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Sauf
Auteur : Dètz
Tipe : Collòqui / Data : 1996
Réunis à l'occasion du colloque qui s'est tenu à Bordeaux en les 20 et 21 novembre 1992, les meilleurs spécialistes de littérature occitane ont procédé à une première analyse d'ensemble de l’œuvre de l'écrivain Bernard Manciet. Les actes de ce colloque ont été rassemblés et préfacés par Guy Latry.

Consulter le sommaire de l'ouvrage ci-dessous :
Mise en ligne : 20/03/2020
Tipe : Manuscrit / Data : 1790
Dès les débuts de la Révolution française des députés provenant de circonscriptions de langue occitane, flamande, bretonne, basque, etc. ont proposé de traduire dans les « idiomes qu'on parle dans les différentes parties de la France » les lois et décrets de la nouvelle Assemblée constituante afin d'obtenir l'adhésion du peuple non francophone. Ces initiatives, en rupture avec la politique linguistique de l’Ancien régime, aboutissent à l'adoption du décret du 14 janvier 1790 prévoyant la traduction systématique des lois et décrets.
Si cette « politique des traductions » a été dans les faits très laborieuse dans sa mise en œuvre, très imparfaite dans ses réalisations, et au final assez peu soutenue, elle produisit cependant un important corpus de traductions des textes officiels en langues de France, en particulier en occitan, vaste domaine géolinguistique, massif en termes de nombre de locuteurs. Cette politique prend fin en 1793-1794 avec la mise en place d’une politique « d’éradication des patois » autour du fameux Rapport de l'abbé Grégoire.

La traduction de Pierre Bernadau

Cette traduction de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen par le bordelais Pierre Bernadau (1762-1852), si elle est la plus connue, n'est donc pas la seule. Elle doit sa célébrité pour avoir été envoyée en réponse à l’enquête de l’abbé Grégoire. Elle est cependant assez classique dans ses intentions et ses choix linguistiques : sur le plan politique il s’agit de rendre intelligible pour le peuple, en particulier paysan, les progrès et droits octroyés par l'Assemblée afin d’obtenir son adhésion ; sur le plan linguistique, le traducteur recherche une langue occitane assez largement compréhensible en dépit des variations locales. Pour Bernadau, ce sera l'occitan parlé autour de lui sur les quais du port girondin, un gascon très influencé de languedocien, sorte d’occitan unifié intercompréhensible dans tous les pays de Garonne. Le texte français est donné en interligne afin de pouvoir vérifier sa fidélité à l’original.  Pour autant, la traduction de Bernadau est considérée peu fidèle, en tout cas assez libre, par rapport au texte original
Bernadau n’avait sans doute pas établi cette traduction pour le seul Grégoire mais devait l’avoir préparée pour le public bordelais puisque l’on sait qu’il s’engagea pour la politique des traductions.

Le manuscrit 

Le manuscrit conservé est celui envoyé à l'abbé Grégoire en réponse à son enquête préparatoire au Rapport qui scellera la politique « d’éradication des patois » à partir de 1793-1794.
Il est probable que Bernadau, patriote bordelais et poète occitan occasionnel, n'entretenant pas les mêmes représentations que Grégoire sur les « idiomes » en usage dans le pays, ait fait preuve d'ironie voire de provocation dans sa réponse en envoyant cette traduction occitane de la « sainte Déclaration » pour reprendre ses propres termes.
Dans sa réponse au questionnaire - les questions de Grégoire sont pour beaucoup orientées défavorablement pour les « patois » - Bernadau indique qu'il transmet ses réponses bien qu'il n'ait « saisi qu’imparfaitement le sens des questions [posées] aux patriotes ».

Le manuscrit est conservé dans le fonds de l’abbé Grégoire à la Bibliothèque de la Société de Port-Royal (ms. REV 222) qui a aimablement fourni cette reproduction. 

Il a été publié par Augustin Gazier dans : « Lettres à Grégoire sur les patois de France », revue des langues romanes (1874-1879).
Mise en ligne : 17/01/2020
/ Data : 2004-2005

Contenu bientôt disponible

La Caravane occitane est une initiative d’un nouveau mouvement, né en 2003 sur le Larzac, sous le mot d’ordre « Gardarèm la Tèrra ! », se rattachant explicitement aux mouvements altermondialistes qui se multiplient dans le monde entier après l’énorme écho médiatique des manifestations contre le Sommet de l’OMC à Seattle en 1999. Quelques mois après la création du mouvement Gardarèm la Tèrra est lancée l’idée d’une Caravane occitane, collectif mobile qui parcourrait l’Occitanie pour aller à la rencontre des habitants au travers de rencontres, débats, concerts, etc.

