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Tipe : Fons documentari

Histoire du fonds

La bibliothèque possède 20 000 livres anciens, 293 manuscrits, 10 incunables, 37 atlas, 137 cartes et plans. Elle fut fondée en parallèle de la Commission archéologique, par arrêté de M. Tessier, préfet de l'Aude, du 21 octobre 1833.

  Déjà en 1792, des mesures avaient été prises par les administrations locales et départementales pour la création d'une bibliothèque publique. Le but poursuivi par la Commission archéologique et le préfet est alors similaire: « fonder un musée et une bibliothèque publique qui devait réunir

« tous les ouvrages publiés par des auteurs qui sont nés à Narbonne ou dans l'arrondissement ou qui y ont passé leur vie; tous les ouvrages imprimés à Narbonne depuis l'introduction de la typographie dans cette ville; tous les ouvrages concernant la biographie des Narbonnais qui se sont distingués à quelque titre que ce soit : l'histoire civile, politique et religieuse du pays... ».

(cf. Patrimoine des bibliothèques de France. Tome 7, p.152).

Des fonds provenant des habitants de Narbonne lors de la fondation de la bibliothèque, puis de nombreux legs, tels ceux de MM.Jalabert (divers), Barathier (livres, gravures, dessins), Cartault (littérature), Bonnel (livres, manuscrits, cartes et plans), Tallavignes (droit, médecine), Boussaguet et Sernin (médecine, ouvrages anciens), Martin (sciences et agriculture).

Plus récemment la bibliothèque a bénéficié du legs Paul Albarel, félibre narbonnais du début du siècle. Les fonds anciens, rares et précieux, proviennent de legs et de dons de membres de la Commission archéologique et littéraire de Narbonne ; et contiennent notamment des documents relatifs à l'archéologie et à l'histoire de Narbonne.

Le fonds ancien comprend 15 000 ouvrages, cartes et plans. Les documents qui composent ce fonds datent essentiellement des XVIIIe et XIXe siècles. Les livres de droit, de médecine, de voyages, d’art, sont les plus nombreux. Par leur format, la beauté de leurs gravures, certains sont spectaculaires. C’est le cas de la Description de l’Egypte, ou recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Egypte pendant l’expédition de l’armée française (imprimée à partir de 1809), les Monuments de l’Egypte et de la Nubie (1835) par Jean-François Champollion, l’œuvre du graveur italien Giovanni-Battista Piranesi publiée en 1835-1837 sous l’égide de son fils Francisco, les Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France (1825-1835) sous la direction du Baron Taylor.

Modalités d'entrée :

achat

Accroissement :

 

Description du fonds

Quelques-uns des ouvrages du fonds ancien sont en occitan ou concernent les problématiques occitanes.

- Annales du Midi: CM 5529(9) – 054 ANN. Annales du Midi, 17e année : 1905 – 18e année : 1906 - Toulouse : Privat ; Paris : Picard, [1906]. - 600- 576 p ; 25 cm Vol. 9/19.

CM 5529 (9) Revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale. Les articles des années 1905 et 1906 ont été réunis en un seul volume. Ce volume contient en particulier : Poésies provençales inédites, d'après les manuscrits de Paris/ Jeanroy.

Lou tresor dou felibrige: AM 304 (1), Am 304(2) – 449.3 MIS. (2 volumes) Lou tresor dou felibrige ou dictionnaire provençal- français embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne, tome premier : A- F / Frédéric Mistral. - Aix- en- Provence : Remondet- Aubin, s.d.. - 1196 p ; 32,5 cm Vol. 1/2. Tome second : G- Z / Frédéric Mistral. - Aix- en- Provence : Remondet- Aubin, s.d.. - 1165 p ; 32,5 cm Vol. 2/2

Notices et extraits manuscrits de la bibliothèque du roi – BM 2(13) – 091 NOT Notices et extraits des manuscrits de la bibliothèque du roi et autres bibliothèques, publiés par l'institut royal de France, tome 13, Paris, Imprimerie de la royale, 1838. - 775 p ; 26 cm + 4 pages de planches BM 2 Vol 13/37 (13). Parmi de nombreux articles, ce volume contient : Notice de Flamenca, poème provençal, manuscrit de la bibliothèque de Carcassonne n° 68. Les sources de l'histoire du Languedoc d'après les inventaires des archives narbonnaises – CM 3938 – 840.8 TIS Tissier, Jean. Les sources de l'histoire de Languedoc d'après les inventaires des archives narbonnaises / Jean Tissier, Narbonne, Caillard (Fait partie d’un recueil ; à l’origine, il s’agit d’un article paru en 1911 dans le t.11 du Bulletin de la commission archéologique de Narbonne).

