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Sujet : Occitan (langue) -- Fonds d'archives
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Sujet : Philologie romane
Tipe : Fons documentari

Histoire du fonds

Née en 1925, dans un hameau limousin de quatre fermes à Germont, commune de Chamberet (Corrèze), Marcelle Delpastre passe de l'école communale au collège de Brive. Après un bac philosophie-lettres, elle s'oriente vers les Arts décoratifs à Limoges, puis retourne définitivement à la terre dans la ferme familiale en 1945. Elle rédige ses premiers poèmes et textes en français dans les années 1940 et commence à publier dans des revues de poésie dès les années 1950 (Bfm Limoges : fonds Delpastre : mss. 35-74 : cahiers de jeunesse 1945-1963).

Au cours des années 1960, alors qu’elle assiste à la transformation du Limousin rural, le percevant comme la fin d’une civilisation paysanne plus que millénaire, Marcelle Delpastre fait la rencontre des personnalités qui animent le mouvement félibréen en Limousin, en particulier l’universitaire et poète Jean Mouzat, réunis autour de la revue Lemouzi : « J’en appris davantage sur ma langue, celle que je parlais tous les jours, en une petite heure qu’en trente-huit ans de vie. […] J’étais émerveillée que l’on pût parler si clairement, si longtemps, dans une chose aussi décriée que la nôtre, pour exprimer tant de choses plus passionnantes les unes que les autres. […] je savais maintenant que cette langue pouvait tout dire… ». Elle apprend dès lors l’écriture de l’occitan limousin, qu’elle avait pour langue maternelle, et découvre l’héritage littéraire occitan, celui des troubadours, dont le Limousin avait été un des principaux foyers.
Elle publie alors son premier poème en occitan, « La lenga que tant me platz » (Lemouzi, 13, 1964).

Au même moment, elle entame une œuvre ethnographique inséparable de son oeuvre littéraire, en collectant et réécrivant les contes et les mythologies populaires du Limousin. Publiés sous forme de chroniques, son œuvre ethnographique est réunie en volume, Le tombeau des ancêtres, en 1976 : « Mon ambition n'est pas tant d'en donner un tableau complet que de rechercher le sens, ésotérique mais surtout psychologique, de ces traditions. »

Dans les années 1970 Marcelle Delpastre fait deux rencontres importantes, celles de Michel Chadeuil et de Jan dau Melhau, deux jeunes auteurs occitans du Limousin. Elle participe régulièrement à leur revue Lo Leberaubre dont le titre est une contraction de leberon (le loup-garou) et d'aubre (l'arbre), et qui se donne pour mission « de balhar de las raiç au leberon e far corre l’aubre la nuech », c’est-à-dire de donner des racines au loup-garou et de faire courir l'arbre la nuit.

La publication en 1974 du recueil des Saumes Pagans (Psaumes païens) dans la collection Messatges de l’Institut d’estudis occitans la fait connaître de l’ensemble des milieux littéraires occitanistes. Bien qu’en dehors de tout mouvement - si ce n’est sa collaboration aux revues limousines d’expression occitane - Marcelle Delpastre est dès lors considérée comme un des auteurs majeurs de la littérature occitane contemporaine. De la maison familiale de Germont, dans le Limousin, d’où elle ne sortit pas plus de trois semaines dans toute sa vie comme elle l’écrivit dans ses Mémoires, Marcelle Delpastre a écrit des milliers de pages, dont beaucoup inédites, dans des carnets qui la suivaient partout. L’œuvre poétique de Marcelle Delpastre est immense : ballades, psaumes, prose poétique, poèmes dramatiques... Isolée par choix dans la ferme où elle trouvait le calme pour écrire, elle vécut seule avec ses parents, ne se mariant pas (quelques jours avant de mourir, elle disait encore : « Qu'est-ce qui devait compter ? Vivre ou écrire ? »). Elle écrit l'arbre, la terre, le mystère de la création, l'amour, la déploration du monde, l'âme meurtrie, la solitude et la souffrance. Ses poèmes souvent tristes et durs célèbrent aussi la vie sensuelle et crue. L’oeuvre de Marcelle Delpastre, par son ampleur, par son originalité, sa liberté, n’ont cessé d’impressionner les critiques. Jan dau Melhau et sa maison d’édition Lo Chamin de Sent Jaume (Meuzac, Haute-Vienne) a permis d’éditer une grande partie de l’oeuvre de Marcelle Delpastre.
Légataire et ayant-droit de l’écrivaine, il a donné à la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges l’ensemble des manuscrits réunis aujourd’hui au sein du Fonds Marcelle Delpastre.

