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Tipe : Companhiá de teatre

La Compagnie

Créé en 1971, le Centre Dramatique Occitan est issu de l’équipe d'animation des Rencontres de Fox Amphoux, Festival populaire du Haut-Var créé en 1965 où elle se fait connaître en 1966 par la création de « Per joia recomençar », premier spectacle rompant avec la représentation complaisante de la culture provençale folklorisante. Cette création marque la naissance d’un théâtre en prise sur le présent qui se manifeste par la réappropriation d’un passé culturel jusque-là chassé du patrimoine général dans une perspective de recherche contemporaine. La presse ne s’y est pas trompée qui s’est fait l’écho des réactions, largement étonnées, voire hostiles d’une partie de la population, généralement extérieure à la région et élevée au lait du parisianisme culturel. Celle-ci découvrait que la langue des troubadours qu’on ne savait encore qu’appeler « patois » avant de lui concéder la qualité équivoque de « langue régionale » pouvait être le vecteur d’une création artistique qu’ils pensaient réservée à la langue de Racine.

De 1967 à 1971 André Neyton entreprend un travail de « remise à jour » de la culture populaire d’Oc qui débouchera sur la création du « Darrier moton » de Gaston Beltrame, évocation satirique de la destructuration de l’équilibre économique et humain de l’Occitanie et de l’anéantissement de son « identité » culturelle et linguistique. La pièce est invitée en 1972 au Théâtre des Nations organisé par Jean-Louis Barrault et Jack Lang. L’influence de 1968 est de toute évidence déterminante dans l’approche du travail théâtral qui attribuera une large place à la création collective et à la prééminence du corporel sur la parole.
En 1975, il participe au Festival Mondial du théâtre de Nancy avec "Martin Bidouré o lo cop d'estat de 1851" de Gaston Beltrame.

En 1983, sa mise en scène de la pièce de Robert Lafont, La révolte des Cascaveus, présentée plus de cent fois, sera produite et diffusée par FR3 national. Le Centre Dramatique Occitan compte aujourd’hui trente créations présentées dans tout le sud de la France.



Les productions 

1966 Per jòia recomençar de Robert Lafont
1972 Lo darrier moton de Gaston Beltrame
1973 Dòm Esquichòte ò lo torn de Provença de Bautesar de Robert Lafont
1974 Le chant général de Pablo Neruda (en espagnol, occitan, français)
1975 Martin Bidoret ò Lo còp d’Estat de 1851 de Gaston Beltrame
1976 Poupre et Compagnie de René Merle
1977 Mon bèu pais tot estrifat spectacle poétique
1978 Proprietat privada et Operacion Chòla Babau de Florian Vernet
1979 La révolte des cascavèus de Robert Lafont
1980 Rapport Wallace Müller adapté de M7 Catalunya d'Albert Boadella
1981 Malin maline (jeune public )
1980 Nini Polyphème de Florian Vernet
1983 La Croisade de Robert Lafont
1985 Le venin du théâtre de Rodolf Sirera
1986 Odyssée 86 Contes de la Méditerranée (jeune public )
1987 Bloody Mary show de Rodolf Sirera
1988 Gaspard de Besse d'André Neyton
1990 Le siège de Mons d'André Neyton
1991 Il viaggio de Jean Siccardi et André Neyton
1993 Maurin des Maures de Jean Aicard, adaptation d’André Neyton
1995 Odyssée 95 Contes de la Méditerranée (jeune public )
1997 René Char Spectacle poétique
1999 Odyssée 2000 Contes de la Méditerranée
2001 La farandole de la Liberté d’André Neyton
2003 Barras, le Vicomte à l’ail d'André Neyton
2004 La légende noire du Soldat O d’André Neyton
2006 L’affaire de la Belle Cadière d’André Neyton
2008 Du beurre dans les rutabagas d’André Neyton
2010 Occitania forever Extraits de l’œuvre théâtrale de Robert Lafont
2011 Maurin des Maures de Jean Aicard nouvelle adaptation d’André Neyton
2015 Gaspard de Besse adaptation pour randonnée-théâtre
2016 Moi, Gaston Dominici, assassin par défaut d’André Neyton

