Recèrca

sus 11
Filtrar
Filtres actifs
Contributeur : CIRDOC
Sauf
Type de Document : Auto-apprentissage
Portail : Mediatèca
Laüsa (1) Laüsa%22" class="occitanica " title="Enlever ces résultats">
Gacha Empega
Manu Théron (1) Gacha Empega
Manu Théron%22" class="occitanica " title="Enlever ces résultats">
La Rampe-TIO (1) La Rampe-TIO%22" class="occitanica " title="Enlever ces résultats">
fre (97)
oci (17)
pro (1)
CIRDOC (104)
Tipe : Centre de ressorsa / Data : 2013 (data d'actualizacion de la notícia)
L'équipe LLACS est née de la volonté d'un certain nombre de spécialistes aux compétences voisines de faire converger leurs recherches dans un projet prenant en compte un espace plus large que celui sur lequel ils avaient travaillé jusque là. En l'occurrence, il s'agit des Suds : d'abord ce monde qui va de l'Espagne à la Grèce, entre porteurs de l'héritage hellénique et héritiers de la Romanité. Mais aussi ces parties du Nouveau Monde et de l'Afrique dans lesquelles un processus de colonisation ancien a mené l'Espagnol et le Portugais au contact de diverses langues indigènes. L'histoire de ces territoires offre bien entendu des chronologies différenciées depuis la fin de l'Antiquité pour les vieilles terres d'Europe, à partir du XVIe siècle pour les autres continents. Les langues présentes dans cet espace ont connu des statuts différents au cours de l'histoire, mais sont porteuses chacune de littératures spécifiques qui représentent au total un corpus considérable.


Les chercheurs regroupés ici proviennent pour une bonne part de l'EA 3020 ETOILL (Études occitanes, ibériques, latino-américaines et lusophones) rejointe par les italianistes et les chercheurs du Centre d'Études Néo-helléniques. Ils sont linguistes, spécialistes de littérature (médiévale, moderne et contemporaine), de civilisation, de l'édition de textes, .... Loin d'être un handicap cette multiplicité des approches possibles jointe à la diversité de l'espace concerné constituent un défi, celui d'un travail comparatiste et pluridisciplinaire croisant sur certains points précis et certaines problématiques des regards complémentaires venus de lieux et de disciplines différentes.


L'équipe se structure selon cinq composantes :


-ReDòc (Recherches en Domaine Occitan)


-Études ibériques et latino-américaines


-Études lusophones


-LASI (Littératures, Arts et Sociétés en Italie)


-Centre d'Études Néo-helléniques (JE 2487 « Le Grec et l'Autre »)


Axes qui fédèrent notre projet :


1.- Un programme d'édition de textes qui constitue l'axe « central » de l'équipe


2.- Un axe de civilisation (époques moderne et contemporaine)


3.- Un axe littéraire : Transversalités littéraires, linguistiques et artistiques



Voir les ressources disponibles dans Occitanica.
Mise en ligne : 13/10/2019
Tipe : Monument

La statue antique encore visible aujourd’hui à l’entrée de la rue française, sur la place éponyme, est dans la tradition biterroise, celle du héros de la cité, un certain Pépézuc. Exhumée des vestiges antiques de la ville, elle donne corps au personnage de Pépézuc qui prend sa véritable place dans l’espace public au début du XVIIe siècle lorsque associé à la légende de la ville, il entre dans la littérature en incarnant le personnage central du Théâtre de Béziers. La statue devient alors lieu de vénération et de folklore.

Localisation :

Place Pépézuc, Béziers (Hérault)

Datation de l’édifice :

IIIe siècle

Importance pour la culture occitane


L’histoire de la statue : Pépézuc et son symbole


Pépézuc, personnage tutélaire de la ville de Béziers, est représenté par une statue de marbre de l’époque romaine placée au départ de la rue française. Certains érudits ont cru y découvrir la représentation de l’empereur Auguste1;ou la statue d’Hercule2, tandis que d’autres y voient celle de l'empereur romain Tetricus fils (fin du IIIe siècle), chargé de la réparation de la voie Domitienne.Statue romaine identifiée comme celle de l'empereur Tetricus fils (fin du IIIe siècle), Place Pépézuc à Béziers © CIRDÒC