Modalités d'entrée :

 Don de Jan dau Melhau, légataire et ayant-droit de Marcelle Delpastre.

Accroissement :

 Fonds clos

Fonds complémentaire :

 

Description du fonds

Composante du fonds limousin, le fonds Marcelle Delpastre est composé des manuscrits de l'écrivaine, répartis en 6 grands ensembles :
- Manuscrits littéraires en prose
- Manuscrits littéraires de poésie
- Manuscrits d'études ethnographiques
- Manuscrits de chroniques publiées dans la presse locale
- Cahiers de jeunesse comprenant des écrits de Marcelle Delpastre rédigés entre 1944 et 1963.
- Carnets de notes regroupant des textes écrits en 1983 et 1993

Dates extrêmes :

 1944-1998

Langues représentées dans le fonds :

 Français, occitan (limousin)

 

Importance matérielle :

 110 dossiers manuscrits

Supports représentés :

 Manuscrits/Tapuscrits

Pour le consulter

Identifiant du fonds :

Fonds Marcelle Delpastre, Mss. 1-110.

Instruments de recherche disponibles :

 Bibliothèque francophone multimédia de Limoges, Inventaire des manuscrits du fonds Marcelle Delpastre, janvier 2015. Disponible en ligne : http://www.bm-limoges.fr/documents/FondsManuscritDelpastre.pdf

Ressources en ligne

 Voir les documents du fonds Marcelle Delpastre disponibles en ligne.

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :

Voir les conditions de consultation sur le site internet de la Bfm

Conditions de reproduction :

 Voir les conditions de reproduction sur le site internet de la Bfm

Mise en ligne : 11/02/2020
Tipe : Fons documentari

Histoire du fonds

Joseph d’Arbaud est un poète et félibre provençal né à Meyrargues en 1874 et mort à Aix-en-Provence en 1950. Sa mère, Marie d'Arbaud est félibresse et publie le recueil de poésies Lis amouro de ribas sous le nom d'Azalaïs d'Arbaud.
Joseph d'Arbaud s'intéresse très tôt à la littérature d’oc et publie en 1913 Lou lausié d’Arle (Le laurier d’Arles), qui reçoit un très bon accueil au sein du félibrige dont il devient majoral en 1918. Directeur de la revue Le Feu, il y publie régulièrement des poèmes, dont certains, font directement référence à la guerre de 1914-1918.
À partir de la première moitié des années 1920, Joseph d’Arbaud se retire en Provence et devient manadier. Il publie alors plusieurs ouvrages de proses : La Caraco (la Gitane, 1926), La Bèstio dóu Vaccarès (la Bête du Vaccarès, 1926), La Sòuvagino (la Sauvagine, 1929). Ces livres, La Bèstio dóu Vaccarès, en tête, demeurent encore aujourd’hui des références de l’écriture occitane en prose de la première moitié du XXe siècle jusqu’alors principalement tournée vers la poésie.

Modalités d'entrée :

Don de Mme Joseph d'Arbaud en 1966

Accroissement :

Fonds clos

Description du fonds

Le fonds est constitué de 27 dossiers de manuscrits et de correspondances. Les 17 dossiers de correspondances sont constituées par la correspondance passive, classée par ordre alphabétique d'auteurs. Ils peuvent contenir des extraits de manuscrits d'autres auteurs mais aussi des photographies. L'ensemble de la correspondance est décrite dans le catalogue des manuscrits du CCFR : Ms 2093-2110.