La Sègo – BM 1399 -940 SEG La Sègo : poésies occitanes avec traduction française de l'auteur / Auguste Fourès, décorées de bois gravés originaux par Jane, Auguste et Achille Rouquet BM 1399 Recueil.

Dictionnaire de la langue française Emile Littré AM 301 (1), AM 301 (2), AM 301 (3), AM 301(4) - 443 LIT Dictionnaire de la langue française tome premier, première partie H / E. Littré. - Paris : L. Hachette et Cie, 1863. - LIX- 944 p ; 33 cm. Vol. 1/4. Dictionnaire de la langue française, tome premier, 2e partie : D- H / E. Littré. – Paris, L. Hachette et Cie, 1863. - 1135 p ; 33 cm Vol. 2/4. AM 301 (2) Dictionnaire de la langue française tome second, première partie : I- P / E. Littré. - Paris : L. Hachette et Cie, 1869. - 1396 p ; 33 cm Vol. 3/4. AM301(3) Dictionnaire de la langue française, tome second 2e partie Q-Z/E Littré –Paris, L Hachette et Cie, 1869 -1231 p.,33cm Vol 4/4AM301 (4) Contenant 1° Pour la nomenclature: tous les mots qui se trouvent dans le dictionnaire de l'Académie française et tous les termes usuels des sciences, des arts, des métiers et de la vie pratique; 2° Pour la grammaire: la prononciation de chaque mot figurée et, quand il y a lieu, discutée; l'examen des locutions, des idiotismes, des exceptions et, en certains cas, de l'orthographe actuelle, avec des remarques critiques sur les difficultés et les irrégularités de la langue; 3° Pour la signification des mots: les définitions; les diverses acceptions rangées dans leur ordre logique, avec de nombreux exemples tirés des auteurs classiques et autres; les synonymes principalement considérés dans leurs relations avec les définitions; 4° Pour la partie historique: une collection de phrases appartenant aux anciens écrivains depuis les premiers temps de la langue française jusqu'au seizième siècle, et disposés dans l'ordre chronologique à la suite des mots auxquels elles se rapportent; 5° Pour l'étymologie: la détermination ou du moins la discussion de l'origine de chaque mot établie par la comparaison des mêmes formes dans le français, dans les patois et dans l'espagnol, l'italien et le provençal ou langue d'oc. AM 301 (1).

Petit dictionnaire provençal DM 4404 – 449.3 LEV Levy, Emil. Petit dictionnaire provençal- français / Emil Levy. - Heidelberg : Carl Winter's Universitätsbuchhandlung, 1909. - VIII- 387 p ; 20 cm. DM 4404.

