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Sujet : Mouvement occitan
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Tipe : Revista / Data : 1990-2007
Après avoir monté une section musique au sein de l’Institut d’Etudes Occitanes en 1983/84, le musicien et activiste Claude Sicre (des Fabulous Trobadors) entreprend de la doter en 1990 d’une publication mensuelle à son image, bavarde et transversale, autour d’un concept créé aux alentours de 86 : la Linha Imaginòt, pied de nez onirique à la ligne Maginot...

Élément fédérateur qui tisse sa toile horizontale à travers l’Occitanie, d’Uzeste à Nice,
la ligne souhaite faire interagir des créateurs et des intellectuels autour de débats et d’actions communes pour dessiner de nouvelles formes d’occitanismes, en les ancrant dans leur environnement direct, dans leurs villes, leurs villages. Cette idée intensément anti centraliste est chère à Claude Sicre, pour faire en sorte que « chez eux, les gens fabriquent leur Paradis ».
Dans les colonnes empilées de la revue (entre le journal et le magazine), on croise notamment des intellectuels et des artistes, à l’instar du groupe de ragga occitan Massilia Sound System (dont on peut mesurer l’ascension), le linguiste Henri Meschonnic, le musicien André Minvielle ou le penseur Felix Castan (maître à penser de Claude Sicre, omniprésent dans la publication)...
Les droits de réponse y sont les bienvenus, et semblent occuper une place de choix, permettant un dialogue entre les rédacteurs et des lecteurs devenus, par la force des choses, eux-mêmes rédacteurs.
À la fin de chaque numéro sont compilés des articles lus et sélectionnés dans d’autres publications, pour faire le pont avec les sujets évoqués par les membres de la Linha. De quoi, également, compiler tout un tas d’idées et de pistes de réflexions, en vrac, à partir du centre de Toulouse, à Arnaud Bernard, pour permettre de “grande révolution mondiale des quartiers”.

Trimestrielle, la revue paraîtra de 1990 à 2007.


Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Revista / Data : 1976
Dire, revista de critica occitana était une revue généraliste en occitan qui a paru en 1976 en Avignon. Des auteurs de la nouvelle vague de l’écrit occitan et de la recherche, comme Philippe Gardy, Robert Lafont, Philippe Martel, Claude Barsotti ou Hélène Girard, y ont contribué. La revue n’a toutefois duré que trois numéros avant de disparaître.  Entièrement rédigée en occitan, la revue a tenté de combler le vide laissé par Viure et en présentait les mêmes caractères.
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Revista / Data : 1971-1976
De 1971 à 1976 l’Institut d’études occitanes édite la revue Vida Nòstra (qui deviendra Revolum en 1975). La publication, de type magazine illustré, se veut « occitaniste, culturelle et pédagogique, en dehors de tout engagement politique ». Elle donne un panorama intéressant du « borbolh » culturel qui emporte l’Occitanie dans les années 1970.
La revue est trimestrielle, elle est publiée à Toulouse en collaboration avec les Centres régionaux d'études occitanes de Toulouse, Bordeaux et Montpellier. Le premier comité de rédaction réunit J.-L. Dutech, André Lagarde et Hélène Gracia sous la direction de René Seguy, puis de Michel Berthoumieux.
Revue de revendication culturelle au départ, Vida Nòstra contient des articles en français et en occitan sur la littérature, l'enseignemnt, le théâtre, la musique. Vida nòstra Revolum accordera progressivement de plus en plus de place aux analyses politiques et économiques.
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Revista / Data : 1972-1980
Journal mensuel publié à Toulouse de 1972 à 1980 (39 numéros) sous la direction de Gaston Bazalgues. Organe de presse du courant politique occitaniste du même nom, né en 1971 de la dissolution du Comité occitan d’étude et d’action.
D’abord révolutionnaire, Lutte occitane se rapprochera peu à peu des grands partis politiques de gauche en examinant les problèmes occitans sous l’angle de la lutte des classes et du colonialisme intérieur tout en rejetant le nationalisme. Par ailleurs, le journal s’engage clairement en faveur de l’écologie, contre le nucléaire et soutiendra les luttes sur le Larzac, Naussac, celles de viticulteurs ou des ouvriers en grève.
De 1978 à 1980 le journal prendra le titre de Païs occitan. Lutte occitane publiera aussi à Antibes de 1974 à 1975 Occitania Passat e present (4 numéros).
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Grope
Le Comité occitan d’étude et d’action (COEA) est un organisme militant créé en 1962 à Narbonne par un collectif de personnalités déjà impliquées dans le mouvement occitan, notamment au sein de l’Institut d’Estudis Occitans, « des écrivains et des militants de l’action dite culturelle, essentiellement linguistique, abordant les problèmes économiques et sociaux. » comme ils se définissent eux-mêmes, dans le Bulletin d’information du COEA (janvier 1970).
Dans les faits il est initié par Robert Lafont engagé depuis le début des années 1950 comme Secrétaire général de l’IEO pour la refondation d’une stratégie, d’une pensée et d’une action occitanes sur l’analyse des réalités économiques et sociales. Il est pendant une décennie le le principal animateur et le Secrétaire général du COEA, qui compte également parmi ses membres Yves Rouquette, Guy Martin, Gaston Bazalgues, Jean Larzac, Claude Marti, Michel Grosclaude, Bernard Lesfargues, Michèle Stenta, entre autres (source : Bulletin d’information du COEA).