Mentionnée à cet emplacement et sous ce nom en 1348, par le Libre de Memorias de Jacme Mascaro3, la statue fait l’objet de vénération de la part des biterrois. Elle ne prend réellement sa fonction symbolique qu’au début du XVIIe siècle, lors des fêtes annuelles des Caritats (« Charités », en occitan, fêtes de l'Ascension) par la création du personnage de Pépézuc. Le 16 mai 1616, jour de la fête de l’Ascension est représentée pour la première fois la pièce intitulée L’Histoire de Pépézuc. Cette pièce de théâtre, en occitan, allégorie relative aux troubles qui eurent lieu en France dans les premières années du XVIIe siècle, fait intervenir le personnage de Pépézuc qui emprunte son nom au capitaine Pierre Pépésuc (ou Pépézuc) qui, « lors de la prise de Béziers par les Anglais, les empêcha seul d’entrer dans la rue principale, qui reçut pour cela le nom de rue française ».4

Le personnage prend alors toute sa dimension théâtrale en servant d’ornement aux fêtes de Caritats. Participant aux réjouissances publiques, il est « badigeonné d’un lait de chaux » et « descendant de son piédestal il apparaît sur le théâtre populaire pour exprimer en vers languedociens son opinion sur les évènements du jour5. Pourvue de ses attributs guerriers et virils, garant de la virilité des hommes et de la fécondité des femmes, mise en scène par le carnaval et auprès de laquelle passaient tous les défilés, la statue de Pépézuc était saluée par les autorités, les drapeaux et la musique6.


Pépézuc, marque de l'imprimeur du Théâtre de Béziers


Le Théâtre de Béziers désigne l’ensemble des pièces jouées à Béziers lors des fêtes des Caritats au début du XVIIe siècle. Il nous est connu par l’œuvre de l’imprimeur Martel qui édite l’ensemble de ces pièces à l’époque même où elles sont jouées. De 1628 à 1657, il publie les textes de 24 comédies, pastorales, monologues ou farces7 dont les auteurs ne sont pas tous connus, excepté un certain Michaille et l’avocat Bonnet auteur de poèmes primés aux Jeux Floraux de Toulouse8. Martel9 fait preuve de militantisme dans la présentation de l’ouvrage. Il embrasse la cause de Pépézuc, le gardien et le conservateur des anciennes traditions et coutumes de Béziers qu’il entend par sa publication remettre à l’honneur. Aussi, l’imprimeur utilise comme marque de fabrique la représentation de Pépézuc. 
Page de titre du Triomphe de Béziers publié par Jean Martel de Béziers en 1644
La gravure sur bois de la page de titre du Triomphe de Beziers au jour de l'Ascension10 publiée en 164411, est la première représentation du « vaillant Pépézuc ». Pour marquer cette double dimension à la fois sacrée et burlesque, voire païenne, du personnage de Pépézuc, l’image s’accompagne d’une légende le qualifiant :

    Nevout de Mars, fil de Latonne 
      Neveu de Mars , fils de Latonne…
    Mange murailles, brise picques
      Mange murailles, brise piques
    Seco Tonnels, vuide Barriques, 
      Sèche tonneaux, vide barriques…
    Grand empregniyare de Chambrieyres
      Grand fécondeur de servantes.


Pépézuc, emblème du CIDO


Porte drapeau de la littérature et de l’esprit occitan, la représentation de Pépézuc, sera utilisée par les fondateurs du CIDO qui le prennent pour emblème dans leurs premières publications lorsqu’il annoncent la création de la première bibliothèque occitane 12:
« En 1975, un groupe de bibliographes, de savants et d’écrivains associèrent leurs efforts à la ville de Béziers pour créer un Centre International de documentation occitane, public, ce qui était audacieux pour l’époque ».

Bulletin del Centre Internacional de Documentacion Occitana publié de 1976 à 1979.