Projet d’un dictionnaire français - provençal ou dictionnaire de la langue d’oc DM 1413 Courte dissertation sur la prononciation de la langue grecque par M. Ch. Des Moulins. [suivi de] Projet d' un dictionnaire français- provençal, ou dictionnaire de la langue d' oc, ancienne et moderne [...] par S.J. Honnorat. [suivi de] Panégyrique de Saint Louis, roi de France, prononcé dans l' église de l' oratoire, devant les deux Académies royales des Belles- Lettres & des Sciences par M. l' abbé Boulogne. [suivi de] Eloge de Louis, dauphin de France, père du roi; discours qui a remporté le prix proposé par une société, amie de la religion & des lettres par M. l' abbé Boulogne. [suivi de] Oraison funèbre de Louis XVI, prononcée dans l' église royale de Saint- Denis, le 21 janvier 1814, jour de l' anniversaire de la mort du roi, et du transport solennel de ses cendres, ainsi que de celles de la reine; en présence de leurs altesses royales monsieur, frère du roi, monseigneur le duc d' Angoulême, monseigneur le duc de Berry, de tous les princes et princesses du sang royal par M. Etienne- Antoine de Boulogne. [suivi de] Oraison funèbre de S.E. le cardinal d' Astros, archevêque de Toulouse et de Narbonne, primat des Gaules par le R.P. Caussette, supérieur des missionnaires du diocèse, prononcée dans l' église métropolitaine S. Etienne, le 12 novembre 1851. [suivi de] Eloge funèbre de M. de Mirabeau, prononcé, le jour de ses funérailles, dans l' église Saint- Eustache par M. Cérutti, au nom de la section de la Grange- Batelière, devant l' assemblée nationale. [suivi de] Eloge funèbre du général Joubert, prononcé à Paris, le 15 vendémiaire an 8, au temple de la jeunesse, 9°. rans, des Invalides et des défenseurs de la patrie de la 17e. division. [suivi de] Elogio funebre de Don Ramon Pignatelli y Moncayo... [suivi de] Extrait des Mékamat de Hariri. XXXe séance: la noce des mendiants, traduite en français, annotée et commentée par A. Cherbonneau. / ;. - Limoges; Paris; Toulouse; Carcassonne; Zaragoza : Chapoulaud; Merigot; Adrien Le Clere; Augustin Manavit; P. Polère, J.J. Teissié; Hospicio provincial , 1860, 1840, 1782, 1781, 1817, 1851, 1791, 1886. - 11 p + 79 p + 76 p + 71 p + 84 p + 54 p + 12 p + 24 p + 34 p + 22 p ; 20,5 x 13 cm ; Plusieurs oeuvres en un volume. DM 1413.

- Revue des langues romanes CM 5530 (1 à 39) et CM 5705 (1 à 43). 410.05 REV Dans chaque volume, divers articles ayant trait aux différentes langues romanes CM 5530 (1 à 39) : couvre la période 1870 à 1907 CM 5705 (1 à 43) : couvre la période 1883 à 1923 (doublons en ce qui concerne les années 1870-1907 quoique les volumes 1 à 15 constituent des éditions incomplètes par rapport aux volumes correspondants classés en CM 5530).

Poésie en patois du Haut et Bas Languedoc – DM 4111 – 841 CAL Poésie en patois du Haut et Bas- Languedoc par M. l' abbé F. Bonnaves, curé de Luc-sur-Orbieu, par Lézignan (Aude). Couronnée le 25 mai 1901 au concours des jeux floraux de " l' Escolo Moundino" de Toulouse 1901.

Dates extrêmes :

1838 - 1917

Langues représentées dans le fonds :

occitan

français

Importance matérielle :

Quelques exemplaires en occitan.

Supports représentés :

Manuscrits/Tapuscrits, Monographies Imprimées, Périodiques (presse et revues)

Pour le consulter

Identifiant du fonds :

AM/BM/DM

Instruments de recherche disponibles :

Catalogue informatisé en ligne

Voir la description complète du fonds dans le CCFr

Voir les expositions virtuelles sur le site de la médiathèque

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :

Les collections patrimoniales sont consultables sur place, après dépôt d'une pièce d'identité et justification de la demande.

Conditions de reproduction :

Reproduction non autorisée.

Mise en ligne : 11/02/2020
Tipe : Eveniment / Data : 2019-09-13 09:00:00

PROGRAMME



09:00-09:30 - Ouverture par le modérateur - Jòrdi Passerat ( Membre de l'Académie des Jeux Floraux)

09:45-10:10 - Les métaphores littéraires de la psyché mistralienne. par Jean-Yves Casanova, professeur, Université de Pau (laboratoire ELH-PLH). 

10:10-10:35 - « « La Branco dis auceu » (Mireio Cant.I) : Grâce et gloire aériennes de l’idylle héroïque chez Mistral. Christophe Imbert, professeur, Université Jean Jaurès (littérature comparée) – laboratoire LLACreatis

10:35-10:45 - Échanges 

Pause

11:00-11:25 - Recepcion de l'òbra de Mistral : Lafont e
Mauron, una polemica de despassar - Marie-Jeanne Verny, Professeur agrégée de littérature

11:25-11:50 - Moissons mistraliennes ( 1848). Joëlle Ginestet, laboratoire ELH-PLH, Université Toulouse-Jean-Jaurés (littérature)

11:50-12:00 - Escambis

14:00 - Ouverture de l'après-midi par le modérateur, Jean-François Costes, Majoral du Félibrige. 

14:15-14:40 - « Mistral e la politica », Philippe Martel, professeur émérite. 