Origines

En 1950, Robert Lafont devient Secrétaire général du tout nouvel Institut d’Estudis Occitans, fondé à Toulouse en 1945. Il présente un rapport de rupture avec l’action et l’objectif traditionnel - culturel, savant et linguistique - des organisations occitanes. Tout au long des années 1950 il ne cessa d'argumenter en faveur d’une refondation d’une stratégie occitaniste qu’il souhaite fondée sur une analyse solide des réalités économiques et sociales et proposer ainsi un projet politique pour l’avenir de l’Occitanie.
La position de Lafont convainc une nouvelle génération militante mais fait débat et entraîne un temps de crise avec les tenants d’une position « culturelle » autour de Bernard Manciet et surtout Félix Castan. La crise au sein de l’IEO est soldée en 1964 par l’exclusion de Manciet, Castan et Ismaël Girard.
Entretemps, le mouvement des mineurs de Decazeville avait fait émerger dans l’opinion occitane et dans les médias, une prise de conscience du malaise occitan autour de la notion de « colonialisme intérieur ». Robert Lafont avait analysé en 1954 dans son essai Mistral ou l’illusion (Paris : Plon) le rendez-vous manqué entre le mouvement félibréen et la révolte des viticulteurs languedociens de 1907 qui aurait pu déboucher, selon lui, à une adhésion massive de la société au mouvement de renaissance occitane du moment où il ne se cantonnait plus à l'action littéraire et linguistique, et ainsi déboucher sur un projet politique pour l’Occitanie. C’est donc pour ne pas rater un nouveau rendez-vous avec le mouvement social que le COEA est créé dès 1962, sans attendre la transformation au sein de l’IEO.

L’organisation

Quelques mois après sa création, le Bulletin d’information du COEA (n° 2, 15 mars 1963) fait un premier bilan de la nouvelle organisation : il annonce une cinquantaine de personnes adhérentes, la tenue d’une première assemblée générale en mai 1962 et l’adoption de statuts ouvrant la voie à une existence légale. L’organisme se veut « d’un type entièrement nouveau » et doté d’une doctrine qui « doit être entièrement neuve ». L’établissement de cette doctrine doit se faire dans le cadre de séances de travail et de débats par correspondance mais déjà le premier bulletin, « à un grand nombre d’élus du Pays d’Oc », contient une synthèse sur le concept de colonialisme intérieur à la fois comme grille d’analyse mais également comme vecteur de propositions politiques concrètes.
Sur le plan de l’organisation militante, le COEA affiche l’ambition de créer à partir du Comité central un maillage de « comités occitan d’action » au niveau régional, local, et dans les entreprises. Les fonctions entre le comité central et les comités divers sont définies ainsi : « le comité central analyse la situation, donne des directives et les comités divers sont les organes de l’intervention. » L’ambition est de mettre sur pied une organisation militante et ne pas devenir une organisation « académique », c’est-à-dire purement intellectuelle. Il s’agit également pour le COEA de créer un réel mouvement d’opinion autour de ses analyses et propositions et de favoriser « une prise de conscience occitane ».
Dans les faits, le développement d’une organisation militante massive ne s’est pas réalisé même s’il est fait état au fil des Bulletins d’un Comité auvergnat d’étude et d’action ou d’un COEA Paris.
En 1964 Robert Lafont, Yves Rouquette et d’autres membres actifs du COEA fondent la revue Viure. Si elle n’est pas un organe direct du COEA, elle est un lieu de diffusion et de débat sur les idées portées par l’organisation.
Le COEA publiera quelques livres : Principes d'une action régionale progressiste (Nîmes : COEA, 1966, réed. 1969), Le petit livre de l'Occitanie (Saint-Pons : 4 Vertats, 1971 ; réed. Paris : Maspero, 1972). Mais c’est avec les essais politiques de Robert Lafont autour du problème région et du colonialisme intérieur, publiés à grand tirage chez de grands éditeurs parisiens, que les analyses et propositions du COEA seront véritablement connues et diffusées auprès de l’opinion : La Révolution régionaliste (Paris : Gallimard, 1967), Sur la France (Paris : Gallimard, 1968), Décoloniser en France. Les Régions face à l’Europe (Paris, Gallimard, 1971), Clefs pour l’Occitanie (Paris : Seghers, 1971), Lettre ouverte aux Français d’un Occitan (Paris : Albin Michel, 1973), La Revendication occitane (Paris : Flammarion, 1974) ou encore Autonomie, de la Région à l’autogestion (Paris, Gallimard, 1976).