Jean-Louis Escafit, militant de Gardarèm la Tèrra, a filmé camescope au poing les coulisses des deux éditions de la Caravane Occitane (2004 et 2005). Partis avec un bus de location, les membres de la première édition avaient rallié Montpellier à Nice, en passant par Béziers, Carcassonne, Toulouse, Bordeaux, Lau, Limoges, Aurillac et Gap. La seconde édition mènera les participants jusqu'aux territoires occitans d'Espagne (Val d'Aran) et d'Italie (vallées occitanes du Piémont).
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Article / Data : 2015

« Pro d’estar mespresats ! » est le slogan d’une campagne lancée autour de la grève de la faim de David Grosclaude, alors conseiller régional d’Aquitaine, entre le 27 mai et le 4 juin 2015, dans le hall de l’hôtel de région de Bordeaux.
Le journaliste, fondateur du journal La Setmana et du groupe de presse Vistedit, entend protester contre le refus par l’État d’entériner le vote des conseils régionaux d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées (à l’époque) de la création de l’OPLO, Office Public de la Langue Occitane, sous la forme d’un GIP (Groupement d’Intérêt Public), organisme qui, selon lui, permettrait un meilleur développement de la langue occitane grâce à des financements publics. Le gouvernement de Manuel Valls n’a qu’à publier au Journal Officiel un décret de constitution du GIP, entérinant les décisions des deux assemblées territoriales, ce qu’il se refuse pour lors à faire, un an après le vote.
Le mercredi 27 mai 2015 en début d’après-midi, accompagné de trois témoins, David Grosclaude pénètre dans l’hôtel de région et s’installe dans le salon d’accueil, dans le hall du bâtiment. Il déclare entamer une grève de la faim jusqu’à la publication effective du décret au Journal Officiel.
Dans le même temps, une campagne de communication à grande échelle est organisée sur les réseaux sociaux, autour du #mespresats qui remporte un succès non négligeable. Plusieurs élus et personnalités, comme José Bové, Jean Lassalle ou l’eurodéputé corse François Alfonsi - qui fait le déplacement à Bordeaux - apportent leur soutien au conseiller régional. Le monde occitaniste se mobilise également, et un grand nombre de militants se rend dans la capitale aquitaine. L’événement est médiatisé, avec des communiqués quotidiens de David Grosclaude, abondamment relayés par les réseaux sociaux.
Au terme de six jours de grève, le 3 juin au soir, parvient au conseiller régional la lettre confirmant la signature du décret par le gouvernement, et sa publication au Journal Officiel. David Grosclaude cesse immédiatement sa grève de la faim, et annonce une victoire du mouvement occitaniste sur le mépris de l’État.

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Article / Data : 1985
Bien connue aujourd'hui, la crise dans laquelle entre le mouvement occitan et plus largement la dynamique de revendication régionaliste au début des années 1980 est observée dès 1983 par deux chercheurs en sciences sociales : Françoise Morin (Université de Toulouse-Le Mirail) et Christian Coulon (CNRS, Bordeaux). 

Ce rapport est la relation d'une communication faite au colloque qui s'est tenu les 4 et 5 décembre 1983 au Centre Thomas-More à Lyon sur la problématique des « minorités nationales » dans le nouveau contexte politique de la gauche au pouvoir : 
« Jusqu'en mai 1981, l'État français est resté sourd à ces revendications. En se présentant aux élections avec, dans ses bagages, la reconnaissance des « peuples minoritaires » de France et de leur « droit à la différence », le Parti Socialiste transgressait en quelque sorte toute une série de règles et de principes qui ont modelé l'État-Nation à la française. Après deux ans de gouvernement, si le programme socialiste de « la France au Pluriel » est loin d'être appliqué dans sa globalité, des ouvertures ont néanmoins eu lieu (...) Or, paradoxalement, au moment où les acteurs de ces cultures minoritaires devraient s'emparer de ces ouvertures pour développer une dynamique de conscientisation, on constate un certain immobilisme de ces mouvements (excepté en Corse). »

