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/ Data : 2013

Le CIRDÒC-Mediatèca occitana vous propose des modules d'entraînement à la Dictada, dictée occitane.

Ecoutez, notez et faites vos corrections grâce à la transcription et à la traduction de textes occitans.

Mise en ligne : 16/01/2020
/ Data : 2012

Margarita PRIOLÒ-GALHÒT / Marguerite PRIOLO-GAILLOT (1890-1955)

Marguerite Priolo (épouse Gaillot) devient Reine du Félibrige en 1913, après avoir été reine du Félibrige Limousin (1909-1912). Auteur de deux ouvrages de contes traditionnels (Legendas Lemouzinas, 1915 et Countes del Meirilher, 1916), elle fut l'une des disciples de Joseph Roux et l'élève d'une autre reine du Félibrige, la marseillaise Marguerite Genès (1868-1955), professeur de français à Brive, personnalité importante des débuts du félibrige en Limousin.

 

Reine du Félibrige

Native de Brive, c'est dans sa région natale que son nom apparaît pour la première fois dans les journaux de l'époque. Elle devient en 1909, à dix-neuf ans, reine du Félibrige limousin et le restera jusqu'en 1913. Elle est par ses parents, étroitement liée dès son enfance au mouvement, son père, le docteur Priolo étant un important mécène des auteurs d'oc. Sa mère, fut par ailleurs elle aussi reine du félibrige limousin durant une quinzaine d'années.

C'est à l'occasion de la Sainte-Estelle de 1913 à Aix-en-Provence qu'elle est désignée reine du Félibrige par Bruno Durand, lauréat des Jeux Floraux. René Jouveau rapporte cependant dans son Histoire du Félibrige (Nîmes, Bene, 1971, p.448), que le choix final revint à Mistral, au détriment de Mlle Magali Joannon, soeur de Marcel Provence, ayant eu les préférences de Bruno Durand.

Marguerite Priolo devient à cette date et pour sept années, le visage du Félibrige, et reçoit pour insigne un rameau d'olivier en argent. Elle participe à ce titre aux divers fêtes et commémorations du mouvement, fréquemment aux côtés du capoulié, et préside également la cour d'amour "spectacle hérité des troubadours, où se mêlent danses, chants et poésies." (cf.site internet du Félibrige).


Ces événements sont abondamment relayés dans la presse régionale et occitane de l'époque. La jeune reine y figure fréquemment coiffée du barbichet, coiffe traditionnelle limousine, qu'elle quitte toutefois durant le conflit armé de 14-18, pour une tenue d'infirmière, lorsqu'elle s'engage aux côtés de la Croix Rouge de Brive.

 

Conteuse limousine

Parmi les différentes commémorations auxquelles la reine du Félibrige est alors conviée, notons sa présente à Avignon, à l'occasion de la Sainte-Estelle de 1914. Elle dévoile alors ses qualités d'oratrice lors d'un échange avec le maire de la ville, M. Valayer, qui fut relaté dans la presse de l'époque (cf. La Farandole du 3 juin 1914, n°85 p.1-5).

Qualité qui lui valurent d'ailleurs d'être enregistrée dès 1913 au cours d'une collecte menée par le linguiste Ferdinand Brunot (1860-1938) de l'Université de la Sorbonne. Deux enregistrements de cette période sont actuellement en ligne sur Gallica. (premier enregistrement, cliquer ICI second enregistrement, cliquer ICI).

Ses ouvrages de contes, rédigés dans la langue du bas-Limousin et s'inpirant du patrimoine oral de sa région, Legendas Lemonzinas, sorti en 1915, et Countes del Meirilher (1916) lui vaudront les critiques positives de l'Almanach occitan de 1927 "deux volumes de prose, brillant résultat d'un fécond labeur intellectuel, comme parfait miroir d'un rare tempérament féminin" [...] dont les trop rares écrits continuent à souhait les pures traditions romanes" et sera salué en 1965 par le journal le Lemozi à l'occasion d'un article sur Marguerite Genès, dont elle fut l'élève "En effet dès sa parution, le livre Legendas Lemouzinas fut une révélation et opéra presque une révolution. Un style alerte, dru, flexible, épousant toutes les nuances de la pensée ou de la fantaisie venait de naître."(Lemouzi, numéro 15, 1965, p.281-282, Robert Joudoux).

En dépit de leur qualité reconnue, ces deux ouvrages ne furent pas par la suite ré-édité, mais leur auteur, décédée le 13 mars 1955 à Manzac-sur-Vern en Dordogne, membre du Félibrige limousin, participa localement à la diffusion et à la création en langue d'oc.

 

En savoir plus:

Ouvrages de Marguerite Priolo:

PRIOLO, Marguerite, Legendas Lemouzinas/ Légendes limousines, Brive, Impr. Roche, 1915.

PRIOLO, Marguerite, Countes del Meirilher/ Contes du Marguillier, Brive, Impr. Bessot et Guionie, 1916.

 

Quelques articles parus sur Marguerite Priolo

"La Santo Estello. Arrivée de la reine en Avignon." La Farandole, 3 juin 1914, n°85, p. 1-5. (COTE CIRDOC: M6).

"Echos: Countes del Meirilher." Le Mémorial d'Aix, 20 août 1916, n° 78.

"Marguerite Priolo-Gaillot (1890-1955)." Lemouzi, numéro 15, 1965, p281-282, Robert Joudoux. (COTE CIRDOC: AC-3-5)

"Marguerite Priolo-Gaillot, limousine". Almanach occitan de 1927.

 

Archives sonores disponibles sur Gallica.

Archives sonores, 26 août 1913, collecteur Ferdinand Brunot pour l'Université de la Sorbonne, informatrice, Marguerite Priolo. Lieu: Brive.

