe à terre. Les joueurs ont la possibilité de jongler avec le volant au passage. Pilou-but Deux équipes se passent le pilou avant de tenter de l'envoyer dans un but de handball protégé par un gardien (qui a le droit d'utiliser ses mains). Les contacts directs entre joueurs sont proscrits.


Tennis-pilou

Ce jeu se joue à deux équipes sur un terrain composé de deux espaces de 4m sur 4 séparés par un filet d'1 mètre de haut environ. Le but de ce jeu est de faire tomber le pilou dans le camp adverse. Les joueurs d'une même équipe peuvent se faire autant de passes qu'ils le souhaitent à condition que le pilou ne tombe pas dans leur propre camp, dans ce cas le point revient à l'équipe adverse. La partie se joue en 21 points.


Le pilou « véritable »

Ce jeu se pratique sur un terrain séparé par une ligne de 2 à 3 m. avec, de chaque côté, tracé à environ deux pas, deux cercles d'un mètre de diamètre environ. Les joueurs, disposés de chaque côté de la ligne, doivent tenter d'envoyer le pilou dans le cercle de leur adversaire. Après chaque but marqué, les joueurs changent de camp. La partie se joue en 10 points. Le premier joueur envoie le pilou à son adversaire. Ce dernier peut jongler et se déplacer avec le pilou autant qu'il le souhaite mais ne peut pénétrer dans le camp adverse. Il peut tirer quand il le souhaite pour tenter de mettre le pilou dans le cercle de son adversaire. L'autre joueur défend son camp et peut récupérer le pilou et tirer à son tour. Dès que le pilou touche terre, il doit être servi sur son adversaire. Toute faute commise donne lieu à un tir de pénalité : le joueur en faute doit se placer derrière son cercle à défendre pendant que son adversaire se place au niveau de la ligne médiane et lance le pilou qu'il aura par avance placé en équilibre sur son pied.


En savoir plus...

Sites Internet sur la pratique du Pilou : http://sitedepilou.free.fr/ et http://www.avantipilo.com/

Vidéo sur la pratique du Pilou : http://www.youtube.com/watch?v=MDmnBulDN4Q&feature=player_embedd&noredirect=1

André Giordan, Et vive le pilou ! - E viva lo piloNice : Serre Editeur, cop. 2003. Cote CIRDOC : 790.1 GIOR

Mise en ligne : 16/01/2020
/ Data : 2012

Je cherche la "chanson de Nougolhayro". Elle a servi de thème à une oeuvre de Fernand de la Tombelle (1854- 1928): Fantaisie sur 2 thèmes pour orgue. Pouvez-vous me dire si je peux trouver les paroles et surtout la partition ou encore un enregistrement de cette chanson ?


Fernand de la Tombelle, compositeur, organiste et folkloriste

Fernand de la Tombelle (1854-1926) est un compositeur et organiste originaire de Dordogne.

Membre fondateur de la Schola Cantorum où il enseigne l'harmonie, il s'intéresse également aux chants et musiques traditionnels de sa région natale.

Comme nombre de ses collègues et élèves - parmi lesquels on peut compter Joseph Canteloube et Déodat de Séverac - il devient un folkloriste averti, recueillant et harmonisant le répertoire traditionnel du Périgord et du Limousin.

Fernand de la Tombelle constitua une œuvre importante qui comporte des centaines de numéros d'opus, d'oratorios, de musiques de scène, de suites pour orchestres, de poèmes symphoniques, de pièces à voix égales ou mixtes et une importante collection de morceaux pour grand orgue et harmonium. Il n'est pas exclu qu'au sein de celle-ci figurent des mélodies directement inspirées de thèmes traditionnels.




La Chanson de Nougolhayro

C'est peut-être notamment le cas de la Chanson de Nougolhayro, publiée au sein de Fantaisie sur deux thèmes pour orgue (partition disponible en ligne ici) pour laquelle Fernand de la Tombelle se serait inspiré d'une chanson populaire périgourdine : É Pin É Paou.

É Pin É Paou est présente dans l'ouvrage des abbés Causse et Chaminade, Les vieilles chansons patoises du Périgord (1902) qui ont emprunté les harmonisations de folkloristes, dont celles de Fernand de la Tombelle. 

Les deux abbés expliquent que cette chanson collectée dans la région de Périgueux était chantée lors des séances de dénoisage, lorsque, à la mi-octobre la population se réunissait à la veillée pour einouzolhia (graphie des auteurs), pour séparer le cerneau de la coquille des noix.


Le terme Nougolhayro (ou Nougalhaire) utilisé par Fernand de la Tombelle dans sa composition désignerait les hommes et femmes qui parcouraient le pays pour louer leurs services lors des séances de dénoisage.