Il a été publié dans Recherches et documents du Centre Thomas More, n° 48, décembre 1985.
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Manuscrit / Data : 17..
Recueil sur la langue et la littérature languedociennes. — Notice et grammaire (f. 1-21). — Listes de mots (f. 22-42). — « Réflexions sur notre langue » (f. 32). — A la suite, traduction en languedocien de différents auteurs de l'antiquité : Anacréon, Bion, Moschus, Théocrite, satires d'Horace, dialogues de Lucien ; ces traductions sont tantôt en prose, tantôt en vers ; quelques morceaux ont été traduits plusieurs fois. Ce manuscrit est de la main du frère de Séguier, l'abbé Joseph Séguier, et tout ce qu'il renferme est vraisemblablement son œuvre ; ces poésies seront prochainement publiées par M. A. Roque-Ferrier. Voir à ce sujet, un article de J. Bauquier : les Provençalistes du XVIIIe siècle, dans la Revue des langues romanes, 3e série, t. III (1880), p. 67.
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Aficha / Data : 19..

La Bête en Gévaudan est une pièce de théâtre en français et en occitan, écrite et mise en scène par Claude Alranq, jouée par le Théâtre de la Rampe à partir de 1981 et mise en musique par Los de Sauveterre.

Le texte de la pièce est paru la même année aux éditions Regas del Causse :

«Tout le monde la connaît, personne ne l'a vie : La Bête. Tout le l'a vue, personne ne la connaît : la Bête en Gévaudan.
La Lozère au XVIIIe siècle. L'ordre contre le peuple ; le peuple bâtisseur de légendes, magicien de la terre. La Bête en face, debout, couchée, dehors, dedans, sens dessus dessous. La Bête, ce lieu où le sens se perd.
La Bête, ce drame !
Ce drame que Claude Alranq nous livre comme la victine à ses bourreaux. Que le Théâtre de la Rampe et « Los de Sauveterre » nous jettent au corps comme la pierre à l'oiseau qu'elle vise.
La Bête en Gévaudan, un choc. Un immense espoir qui reflète et qui, brisé, tranche. On a mal et on en jouit.
« Que la Bête revienne »
« Sans ma Bête, qui suis-je ? »
(4ème de couverture)

 
Mise en ligne : 03/03/2020
Tipe : Article / Data : 1874-1879
De 1790 a 1794, l'abat Henri Grégoire, deputat a la Constituenta puèi a la Convencion, mena la primièra granda enquèsta sus las lengas parladas en França. Adreça lo 13 d'agost de 1790 una letra-circulara a las diferentas societats patrioticas que conten cuarenta tres questions relativas als usatges lingüistics e a las costumas dels estatjants de las províncias. Se l'entrepresa de Grégoire s'inscriu clarament dins un projècte politic d'uniformizacion lingüistica e « d'anientament dels pateses », la documentacion produsida per Grégoire per l'enquèsta representa una sorsa importanta per la coneissença de la situacion sociolingüistica de França al moment de la Revolucion. L'enquèsta abotiguèt al Rapport sur la nécessité d’anéantir les patois et d’universaliser l’usage de la langue française, presentat per l’abat Grégoire al nom del Comitat d'instruccion publica davant la Convencion nacionala lo 16 de prairial de l'an II.

A partir de 1874, Augustin Gazier (1844-1922), mèstre de conferéncia a la Sorbonne, dirigís la bibliotèca de la Societat de Port-Royal a París que consèrva una granda part de las correspondéncias e dels archius de l'abat Grégoire (ne saber + sul fons de l'abat Henri Grégoire conservat a la Bibliotèca de la Societat de Port-Royal). Entrepren la publicacion de las responsas mandadas a l'abat Grégoire dins lo quadre de son enquèsta Lingüistica. Las « Lettres à Grégoire sur les patois de France » son estadas publicadas per Augustin Gazier dins la Revue des langues romanes en quinze liurasons de 1874 (seria 1, t. V) fins a 1879 (seria 3, t. I) puèi publicadas en monografia en 1880 :
Augustin GAZIER, Lettres à Grégoire sur les patois de France, 1790-1794 : documents inédits sur la langue, les moeurs et l’état des esprits dans les diverses régions de la France au début de la Révolution ; suivi du Rapport de Grégoire à la Convention… Paris : A. Durand et Pedone-Lauriel, 1880 (reprint : Genève : Slatkine, 1969).