Les dossiers restants occupent une vingtaine de boites d'archives soit environ deux mètres linéaires de documents divers : manuscrits, dossiers de travail...
Il existe un début d'inventaire réalisé par Pierre Fabre, capoulié du Félibrige de 1992 à 2006 mais resté sans suite.

Dates extrêmes :

XIXe-XXe

Langues représentées dans le fonds :

Occitan (provençal)

Occitan (languedocien)

Français

Importance matérielle :

27 dossiers, environ 3 mètres linéaires

Supports représentés :

Manuscrits/Tapuscrits

Pour le consulter

Identifiant du fonds :

Correspondance : Ms 2093-2110

Instruments de recherche disponibles :

Inventaire de la correspondance disponible sur le Catalogue Collectif de France (CCFR)

Conditions de consultation :

 

Conditions de reproduction :

Mise en ligne : 11/02/2020
Tipe : Fons documentari

Histoire du fonds

Prosper Estieu (1860-1939) est un instituteur, félibre et poète originaire du lauragais. Il se dédie pleinement à la promotion et l'étude de la langue d'oc après l'enterrement de son ami, l'écrivain occitan Auguste Fourès en septembre 1891.

Prosper Estieu devant sa presse d'imprimerie d'où sortent les numéros de la revue <i> Mont-Segur</i>. Archives départementales de l'Aude, fonds Prosper Estieu, cote 120J19

Il est à l'origine, avec Antonin Perbsoc, rencontré lors de cet enterrement, de la réforme graphique adoptée aujourd'hui pour l'écriture de l'occitan. Il développe cette graphie dans la revue Mont-Ségur qu'il créé toujours en compagnie d'Antonin Perbosc et qu'il imprime d'ailleurs depuis son propre domicile.
En 1927, il crée le Collège d'Occitanie qui donnera des cours de langue et cultures occitanes a des milliers d'escolans, participant à une plus large adoption de sa graphie.

Modalités d'entrée :

Don en 2009 aux Archives départementales de l'Aude par Daniel Estieu.

Accroissement :

Fonds clos

Fonds complémentaire :

Les archives du Collège d'Occitanie comprennent un fonds Prosper Estieu : voir leur fiche de présentation en ligne

Description du fonds

Le fonds conservé par les archives départementales de l'Aude illustre deux des époques majeures du parcours occitan de Prosper Estieu, celle reliée à la revue Mont-Segur et celle reliée au Collège d'Occitanie. La plus grande partie des documents présent au sein de ce fonds concerne donc soit la revue Mont-Ségur (voir les sections Photographies, cote 120 J 17 à 120 J 22 et Périodiques, cote 120 J 39 et 120 J 40), soit ses productions liées au Collège d'Occitanie (voir partie Activité littéraire, cote 120 J 5 à 120 J 16).
Sa bibliographie complète est également présente au sein de ce fonds (section Ouvrages imprimés, cote 120 J 23 à 120 J 38).

Dates extrêmes :

1874 - 1942

Langues représentées dans le fonds :

Occitan (languedocien)

Français

Importance matérielle :

0.3 m.l.

Supports représentés :

Manuscrits/Tapuscrits

Monographies imprimées

Périodiques (presse et revues)

Documents iconographiques

Pour le consulter

Identifiant du fonds :

120 J

Instruments de recherche disponibles :

Répertoire numérique dactylographié de la sous-série 120 J "Fonds Prosper Estieu" par Jean Blanc et Sylvie Caucanas, 2009.

Ressources en ligne :

En ligne sur audealaculture.fr, consulter l'Inventaire du fonds Prosper Estieu

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :

Consultation libre sauf documents fragiles ou en mauvais état

Conditions de reproduction :

Reproduction libre sauf documents fragiles ou en mauvais état

Mise en ligne : 11/02/2020