En plaçant leurs pas dans ceux de Jean Martel13, les fondateurs du CIDO utilisent une image symbole, marque de l’imprimeur biterrois Martel à qui l’on doit la découverte, la sauvegarde du Théâtre de Béziersthéâtre occitan qui aurait inspiré plusieurs pièces de Molière14. Ils reprennent ainsi ses ambitions et fixent leur vocation : sauvegarder et faire connaître le patrimoine de la langue occitane15. Pour cela, ils constituent, à Béziers, une collection publique de référence, unique en son genre, conçue spécialement pour le livre occitan (documentation occitane). Elle portera le nom de Centre International de Documentation Occitane - Bibliothèque d’Occitania, utilisé dès 1978, avant de devenir en 1999 le CIRDÒC Mediatéca occitana qui poursuit aujourd’hui ses objectifs.


-----------------------------------

  • 1.  Émile Bonnet, La statue de Pépézuc : solution d'une énigme archéologique, Montpellier : Impr. E. Montane, 1929.
  • 2.  Anne Rulman (1582-1632), « Récit des anciens monuments qui paroissent encore dans les departemens de la premiere et seconde Narbonnoise et la representation des plans et perspectives des edifices publics sacrés et prophanes, ensemble des palais, statues, figures et trophées, triomphes, thermes, bains, sacrifices, sepultures, medailles, graveures, epitaphes, inscriptions et autres pièces de marque, que les Romains y ont laissées, pour la perpétuité de leur memoire, et notamment dans Nismes, où, de mesme qu'ailleurs, l'injure du tems et la negligence des hommes les avoit ensevelies, avec le narré des estranges révolutions du Languedoc, depuis les Volces, les Romains, les Vendales, les Visigoths, les Sarrasins... et nos rois, qui ont réuni cette belle province à leur domaine. 1er septembre 1626 ». BM Nîmes (B301896101_MS0180_1).
  • 3.  Lo Libre de memorias de Jacme Mascaro (XIVe siècle) publié d'après le manuscrit de Béziers, avec un avant-propos, une notice sur la langue de Mascaro, des notes, un lexique des mots et des formes qui ne se trouvent pas dans le "Lexique roman" de Raynouard, et une table alphabétique des noms propres par Charles Barbier,.... Montpellier : C. Coulet, 1895. Relevé dans : Émile Bonnet, La statue de Pépézuc, op. cit.
  • 4.  Voyage dans les départemens du midi de la France par Aubin Louis Millin ... Tome premier [-Tome IV], A Paris : de l'imprimerie impériale, 1807-1811, IV-I, p. 366, relevé par Philippe Gardy, Le "Théâtre de Béziers" : Béziers au XVIIe siècle , op. cit. p. 9.
  • 5.  Émile Bonnet, La statue de Pépézuc, op. cit. p. 2.
  • 6.  Yves Rouquette, Béziers, les rues racontent, Montpellier : Les Presses du Languedoc, 1999, p. 112.
  • 7.  François Pic, « Bibliographie du théâtre de Béziers », Cahiers de littérature du XVIIe siècle, n°5 , 1983, p. 129-145.
  • 8.  Pouesios diversos del sieur Bounet de Beziers : ambe le remerciomen a messieurs les jutges & mainteneurs des Jocs Fleuraux a Toulouso per la flou del soucy que l'y fourec dounado en l'an 1628 / publ. avec notice biogr. et notes par M. Frédéric Donnadieu. Béziers : J. Sapte, 1898. Philippe Gardy, Le "Théâtre de Béziers" : Béziers au XVIIe siècle : catalogue de l'exposition : Musée des Beaux-Arts de Béziers, 25 avril-17 mai 1983. Béziers : Centre International de Documentation Occitane, 1983. Jean-François Courouau, « Choix et non-choix linguistiques dans l'Histoire de Pepesuc et dans l'œuvre de François Bonnet », publié dans : Français et langues de France dans le théâtre du XVIIe siècle, sous la direction de Bénédicte Louvat-Molozay, Paris : Presses universitaires du Midi, 2015, p. 245-257.
  • 9.  Jean Martel né à Béziers en 1589, deviendra imprimeur officiel de la ville et des évêques de Béziers.
  • 10. Seconde partie du Triomphe de Beziers au jour de l'Ascension contenant la Colere ou Furieuse indignation de Pepesuc & le Discours funebre de son ambassadeur, sur la Discontinuation des anciennes coustumes. Ou sont adjoutées les plus rares pièces qui ont esté representées au susdit jour jusques à present.
  • 11.  Charles Brunet, Manuel du libraire et de l’amateur de livres, Paris, 1860-1865, III, 1477. La production de l’imprimeur Martel est connue par les seules pièces consacrées au Théâtre de Béziers dont seule l’impression de 1644 laisse apparaître cette marque de fabrique. L’impression des premières pièces en 1628 reprend sur la page de titre un fleuron qui ne présente pas les caractéristiques d’une marque d’imprimeur.
  • 12.  Bulletin del Centre international de documentacion occitanan° 4, 1978, p. 1
  • 13.  C’est le CIDO qui à la suite de la Société archéologique en 1859, publiera en 1981, les pièces du théâtre de Béziers (voir bibliographie).
  • 14.  Hypothèse soulevée par Jacqueline Marty, « Quelques emprunts de Molière au Théâtre de Béziers », Revue des Langues Romanes, LXXXI, 1975, I, p. 43-66; battue en brèche par . Philippe Gardy et Jean-François Courouau, « Molière et le « Théâtre de Béziers » : état de la question » publié dans : Français et langues de France dans le théâtre du XVIIe siècle, sous la direction de Bénédicte Louvat-Molozay ; Paris : Presses universitaires du Midi, 2015, p. 175-189.
  • 15.  Donnant ainsi une réalité à un vieux rêve occitaniste, cf. Max Rouquette, « Pour une bibliothèque nationale occitane », Bulletin de la Société des bibliophiles occitans, 1945, (1), p. 41-44.
Mise en ligne : 15/11/2018
Tipe : Eveniment / Data : 2019-02-13 15:00:00
Mise en ligne : 05/02/2019
Tipe : Practica esportiva / Data : 2014
Mise en ligne : 09/05/2019
Tipe : Òbra