Le rôle politique

En juin 1964, le contact avec la vie politique est établi : le COEA participe avec des délégués à la Convention des Institutions Républicaines, nouveau parti politique créé par François Mitterrand, qui aboutira sept ans plus tard au fameux congrès d’unification des socialistes d’Épinay-sur-Seine (juin 1971). Le COEA reconnaît s’être constitué en club politique - mais refuse explicitement de devenir un « parti politique » traditionnel - afin d’entrer en contact avec d’autres clubs politiques (comme le Front régionaliste corse).
S’il fait partie des clubs fondateurs de la Convention des Institutions Républicaines qu’il fait adhérer à la problématique de l’autonomie régionale, le COEA prend ses distances avec l’organisation de François Mitterrand dans sa dynamique d’union avec la SFIO et la famille radicale. Non seulement la SFIO et les radicaux n’ont pas exprimé de position favorable aux problématiques régionalistes, mais de nombreux membres du COEA sont adhérents ou sympathisants des deux autres forces de la gauche des années 1960 : le parti communiste et le PSU. En 1967 la séparation avec la Convention des Institutions Républicaines est actée. Dans les faits le PSU de Michel Rocard apparaît de plus en plus comme l’organisation politique la plus proche des problématiques politiques du COEA (dénonciation d’une situation de colonialisme intérieur, défense de l’autonomie régionale, de l’autogestion, etc.) On peut sans doute mettre au compte du COEA le fameux rapport « Décoloniser la province » présenté en 1966 par Michel Rocard lors des Rencontres socialistes de Grenoble.
Le Comité occitan d’étude et d’action disparaît à l’orée des années 1970 et débouche sur la candidature de Robert Lafont, candidat des « minorités nationales » à l’élection présidentielle de 1974. Le COEA rendait possible une telle candidature, non seulement en permettant de mûrir une analyse et des propositions capables de tenir une telle candidature, mais également en établissement les liens entre organisations politiques régionalistes et en diffusant les idées du colonialisme intérieur en dehors des cercles militants. La candidature ayant été invalidée par le Conseil constitutionnel, les comités de soutien vont se transformer en mouvement autonome Volèm viure al país qui sera l’organisation des années 1970.
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Òbra
Entre 1965 et 1983 ces trois pubications vont être le laboratoire vivant de la pensée politique du mouvement occitan à travers reportages, enquêtes, témoignages, débats et comptes rendus engagés.

Viure (1965-1973)

Revue trimestrielle publiée à Nîmes de 1965 à 1973 (30 numéros) sous la direction de Robert Lafont. Lors de sa création, le comité de rédaction réunit Jean-Paul Bringuier, Claude Fabre, Gui Martin et Yves Rouquette. Jean Larzac et Philippe Gardy rejoindront l’équipe en 1966. Le premier numéro paraît en 1965, il débute par un texte liminaire Revolucion occitana, souvent repris par la suite, qui constitue un manifeste et annonce mai 68. Le texte est rédigé par Robert Lafont et Yves Rouquette.
L'importance de Viure tient à son caractère précurseur dans tous les domaines. Par ses analyses (aliénation, colonialisme intérieur, socialisme, nationalisme...) la revue a donné les éléménts nécessaires à la réappropriation de l'histoire et de l'identité occitanes.
Des désaccords au sein du comité de rédaction entraîneront la disparition de la revue en 1973.