14:40-15:05 - « Frédéric Mistral et Toulouse » - Jòrdi Passerat, membre de l'Académie des Jeux Floraux. 

15:05-15:15 : Escambis

Pause 

15:15-15:40 - « Une amitié complexe : Jules Ronjat et Frédéric Mistral » - Jean Thomas, formateur Espe Toulouse (linguistique)

15:40-16:10 - « Frédéric Mistral, correspondant : données et perspectives » - François Pic, Université Toulouse Jean-Jaurès, (bibliographie). 

16:10-17:00 : Échanges

18:00 : Vernissage de l'exposition Mistral et l'Europe à l'Ostal d'Occitània, 11 rue Malcousinat. 

INFORMATIONS PRATIQUES


Académie des Jeux Floraux 
Salle Clémence Isaure - Toulouse 
Contact : 0769843418
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Film documentari / Data : 2014
Interview d'Yves Rouquette réalisée par France 3 Midi-Pyrénées le 12/03/2014 à Camarès (Rouergue) à l'occasion des commémorations du centenaire de la disparition de Frédéric Mistral pour l'édition occitane du journal télévisé. Yves Rouquette y évoque longuement l'œuvre de Frédéric Mistral et son importance dans la littérature contemporaine, notamment celle de langue d'oc.

Version longue de l'interview (dont des extraits ont été diffusés dans le Jornalet du 15-03-2014), mise en ligne le 15/03/2014 sur le blog de la rédaction occitane de France 3 Midi Pyrénées.
(Vidéo issue d'une source externe, susceptible de comporter des messages publicitaires)
Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra

Qual es Charles Guérin ?


Poèta francés estacat a sas originas lorencas. Inspirat del simbolisme, encoratjat per Mallarmé, s’inscriu dins la generacion dels poètas malenconics de son temps. Après 1895, collabòra a la revista Mercure de France e dintra a La Revue des Deux Mondes.

Descripcion de la correspondéncia

Aquelas doas cartas testimònian de l’interés vertadièr que Mistral pòrta a la literatura francesa de sos contemporanèus : acusa recepcion de dos obratges de Guérin, Le Cœur solitaire en 1904 e Le Semeur de cendres en 1905. Mistral entreten un malhum fòrça important de contactes : vòl integrar lo Felibritge e la creacion occitana al paisatge cultural de son temps, e per aquò dèu entretenir de ligams amb los actors de la societat modèrna francesa e, tant que possible, internacionala.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Site patrimonial
Sur l’ancienne Caulada (“place aux choux”, ancienne place du marché) se dresse l’actuel Hôtel de Ville de Narbonne. Entre ces murs, qui abritaient auparavant la résidence des archevêques de Narbonne - parmi les plus riches et les plus puissants de leur époque -, se trouve le Musée d’archéologie et, en son sein, un ancien plafond peint du Palais Vieux des Archevêques.

Le plafond est entièrement peint : les poutres portent un décor floral qui rythme l'espace, les consoles sont décorées d'élégants enroulements végétaux, mais le plus spectaculaire ce sont les décors des closoirs (planchettes positionnées entre 2 poutres) : les animaux y sont nombreux, en particulier les oiseaux . Ils cohabitent avec quelques scènes guerrières. Il est plausible que le commanditaire du plafond avait  encore présents à l'esprit les terribles combats qui opposèrent les fidèles du Pape et du Roi de France à de nombreux Occitans au cours des guerres dites, aujourd'hui, « cathares » .  



Plafond peint du Palais des Archevêques de Narbonne : vue générale

Restauré dans les années 1940, c’est vraisemblablement l’un des plus anciens plafonds peints de la région. Cette charpente, qui , au sein du palais archiépiscopal, ornait une vaste salle dont on ne connaît pas la fonction, exprime la puissance des archevêques de Narbonne . L’issue de la croisade contre les Albigeois au cours de laquelle, en 1212, le légat pontifical Arnaud Amalric devient archevêque de Narbonne, accroît leur fortune et leur pouvoir sur les seigneuries concurrentes, de même que leur engagement dans la Reconquista. Ils furent par la suite proches des rois de France et au XIVe siècle, des papes d’Avignon.

Nom de l'édifice :

Musée archéologique de Narbonne

Localisation :

Narbonne, Hôtel de Ville

Fonction d'origine de l'édifice :

Lieu de résidence et d’administration des archevêques de Narbonne.