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Centre de ressorsa

Historique et missions

Le Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes (CMTRA) est une association régionale accueillie par la ville de Villeurbanne. Il oeuvre depuis plus de vingt ans dans le domaine des musiques traditionnelles, des musiques « du monde » et de l’ensemble des patrimoines de l’oralité, sur l’ensemble de ce territoire. À travers ses missions de recherche, d’animation du réseau régional et de valorisation culturelle, il participe à la reconnaissance de ces pratiques culturelles et de ceux qui les font vivre ; à leur médiation auprès des publics, à l’accompagnement de la création artistique et de la transmission des savoirs.
Le CMTRA mobilise et fédère un réseau vaste et hétérogène composé d’associations de terrain (culturelles, socioculturelles, éducatives, communautaires), de professionnels de la culture, d’artistes, d’institutions culturelles et patrimoniales qui ont comme socle commun d’œuvrer à la vitalité des formes expressives de l’oralité culturelle et à la promotion des musiques traditionnelles, des musiques migrantes et des patrimoines de l’oralité. Ce réseau est structuré autour d’un forum annuel, de commissions de travail thématiques (pratiques amateurs, spectacle vivant, transmission, recherche, documentation…), de journées d’échange de pratiques et de la Semaine des Patrimoines Vivants. 
Les projets de recherche-action du CMTRA ont une vocation de valorisation patrimoniale et de reconnaissance des diversités culturelles des territoires de Rhône-Alpes. Fondée sur des recherches ethnographiques, des collectes de témoignages musicaux et la constitution de fonds d’archives sonores, la démarche mise en œuvre permet de réaliser des états des lieux des pratiques culturelles populaires, traditionnelles et migrantes qui, loin des sphères publiques de la culture, s’expriment dans l’espace privé des familles et des réseaux de solidarité. Chaque projet conduit à une publication grand public, à des réalisations documentaires ou artistiques et à la mise en œuvre d’événements favorisant le décloisonnement culturel, l’échange et la créativité collective. 
Caractérisée par la multiplicité des formes qui la composent, la grande famille des musiques traditionnelles et des musiques du monde rassemble les expressions instrumentales et vocales de tradition locale, les différentes formes de revivalisme et de fusion ; les musiques issues des migrations anciennes et récentes et toutes les formes hybrides nées de la rencontre des cultures. Plus que tout autre domaine du spectacle vivant, il porte sur le devant de la scène des enjeux liés à la redéfinition sociale des identités et des altérités, ainsi qu’à l’expression des cultures minoritaires dans l’espace public. Ce secteur artistique d’une grande créativité pâti pourtant d’un manque criant d’espaces de diffusions et du renouvellement des formats de scène. 

Fiches de fonds

Enquêtes en Pays de Cèze

Patrimoine numérisé

Enquêtes en Pays de Cèze

Contacts

77 rue Magenta 
69100 VILLEURBANNE 
Tél : 04 78 70 81 75 
fax : 04 78 70 81 85 
www.cmtra.org 