Dire : revista de critica occitana  (1976)

Revue trimestrielle, publiée à Avignon en 1976, seuls 3 numéros paraîtront. Le comité de rédaction se compose, entre autres, de Yves Barelli, Claude Barsotti, Gaston Bazalgues, Philippe Gardy, Robert Lafont et Philippe Martel.
Entièrement rédigée en occitan, la revue tente de combler le vide laissé par Viure et en présente les mêmes caractères.

Aicí e ara (1979-1983)

Revue trimestrielle, publiée à Montpellier de 1979 à 1983 (15 numéros) sous la direction de Rémi Pach. Le comité de rédaction réunit Jean-Frédéric Brun, Jean-Pierre Laval, François Pic. Le titre de la publication fait référence au manifeste publié dans le premier numéro de Viure en 1965 « Aicí e ara. Dins aqueste païs e dins aqueste sègle, l’òme… L’òme deliure e responsable » et affirme la volonté de filiation entre les deux publications.  Revue de réflexion et de critique sur l’occitanisme, indépendante de tout mouvement ou parti politique, les articles traitent de sujets politiques, culturels et littéraires. Aicí e ara est aussi ouverte aux autres minorités nationales. La revue est à l’origine de la création en 1980 de l’Union del Pòble d’Òc, qui se veut un rassemblement et non un parti, le Manifeste de l’U.P.O est publié dans le n°9 de novembre 1980.  La revue est rédigée entièrement en occitan jusqu’au n° 10 de février 1981, à partir de mai 1981 apparaissent des articles en français. En mai 1982, après une interruption d’un an, une nouvelle série voit le jour et la revue annonce un changement de cap, elle ne s’adresse plus seulement aux occitanistes et accorde une place plus importante à l’aspect culturel. Les articles en occitans, dans un esprit d’ouverture et de tolérance, s’ouvrent à la graphie mistralienne. Le dernier numéro paraît en février 1983, son éditorial fait le constat de démobilisation et de régression du mouvement occitan depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir.
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Òbra

Revue annuelle, publiée à Montpellier sous la direction de Jean-Paul Brenguier de  1993 à 2000 (9 numéros).

Le comité de rédaction réunit Alain Alcouffe, Jean-Yves Casanova, Jean-Louis Escafit, Philippe Gardy, Danièle Jullien, Robert Lafont, Philippe Martel, Guy Martin, François Pic, Patrick Sauzet, Claire Torreilles, Jean-Louis Viguier.

Chaque numéro, d'environ 150 pages, contient un texte de création, plusieurs articles généralistes et des critiques littéraires.


La Revista occitana n’est ni une revue littéraire ni une revue scientifique, son but est de fournir à ses lecteurs « une actualisation de la connaissance et de la pensée avec l’aide et au service d’une langue adulte ». Sa création intervient dans un contexte où les conflits liés à l’occitan sont apaisés. Les revendications politiques des années 1970 sont éloignées, les régions ont plus de pouvoir ce qui a facilité une reconnaissance de la dimension culturelle occitane.  Au niveau linguistique la langue écrite est normalisée et d’un point de vue social le statut de la langue a évolué favorablement avec l’officialisation de l’occitan du Val d’Aran par le gouvernement catalan et au niveau de l'enseignement avec la création récente d'une Licence et d’un CAPES d'occitan.

 
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Grope
Courant politique occitaniste né en 1971 de la dissolution du Comité occitan d’études et d’action (COEA), Robert Lafont, Jean et Yves Rouquette et tous les penseurs politiques du mouvement occitan vont rejoindre Lucha occitana. Bénéficiant du travail de théorisation du COEA, Lutte occitane se consacre surtout à l’activisme politique. C’est ainsi que Lutte occitane initie et porte le combat contre l’extension du camp militaire du Larzac.