Fonction actuelle de l'édifice :

Musée d’archéologie, locaux de l’Hôtel de Ville.

Datation :

XIIIe siècle

Éléments remarquables

La salle elle-même (14 m de long, 6 m de large, 6 m de haut) est d’une architecture remarquable : le mur oriental notamment, très mince (environ 30 cm) malgré sa hauteur, fait en petit appareil antique remployé, et renforcé par de grands arcs formerets.


La salle touchait au Sud à la chapelle de la Madeleine, avec laquelle elle ne communiquait pas : à l’époque la circulation se faisait à l’extérieur, par une galerie disparue.

Corbeaux et poutres sablières richement ornés

La charpente de cette pièce, montée sur 33 poutres, est exceptionnelle. Elle a quelques ressemblances avec la Loggia de la reine au Palais des Rois de Majorque à Perpignan, (fin du XIIIe siècle). Mais ici, les poutres ont été datées par dendrochronologie (étude des cernes de croissance des arbres) du premier quart du XIIIe siècle : donc en pleine croisade des Albigeois.

Les 33 poutres reposent sur des corbeaux, eux-mêmes posés sur une poutre sablière. Pas d’assemblage en bois, mais de longs clous traversants fixent la poutre aux corbeaux; poutre et corbeaux ont été assemblés au sol et hissés ensemble. Deux rangées de planchettes, glissées dans des fentes ménagées dans les poutres et les corbeaux, cachent les « trous noirs » entre les poutres. Les planches constituant le plafond (et, en même temps, le plancher de l'étage supérieur) viennent sur les poutres : des couvre-joints cachent les jointures entre les closoirs et entre les planches.

Tout l’ensemble est peint, en partie au sol, avant d’être mis en place. Les analyses physico-chimiques ont montré un curieux mélange d’emploi de pigments peu coûteux, grossièrement broyés et d’un rouge précieux, venu d’Asie, le lac-laque, pour la couche supérieure du fond, aux effets de brillance.

Détail : animal bondissant

On y voit des dessins géométriques, des arbres, des animaux bondissant, des oiseaux dans un style d’influence espagnole. Les scènes de guerre sont nombreuses, mais les combats entre fantassins sont un thème rare à l’époque de la chevalerie triomphante.

Un éléphant et une machine de guerre occupent la tranche des corbeaux dans l’angle nord-est. La machine détruit les murs d’une ville d’où tombe un combattant noir (c’est-à-dire, à l’époque, mauvais).

L’absence de représentations héraldiques, très fréquentes sur les plafonds peints médiévaux, s’explique peut-être par l’ancienneté du décor de cette salle.

Tranche des corbeaux de l'angle Nord-Est représentant un éléphant
Détail : chevalier tombant d'une muraille

Statut de protection

Classement au titre de Monuments historiques par liste 1840 et 8/07/1937.

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Òbra

Qual es Aquiles Mir ?


Es un poèta e fabulista originari de Carcassona. L’autor, coma un fum de sos confraires, escriu primièr en francés abans de se virar cap a l’occitan. Son primièr poèma occitan, La Bigno, es escrich en 1863. Mir lo manda al Concors de la Societat Arqueologica e Literària de Bezièrs e lo fa paréisser dins la revista Les Muses du Midi. Es alara remarcat per Mistral. En 1874, Mir adreça una primièra letra al poèta de Malhana que li respond lèu. S’enseguís una correspondéncia que durarà mai de 30 ans e al dintre de laquala aparéis una amistat franca e sincèra entre los dos òmes. Mir serà l’un dels contributors màgers en tèrme de lexicografia carcassonesa al diccionari occitan de Mistral : Lou Tresor dóu Felibrige.

Descripcion de la correspondéncia

Aquesta letra de Frederic Mistral a Aquiles Mir datada del 10 de mars de 1874 e mandada dempuèi Malhana es un bon exemple de la mena de rapòrt qu’entretenián los dos autors.