Consultar las « Lettres de Grégoire sur les patois de France » (Revue des langues romanes, 1874-1879)

[1] RLR, 1874, série 1, t. V : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19828x/f422
Conten : introduction d'A. Gazier ; réponse d'Auguste RIGAUD, Montpellier, 28 janvier 1791 ; réponse de la Société des Amis de la Constitution, Carcassonne, s. d.

[2] RLR, 1874, série 1, t. VI : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k198298/f581
Conten : réponse de la Société des Amis de la Constitution, Carcassonne, s. d. (suite).

[3] RLR, 1875, série 1, t. VII : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19830g/f111
Conten : réponse de la Société des Amis de la Constitution, Carcassonne, s. d. (suite et fin ; réponse de François Chabot, Saint-Geniès, Aveyron, 4 septembre an II [1792].

[4] RLR, 1875, série 1, t. VIII : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19831t/f71
Conten : réponse d'aun anonyme, s. l., s. d. [Bas-Languedoc, Roussillon ou Cerdagne] ; réponse de Sénard, Toulouse, 1er septembre 1790 ; réponse de la Société des Amis de la Constitution d'Auch, département du Gers, s. d.

[5] RLR, 1876, série 2, t. I : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k198325/f276
Conten : réponse de la Société des Amis de la Constitution d'Auch, département du Gers, s. d. (suite)

[6] RLR, 1876, série 2, t. II : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19833h/f28
Conten : réponse de la Société des Amis de la Constitution d'Auch, département du Gers, s. d. (suite et fin) ; réponse de Grégoire curé des Palais, Valence-d'Agen, 27 février 1791 ; réponse de Chaudon, Mézin (Lot-et-Garonne), 30 messidor an II [18 juillet 1794].

[7] RLR, 1877, série 2, t. III : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19834v/f178
Conten : réponse de Pierre Bernadau, Bordeaux, 4 septembre 1790 (et aussi : traduction en occitan par P. Bernadau de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, 10 septembre 1790).

[8] ibid. : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19834v/f230 
Conten : réponse de Pierre Bernadau, Bordeaux, sept. 1790-janvier 1791 (suite) ; réponse de la Société des Amis de la Constitution de Mont-de-Marsan (dépt. des Landes), s. d.

[9] RLR, 1877, série 2, t. IV : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k198356/f213
Conten : réponse de la Société des Amis de la Constitution de Mont-de-Marsan, s. d. (suite) ; réponse de la Société des Amis de la Constitution du club de Périgueux (Dordogne), Périgueux, 28 novembre 1790 ; réponse du citoyen Dithurbide (sur le basque), Lectoure, 1er messidor an II [19 juin 1794] ; réponse de la Société des Amis de la Constitution de Maringues (Puy-de-Dôme), s. d. ; réponse de la Société des Amis de la Constitution, Limoges, 6 novembre 1790.

[10] RLR, 1878, série 2, t. V : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19836j/f9
Conten : réponse de Colaud de la Salcette, district de Dire (dépt. de la Drôme), 12 janvier 1792 ; Claude-François Achard, « Syntaxe de l'idiome provençal » présentée au Comité d'Instruction Publique, 1794.

[11] ibid. : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19836j/f237
Conten : Claude-François Achard, « Syntaxe de l'idiome provençal » (suite) ; réponse de Lorain fils, district de Saint-Claude (dépt. du Jura), 14 septembre 1790 (dialectes bourguignons) ; réponse de Joly, Saint-Claude (dépt. du Jura), 7 septembre 1790 ; réponse de M.-J.-P. Rochejean (Jura ; Ardèche), 15 mars 1791.

[12] RLR, 1878, série 2, t. VI : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19837w/f51
Conten : réponse de M.-J.-P. Rochejean (Beaumarchais, Seine-et-Marne ; Sully, Loiret), 15 mars 1791 ; (notes de Grégoire) patois de Maconnais, Dombes, Bresse ; (notes de Grégoire) Bourguignon ; réponse de Bernardet, Mazille (Saône-et-Loire), 28 décembre 1790 ; réponse d'Oberlin, Strasbourg, 28 août 1790 (dialecte d'Alsace) ; réponse d'Aubry curé de Bellevaux (duché de Bouillon, région wallonne), 26 février 1792.

[13] ibid. : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19837w/f169
Conten : réponse d'Aubry curé de Bellevaux (duché de Bouillon, région wallonne), 26 février 1792 (suite : Dictionnaire du patois du duché de Bouillon ; Conjugaison des verbes wallons).