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Webràdio
Ràdio País est une station radio d'expression occitane créée en Béarn en 1983 au moment de la naissance des radios libres.
Dès lors que se libère la parole d’oc, dans les années 1960, 1970 et 1980, se pose la question de la diffusion des productions occitanes, chantées bien sûr, mais aussi de débats, entretiens, reportages sur la langue d’oc et son avenir. Assez vite, dans le sillage de ce qui se fait dans d’autres pays du monde pour la diffusion des musiques « subversives » comme le rock, des radios associatives, voire plus ou moins pirates, s’organisent localement et consacrent une partie de leur temps d’antenne à l’occitan. Citons par exemple en Périgord Radio Périgord Noir, Radio Liberté, Radio Kaolin qui diffusaient déjà la parole et l’expression artistique occitanes.
Avec l’apparition des radios libres, suite à la disparition du monopole radiophonique d’état en 1981, peuvent se structurer au grand jour de véritables organes de diffusion radiophonique spécifiquement dédiés à l’occitan. Parmi les radios occitanes pionnières, citons Ràdio Occitània, créée à Toulouse la même année, la Clé des Ondes à Bordeaux, Ràdio Albigés ou Radio Périgueux 103.
En Béarn, émet dès la fin 1981 La Voix du Béarn, radio d’hyperproximité émettant depuis la périphérie paloise, dédiée à la culture béarnaise et à la langue. En 1983, un groupe de dissidents de cette radio (qui émet toujours) s’en va fonder Ràdio País à Lescar, dans la banlieue de Pau. En tout une trentaine de journalistes, techniciens et animateurs fondent la nouvelle association loi 1901. Un an plus tard, un incendie détruit les locaux de la jeune radio associative qui, grâce à un mouvement de solidarité conséquent, se relance et même parvient à s’agrandir et à se développer. L’écrivain béarnais Roger Lapassade, qui faisait partie de l’aventure, raconte cette période fondatrice dans une nouvelle.
En 1996, Ràdio País se structure en une fédération d’associations, Fédération Vivre au Pays Ràdio País, dont les trois antennes (Béarn, Bigorre puis Gers en 2013). N’émettant qu’en Béarn et Bigorre (un seul et même programme), la Ràdio País inaugure en 2013 un décrochage gersois à Auch.
Le projet de Ràdio País est ouvertement occitaniste : 80% environ de ses programmes sont en occitan. La radio émet d’ailleurs non pas seulement en occitan gascon du Béarn, mais dans tous les dialectes d’oc. Elle est également diffusée en streaming sur son site www.radiopais.fr. Animée par des bénévoles, Ràdio País possède cependant des techniciens et des journalistes professionnels, titulaires d’une carte de presse. La radio propose quotidiennement l'émission d'actualité « Lo Gran Descluc » et plusieurs émissions sur l'oralité comme « Oralitat e Umanitat », « Per Sagòrra e Magòrra », des émissions pédagogiques comme « Lo cors deu CFPÒC » ou encore des émissions dédiées à la musique comme « Rose des sons » et « Rock Stage ».
Ràdio País s'est lancée récemment dans la vidéo et diffuse de nombreux reportages réalisés par les professionnels de la station.
Actuellement, l'association Ràdio País Lanas-Baish-Ador travaille à l'ouverture d'une antenne sur son territoire. Ràdio País est également à l’origine de la création de la FIMOC (Federacion Interregionau de Mèdias Occitans), qui regroupe les acteurs audiovisuels de l’occitan.
Fréquences :
Béarn - Pau : 89,8 MHz
Bigorre -Tarbes : 101,5 MHz
Gers - Auch : 90,8 MHz
Gers - Mirande : 98 MHz
Ràdio País
77, avenue des Lilas 64000 PAU
Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Centre de ressorsa

Pour contacter l'établissement

Centre de Documentation Provençale
Place Reynaud de la Gardette
BP 207
84505 Bollène Cedex

Historique et missions

Le Centre de Documentation Provençale a été créé en 1981 par l’association Parlaren à Bouleno ; conçu au départ pour être une simple bibliothèque d’ouvrages provençaux à destination des membres de l’association, il est devenu au fil des ans un Centre de Documentation assurant une mission de Conservation du patrimoine provençal.

Description des collections

Les collections ont pour sujet la Provence et sa langue, et ce sur de nombreux types de support. Les collections comprennent environ 530 titres de périodiques, 100 000 coupures de presse et papiers divers, 120 disques, 350 cassettes, 300 CD, 30 DVD, 3 500 photos, 600 affiches et plusieurs dizaines de manuscrits des manuscrits. Un inventaire en ligne en disponible en suivant ce lien.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Centre de ressorsa / Data : 1980

L'association

L’association (loi 1901) a été créée en 1980, après avoir été durant 7 ans une activité de l’Amicale laïque de Saint-Bonnet près Riom.

Dans la vaste sphère du patrimoine rural, elle privilégie d’emblée les domaines de l’expression que sont la musique, le chant, la danse. Recherche, formation, et expression sont les trois axes majeurs de son action.

Son travail de collecte lui permet de rassembler de nombreuses données sur les répertoires, les instruments, l’interprétation, mais aussi le cadre environnemental dans lequel ces disciplines artistiques se sont développées. Forts de ces acquis et de ces expériences, les Brayauds développent leurs initiatives dans le domaine expressif : création de plusieurs ensembles musicaux aux répertoires et styles variés, mise en œuvre de spectacles combinant musique, danse théâtre.

Enfin et surtout, maintien d’une pratique vivante, spontanée, des musiques et danses traditionnelles lors de bals, concerts, veillées… Appuyés par leur reconnaissance musicale sur le plan national, sollicités par une importante demande de formation, favorisés par la possession d’un outil d’accueil aussi remarquable que le Gamounet, ils organisent des stages de formation dès 1982 et rapidement ce lieu devient un important centre de transmission des connaissances orales.