Le mouvement se dote d’un organe de presse du même nom qui sera publié de 1972 à 1980 sous la direction de Gaston Bazalgues. Consulter le N° 1 de Lutte Occitane

En 1974 le Mouvement socialiste autonomiste occitan « Volem Viure al País » est créé et les anciens du COEA quittent Lutte occitane pour rejoindre VVAP. L’organisation végétera après le départ massif de ses militants les plus actifs, elle sera dissoute en 1981 tout de suite après l’élection du Président François Mitterrand.
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Grope
« Volèm Viure al País » es primièr un simple eslogan qu’es vengut en 1974 un partit politic : lo « Movement Socialista Autonomista Occitan "Volèm Viure al País" » (MSAO-VVAP) per donar una seguida al regèt de la candidatura de Robèrt Lafont a l’eleccion presidenciala amb dins l’idèa lo recampament dels movements occitanistas d’esquèrra. VVAP es un movement bèl, plan estructurat que va animar la vida politica occitana del decenni, s’engatjar dins nombre de batèstas e préner una part importanta dins lo renovelament de l’esquèrra francesa e de sa pensada. Aprèp la desillusion viscuda al moment de la presa de poder per aquela esquèrra, dins l’aprèp 1981, lo movement penequeja qualque pauc abans que de se dissòlvre per donar naissença al Partit Occitan en 1987.
En 1974, Robèrt Lafont se fa portar coma lo candidat de las minoritas nacionalas –en union amb los Còrses, Basques, e una part dels Bretons- a l’eleccion presidenciala amb un eslogan : « Volèm Viure al País ». A partir de Lucha occitana de comitats de sosten son montats a la lèsta per collectar las cents signaturas necitas dins aquel temps per avalorar una candidatura. Lafont e sos aligats inquiètan lo poder. Son 114 signaturas que son reculhidas mas lo Conselh Constitucional, jol pretèxte que d’unes elegits que s’engatjavan a sosténer Lafont avián ja donada a un autre sa signatura, ne refusa 18 e invalida la candidatura. D’aquel fracàs relatiu, Robèrt Lafont, sentissent lo resson positiu fach a sas tèsis neo-regionalistas, ne conclutz que cal bastir una fòrça politica novèla que siá a l’encòp socialista e autonomista. Convida Lucha Occitana a se transformar a travèrs son recrutament, sas estructuras e biasses de debatre e a daissar de caire son extremisme revolucionari. Propausa tanben una evolucion de sos comitats de sosten en comitats Viure al País que -malgrat d’unas oposicions vengudas de militants de Lucha Occitana- dins un recampament bèl, a Fenièrs en Lemosin, lo 23 de junh, se fedèron per devenir lo Movement Socialista Autonomista Occitan « Volèm Viure al País ». (MSAO-VVAP).
Sèrgi Viaule descriu aital lo movement que ven de nàisser : « Aquel movement novèl romp radicalament amb lo romantisme revolucionari de Lucha Occitana dins d’opcions mai pragmaticas e subretot mai sociala-democratas »1. Lèu-lèu lo movement pren d’ample - son recrutament anava de la social-democracia a la democracia-crestiana- per comptar un milierat de militants fòrça ben organizat. Un comitat de coordinacion o burèu nacional supervisa las accions de comitats locals nombroses e escampilhats sus lo territòri qu’an una autonomia granda e que demòran en ligam a travèrs un bulletin interior. Lo movement se dòta tanben, a partir de febrièr de 1978, d’un mesadièr d’opinion de difusion mai larga, la revista Volèm Viure al país.
Tre sa començança VVAP es part prenenta dau recampament de l’Union de l’esquèrra francesa pensant que d’unas de sas opcions autonomistas seràn presas en consideracion e mesas en òbra un còp lo poder conquistat. Robèrt Lafont pensava aital promòure la frucha de son trabalh mercé los partits d’esquèrra e lor donar la volontat d’anar cap a una politica de decentralizacion. Mas, segon Gerad Tautil, dins una analisi de l’òbra politica de Robèrt Lafont : « una ostilitat cap a l’idèa d’autonomia s’afortís dins las declaracions de responsables del partit comunista (PCF) del Lengadòc Rosselhon. Maurici Verdier, responsable d’aquela federacion del PCF se refusa de distinguir l’idèa d’autonomia regionala o interregionala d’aquela d’independéncia. Confusion totala o refús de préner en compte las consequéncias politicas del concèpte ? Saique los dos. Mas aquela amalgama s’explica tanben per la volontat de Lafont de faire participar lo movement occitan sus una basa comuna : una transformacion de la Republica, a l’encòp decentralisatritz e federala. » VVAP es menat tanben a préner sas distàncias amb las representacions nacionalas quand l’Union de l’esquèrra s’estrifa en 1977.