[14] RLR, 1879, série 3, t. I : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k198387/f53
Conten : réponse de J.-B. Hennebert, Saint-Omer, 21 novembre 1790 (dialectes de l'Artois) ; réponse de Vincent Poupart, Sancerre, 9 septembre 1790 (dialectes du Berry) ; réponse de Pressac, curé, Saint-Gaudent (dialectes du Poitou, dépt. de la Vienne), s. d.

[15] ibid. :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k198387/f183 
Conten : réponse de Pierre Riou, laboureur à Plougonoil, 17 octobre 1790 (breton) ; réponse de [Lequinio ?], s. l., s. d. (breton) ; Appendice : Rapport de Grégoire à la convention ; lettres reçues par Grégoire après 1791.

Tipe : Aficha / Data : 2009

Per acompanhar la mòstra Los Amics de Joan de l'Ors, qu'es tota en occitan, retrobaretz aquí dins aquel libret la revirada en catalan, alemand, anglés e francés dels tèxtes consacrats a cadun dels personatges.



Catalan

Hi havia una vegada…
De la formigueta al gegant, els companys d’en Joan de l’Ós es passegen pels contes d’aquí id’arreu. Cadascun té la seva part d’universal ievoluciona com un peix sota l’aigua en l’universimaginari del planeta. Això no els impedeix(ans el contrari) d’arrelar en el més profund decada llengua i de cada cultura i d’enriquir-seamb la seva manera de viure i de parlar. Dir,murmurar « Un còp èra/Hi havia unavegada…», i la paraula d’Oc dibuixarà les nostres pors i esperances.


Allemand

Es war einmal…
Vom Ameischen bis zum Riesen begleiten unsHans der Bär und seine Gefährten durch die hie-sigen und fremden Märchen. Jede Gestalt hat ansich etwas Universelles und macht wie ein Fischim Wasser der gemeinsamen Märchenwelt En-twicklungen durch. Das hält sie aber nicht davonab, (im Gegenteil sogar!) sich in die verschiede-nen Sprachen und Kulturen einzuwurzeln undsich von Jedermanns Lebens-und Sprechweise zuernähren.« Un còp èra / es war einma l» und schon wirddas okzitanische Wort auf unsere Ängste und Hoffnungen anspielen.


Anglais

Once upon a time…
From the smallest ant to the giant, the compa-nions of John The Bear have figured in the folk-tales of here and elsewhere. Each plays hisuniversal role, moving like a fish in the waters ofthe imaginary universe of the planet. This hasenabled them to put down the deepest roots inevery language and every culture, ensuring thatour way of life is passed on. Speak, whisper« Un còp èra, Once upon a time…» the lan-guage of the Oc describes both our fears and our hopes.


Français

Il était une fois…
De la petite fourmi au géant, les compagnons de Jean de l’Ours se promènent dans les contes d’ici et d’ailleurs. Chacun porte sa part d’universel et évolue comme un poisson dans l’eau dans tout l’univers imaginaire de la planète. Cela ne les empêche pas (bien au contraire) de s’enraciner au plus profond de chaque langue et de chaque culture et de se nourrir de la façon de vivre et de parler de chacun. Dire, murmurer « Un còp èra/Il était une fois... » et la parole d’Oc dessinera nos craintes et nos espoirs.


Reviradas

Catalan : Mondo Services
Alemand :
Nelly Loussert
Anglés :
Amanda Sheridan
Francés :
Alan Roch
Illustracions : Jean-Christophe Garino


Somari

  1. Hi havia una vegada… / Es war einmal… / Once upon a time… / Il était une fois…
  2. La Formigueta / Ameischen / The Little Ant / La Petite Fourmi
  3. En Gra de Blat / Maiskörnchen / Grain Of Corn / Grain de Maïs
  4. En Mig-Pollastre / Kikerikett / Cock a Doodle Doo / Moitié de Poulet
  5. El llop i l’eguineu / Der Fuchs und der Wolf / l’OrsThe Fox and the Wolf / Le Renard et le Loup
  6. En Joan el babau / Hans der Blödian / The Fool “Foolish John” / Jean le Sot
  7. El més jove / Der Jüngere / The Youngest / Le Plus Jeune
  8. La Princesa / Die Prinzessin / The Princess / La Princesse
  9. La Vella / Das Altweib / The Old Hag / La Vieille
  10. El ferrer / Der Schmied / The Blacksmith / Le Forgeron
  11. El Servent / Der Knecht / The Knave / Le Valet
  12. El Rei dels corbs / Der Rabenkönig / The King of the Ravens / Le Roi des corbeaux
  13. El Diable i el Drac / Der Teufel und der Drache / The Devil and The Dragon / Le Diable et le Drac
  14. Sant Pere / Der Heilige Petrus / Saint Peter / Saint Pierre
  15. El Geperut / Der Bucklige / The Hunchback / Le Bossu
  16. Joan de l’Ós / Hans der Bär / John the Bear / Jean de l'Ours