Premier enregistrement: cliquer ICI.

Second enregistrement: cliquer ICI.

Mise en ligne : 16/01/2020
/ Data : 2012

Azalaïs de Porcairagues est considérée comme la première Trobairitz dont le nom soit connu. On ne déteint à ce jour que peu d'éléments sur cette trobairitz sauf ce qu'ont bien voulu nous livrer les textes du Moyen âge.

On ne connaît d'Azalaïs de Porcairagues qu'un poème - Ar em al freit temps vengut - conservé dans neuf manuscrits médiévaux. Trois d'entre eux présentent la même Vida

N'Azalais de Porcarages si fo de l'encontrada de Monpeslier, gentils domna et enseingnada. Et enamoret se d'En Gui Guerrejat, qu'era fraire d'En Guillem de Monpeslier. E la domna si sabia trobar,e fez de lui mantas bonas cansos. 

Dame Azalaïs de Porcairagues, une dame de haute noblesse et de culture, était originaire de la région de Montpellier. Elle s'éprit de sire Gui Guerrejat, le frère de sire Guillaume de Montpellier. Elle s'entendait à la poésie et composa à son propos maintes chansons de qualité.


Azalaïs de Porcairagues serait donc originaire de Montpellier, ce qui a permis à certains spécialistes de penser que la trobairitz était plutôt originaire de Portiragnes (Hérault) que de Pourcairagues (Gard). Elle se serait par ailleurs éprise de Gui le batailleur, fils de Guillaume VI et frère de Guillaume VII, seigneur de Montpellier.


La seule chanson que l'on ait conservée d'elle lui semble destinée :

Ar em al freg temps vengut Nous voici parvenus à la froidure,
que-lh gels e-lh neus e la fanh qui est gel, neige et boue,
e l'auzelet estan mut les oisillons restent muets
qu'us de chantar non s'afranha à chanter aucun n'incline
e son sec li ram pels plais Les branches sont sèches dans les haies,
que flors ni folha no i nais ni fleur ni feuille n'y éclot
ni rossinhols no i crida ni rossignol n'y chante,
que am s'en mai me reissida lui que j'aime lorsqu'en mai il m'éveille.
 
Tant ai lo cor deceubut J'ai le cœur si désabusé
per qu'eu soi a totz estranha qu'à tous je suis étrangère ;
e sai que l'om a perdut je sais que l'on perd
mout plus tost que non gazanha beaucoup plus vite qu'on ne gagne.
e s'eu falh ab motz verais Si je donne le change avec des mots sincères,
d'Aurenga me moc l'esglais c'est que d'Orange me vint la douleur
per qu'eu m'estauc esbaida qui me laissa consternée :
en pert solatz en partida. j'en perds en partie la joie.
 
Domna met mout mal s'amor Une dame place très mal son amour
que ab ric ome plaideia en plaidant contre un homme de haut parage,
ab plus aut de vavassor de meilleure noblesse qu'un vavasseur
e s'ilh o fai ilh foleia et, en agissant ainsi, elle commet une folie.
car se ditz om en Velai On dit en Velay
que ges per ricor non vai que l'amour ne s'accommode pas de l'orgueil,
e domna que n'es chauzida et je tiens pour déshonorée
en tenc per envilanida. la dame qui se distingue de cette manière.
 
Amic ai de gran valor Je possède un ami de grand mérite
que sobre totz senhoreia qui surpasse tout le monde en noblesse ;
e non a cor trichador ne me montre pas un cœur infidèle
vas me que s'amor m'autreia celui qui m'accorde son amour.
eu dic que m'amors l'eschai J'affirme que mon amour lui revient,
e cel que dis que non fai à qui prétend le contraire
Deus li don mal' escarida que Dieu donne mauvaise fortune,
qu'eu m'en tenh fort per guerida. ar je me sens fort bien protégée.
 
Bels amics de bon talan Bel ami, bien volontiers
som ab vos totz jors en gatge je me suis engagée avec vous pour toujours,
cortez'e de bel semblan courtoise et de belles manières,
sol no m demandetz outratge à condition que vous ne me réclamiez rien de déshonorant.
tost en veirem a l'essai Nous en arriverons bientôt à l'essai
qu'en vostre merce m metrai où je me mettrai à votre merci ;
vos m'avetz la fe plevida vous m'avez fait la promesse
que no m demandetz falhida. que vous ne me demanderez pas de faillir [à l'honneur].
 
A Deu coman Bel Esgar A Dieu je recommande Beau-Regard
e plus la ciutat d'Aurenga et plus encore la cité d'Orange,
e gloriet' e-lh Caslar et la Gloriette et le château,
e lo senhor de Proensa et le seigneur de Provence,
e tot quan vol mon ben lai et tous ceux qui là-bas veulent mon bien,
e l'arc on son fag l'assai et l'arc où sont représentés les exploits
celui perdei qu'a ma vida J'ai perdu celui qui détient ma vie,
e n serai totz jorns marrida. j'en resterai à jamais affligée.
 
Joglar que avetz cor gai Jongleur, vous qui avez le cœur gai,
ves Narbona portatz lai du côté de Narbonne, portez là-bas
ma chanson ab la fenida ma chanson avec sa chute
lei cui jois e jovens guida.  à celle à qui Joie et Jeunesse servent de guides.

 



Concernant ce poème d'Azalaïs de Porcairagues, aucun élément conservé à ce jour ne donne d'indications sur l'accompagnement musical. On ne sait d'ailleurs pas si la trobairitz avait créé un air original pour accompagner ses vers.


En effet, à l'époque le texte était le seul élément à avoir une importance primordiale pour le troubadour. La musique, souvent empruntée à des airs de chansons ayant une construction similaire ou un contenu poétique apparenté, ne servait que de support au discours poétique. Il peut arriver que certaines transcriptions de ces poèmes donnent des indications sur l'accompagnement musical, mais cela reste très rare.