Depuis 1998, l’association est reconnue comme Centre Départemental des Musiques et Danses Traditionnelles du Puy-de-Dôme (CDMDT 63) ; elle fait partie du réseau régional fédéré par l’Agence des Musiques des Territoires d’Auvergne, et du réseau national de la Fédération des Associations de Musiques et Danses Traditionnelles.

Depuis lors, l’association mène de nombreuses activités dans les domaines de la formation (une dizaine de stages de musique et de danse par an, une école de musique associative, le réseau TRADAMUSE…), de la diffusion (une saison culturelle riche, un festival « Les Volcaniques« …), de la création (près de 20 groupes brayauds) et de la conservation (Le Gamounet, archives…).

Le CDMDT63

Depuis 1998, les Brayauds sont officiellement Centre départemental des musiques et danses traditionnelles du Puy-de-Dôme.

Alors que des CDMDT43, 15 et 03 existaient déjà depuis de nombreuses années, il devenait nécessaire de créer un CDMDT63 sur le département, distinct de la structure régionale existante. Avec le soutien de l’AMTA et de la DRAC Auvergne, notamment, le choix de le confier aux Brayauds, plutôt que de créer une nouvelle organisation, a été guidé par l’importance des activités départementales de notre association.

Le CDMDT63 n’est pas une entité supplémentaire distincte de l’association Les Brayauds ; une partie des activités de l’association entre en réalité dans la catégorie des actions du CDMDT63.

Les groupes brayauds

Depuis sa création, l’association compte en son sein des formations musicales différentes. Qu’il s’agisse de lien générationnel, artistique, affectif ou esthétique, chaque groupe brayaud a sa raison d’être, et s’engage associativement.

Un groupe « estampillé brayaud », selon la formule historique, s’engage en effet par les valeurs qu’il transmet et par l’aide indispensable qu’il apporte à l’association. Chaque groupe brayaud joue en effet bénévolement (exceptés les professionnels) au Gamounet et en dehors du Gamounet, dans une logique d’éducation populaire : l’apport financier en contrepartie de leurs prestations permet aux Brayauds d’entretenir leur lieu et de financer, en partie, l’école de musique.

Le cadre du Gamounet a toujours été favorable à la création artistique. Les anciens élèves de l’école de musique, souvent regroupés en fin de cursus au sein de l’enseignement « musique d’ensemble », sont amenés à former leurs propres groupes ; des musiciens de passages, qui ont été à la fois nombreux et fondateurs dans l’histoire des Brayauds, peuvent être séduits par le lieu et/ou ses occupants ; des musiciens chevronnés ont parfois l’envie d’explorer un nouvel univers musical ou de monter un nouveau projet différent de ce qu’ils font déjà, sous l’œil et l’oreille attentifs, bienveillants mais également constructifs des autres…autant de raisons qui font que le Gamounet peut être qualifié de « pépinière » à musiciens, ajouté au fait que le patrimoine immobilier de l’association comprend au moins 5 salles de répétition qui peuvent être utilisées à volonté par les musiciens brayauds durant l’année – sauf le mercredi, jour d’école de musique !

Ces conditions, qui ont été mises en place dès les années 1980 par une équipe de bénévoles engagée et visionnaire, ont permis dès le départ la multiplication et le perfectionnement des formations musicales, qu’elles préexistent à leur arrivée dans l’association ou non : Basse Combrailles, Réveil Matin, Passe Aqui, Eau Forte, Taravelle, Les Blaireaux… Près de 50 groupes différents se sont formés au sein de l’association ; chaque année amène son lot de nouvelles créations, mais aussi parfois de mise en sommeil de projets qui seront repris quelques années plus tard… ou non ! Si certains n’existent plus aujourd’hui, ou plus sous la même forme, tous ont partagé un fond commun qui est celui de l’amour de leur territoire et de la belle musique. Aujourd’hui, une vingtaine de formations différentes co-existent chez les Brayauds-CDMDT63.

 Que le choix artistique du groupe se porte sur la stylistique de telle ou telle aire culturelle, sur la mise en avant de tel instrument, sur le réinvestissement d’un répertoire ou la création musicale, sur la musique à danser ou à écouter, sur l’utilisation des possibilités modales ou l’exploitation minimaliste assumée des mélodies, sur la variation mélodique ou rythmique, il ressort en effet une unité des groupes brayauds.