Retorn a l'acuèlh

Mise en ligne : 04/05/2020
Tipe : Brocadura / Data : 2016

Ce livret documentaire de 20 pages reprend le contenu de l'exposition Mistral et l'Europe conçue en 2014 par le CIRDOC, en regard d'extraits de la création musicale Mieterrano, çaï e laï, adaptée de l'œuvre de Frédéric Mistral, qui lui font écho.


coberta

Suite de chants et de danses pour chœur de jeunes et ensemble instrumental, le spectacle Mieterrano çaï e laï est une création musicale inédite autour des textes de Mistral, débutée suite à une commande pour les classes de musique de l'Académie de Nice. Elle fut inspirée aux deux principaux auteurs, Philippe Franceschi et Didier Maurell, par l'exposition du CIRDOC Mistral et l'Europe  ; tous deux ayant pour sujet commun la Méditerranée et le dialogue interculturel.

À l'occasion de la sortie en DVD du spectacle, l'association un Còp de Mai et le CIRDOC ont tout naturellement collaboré à la création d'un livret de médiation, proposant de découvrir parallèlement un dossier documentaire de l'exposition et les textes interprétés durant le spectacle, tant les écrits de Mistral que les compositions de Didier Maurell et Philippe Franceschi, qui mettent à l'honneur les langues et cultures d'Europe.

L'exposition Mistral et l'Europe


La « Renaissance d’Oc », symbolisée par Frédéric Mistral, a longtemps été considérée comme un mouvement strictement provincial. C’est oublier que la génération du Félibrige évolue dans l’effervescence d’une Europe bouleversée par un « Printemps des Peuples » qui touche Allemagne, Italie, Balkans...

Les acteurs de la Renaissance d’Oc, tout en chantant leurs petites patries, vont participer à cette aventure, nouant des relations avec l’ensemble des mouvements européens. L’exposition « Mistral et l’Europe » pose un regard original sur la renaissance culturelle occitane et propose un parcours historique dans l’Europe du XIXe
siècle.

Exposition conçue par le CIRDOC à l'occasion des commémorations du centenaire de la disparition de Frédéric Mistral.


La création musicale Mieterrano, çaï e laï




Le mot du compositeur, Philippe Franceschi

Les musiques et les chants de Mieterrano, çaï e lai sont autant de rencontres. Des voix poétiques parties de Provence dialoguent avec les autres pays méditerranéens pour leur rendre hommage, les célébrer et les inviter. La voix principale des textes est celle de Frédéric Mistral, Prix Nobel de Littérature. Ces textes sont, à l'origine et pour la plupart, en provençal, mais on en a traduit certains dans les langues des pays interpellés.

Les musiques originales composées pour ces textes ont un esprit méditerranéen influencé par les traditions orientales de l'Europe, au-delà même d'Istanbul.

Mieterrano, çaï e laï, par la rencontre de l'Orient et de l'Occident, clame que les échanges, le partage et le mélange, avec le temps, ont façonné notre monde.

En écrivant les musiques de Mieterrano, çaï e laï, j'ai souhaité offrir aux jeunes la possibilité de chanter en plusieurs langues, selon des traditions vocales et musicales différentes, et de découvrir la richesse et la complémentarité des différentes cultures : provençale, corse, catalane, grecque, arabe, roumaine, bulgare, hongroise... Ces langues, chantantes en elles-mêmes, génèrent des mélodies expressives ou dansantes. Selon les traditions évoquées, la monodie devient polyphonie pour rassembler les énergies de tous et pour vivre le beau sentiment de porter un projet à plusieurs. Je souhaite que tous ces jeunes chanteurs trouvent leur place dans ces choeurs où la force de chacun est décuplée, et qu'ainsi ils comprennent qu'à plusieurs on peut enchanter le monde.