Les accompagnements instrumentaux, eux, n'étaient jamais notés dans les textes originaux de monodie médiévale. On sait que le milieu aristocratique dans lequel évoluaient troubadours et trobairitz avait une prédilection pour les sonorités douces des cordes frottées ou pincées telles la vielle.


Si Ar em al freit temps vengut a bien été mis en musique par plusieurs artistes contemporains, il a nécessité tout un travail de re-création ou d'imagination. 

Toutefois, tous les artistes contemporains ayant travaillé sur ce poème n'ont pas adopté la même démarche artistique.

Ainsi, certains ont tenté de créer un accompagnement musical le plus fidèle possible à nos connaissances actuelles sur la musique des troubadours alors que d'autres ont préféré laisser libre cours à leur imagination et inspiration afin de proposer une interprétation plus personnelle et ancrée dans une autre époque que celle d'Azalais de Porcairagues.

Nous avons pu repérer quelques artistes ayant travaillé sur les vers de Ar em al freit temps vengut :

La Camerata Mediterranea qui, sous la direction de Joël Cohen a créé un accompagnement musical autour de la récitation de la première strophe du poème dans son album Lo gai saber : troubadours et jongleurs 1100-1300. [Cote CIRDOC : 3.092 GAIS]

Le groupe Arabesque qui dans son disque Cortesia [Cote CIRDOC : 3.0 CORT] présente un extrait chanté avec un accompagnement sonore.

Céline et Vincent Magrini présentent eux des extraits chantés et parlés du poème sur un accompagnement musical dans leur album Azalaïs : chansons de femmes des XII° et XIII° siècles [Cote CIRDOC : 3.092 AZAL]

Hombeline qui dans son disque Chants d'émoi [Disponible au prêt au CIRDOC sous la cote 3,092 HOMB c] présente des extraits du poème chantés en langue originale et en français avec un accompagnement musical.

Delfina Aguilera qui propose une interprétation du chant avec un accompagnement musical sur ses disques Delfina [Cote CIRDOC : 8.09 DELF] et Chants féminins Occitans [Cote CIRDOC : 3.092 CHAN] mais aussi au sein du trio Joglar dans leur disque Color.

L'ensemble Clemencic Consort, sous la direction de René Clemencic a également interprété Ar em al freit temps vengut sur le disque Troubadours [Consultable au CIRDOC sous la cote DM30 3.092 TROU]

Enfin, vous pourrez trouver une autre interprétation de ce poème avec un accompagnement musical plus riche réalisée sur l'album Les Trobairitz par le groupe catalan Tronadissa (Ecoutable sur Deezer : http://www.deezer.com/fr/music/tronadissa-oriol-rius/les-trobairitz-687357 )


En savoir plus : 

Voir l'article encyclopédique sur les Tobairitz Cliquer ICI

Zuchetto, Gérard, Gruber Jön, Le livre d'or des troubadours : Anthologie XII°-XIV° siècle, Les éditions de Paris : Paris, 1998. [Cote CIRDOC : 841.8]

Egan, Margarita, Les vies des troubadours, 10/18 : Paris, 1985. [Cote CIRDOC :841.8 VID]

Régnier-Bohler, Danielle (dir.), Voix de femmes au Moyen-Âge : Savoir, mystique, poésie, amour, sorcellerie XII°-XV° siècle, Robert Laffont : Paris, 2006. [Cote CIRDOC : 841.8]

Boutière, J., Schultz, A. H., Cluzel, J.M., Biographies des troubadours : textes provençaux des XIII° et XIV° siècles, A.G Nizet : Paris, 1973. [Cote CIRDOC : 841.8 VID]

Bec, Pierre, Chants d'amour des femmes-troubadours : trobairitz et chansons de femmes, Stock : Paris, 1995. [Cote CIRDOC : CAC 6198]

Sakari, Aimo, A propos d'Azalaïs de Porcairagues, Soledi : Liège, 1971. [Cote CIRDOC : CBB 441-30]

Sakari, Aimo, Un vers embarrassant d'Azalaïs de Porcairagues, Mucchi : Modène, 1978. [Cote CIRDOC : CBC 300]

Mise en ligne : 16/01/2020
/ Data : 2012

Les premières heures de l’occupation humaine du plateau du Larzac sont l’affirmation d’une présence militaire. Les Celtes étaient guerriers, les Romains légionnaires, les Templiers croisés aussi. Cette vocation de terres limitrophes, le Larzac n’y échappe pas. Ici se rencontrent les Latins et les Germains, plus tard les rois d’Aragon étendent leur souveraineté jusqu’à Millau dont le blason conserve les couleurs sang et or. Terres frontières, espaces tampons mais aussi place stratégique qui se concrétise avec les siècles. Cette terrasse sur la Méditerranée, utilisée par les Templiers qui embarquaient à Aigues-Mortes, prend sa véritable dimension militaire avec le XXème siècle.



Créé en 1904, l’actuel camp du Larzac est connu jusqu’en 1977 comme tout lieu de garnison par quelques cartes postales jaunies à l’appui de souvenirs de jeunesse. A cette date, est décidée l’extension du périmètre du camp militaire.

Une décision qui, si elle tient compte du passé militaire du plateau, est particulièrement préjudiciable à la vie des paysans et au respect du patrimoine. Une lutte s’engage. De longues années de face à face entre les tracteurs et les blindés passionnent l’opinion et portent le problème du Larzac à la connaissance de tous. Au départ, révolte paysanne pour la sauvegarde d’un outil de travail, elle endosse bientôt le spectre des luttes ancestrales dont l’Occitanie est le terrain. Le Larzac devient le porte- drapeau de la contestation.