Sus aquesta letra aparéis clarament l’estima de Mistral : “vous êtes un poëte certainement, vous avez (...) une profonde connaissance du riche dialecte carcassonais”. Aquesta estima se fonda doncas tant sus la qualitat literària de l’autor que sus sa granda coneissença de sa lenga. Ça que la, als uèlhs de Mistral l’escritura de Mir es pas exempta de tot repròchi : “il faut, si l’on veut exister, affirmer carrément son existence en reprenant les traditions de notre littérature nationale. Il faut expulser hardiment tous les gallicismes”. En efièch d’unes literators de l’epòca reprochavan a Mir una grafia e de causidas lexicalas de còps tròp pròchas del francés, çò qu’explica, encara uèi, la manca d’estudis prigonds portats sus son òbra. La letra s’acaba sus la demanda de Mistral d’expressions localas : “Je termine un grand Dictionnaire de tous les dialectes du midi. Vous seriez bien aimable de me faire une liste des mots que vous croyez particuliers à Carcassonne” que pròva que lo Tresor dóu Felibrige aviá ja plan avançat, e que l’ajuda de Mir foguèt plan sollicitada.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra

Qual es Augusta Forès ?

Poèta lengadocian originari de Castelnòu d’Arri, jornalista, istorian albigeïsta, federalista. La primièra part de son òbra es escricha en francés puèi, vèrs 1875, encoratjat per Mistral e Aquiles Mir, comença de publicar en occitan. Mistral lo complimenta alara fòrça sus sa poesia. Es, amb Louis-Xavier de Ricard, un dels “felibres roges”, republican e anticlerical. Fondan en 1876 l’almanac La Lauseta, que ne pareisseràn pas que quatre numèros entre 1877 e 1885. En 1881, es proclamat majoral del Felibritge (Mantenença de Lengadòc) e gausís de l’apuèg de Frederic Mistral..

Descripcion de la correspondéncia

Dins la letra del 6 de decembre de 1875, Mistral felicita Forès per sas òbras e sa dintrada dins lo Felibritge. Pasmens, l’encoratja a adoptar una grafia e un estil mai occitans, valent a dire mens pròches del francés. Li aconselha doncas de s’inspirar dels trobadors per sa grafia e de posar mai l’inspiracion dins son país per l’estil. Dins la mission que Mistral s’es donada per la lenga occitana a travèrs lo Felibritge, vòl demorar totjorn lo mai pròche de çò que se fa en matèria de creacion occitana, dintrar en contacte amb totas las personas en mesura de portar lor pèira a l’edifici e las guidar dins aquel sens.

Dins la letra del 10 de mars de 1882, Mistral pressa Forès de l’aparentar pas publicament als Republicans. Aqueste passatge mòstra l’ambiguïtat que tòca l’orientacion politica de Mistral : après una joinessa republicana decebuda, sembla de quitar tot engatjament politic vertadièr e se sarra de la tendéncia ideologica del Felibritge impausada per un Romanilha blanc. Son solet engatjament va a la “Causa provençala”.

Lo 17 de genièr de 1883 Forès demanda l’apuèg de Mistral per un acte de solidaritat a favor de l’Alsàcia-Lorrena victima d’aigats. Vòl mostrar a la capitala l’estacament dels felibres a la patria e contrar las acusacions de separatisme que ne fan l’objècte : los vòl sollicitar per publicar un fascicle de vèrses occitans, vendut al benefici dels sinistrats. Es un Republican, politicament engatjat, e vòl pas prene lo risc que sas idèas federalistas sián mal interpretadas.
Mistral li respond lo 19 del meteis mes, primièr pel pagament de sa contribucion, mas tanben per un conselh : li cal plan soscar a son projècte de sosten a l’Alsàcia-Lorrena que poiriá pas tant capitar coma o espèra. Sus la question del separatisme, Mistral estima que las acusacions devon pas inquietar los felibres que pròvan pron lor estacament a França. Aquelas remarcas semblan de revelar la desillusion de Mistral sul plan politic : fòra d’un contèxt politic, d’acusacions de separatisme representan pas una menaça vertadièra a la credibilitat del Felibritge. Se percep una distància entre las preocupacions de Forès, politicas, e aquelas de Mistral, vengudas gaireben sonque poeticas e culturalas.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Òbra

Qual es Valèri Bernard ?



Aquafortista, pintor, gravaire, professor a l’Escòla de las Bèlas-Arts de Marselha. Es tanben l’autor d’una òbra importanta en poesia e en pròsa occitana.
Es a París que descobriguèt lo Felibritge, que ne serà majoral en 1893 puèi, butat per son amic Mistral, capolièr de 1909 a 1919.
Collabòra a mantunas revistas e amb Filadelfa de Gerda e Prosper Estieu fonda puèi dirigís L’Estello de 1910 a 1911.