Les textes visionnaires du poète nous réconfortent. C'est ainsi que F. Mistral, dans le Pouèmo dóu Rose, invitait les jeunes gens au voyage en Méditerranée. Souhaitant que les nations se connaissent et fraternisent, il avait écrit cette exhortation :
« Tant de nations, diverses et méconnues, ô bonheur de la jeunesse ! »

Et nous partageons ce sentiment que les jeunes, pour construire l'avenir d'une Europe tournée vers la Méditerranée, auront à se rencontrer et à se connaître. Qu'ils le fassent en chantant !

Philippe Franceschi


Le mot de Didier Maurell, choix et adaptation des textes



« Un concert pour la fraternité. la liberté. la paix et la joie des peuples de Méditerranée ! »
Mieterrano, çaï e laï, c'est l'utopie d'une Europe tournée vers la Méditerranée, avec un pivot culturel rayonnant : la Provence. Par ce concert, inspiré par la belle exposition du CIRDOC, Mistral et l'Europe, Philippe Franceschi et moi-même avons voulu faire retentir autant d'hymnes à la JOIE et à la PAIX. C'est une utopie de liens, de dialogues, de cultures partagées, imaginée, souhaitée par Frédéric Mistral. Les vers du poète nous font aborder ces pays d'azur et de complexité. Chaque texte délivre un message propre au pays destinataire et Philippe Franceschi a pris soin de donner un caractère propre à chacun, correspondant à l' identité musicale du pays concerné.

Autant d'espoirs de Liberté et de Fraternité entre peuples riverains. À l'heure où les relations se tendent entre Europe et Méditerranée, les textes visionnaires du poète sont porteurs d'espoir.

Ces textes sont tirés d'oeuvres diverses de Mistral. Ils ont été adaptés par mes soins pour entrer rapidement en résonance avec notre époque et pour pouvoir être mis en musique et chantés par des centaines de jeunes de la Région. Quelques textes, autres que ceux de Mistral, écrits aujourd'hui, viennent compléter le programme. Après les 500 jeunes du Var et des Alpes Maritimes, ce sont 100 jeunes de Manosque et Forcalquier qui ont damé ces textes d'espoir. Avec le dernier concert de Manosque, ce sont 600 jeunes de la région qui ont au final découvert et chanté un Mistral humaniste. Une partie des textes a été traduite dans la langue des pays concernés et c'est en arabe, bulgare, corse, grec, hongrois, italien, roumain et bien sûr en provençal, que ces jeunes ont chanté un programme méditerranéen initié par la culture provençale, inspiré par le génie visionnaire de Mistral dont les textes nous réconfortent.

Il voyait dans la Méditerranée « l'Empèri dóu soulèu », une utopie de fraternité, de liberté, de joie et de paix.

Didier Maurell

À l'origine du projet : une commande pour les classes de musique de l'Académie de Nice


Cette œuvre, commande de la« Fédération Académique des Rencontres des Ensembles Chorals et Instrumentaux » (FARECI) vient d'abord de la volonté de Philippe Mopin. Ce professeur de musique, connaissant les qualités de musicien de Philippe Franceschi, a proposé à la FARECI cette création originale destinée aux collèges de l'Académie de Nice. Soulignons le fait qu'il est rare qu'une Académie investisse dans une création originale. Cela mérite reconnaissance et remerciements. Philippe Franceschi s'est alors tourné vers Didier Maurell afin de trouver un thème porteur et fédérateur. Celui-ci a proposé : « Chants de liberté et de fraternité entre peuples de Méditerranée » d'après des
textes de Frédéric Mistral, déjà partagés et analysés avec ses lycéens à partir de l'excellente exposition du CIRDOC : « Mistral et l'Europe ».

Selon Bruno Stisi, Inspecteur Pédagogique Régional de musique, à l'initiative de ce projet et le supervisant: « la salle de répétition et la scène sont des lieux d'apprentissage et de réussite, de plaisir, d'immédiateté, du présent ».

Tous ces jeunes auront travaillé avec des professionnels du milieu du spectacle car la musique que l'on entend dans « Mieterrano, çaï e lai:.. », qui évoque toutes les rives de la Méditerranée, est un voyage musical. Un voyage interprété par les élèves des conservatoires de musiques de la Région, avec le soutien des groupes de musiques traditionnelles que sont AKSAK, musique d'inspiration balkanique, DRAILLE, musiques provençales, COR-D-LUS, polyphonies d'oc, et l'assistance de l'ensemble des professeurs d'éducation musicale des établissements scolaires investis dans le spectacle.