Plusieurs manifestations regroupant des milliers de personnes ont lieu sur le Larzac même qui sert de décor à ces rassemblements de foules. La fête des moissons en 1975, puis la longue marche sur Paris, donnent à ces manifestations des allures de kermesse champêtre. Derrière ces démonstrations de sympathie, les paysans ont fort à faire pour éviter à la fois l’écueil de la spéculation sournoise et le risque de la spoliation arbitraire.
Le projet est finalement retiré. Il laisse aux paysans la plus grande partie des terres labourables, des jours de gloire et une nature intacte. La hameau de La Blaquière reste le haut lieu de la lutte paysanne des années 70. La « bergerie interdite », construite dans le style caussenard à l’intérieur du périmètre de l’extension du camp militaire, témoigne pour ses sympathisants venus de tous les horizons qui laissèrent dans ses murs les traces de leur passage.
Autre témoignage vivant, la Mostra del Larzac, aux Infruts où s’est créé un centre d’art contemporain, plate-forme du mouvement occitan, et reste un écho au slogan : « Gardarem lo Larzac ».



Extrait de : Gilles Bancarel, Larzac terre de conquêtes , Toulouse Loubatières, 1988. (CIRDOC CC 18-67).



Pour en savoir plus :

- Tous au Larzac [Images animées], Rouaud Christian, Ad Vitam [éd.], 2012, [CIRDOC DVD 323 TOU]

- Christiane Burguière, Gardarem ! : chronique du Larzac en lutte, Éd. Privat, impr. 2011 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Solveig Letort, Le Larzac s'affiche, Seuil, 2011 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Pierre-Marie Terral, Larzac : de la lutte paysanne à l'altermondialisme, Privat, impr. 2011 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Joan Boudon, lo conneissetz ? [Images animées], Constantial Miquèl, Films verts colportage, La Tissote, prod., distrib., [2009 ?] [CIRDOC 849 JOA]

- Les Brebis font de la résistance [Images animées], Pozzo di Borgo Catherine, Les films du paradoxe, Cauri films, 2008 [CIRDOC 307 BRE]

- Le Larzac [Images animées], Cambon Jacques, Jacques Cambon [prod.], CCOR [distrib.], 2004 [CIRDOC 394 LAR]

- La lutte du Larzac, 1971-1981 [Images animées], Cassard Philippe, Arcadie, 2003 [CIRDOC 323 LUT]

- Alexander Alland, Le Larzac et après : l'étude d'un mouvement social innovateur, Éd. l'Harmattan, 1995 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Gilles Bancarel, Larzac : terre de conquête, Loubatières, 1988 [CIRDOC 988.92]

- Didier Martin, Le Larzac : utopies et réalités, L'Harmattan, 1987 [CIRDOC 320.9 MAR]

- Pierre Bonnefous, Alors la paix viendra, Fondation Larzac, 1984 [CIRDOC CAZ 18]

- Le Larzac, l'armée... la violence et les chrétiens : texte collectif M.D.P.L, 1979 [CIRDOC CBZ 32]

- Louis Balsan, Larzac, terre méconnue, Les Editions Ouvrières, 1979 [CIRDOC 988.92]

- Paysannes : paroles des femmes du Larzac, Édition Albatros, 1979 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Yves Hardy, Dossier L... comme Larzac, Alain Moreau ed. 1977 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Larzac 74 [Enregistrement sonore], Vendemiaire, [1975] [CIRDOC DM30 8.0 LARZ-74]

- Michel Le Bris, Les Fous du Larzac, Presses d'Aujourd'hui, 1975 [CIRDOC 944.7 LAR]

- Georges Beau, Vie ou mort du Larzac, Solar, 1974 [CIRDOC CAB 569]

- Jean Toulat, Le Larzac et la paix, J. Toulat ed. 1972 [CIRDOC CBB 813-17]


- Le CIRDÒC conserve également un grand nombre d'affiches des années 70 sur la lutte contre l'extension du camp militaire du Larzac, ainsi qu'un dossier de revue de presse sur les événements.

Mise en ligne : 16/01/2020
/ Data : 2013-06

Chaque année, différents marchés traditionnels et foires aux métiers anciens mettent à l'honneur des gestes et outils rendus obsolètes par les technologies nouvelles. Les bugadièras (que l'on pourrait traduire par « lavandières ») ont aujourd'hui disparu. Toutefois, de ces périodes où la bugada (lessive) constituait un événement en soi, un moment de sociabilité, il demeure un ensemble d'images, de représentations, mais également de chants et de textes.

 



La bugada et les bugadièras

    Jusqu'à la démocratisation de la machine à laver dans la seconde moitié du XXe siècle, la lessive constituait un important et laborieux travail laissé principalement à la charge des femmes. D'une famille et d'une époque à l'autre, la périodicité de la bugada (à considérer comme la « grande lessive », et non celle du quotidien) a pu évoluer (en fonction de la pile de linge encore frais disponible dans les armoires notamment). Il faut noter en effet la difficulté que représentait autrefois la manœuvre, ainsi que le temps nécessaire à son exécution : généralement, une semaine entière. Complétée au besoin par de petites lessives plus fréquentes, la grande lessive familiale ne se renouvelait dans les temps les plus anciens qu'une à deux fois dans l'année. (On évoque à ce propos un moment particulier, quasiment de fête, où se retrouve la notion de pureté sacrificielle que l'on rencontre également dans d'autres fêtes calendaires, comme les feux de la Saint Jean par exemple, cf. article ICI).  