La cadence, les choix musicaux et même, parfois, le style des musiciens font qu’en l’absence même de répertoire commun, il est bien souvent facile d’identifier un groupe brayaud lâché dans la nature…

Tous les groupes brayauds se déplacent et jouent aussi bien au Gamounet qu’en dehors. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus !

Mise en ligne : 17/01/2020
Tipe : Centre de ressorsa

Pour contacter l'établissement

CEROC
16, rue de la Sorbonne - 4e étage
75005 Paris
Tél. : 01 40 46 27 44
ceroc@paris-sorbonne.fr

Historique et missions

Fondé en 1948 en tant qu’institut de faculté rattaché à la section de Français de la Sorbonne, le CEROC a pour objectifs de doter la langue d’oc ancienne et moderne, à tous les niveaux du cursus universitaire, d’un enseignement spécifique dans le cadre de l’étude comparée des langues romanes ; de promouvoir et d’organiser la recherche scientifique dans tous les domaines des études occitanes, notamment en linguistique, en philologie et en littérature (doctorats, colloques, publications)

Les collections occitanes du CEROC

Le Centre d’Enseignement et de Recherche d’Oc possède une bibliothèque consacrée à la langue, à la littérature et à la civilisation des pays d’Oc, anciennes et modernes. Cette bibliothèque est notamment constituée de différents legs parmi lesquels celui de I. Frank (fonds Frank), du legs de J. Boutière (fonds Boutière) et s’est enrichi récemment du don d’ouvrages constituant le fonds Méjean. Pour l’étude de la civilisation, le fonds Jules Charles Roux représente une source remarquable de renseignement. La bibliothèque contient également un fonds d’ancien français, langue et littérature, ainsi qu’un fonds d’italien, de catalan, d’espagnol. En dialectologie romane, le Centre possède une importante documentation (notamment les atlas linguistiques). Les fonds s’accroissent par acquisitions, achat de monographies, des revues.

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Fons documentari

Présentation du fonds 

Le Pays de Cèze, traversé par la vallée de la Cèze se situe au carrefour de la Lozère, de l'Ardèche et du Gard. Mais au delà des frontières administratives c'est sous une seule et même identité que se réunissent les populations de ce territoire marqué par la mine, le ver à soie et la châtaigne : les Cévennes.

Un territoire aux influences culturelles multiples à la fois inter-régionales et plus lointaines : migrations saisonnières en Bas-Languedoc ou en Provence pour le travail des champs ou la saison des fruits ; déplacements aux foires auvergnates ; polonais, italiens, espagnols, arabes venus travaillés dans les mines...

Autant dire que l'identité sonore et chorégraphique cévenole a fait siennes les farandoles venues de Provence, les bourrées venues d'Auvergne ou encore le violon, instrument amené dans la région par les immigrants polonais.

Entre 1995 et 1997, Valérie Pasturel missionnée par le CMTRA, part micro en main à la rencontre de ceux que l'on nomme « les gavots », de ceux qui ont travaillé à la mine dans la région de Bessèges et de Molières-sur-Cèze, de ceux qui vivaient de la récolte des châtaignes au nord de l'Ardèche, des femmes qui chantaient en cœur des pastourelles au moment du décoconnage et dans les filatures, des musiciens « de routine » et des harmonies ouvrières qui animaient toutes les festivités de la région, des chansonniers populaires, de ceux qui étaient enfants au début du siècle et qui se souviennent des chants et formulettes de grand-mères et des veillées...

A travers paysages sonores, témoignages thématiques, récits de vie, répertoire chanté et joué, en français comme en occitan, ce ne sont pas moins de 22h d'enquêtes qui révèlent le quotidien d'autrefois en Pays de Cèze et l'identité culturelle d'un territoire riche de ses multiples influences.


Une partie de ces enquêtes a déjà donné lieu à une première publication en 1998 : l'Atlas Sonore n°13 "Cévennes, Pays de Cèze" de la collection « Atlas Sonores » du Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes (Disponible au CIRDOC - Cote : 9.4813 CEVE). Cette coproduction du Centre des Musiques Traditionnelles en Rhône-Alpes et du Centre Languedoc-Roussillon des Musqiues et Danses Traditionnelles mêle collectages et réinterprétations (avec la participation des groupes Azalaïs, Aiga Linda et de Pascal Jaussaud).