Les réalisateurs


Philippe Franceschi
Compositeur des musiques du spectacle, il est professeur de chant choral à l'Université d'Aix-Marseille et au Conservatoire Départemental de musique des Alpes de Haute-Provence, chef de choeur et clarinettiste, passionné des musiques traditionnelles d'Europe de l'Est. Depuis plus d 'un an, il collabore avec le Festival
International d'Art Lyrique d'Aix-en-Provence dans des créations musicales où les jeunes occupent une place majeure. Il exige donc de ses élèves une très grande rigueur musicale. Ce concert est une performance de professionnels.

Didier Maurell
Professeur de langue d'oc à Aix-en-Provence et Vitrolles. Depuis plusieurs années, il tente de faire découvrir aux jeunes toute la richesse de la culture provençale, fondée sur l'Humanisme, du Moyen Age à nos jours.

Patrice Gabet et le groupe Aksak
Les jeunes sont accompagnés par une double formation : les musiciens du groupe Aksak (contrebasse, violon, flûtes kavals, oud, mandole, .. ) et par la classe de musiques traditionnelles que dirige Patrice Cabet au sein du Conservatoire de musique et de danse des Alpes de Haute-Provence.

Maya Minheva
Quelques morceaux traditionnels s'intercalent dans l'oeuvre pour donner place aux danses correspondantes, préparées par Maya Minheva, enseignante dans le même établissement.

Sommaire du livret


  • Mistral et l'Europe : Introduccion.
  • Mistral et l'Europe : Mistral & son òbra.
    • Mieterrano çaï e laï : Odo a la raço latino : Chant en provençal. Composition de Philippe Franceschi d'après Odo a la raço latino / Ode à la civilisation latine de Frédéric Mistral.
    • Mieterrano çaï e laï : A duna parton : Chant en hongrois. Composition de Philippe Franceschi, texte de Didier Maurell. Traduction en hongrois de Terbis Csulùn Ajùs.
  • Mistral et l'Europe : Mistral & Itàlia – Lo Risorgimento italian.
    • Mieterrano çaï e laïLou Po e la Durènça – Chant en provençal et en italien. Composition de Philippe Franceschi.
  • Mistral et l'Europe : Mistral & Romania : Naissença d'un Estat latin oriental.
    • Mieterrano çaï e laï : Românie latină : Chant en roumain et en français. Composition de Philippe Franceschi.
  • Mieterrano çaï e laï : Nojko Ovĉar / Hoйko obчap : Chant en bulgare. Composition de Ph. Franceschi.
  • Mieterrano çaï e laï : Amicizia : Chant en corse. Composition de Philippe Franceschi et texte de Pierre-Paul Muzy.
  • Mieterrano çaï e laï : Lou Parangoun [l'Archétype] : Frédéric Mistral, Lis Oulivado, 1912.
  • Mieterrano çaï e laï : Mieterrano : Ph. Franceschi.
  • Mistral et l'Europe : Mistral & França : Entre Granda e pichòtas patrias.
    • Mieterrano çaï e laï : Soun resta libre : Chant en provençal et en français. Composition de Philippe Franceschi.
  • Mistral et l'Europe : Mistral & Catalonha : La Renaixança catalana.
    • Mieterrano çaï e laï : Fraire de Catalougno : Chant en provençal. Composition de Philippe Franceschi.
    • Mieterrano çaï e laï : La Coupo [La Coupe], texte de Frédéric Mistral, extrait de Lis Isclo d'or.
  • Mistral et l'Europe : Mistral & Grècia : Grècia desliurada.
    • Mieterrano çaï e laï : Orféa : Chant en grec. Composition de Philippe Franceschi. Traduction en grec de Fanis Karoussos et Katerina Caël-Karagianni.
  • Mieterrano çaï e laï : Lou Bastimen de Tùnis : Chant en arabe, hébreu et provençal. Composition de Philippe Franceschi pour Lou Pouèmo dóu Rose de Frédéric Mistral. Adaptation de Didier Maurell et traduction en arabe par Amine Soufari.
  • Mistral et l'Europe : Mistral & Irlanda : Entre Crisis e revòltas.
  • Mistral et l'Europe : Mistral & Suècia : Istòria d'una reconeissença.
Mise en ligne : 17/04/2020