    Les techniques évoluant et le linge adoptant des matières plus fragiles peu adaptées à la bugada traditionnelle, le rythme et les pratiques se modifièrent progressivement. Certaines familles aisées ou citadines firent également appel à des bugadièras professionnelles. Au nord de Montpellier, la population féminine de Grabels (34) se spécialisa ainsi assez tôt dans cette pratique, opérant tout au long de l'année et ce, par tous les temps. Des bugadièras itinérantes, recrutées de maison en maison, circulaient d'un village à l'autre.

 

 



Le lexique occitan de la bugada

Lou Tresor dóu Felibrige de Frédéric Mistral (Aix-en-Provence : J. Remondet-Aubin, 1886) recense un nombre important de mots relatifs à cette pratique et aux outils s'y rattachant.

« Bugado, bujado (périg. Velay), buiado (lim.), buisado (for.), buado (l.d.), buaio, bua, bujau (a.), buia, buec (for.d.), (rom.bugada, buada, cat.esp.bugada, it.bucato), s.f. Buée, lessive, linge de lessive, v.caidido, leissièu, ruscado ; perte considérable en argent ou en embonpoint, v.estoufado, perdo. Tinèu de bugado, cuvier de lessive. […]. »

Se penchant sur l'étymologie de ce terme, Mistral avance plus loin : « Le mot bugado vient de bou, bouc, trou, parce que la lessive est proprement l'eau qui passe par le trou du cuvier. »

Quant à celles (le masculin n'existant pas à ce sujet) qui procèdent à cette bugado (ou bugada en graphie standardisée) :

Bugadiero, bugadièiro (l.), buadièiro (rouerg.), bujadièiro, bujandiero (lim.), buièiro, bugandiri (d.), buandèiri, buiandìri (for.), (rom.b.lat.bugadiera, it.buandiera), s.f. Buandière, lavandière, blanchisseuse, v.lavarello ; cuvier à lessive, v.tinèu ; buanderie, lieu où l'on coule la lessive, v.couladou ; t.de savonnerie, compartiment dans lequel on met le mélange des substances salines dont on veut tirer la lessive, saponaire officinale, plante dont on se sert pour nettoyer les étoffes, v.sabouniero ; liseron de Biscaye, liseron des champs, plantes, v. courrejolo.

Figurent également les dérivés suivants :

Bugadarié, bujandario (lim.), s.f. Buanderie où l'on fait les lessives, métier de buandière, v.couladou. R. bugada.

Bugadié, bugadiè (l.), bujadiè (rouerg.), bugadè (g.), bugadèi (bord.), bujadié (lim.), bugeié (a.), buié (d.), (rom. Bugaduy, bugey, cat., bugader), s.m. Vase de terre pour lessiver le linge, terrine à savonner, v.gaveto ; cuvier à lessive, v.rusquié, tinèu ; buanderie, v.couladou.

Mais également les termes et verbes : bugada (bugadar) ; bugadage, bugadarié, bugadasso, bugadeto, bugadié, bugadierasso, bugadoun, bugadounat, bugadounet. 

Concernant les dictionnaires français, nous trouvons trace du terme de « bugadière » dans celui d'Émile Littré (Dictionnaire de la langue française, Chicago, Encyclopaedia Britannica, édition 1982) : « S.f. Cuve en maçonnerie pour faire le savon. » évoquant ainsi davantage l'outil que son utilisatrice.

 

Les étapes de la bugada :

La pratique de la bugada traditionnelle a pu être bien identifiée dans nos régions grâce à un ensemble de témoignages, qu'ils soient oraux (recueillis au cours de divers collectages), iconographiques (peintures et cartes postales, telle celle présentée en regard), ou écrits. Cette bugada à l'ancienne faisait intervenir un lexique conséquent, dont voici quelques éléments (la liste n'étant pas exhaustive). Notons ainsi, et selon la liste dressée par Joseph-Eugène Claustre dans son ouvrage Les Bugadières de Grabels (Lou dragas, Grabels, 1996) :

- reconéisser : séparation entre le blanc et les couleurs

- desalivar : durant ce « prélavage », le linge est abondamment trempé et brossé sommairement pour enlever la saleté superficielle.

- entinar : mettre dans la tina, la cuve. Celle-ci, percée à sa base, est mise en communication avec lo tampòt, creusé dans le sol ou un baquet (sceau en bois).

Le linge est par la suite entassé dans la cuve, avant que l'on ne verse sur lui le lessiu (lessif).

- caudejar : il s'agit là d'une longue manipulation qui consiste à verser l'eau chaude sur les cendres disposées sur le haut de la pile. L'eau s'écoule alors progressivement entre les différentes couches et ressort par le tampòt, qui permet de récupérer ce lessif et de le réutiliser (pour la même lessive, ou, à la fin de la procédure, pour laver les sols, par exemple). L'eau, durant l'opération, est continuellement chauffée. Une fois les différents passages effectués – la bugadière détermine le dernier passage à la couleur du lessif, la bugada peut reposer.

- desentinar : une fois la cuve vidée commence le rinçage. Celui-ci peut avoir lieu dans un lavoir (privé ou communal), mais également à la rivière. Chaque linge est alors savonné puis battu à l'aide d'un batedor (battoir) qui permet notamment de faire ressortir les couleurs, mais surtout d'essorer le linge. Pour obtenir un blanc bien clair, certains linges sont plongés dans des bacs d'eau froide contenant du bleu azur, des boules de bleu.

- espandir : étendre le linge, pour le faire sécher. Il s'agit de la dernière étape. On étend le linge, le plus fréquemment directement dans l'herbe, sur des espandidors de plein air.

Ce lexique est par ailleurs complété par un ensemble d'outils et d'éléments du costume de la lavandière, destinés à la protéger des conditions climatiques souvent difficiles liées à une pratique annuelle. Nommons ainsi pour les principaux d'entre eux lo banquet, tréteau utilisé afin d'égoutter le linge ; et lo sanlaje, tablier de toile raide imperméabilisée parfois porté par les bugadièras.