Ainsi, nous pouvons peut-être le rapprocher du chant populaire périgourdin, présenté ci-dessous, dans la graphie des abbés Causse et Chaminade :



La drola on perdu pochincho

Fojon pocha lou cocolou :

You creirio éngoza mo couchïncho,

Chi lou leichavo oou moudélou.

É pin é paou, etc.


O lo chonta dé notr' hotécho

Qué chiar dé boun vi blon nouveou

Maï qué nou-j-o faï lo proumécho

Dé non régola dé creypeou

E pin é paou, etc.


Quon lo mio-né chiro chounado,

Foudro fa fét'oou réveillou

Maï per fini lo chérénado,

Forén choouta loû coutilloû.

É pin é paou, etc.

 

Mise en ligne : 16/01/2020
/ Data : 2013

La Sarda a l'òli est un poème de l'auteur languedocien Jean-Marie Petit, issu du recueil Bestiari, aubres, vinhas : poemas. Celui-ci s'affiche autant en tant qu'œuvre plastique que littéraire, grâce au travail du peintre sétois Pierre François qui réalisa des illustrations au fur et à mesure de la rédaction des poèmes par Jean-Marie Petit.


Avant d'être publié sous forme de recueil par les éditons Vent Terral en 1979, le Bestiari avait été en partie exploité par le chanteur Patric dans son album Bestiàri édité en 1977 par la maison de production Ventadorn.


Patric met en musique quelques poèmes qui lui avaient été communiqués par Jean-Marie Petit. Pierre François réalise la pochette du disque en mettant en image ces poèmes Ces planches sont réalisées spécialement pour l'album. On peut considérer qu'il s'agit là de la première édition du Bestiari.

 



Pour la publication du texte chez Vent Terral (avec de nouvelles planches inédites réalisées cette fois encore par Pierre François), c'est une autre version du poème qui a été proposée à l'éditeur. Le texte comporte en effet quelques différences avec celui publié sur l'album de Patric, notamment dans sa traduction française.


Interrogé sur ces disparités, Jean-Marie Petit nous a indiqué que chaque publication faisait l'objet d'une nouvelle version, les variantes dépendant de l'usage auquel était destiné le texte.


On ne saurait donc établir une version « exacte », unique et figée, de ce poème ; il existe dans plusieurs versions originales, adaptées à la destination du texte, modifiées selon l'inspiration du moment, et témoignant du long processus de création de cette œuvre polymorphe.

 

Le vinyle Bestiari est disponible au CIRDÒC, en consultation sur place (Cote DM30 8.09 PATR be). Il a été réédité en 1995 par Aura Occitania sous forme de CD (disponible au prêt au CIRDOC sous la cote 8.09 PATR b) : et est encore disponible à la vente (en savoir plus).

Le recueil Bestiari, aubres, vinhas : poemas a, quant à lui, fait l'objet de plusieurs éditions. Vous le trouverez proposé au prêt au CIRDÒC (Cote : P LAN PET) et dans de nombreuses bibliothèques. Il est aussi toujours disponible à la vente  par les éditions Vent Terral (en savoir plus).

 

Voici un extrait du Bestiari, aubres, vinhas : poemas tel qu'il a été édité en 1979 par Vent Terral :


La Sarda a l'òli

Es pas qu'un peis de fèrre blanc

qu'a pas jamai nadat dins l'òli

autrament que clòsca copat

e graissat coma una sarralha

acaba virat a la clau

rastèl copat dins la tripalha

 


Ce n'est qu'un poisson de fer blanc

qui n'a jamais nagé dans l'huile

autrement que tête coupée

Et graissé comme une serrure

il finit, tourné à la clef

tes reins brisés dans la tripaille.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Eveniment / Data : 2019-01-30 18:30:00
Le CIRDOC et l'association Tu Tanben vous présentent le Cine-club Òc.
 
Pour ce nouveau rendez-vous, place au rêve avec Kerity, l'ostal dels contes, un magnifique film d'animation doublé en occitan par l'association Conta'm.
 
Natanaël a bientôt 7 ans, mais il ne sait toujours pas lire… Lorsque sa tante Aliénor lui lègue sa bibliothèque contenant des milliers de livres, Natanaël est très déçu ! Pourtant, chacun de ces contes va livrer un merveilleux secret: à la nuit tombée les petits héros, la délicieuse Alice, la méchante fée Carabosse, le terrible capitaine Crochet, sortent des livres.
 
Laurent Labadie, qui a assuré la direction d'acteurs pour le doublage, sera présent pour échanger avec le public et pour nous raconter les coulisses du projet.
 
L'entrée est libre et ouverte à tous, à partir de 5 ans !
 
Contacts :
Lo CIRDÒC - Mediatèca occitana : info@cirdoc.fr // 04 67 11 85 10
Association Tu Tanben : tutanbenoc@gmail.com  
Mise en ligne : 17/01/2020