Désormais, grâce à la numérisation du Fonds Enquêtes en Pays de Cèze, (conservé par le CMTRA) l'intégralité de ces enregistrements sonores est accessible à tous sur Occitanica.

Présentation de Valérie Pasturel

Après un parcours de formation en psychologie clinique et psychologie sociale clinique, Valérie Pasturel participe à ses premières recherches d'ethnographie musicale en 1994 lors de la réalisation d'un Atlas Sonore des Baronnies provençales sous la responsabilité du Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes et de l'Université populaire de la Drôme provençale, enquête réalisée par une équipe de collecteurs pluridisciplinaire réunie par Roger Pasturel, son père, auprès duquel elle a été très tôt sensibilisée aux expressions artistiques s'inspirant des particularismes linguistiques et régionaux, des contacts de culture et des problématiques de territoire.

Valérie Pasturel oriente alors progressivement sa formation vers l'anthropologie parallèlement à la réalisation de nouvelles campagnes de recherches que lui confie le CMTRA (Haute-Tarentaise 1995-96, en partenariat avec la CCAS autour de la retenue de Tignes ; Cévennes – Pays de Cèze 1995-1998 en partenariat avec le Centre Languedoc-Roussillon des Musiques et Danses Traditionnelles), le Conseil Général des Hautes-Alpes et la CCAS (autour de la retenue de Serre-Ponçon).

De 1999 à 2004, Valérie Pasturel est chargée de recherche et de développement culturel pour le CMTRA, et réalise notamment des enquêtes d'Atlas sonores consacrées à l'expression des musiciens issus de l'immigration dans les villes de Rhône-Alpes (Lyon Orientale, 1999-2001 ; Les Pentes de la Croix-Rousse, 1999-2001), elle est aussi chargée de cours d'anthropologie à l'Université Lumière Lyon2 en 2004.

Elle rejoint en 2004-2005 l'Université d'Avignon pour une formation de 3e cycle en sociologie de la culture et travaille en tant que chargée de valorisation de la recherche en 2005 et 2006 au sein du Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée à Paris (ex-MNATP) sur des projets éditoriaux multimédia dans la collection "Enquêtes de Terrain", pilotée par la Mission de la Recherche et de la Technologie du Ministère de la Culture et de la Communication, ainsi qu'en tant que chargée de recherche pour le musée des instruments à vent de La Couture-Boussey (2007).

A partir de 2008, elle officie en qualité de chargée de mission au sein d'associations départementales pour la mise en œuvre des politiques publiques en faveur du développement des Arts vivants (Lozère, Haute-Loire).

Ayant goûté lors de son parcours professionnel et de recherche à de nombreux champs de la culture (ethnographie, patrimoine oral, spectacle vivant, muséographie, politique publique pour la culture, gestion des entreprises culturelles) et de retour dans la Drôme qui est le berceau de sa sensibilité sonore et poétique, elle aborde aujourd'hui un autre champ de la création, qui n'avait jamais manqué de l'intéresser, en accompagnant des artistes (peintres, auteurs), et des programmateurs dans la réalisation de leurs projets d'inventaire, d'édition, d'exposition, et intervient en qualité de médiatrice culturelle au sein d'un espace d'exposition municipal dédié à l'art en général, aux arts singuliers et à l'art contemporain.

Description du fonds

Dates extrêmes :
1995-1997

Langues représentées dans le fonds :
Occitan, Français

Importance matérielle : 
21 cassettes DAT (22:00:00)

Accroissement :
Fonds clos

Pour le consulter :

Fonds numérisé dans le cadre du programme Patrimoine Oral du Massif Central et consultable en ligne sur Occitanica.

Instruments de recherche disponibles :

Inventaire disponible en ligne

Mise en ligne : 16/01/2020
Tipe : Fons documentari
Présentation du producteur :

Association Provençale (loi 1901) fondée en 1999 à Graveson ( BdR ) dans le but de développer la connaissance du patrimoine culturel de l' ensemble des Pays d'Oc et en premier lieu celui de la Provence. ( langue, littérature,ethnographie, histoire, art, etc... ). Marcel Petit (1920-2008), fut le curé de Raphèle-les-Arles pendant près de quarante ans jusqu'à sa retraite prise en 1998. Également éditeur spécialisé sur les textes fondamentaux et épuisés des auteurs de littérature provençale, il laisse un fonds important entré entre 2000 et 2010 dans les collections du CREDD'O. Son neveu, Joseph Petit, fut pour sa part historien, et a également nourri un grand intérêt pour la langue d'oc. Son fonds est progressivement intégré aux collections du CREDD'O.