Resumit

Jaufré es un roman occitan en vèrs del sègle XIII ligat als romans de cavalariá e al cicle arturian. Es una òbra fòrça interessanta en causa de l’esclairatge meridional que mena a la matèria de Bretanha.
Aquel long poèma de gaireben onze mila vèrses es una de las òbras medievalas occitanas mai accessiblas mercés a sa tematica epica, a un umor sempre present e son estructura trabalhada per tal de facilitar sa lectura e son escota.
L’auor de Jaufré es uèi pas conegut, çaquelà son dedicadís al rei-trobador Anfós II d’Aragon permet de propausar una origina catalana o sud lengadociana al tèxte. Aquela origina possibla s’apièja tanben sus la lenga emplegada pendent lo recit, catalana o del sud de l’ancian Lengadòc, segond Clovis Brunel.

Lo cavalièr Jaufré, folio 7v del manuscrit Français 2164 de la BNF

Altras versions del títol

< Jauffré

< Roman de Jaufré

< Gilfred

< Jaufre

Exemplaris conservats

8 exemplaris manuscrits coneguts :

- Barcelona, Institut municipal d'història. Quòta : B-109. 2 fuilhets. Data : sègle XIV

- New York, Morgan Library. Quòta : M. 819, fulhets 10a-12c. Data : sègle XIV. Ancianament ms. Phillipps 8335

- Nimes, Archius departamentals de Gard. Quòta : F (001) 083, pèça 3, notaire de Vallerauge. 2 fulhets. Data : sègle XIII

- Nimes, Archius departamentals de Gard. Quòta : F (001) 083, pèça 4, notaire de Bagnols-sur-Cèze. 1 fulhet. Data : sègle XIII

- Nimes, Archius departementals de Gard. Quòta : Balsa de Firmi, 50 J. 2 fulhets. Data : fin del sègle XIII

- Paris, Bibliothèque nationale de France. Quòta : Français 2164, fulhets 1-110. Accedir al manuscrit numerizat

- Paris, Bibliothèque nationale de France, Quòta : Français 12571, fulhets 1-31. Accedir al manuscrit numerizat

- Vaticano, Biblioteca Apostolica Vaticana. Quòta : Vaticani latini, 3206, fulhets 84r-99v. Data : fin del sègle XIV

Nòta d’estudi

Un dels interés principal de Jaufré, es sa tematica principala : la legenda arturiana e mai que mai lo tractament que ne fa. Jaufré es un testimoniatge de l’aclimatacion d’al mens una part de la matèria de Bretanha en zòna occitanofòna.
La matèria es aquí pasticada pel biais d’un umor sempre present qu’es el que constituís lo testimoniatge de las mors d’aquel temps. La portada d’aquel umor es tanben interessanta tant coma lo biais amb los quals son adaptats los tòpos de la chivalariá arturiana, en los abordant del biais de la parodia. Luènh de ridiculizar, lo tractament parodic dels tòpos ne fai que renforçar lor portada referenciala.