Lo trabalh de reflexion continua pasmens, la contribucion de VVAP es entre autras causas una proposicion detalhada d’estatut d’autonomia per Occitania tocant maites domenis de competéncias politicas e administrativas que deurián èsser transferidas a las regions occitanas. Pren còrs dins una brocadura que sortís en setembre de 1980 en suplement al numèro 28 de la revista Viure al País e qu’es titolada : Statut d’autonomie pour l’Occitanie.
Sus lo terren VVAP es present dins la mobilizacion dels Comitats d’accions viticòlas en Lengadòc, sus lo Larzac, dins las campanhas contra lo nucleari e un pauc d’en pertot tre que i a de luchas localas de menar, mercé lo malhum bèl de sos comitats d’accion. Es tanben als costats dels minaires de Ladrecht amb aqueste còp un raprochament amb lo PCF e la CGT que veson dins l’idèa regionala una opcion estrategica que cal préner en compte. Es la signatura e la difusion del manifèst Mon país escorjat (co-escrich per Lafont e Mafre-Baugé, JP Chabrol per lo PCF) que s’opausa a la dintrada d’Espanha e Portugal dins lo mercat comun per protegir las produccions occitanas. Tanplan es lo temps de las grandas manifestacions del PCF amb l’eslogan « Viure e trabalhar al país » sus d’afichas de sang e d’aur, nombre de cantaires occitans e mai un discors en lenga d’òc de Lafont a Montpelhièr per lo recampament bèl del 10 de mai de 1980. Aquò es pas dins lo gost de totes, la revista VVAP N°26 evòca una OPA dau PCF sus lo movement occitan e i vei una justificacion a una novèla candidatura « regionalista » a la presidenciala. Al nivèl nacional, las centralas parisencas del PCF e del PS, en competicion per lo poder acòrdan pas gaire d’atencion al manifèst i vesent pas mai qu’una aligança locala e simbolica mai que mai que los occitanistas politicament tròp desparièrs, sovent temptats per l’adesion als partits de l’esquèrra nacionala, an pas capitat de s’endevenir e son aflaquits per un ensag mancat l’an d’abans d’un projècte d’union entre Lucha Occitana e VVAP.
Volèm Viure al País se devesís sus la necessitat de la candidatura a l’eleccion presidenciala de 1981 que se fa pasmens amb Gustau Alirol, president de VVAP dempuèi lo renovelament dels quadres del partit de junh 1980. La candidatura abotirà pas en causa las 500 signaturas ara per ara requeridas per que siá retenguda.
Aprèp 1981-83, l’esquèrra al poder e la decepcion grandarassa que se n’enseguís, sols los militants nacionalistas demòran a VVAP, los uns dintrant al partit socialista, los autres descorats quitant lo combat politic. Lo movement perd alara la mitat de sos aderents. Es lo temps d’una dolentosa traversada del desèrt fins a las eleccions regionalas de 1986 que amb l’emergéncia de listas occitanistas un pauc d’en pertot pausan un còp de mai la question d’una representacion unenca. VVAP se va dissòlvre per aquò far e es la creacion del partit Occitan en mai de 1987.
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Grope
Créée en 1965 par un collectif d’écrivains et intellectuels occitans autour de Robert Lafont, la revue Viure est le premier organe qui rassemble et exprime publiquement les grands thèmes de pensée et d’action qui feront les « 20 Glorieuses » de l’occitanisme. Le premier numéro s’ouvre par un manifeste « Revolution occitana » signé collectivement - mais sans doute rédigé par Yves Rouquette et Robert Lafont - et qui annonce les écrivains occitans réunis autour de Viure : « … sèm prestes a totes las contèstas, portats que sèm per un movement universal, segurs d’ausir dins lo borbolh de la batèsta un pols de mond picar en abans de l’istòria. »
Lire le manifeste dans le N°1 (Prima de 1965) de Viure
Mise en ligne : 17/01/2020
sus 8