Présentation du contenu :

Le fond principal du CREDD'O s' appuie sur les donations très importantes de l' Abbé Marcel Petit, de son neveu l' historien Joseph Petit, ainsi que sur d' autres donations privées. S' y ajoutent en permanence les acquisitions du CREDD'O en oeuvres complémentaires et notamment contemporaines. Désormais, le CREDD'O est la plus grande base bibliothécale pour la région Provence-Alpes- Côte d' Azur. Le fonds regroupent des œuvres couvrant un vaste champs de thématiques et disciplines : ouvrages sociologiques, historiques, littéraires, de linguistique, mais également d'art et de folklore ; ainsi que les composantes plus spécifiques aux fonds de Marcel Petit et de son neveu. Des acquisitions et donations continues permettent d'accroître progressivement ce fonds.

Importance matérielle :
325 mètres linéaires.

Couverture Temporelle :
Du XVIe au XXe pour les documents originaux. Du Xe au XXe pour les livres imprimés (période couverte par la documentation).

Supports représentés dans le fonds :
Manuscrits/Tapuscrits, Monographies Imprimées, Périodiques (presse et revues), Documents iconographiques

Accroissement :
Fonds ouvert (peut connaître des accroissements)

Accès

Identifiant du fonds :
Cotation par ordre alphabétique et par thème

Instruments de recherche :
Pour le moment, inventaire manuscrit en attendant l'acquisition prochaine d'un logiciel.

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :
Consultations sur place, sous la surveillance d'un membre du Centre. Aucun prêt, sauf autorisations exceptionnelles du CREDD'O.

Conditions de reproduction :
Reproductions réglementées selon les documents, soumises à autorisation du CREDD'O.
Mise en ligne : 11/02/2020
Tipe : Fons documentari

Histoire du fonds

Le <i>Dictionnaire patois-français du Vivarais</i> de Jules Seuzaret(Coll. CIRDÒC)

Jules Seuzaret (1874-1956) est un félibre ardéchois, né à Juvinas le 18 juillet 1874. À partir des années 1930, il occupe un poste de fonctionnaire des Eaux et Forêts à Constantine (Algérie).

Attaché à l’étude de sa région et à sa langue (occitan, parler du Vivarais), il consacre une partie de sa vie à la rédaction d’un Dictionnaire patois-français du Vivarais qui sera achevé en 1950. L’ouvrage en trois volumes comprenant plus de 2000 pages dactylographiées est resté inédit.

Cet ouvrage s'intéresse à l’étude linguistique de l’occitan dans ses parlers du Vivarais et recense plus de 30 000 termes et locutions. Les définitions sont données en français et complétées par de nombreux comparatifs, synonymes ou antonymes qui en précisent le sens. Elles contiennent également de nombreux dictons et proverbes, couplets de chanson populaire ou citation d’auteur occitan sur le modèle du Tresor dóu Felibrige de Frédéric Mistral.

Ce chantier mettra Jules Seuzaret en rapport avec de nombreux autres félibres et érudits avec qui il entretient une importante correspondance en occitan et en français.

Modalités d'entrée :

Dépôt des héritiers en 2012

Accroissement :

Fonds clos

Description du fonds

Le fonds Jules Seuzaret comprend le Dictionnaire patois-français du Vivarais (dactylographié) relié en trois volumes, ainsi que la correspondance érudite de Jules Seuzaret complétée par les documents de travail, études et autres oeuvres publiées ou inédites.

Dates extrêmes :

1895-1950

Langues représentées dans le fonds :

Occitan (Vivaro-alpin), français

Importance matérielle :

0.5 mètre linéaire

Supports représentés :

Manuscrits/Tapuscrits

Monographies imprimées

Documents iconographiques

Pour le consulter

Identifiant du fonds :

Fonds en cours de traitement

Instruments de recherche disponibles :

ø

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :

Consultable au CIRDOC, en salle de recherche

Conditions de reproduction :

Toute reproduction en vue d'une édition ou production audiovisuelle de la documentation contemporaine soumise au droit d'auteur ne peut se faire sans l'accord des ayants-droit. La reproduction de documents à des fins de recherche, sans publication, est acceptée sous réserve des impératifs de conservation des documents.