 

 



La bugada dans les textes et l'imaginaire collectif

La bugada constitua durant des siècles un des temps de la vie quotidienne, principalement de celle des femmes. Bien ancré géographiquement, par la situation des lavoirs notamment, il l'était également sociologiquement dans la vie des villes et villages.

Demeure en relation avec cette activité un nombre conséquent de textes, chansons, proverbes mais également photos et peintures témoignant de cette pratique et de son impact sur l'imaginaire collectif.

 

 



 

Proverbes

Nous devons à Frédéric Mistral et à son Tresor dóu Felibrige de connaître un certain nombre de proverbes et expressions, relevés par lui au cours de la rédaction de son ouvrage-somme. La plupart d'entre eux sont révélateurs de l'importance et du mérite reconnus aux bugadièras, au vu de la pénibilité de leur travail, tel : « Tan plan l'ivèr coume l'estiéu, li bugadiero van au riéu. » (Lou Tresor dóu Felibrige), dont la traduction pourrait être : « Tant l'hiver que l'été, les bugadières vont au ruisseau » ; ou le plus ironique : « Li bugadieros dóu riéu/ Manjarien soun ome viéu. » (Lou Tresor dóu Felibrige) « Les bugadières du ruisseau/ Mangeraient leur mari (tout) vif ».

D'autres, au contraire, relèvent les traits généralement associés à ces femmes, et aux discussions autour du lavoir, lieu où se transmettent les informations (et les rumeurs). Tel est ainsi le cas de : « front de bugadiero, effronterie de harengère ; que bugadiero ! Quel bavard ! » (cf. Frédéric Mistral, Lou Tresor dóu Felibrige, définition de Bugadiero). C'est d'ailleurs le nom de cette profession que le Niçard J. Bessi choisit en 1871 pour baptiser son nouveau journal (La Bugadiera, Nice, 1871-1880). On dit aussi : « Lengut coma una bugadièra » (avoir la langue bien pendue comme une bugadière).

 

Notons enfin quelques expressions et dictons relatifs à la pratique :

« Que fai bugado entre Caremo e Carementrant/ Li bugadiero moron dins l'an. » : Qui fait sa lessive entre Carême et Carême-prenant, la bugadière meurt dans l'année. (superstition particulièrement répandue semble-t-il et relevée par de nombreux collecteurs).

« Las sorbras dal flascon de las bugadièiras garisson las fèbras » : Les restes de la gourde des lessiveuses guérissent les fièvres. Ce dicton souligne la réputation de bonne santé de ces bugadièras, solides travailleuses dont les « cueissas frescas » (Cf. ouvrage Grabels) furent également vantées.

Notons enfin quelques-unes des devinettes et historiettes, le plus souvent relatives au batedor (le battoir) et jouant souvent sur les double-sens :

« Dintra sec, sortís trempe, e fa remenar lo cuol a las femnas ? »

« Un pan de coeta per divertir la dameta ? »

 

 



Les bugadièras dans la littérature occitane

La littérature occitane accorde également une place à ces femmes dans la galerie des portraits d'une époque aujourd'hui révolue. Le poète du Lot-et-Garonne Paul Froment (lien vers sa présentation) propose ainsi La Bugada dans son ouvrage A trabès regos (A travèrs regas en graphie normalisée). Dans ce recueil datant de 1895, le jeune poète (il a alors vingt ans) chante sa campagne, ses paysages et ses habitants.

En voici ci-dessous les premières lignes, parfois reprises dans les cartes postales anciennes de l'époque.

 

La bugado/ La bugada

Se soun lebados pla mati/ Se son levadas plan matin

Las labairos, e, per parti,/ Las lavairas e, per partir,

Biste, sans se trop escouti,/ Viste, sans se tròp escotir,

Cadunp al galop s'es coufado ;/ Caduna al galòp s'es cofada;

D'un grand pas lou pitiou troupel/ D'un grand pas lo pichon tropèl

Camino cat al ribatel ;/ Camina cap al rivatèl;

Dins de descos, sul toumbarel/ Dins de descas, sul tombarèl

Lous beus ban traina la bugado./ Los buèus van trainar la bugada.

Froment, Paul, A trabès régos : rimos d'un pitiou paysan, Villeneuve-sur-Lot ; impr.B. Delbergé, 1895. Texte original et transcription en graphie standardisée.

 

Au début de l'ouvrage En terra galesa (En terre gauloise), Paul Chassary adresse pour sa part une invocation à la Muse de Grabels : « Tus que dins l'Avi, la maussou,/ Sibles toujours quanta cansou ;/Que bresilhes per lòu campestre/ Desempioi l'auba jusqu'au vespre,/ Accompagnant chaca moùcel/ Dau bruch de l'aiga é dau bacèl... » « Toi qui, au bord de l'Avi, de la Mosson/ Toujours siffles quelque chanson ;/ Qui gazouilles dans la campagne/ Depuis l'aube jusqu'à la vesprée ;/ Accompagnant chaque morceau/ Du bruit de l'eau et du battoir... » (Graphie et traduction personnelles de l'auteur, Paul Chassary ; En terra galesa, Montpellier, Imprimerie centrale du Midi, 1895).

 

 



Chansons

Espace de sociabilité, la bugada constituait un moment de discussion et d'échange entre les femmes. Parallèlement aux chansons que purent interpréter les bugadièras durant ces moments de travail, nous conservons un important ensemble de chansons et poèmes rendant hommage au travail de ces femmes. Ces chansons sont à la fois des créations originales et des chansons traditionnelles, transmises et mises en musique sur des airs contemporains.