Descripcion de la correspondéncia

14 avril 1882 : aquesta letra dèu èsser una de las primièras qu’escambièron Mistral e Bernard. Mistral i descobrís lo poèta jovenòt de Marselha : lo complimenta sus sos ensages felibrencs mas l’encoratja a amelhorar son estil, en li donant una tièra de conselhs. Li fa tanben part de son intuicion a prepaus de son talent, que ne dobta pas. Mistral presentarà tornarmai sos compliments per las òbras seguentas de Bernard. Aquesta actitud es correnta venent de Mistral, que ten fòrça a guidar los felibres dins lor espelison poetica.

11 octobre 1911 : lo Consistòri sembla de rescontrar de problemas causats per une femna qu’es pas nommada, apuejada per Ratier, collaborator a la revista L’Estello e originari d’Agen. Ça que la, Mistral ditz clarament que se’n vòl pas entrevar e remanda Bernard al baile Fallen (que serà son successor al capolierat).

Aquesta anonima es probablament Filadelfa de Gerda : al moment que Valèri Bernard accedís al capolierat en 1909 après Devoluy, lo Felibritge conéis d’importantas crisis intèrnas, ideologicas e estructuralas, e Filadelfa fa partida dels felibres que son en plena polemica.
En efièch, a l’ora que lo Felibritge cèrca un successor a sa figura de proa, l’activisme politic emai reialista de Filadelfa de Gerda trencariá amb la linha directiva causida per Mistral de long de sa vida.

Es puèi question de L’Estello, la revista de Bernard, Filadelfa e Estieu, que capita pas.
Mistral explica la falhida per la pluralitat de dialèctes e va encara mai luènh : “lou francés es forço mai coumprènsible pèr tóuti qu’aquèli dialèite de Gascougno (que, meme au siècle XIV, li Flors del Gai Saber declaron estrangié à nosto lengo)”.
 
21 octobre 1911 : Bernard a benlèu de crentas a prepaus del Felibritge, que Mistral li ditz èsser, el, optimista. La question sembla de virar totjorn a l’entorn de Filadelfa de Gerda, coma dins la letra del 11 d’octòbre : “es pancaro la mestresso de Santo-Estello”, valent a dire probablament capolièra. D’unes faches d’un costat, mas subretot de rumors veson Filadelfa candidata al majoralat pendent las annadas 1910-1912, e doncas benlèu al capolierat. Pòt tanben èsser pas qu’un imatge, reprochant a Filadelfa un activisme un pauc tròp embarrassant. Las darrièras frasas de Mistral semblan de supausar que Bernard auriá envisatjat de quitar sa tasca de capolièr : “se te vèn en òdi de teni l’empento”.
Mise en ligne : 16/01/2020
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Qual es Stéphane Mallarmé ?


Poèta francés de las originas borguinhonas e lorencas. Es considerat coma lo mèstre del simbolisme. Son mestièr de professor d’anglés li pesa e sas exigéncias literàrias fòrça ambiciosas li causan un fòrt sentiment d’impoténcia. En octòbre de 1867, obten una mutacion a Avinhon, ont tòrna trobar sos amics felibres Mistral, Romanilha e subretot Aubanel, amb losquals entretendrà una correspondéncia regulara. En 1871, partís a París e es aquí, al mitan de la vida literària, que comença de se desgatjar de son sentiment d’impoténcia. Se met a publicar en abondància, e cada dimars, aculhís a cò d’el los poètas e artistas de son temps.

Descripcion de la correspondéncia

La correspondéncia de Frederic Mistral a Stéphane Mallarmé es constituïda d’un desenat de letras e cartas mandadas entre 1865 e 1879 que revèlan la proximitat entre los dos òmes : a partir d’una data compresa entre 1868 e 1873 Mistral se met a tutejar Mallarmé, çò que mòstra una cèrta familiaritat. Los escambis son mai que mai d’òrdre privat, emai intim : se tracha sovent de la familha de Mallarmé e Mistral se dubrís sus d’unes subjèctes sentimentals. Mantunas convidas de Mistral semblan de mostrar que los dos òmes se devián encontrar sovent dins l’encastre privat, mai que mai a Malhana. Per çò que concernís la poesia, Mistral encoratja son amic a “sortir de la pénombre” e a se “laisser envahir par la nature”, se tòrna trapar aquí lo poèta estacat au solèlh e a la lutz : “le bonheur fait la lumière et la lumière fait la poésie”. Parla tanben de son pròpri procediment poetic, çò qu’es puslèu rar dins sas correspondéncias : “mon poème provençal plaira-t-il? Je l’ignore mais je le fais avec plaisir, avec passion, émotion même”.