Mise en ligne : 11/02/2020
Tipe : Fons documentari

Histoire du fonds

René Jouveau (1906-1997) est le dernier félibre du nom, avec son épouse Marie-Thérèse Jouveau née Gautier, après son père Marius Jouveau qui fut comme lui Capoulié du Félibrige et Elzéar (ou Auzias) Jouveau son grand père. Le fonds René Jouveau est celui d’une bibliothèque constituée par quatre générations de félibres d'une même famille au cours de 100 années d'existence.

René Jouveau (1906-1997) professeur de lettres et de langues, fondateur du GEP Groupement d’Etudes Provençales, directeur de la revue Fe, membre de plusieurs académies, est l'auteur de romans, d’essais historiques (Histoire du Félibrige), de poésies et de pièces de théâtre. Il collabore à de nombreuses revues dont l’Armana prouvençau dont il sera le directeur de 1961 à 1992 et l’Armana di bon prouvencau de 1993 à 1997. Majoral du Félibrige en 1943, il deviendra Capoulié de 1971 à 1982.

Marie-Thérèse Jouveau née Gautier (1921-2005), épouse de René Jouveau, assistante sociale, accompagne la carrière littéraire de son mari en tant qu’administratrice des revues qu’il dirige. Vice-présidente des amis d’Alphonse Daudet à qui elle consacre une biographie, elle devient Majoral du félibrige en 1987. 

Marius Jouveau (1878-1949), père de René Jouveau est professeur d’italien, fondateur de la revue Fe, créateur du mensuel En terro d’Arle (1907-1912), directeur de la revue Lou Felibrige (1919-1945), fondateur de l’Escolo mistralenco d’Arles et directeur de l’Armana prouvencau. Auteur de romans, essais, poèmes, pièces de théâtre et collaborateur à de nombreux journaux et revues, il est Majoral du félibrige en 1913, puis en devient le capoulié de 1922 à 1941.

Elzéar Jouveau = Auzias Jouveau (1847-1917), père de Marius Jouveau, facteur de profession, est musicien et chansonnier, collaborateur à l’Armana prouvençau et au Brusc. Il devient Majoral du Félibrige en 1897.

Modalités d'entrée :

Donné au CIRDOC en 2006, par M. Etienne Chapal, neveu de René Jouveau.

Accroissement :

Fonds clos

Fonds complémentaire :

Médiathèque municipale d'Arles, fonds Jouveau

Description du fonds

Le fonds René Jouveau se compose de revues, monographies et d’un fonds d’archives se rapportant principalement aux activités de René Jouveau à la fois félibre, éditeur de revues et historien. 
Il contient outre ses dossiers de travail, émissions radio et une partie de sa correspondance, certains des travaux qui lui ont été adressés en vue d’être publiés dans les revues qu’il dirigeait, mais aussi les dossiers concernant les manifestations ou rencontres qu’il a organisé (Consistoire du Félibrige, Congrès de Langue et de littérature d’oc, Pen club de langue d’oc, Unioun prouvençalo…). Le fonds des manuscrits contient aussi une partie des correspondances de Marie-Thérèse, Marius et Elzéar Jouveau.

Dates extrêmes :

1879 - 2005

Langues représentées dans le fonds :

Occitan (tous dialecte), français, catalan

Importance matérielle :

6 mètres linéaires

Supports représentés :

Manuscrits/Tapuscrits
Monographies imprimées
Périodiques (presse, revues)
Documents iconographiques

Pour le consulter

Identifiant du fonds :

JOU

Instruments de recherche disponibles :

Inventaire manuscrit sur place

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :

Consultation sur place, en salle recherche

Conditions de reproduction :

Toute reproduction en vue d'une édition ou production audiovisuelle de la documentation contemporaine soumise au droit d'auteur ne peut se faire sans l'accord des ayants droit. La reproduction de documents à des fins de recherche, sans publication des documents, est acceptée sous réserve des impératifs de conservation des documents.

Mise en ligne : 11/02/2020
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