Parmi les chansons de la Grande Lande recueillies par Félix Arnaudin (Chants populaires de la Grande Lande, 1912) figure La Bugada, dont les paroles sont les suivantes (selon l'édition établie par Jacques Boisgontier et Lothaire Mabru) :

Nau qu'en làuem le bugade,/ Neuf nous lavons la lessive, (bis)

Nau/ Neuf

Nau qu'en làuem le bugade/ Neuf nous lavons la lessive

Nous que le làuem/ Nous la lavons

Nous que l'esténem/ Nous l'étendons

Su' l'erbéte/ Sur l'herbette

Menudéte/ Menue

Aném a le houn/ Allons à la fontaine,

Doundéne,/ Dondaine,

Aném a le houn,/ Allons à la fontaine,

Doundoun./ Dondon.

 

Oueyt, … (sur le principe des chansons de répétition, la chanson se poursuit en diminuant de un à chaque couplet. ).

 

Ueit...Set... Cheis..., Cinc...,/ Huit..., Sept..., Six..., Cinq...,

Quaté...,Très..., Dus..., Un./ Quatre..., Trois...., Deux..., Un.

En 1914 paraissait Lo Bugado (La Bugada en graphie normalisée) de Gustave Bessière dans ses Consous del Rouergue.

Lou Roussignòu de Magalouna, Cansous lengadoucianas (Montpellier, F.Dezeuze, ca.193.) et le Cansounier de Lengadoc édité à Montpellier en 1942, pour n'évoquer que ces deux recueils, proposent également différentes chansons à la gloire des bugadièras. Y figure notamment Las Bugadièiras de F. Jallois, mise en musique par E.Perrin, La Font de Sant Bertoumiéu (Lou roussignòu..., Montpellier, ca.193.) et La Font dau Rèi (Cansounier de Lengadoc, 1942).

Le répertoire des chansons relatives à la bugada et aux bugadièras est vaste, citons entre autres : Chanson des blanchisseuses, présentée à l'occasion de la "Fête de bienfaisance donnée au profit des Pauvres de la Commune de Grabels" (cf. Les Bugadières de Grabels, Lou Dragas, Grabels, 1996) ; Lo Buodairo/ La Bugadière, chanson de Louis Julié (1877-1847), tirée de son ouvrage Un paù de moun cur : poésies rouergates et françaises (Millau : Impr. Artières & Maury, 1937)

Muse tant populaire que littéraire, la bugada, aujourd'hui disparue dans sa forme ancienne, inspirait encore dans les années 1980 les chanteurs occitans, à l'exemple de Robert Marty, auteur de Femna, et d'Eric Fraj dans son Enfadat (ces deux chansons figurent sur le disque d'Eric Fraj L'Enfadat, paru chez Ventadorn en 1980).

 



En savoir plus :

Lou Roussignòu de Magalouna, Cansous lengadoucianas, Montpellier, F. Dezeuze, ca.193.

Cansounier de Lengadoc, Montpellier,éd. de la Mantenencia de Lengadoc, 1942.

ARNAUDIN, Félix, Chants populaires de la Grande-Lande et des régions voisines, Paris : H. Champion, impr. 1912.

FROMENT, Paul, A trabès régos : rimos d'un pitiou paysan, Villeneuve-sur-Lot, impr. B. Delbergé, 1895.

CHASSARY, Paul, En terra galesa, Montpellier : impr. Centrale du Midi, 1895.

CLAUSTRE, Joseph-Eugène, Les bugadières de Grabels, Grabels, Lou dragas,1996.

JULIÉ, Louis, Un paù de moun cur : poésies rouergates et françaises, Millau : Impr. Artières & Maury, 1937.

MISTRAL, Frédéric, Lou Tresor dóu Felibrige, Aix-en-Provence : J. Remondet-Aubin, 1886. 

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Eveniment / Data : 2018-05-04 09:00:00

Pour la 3e année, la Calandreta d’Agde, en partenariat avec le CIRDÒC et Lectura & Òc, vous convie à Agde pour une grande fête autour du livre jeunesse en occitan.

La Calandreta d’Agde organise tous les ans un prix littéraire invitant les jeunes lecteurs à voter pour leur ouvrage préféré parmi une sélection d’œuvres en occitan. C’est ainsi un jury de plus de 1 000 jeunes lecteurs qui décerne ce « Prèmi literari Calandreta ». La proclamation des résultats donne lieu à une grande journée festive de rencontre avec les auteurs et d’échanges autour du plaisir de lire : la Passejada literària. Cette année, ce sont près de 500 élèves (23 classes) qui sont attendus à la rencontre de 15 auteurs !

Passejada Literària 2018 à Agde
Vendredi 4 mai 2018


Programme des animations scolaires : 9h-16h, avec la participation de 15 auteurs

13h30 : remise du Prèmi Literari Calandreta

À la Pinède (derrière le Musée de l’Éphèbe)

Affiche de la pièce d eThéâtre Pèire Petit
Pèire Petit – La Rampe TIO
14h30 – Théâtre : Pèire Petit par la Rampe-TIO au Palais des Congrès

Représentation gratuite ouverte au public – Réservations auprès du CIRDÒC

D’après Petit Pierre, une pièce de Suzanne Lebeau et Le Manège de Petit Pierre de Michel Piquemal, traduit en occitan par Sèrgi Carles.