Dins una de las letras, datada del 20 de novembre de 1873, Mistral respond a un “projet” de Mallarmé, que seriá fòrça malaisit, a partir d’aquela sola letra, de ne conéisser los tèrmes exactes. Mallarmé vòl integrar lo Felibritge a un malhum mai larg de poètas de totas nacionalitats que se farián los critics e reviraires los uns dels autres? De tot biais a Mistral l’idèa li agrada pas : la tasca seriá tròp importanta, lo poèta vendriá “l’employé d’une compagnie d’exploitation réciproque”, reduch “en servitude”, e aquò portariá tòrt a la poesia occitana, seriá “la mort de toute spontanéité, de toute poésie sérieuse”. Mistral insistís en passant sus la manca d’institucions que ne patisson los poètas occitans, los luòcs oficials de circulacion de la lenga e de la cultura, perfièchament foncionals pel francés, ignoran completament l’occitan e los felibres pòdon pas comptar que sus eles-meteises per se far conéisser e presar del public : “pas un de nous n’a une minute de son temps à employer au service d’autre chose que de la Cause provençale”. Se Mistral demòra pròche de l’idèa de se dubrir e d’establir de ligams amb los representants d’autras culturas, o vòl pas far al prejudici de la sieuna pròpria : los poètas occitans devon concentrar lors energias sus la creacion poetica e la defensa de la lenga.

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Qual es Joséphin Péladan ?

Joséphin Péladan (1859-1918), tanben conegut jol pseudonim de Sar Péladan, es un escrivan francés simbolista e idealista, wagnerian. S’interessa a las sciéncias ocultas e misticas : sòci de l’Òrdre Kabbalistic de la Ròsa-Crotz, fonda puèi l’Òrdre de la Ròsa-Crotz catolica e estetica del Temple e del Graal. Es l’organizator dels Salons de la Ròsa-Crotz. Participa a mantunas revistas artisticas e literàrias e es l’autor d’unes tractats d’iniciacion e de tragèdias.

Descripcion de la correspondéncia

Dins la letra datada del 8 de mars de 1888, Mistral merceja Péladan per “l’envoi” en son onor, escrich dins son obratge À Cœur perdu. S’agís probablament d’una dedicaça manuscricha que Péladan auriá notada dins un exemplari mandat a Mistral. Es pas rar que Mistral recépia e legisca los obratges d’autres autors, per apuèi los complimentar e faire una pichòta critica de l’òbra, emai s’aquela compòrta d’aspèctes negatius.
Aquí, lo merceja mas s’espandís pas sus la critica : “vous dire par écrit mon impression sincère serait compromettant, et je la garde pour moi”. Es doncas malaisit de saber exactament consí cal comprene aquel “compromettant”. Lo personatge de Joséphin Péladan es tal que pòt pas daissar Mistral indifferent : aqueste adòpta dins la seguida de la letra un ton moralizator, un pauc sentenciós, sembla de voler metre Péladan en garda contra son actitud o son discors tròp provocators, mas demòra fosc e misteriós, cita pas brica de fach precís. Benlèu qu’aquela letra es un bon testimòni de la prudéncia caracteristica de Mistral.

La letra seguenta, datada del 13 de febrièr 1897, es mai serena. Dins lo temps que separa aquelas letras, los dos òmes an degut aprene a se conéisser mai, al mens entretenon de ligams amistoses : “nous vous remercions, ma femme et moi, de la charmante visite que vous nous fites [sic] le mois passé”. Péladan contunha de li mandar sas òbras en li dedicant d’epigrafas e Mistral saluda a cò de Péladan tant l’òbra poetica coma l’òme : çò qu’èra probablament de provocacion dins la primièra letra es vengut dins la segonda “idées courageuses”, “indépendance fière” e “nouveautés fécondes”.

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