Gilles Buonomo découvre la version occitane Lo Manetge de Pichòt Pèire : de là va naître l’envie d’adapter ce texte pour le théâtre ! Nous sommes en présence d’un long poème qui ’écoute, un monologue conté à deux voix où se mêlent la grande histoire et la petite histoire : Pierre Avezard, dit « Petit Pierre » face au monde qui s’emballe : les guerres, les crises, la modernité…
Sourd-muet et borgne de naissance, Pierre Avezard exerce des activités de vacher et de bûcheron dans des fermes dans le Loiret. Dès 1947 (à 28 ans), il commença la réalisation de son oeuvre la plus connue, le « manège de Petit Pierre » à la Coinche, la ferme où il s’installe définitivement. C’est cette vie que les deux comédiens (Gilles Buonomo et Yves Durand) narrent sur scène : celle d’un enfant puis d’un homme «différent». Ils racontent cette vie comme un conte naïf et donc par moments cruel.

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Eveniment / Data : 2018-05-18 10:00:00

Essayez-vous à la cuisine occitane (ateliers de la Topina) ou testez vos connaissances autour des cultures régionales avec l’Association Zo !, ou en tentant de résoudre les énigmes de l’enquête intéractive “Qui a matat Francés Canat”. Vous découvrirez également en avant-première la Passejada - Centre de Primièrs secors occitan.

Et durant tout le week-end : stands (éditeurs et associations ) et exposition (Cultura viva), vous attendent du côté du Palais des Séminaires.

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Eveniment / Data : 2018-06-15 20:30:00
Découvrez Chronos du groupe Asuèlh le 15/06 à Sortie Ouest. Un spectacle de la compagnie du Griffe, en partenariat avec le CIRDÒC, proposé par Hérault culture en partenariat avec La calandreta lo Cigal dans le cadre du festival régional Total Festum.

Présentation 

Chronos est un cinéconcert naviguant entre narration poétique et reportage ethnographique. Michel Cans, cinéaste et reportage, filme dans les années 50-60, "une galerie de portraits de famille de tout l'Ouest-Hérault" selon les dires de Max Rouquette. La rencontre entre les musiciens d'Asuèlh et les équipes du CIRDOC à fait émerger l'idée de mettre en musique ces scènes d'un quotidien à la fois si lointain et si proche. Le caractère muet de ces films permet une libre-interprétation musicale. La langue occitane émerge à partir de poèmes chantés et de collectages anciens ou récents. Asuèlh s'inscrit dans une démarche de promotion du matériel culturel occitan. Les films de Cans en sont un condensé, c'est un regard brut porteur d'un héritage immatériel...

Infos pratiques 


Le vendredi 15 juin à 20h30 à Sortie Ouest
Accès sortie n°36 de l'A9 / Béziers Ouest

Réservations et paiement par carte bleue sur le site sortieouest.fr : ICI

OU :
- par téléphone au 04 67 28 37 32 
- sur place à la billetterie du théâtre sortieOuest,du mardi au vendredi de 14 h à 18 h.

TARIFS 
Tarif plein : 17 €
Tarif réduit : 13 € (retraité plus de 60 ans, porteurs de la carte Nabuchos, professionnels du spectacle, groupe à partir de 10 personnes et Comité d’entreprise).

Tarif préférentiel : 11 € (porteurs de la carte EPIC Hérault Culture / sortieOuest et demandeurs d’emploi).

Tarif jeune et tarif spécifique : 6 € (scolaires, étudiants de moins de 26 ans - carte d’étudiant en cours de validité, bénéficiaires des minima sociaux).

Collégiens en soirée : 1 € Hérault Culture soutient la sensibilisation des jeunes au spectacle vivant grâce au théâtre à 1 euro pour les collégiens (dans la limite des places disponibles).

Restauration possible avant et après les spectacles au Chapiteau gourmand. Réservations au 06 25 50 51 21


Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Eveniment / Data : 2019-03-16 18:30:00
Au mois de mars, un vent de poésie et de culture va souffler sur les quais de Garonne ! Le CIRDÒC-Mediatèca occitana vous donne rendez-vous à la Topina, restaurant-café culturel, à l'occasion de deux événements.

Le 05/03, venez découvrir les festivités de la Baio de Sampeyre
Le 16/03, le CIRDOC vous propose pour la première fois hors-les-murs, une édition de son Cafè mescladís dédiée au souffle poétique, à l’occasion de l’édition 2019 du Printemps des poètes. 

Ces deux soirées nous permettront d'inaugurer un partenariat avec la Topina, désormais installée au Pont Saint-Pierre à Toulouse, autour de ses actions de promotion et de sensibilisation du grand public à la langue et à la culture occitanes, notamment par le biais de l'accès au livre.

PROGRAMME DÉTAILLÉ

18:30 /  Avèm decidit d’aver rason - dialogue musical et poétique. Avec Marie Coumes, Laurent Cavalié et Roland Pécout. 
Avèm decidit d'aver rason, création de Laurent Cavalié et Marie Coumes, est un croisement des langues, française et occitane, langues écrite et musicale. Deux années de travail et de recherche autour de la poésie occitane de ces 50 dernières années, ont donné naissance à ce spectacle mettant en lumière quelques-unes des pépites des poètes de la décolonisation, dont l'incontournable poème éponyme de Roland Pécout.
Les artistes animeront une discussion musicale et poétique inédite en compagnie de l'écrivain.
20:00 / Scène ouverte : « De la poésie au slam, las lengas s’expriman a la Topina »
Les amateurs des mots, sont les bienvenus pour cette scène ouverte slam poésie. Dans une ambiance conviviale, vous pourrez écouter, dire, clamer, slamer ou chanter les textes de votre choix, dans leur langue d’origine ou dans la vôtre. 

Pour participer à cette aventure littéraire, inscrivez-vous sans attendre auprès de : info@cirdoc.fr (avant le 15/03). 

INFORMATIONS PRATIQUES

La Topina - Restaurant-Café culturel occitan 
Place Lange, Arche 4 - Rue du Pont Saint-Pierre - Toulouse 
06.15.32.34.73
la.topina.tls@gmail.com
Mise en ligne : 17/01/2020