Podèm donc supausar qu’es amb una cèrta dòsa de segond grad que l’autor d’aquel tèxte, mas tanben son auditòri, an pogut aculhir los tèxtes de cavalariá puèi que s’aproprièron la valor de cavalaria, mas la travestiguèron amb las valors de la societat de lor temps. Dins lo meteis procediment, podèm relevar l’òbra de l’autor de la segonda partida de la Canson de la crosada, que sembla seguir aquela via que causís los locals e s’opausa als crosats puèi que los primièrs li semblan mai fidèl a sas pròprias conviccions. Testimoniatge suplementari d’una cèrta inadequacion entre las mors del nòrd e del miegjorn d’aquela França novèla.

Se pòt relevar, per exemple, qualques scènas pauc convencionalas dins aquel Jaufré. La de l’adoubament (vèrs 666 a 713), ont, dins aquela ceremonia fòrça codificada de costuma, lo personatge de Jaufré fai pròva d’un comportament pauc cavalieresc e inesperat. Se pòt tanben citar lo primièr escambi amb la dòna que constituís una scèna comica puèi que se debana tot just aprèp la sèsta de l’eroi, qu’èra vengut dormir dins lo vergièr de la dòna (v. 3248-3282).

Edicions e traduccions

Edicions :

- Appel, Carl. Provenzalische Chrestomathie mit Abriss der Formenlehre und Glossar. Sechste, verbesserte Auflage, Leipzig, Reisland, 1930, pp. 14-23 [Quòta CIRDÒC : CAC 1939]

- Breuer, Hermann. Foerster, Wendelin. Jaufré : ein altprovenzalischer Abenteuerroman des XIII. Jahrhunderts. Göttingen : Gesellschaft für romanische Literatur ; Halle : M. Niemeyer, 1925, LXIII-444 p.

- Brunel, Clovis. Jaufré : roman arthurien du XIIIe siècle en vers provençaux. Paris : Société des anciens textes français, 1943, 2 vol. LXXI-214 p.-[2] f. de pl., XII-255 p.-[1] f. de pl. [Quòta CIRDÒC : CAC 4614]

- Delmas, Jean-Jacques. « Un fragment rouergat du Roman de Jaufré » in Romania, 101, 1980, p. 271-277 [Quòta CIRDÒC : BK 3]

- Ferrero, Giuseppe Guido. Jaufre : Poema arturiano in lingua d'oc (passi scelti), Torino : Gheroni, 1961, 70 p.

- Lavaud, René. Nelli, René. Les Troubadours. [Paris] : Desclée de Brouwer, impr. 1960, t.1, pp. 621-1021 [Quòta CIRDÒC : CAB 1081-1]

- Lee, Charmaine. Jaufre. Roma : Carocci, 2006, 454 p.

- Raynouard, François-Just-Marie. Lexique roman ou Dictionnaire de la langue des troubadours comparée avec les autres langues de l'Europe latine : précédé de nouvelles recherches historiques et philologiques, d'un résumé de la grammaire romane, d'un nouveau choix des poésies originales des troubadours, et d'extraits de poëmes divers. Paris : Silvestre, 1836-1844, t. 1, pp. 48-173 [Quòta CIRDÒC : CO-D 272]

Traduccions modèrnas :

en francés :

- Brunel, Clovis. Jaufré : Conte de la Table Ronde. Neuchatel : Baconnière, 1950, 153 p.

- Zink, Michel. « Le roman de Jaufré » in La légende arthurienne : Le Graal et la Table ronde. Paris : R. Laffont, cop. 1989, LIX-1206 p.

en anglés :

- Arthur, Ross Gilbert. Jaufré. New York/London : Garland, 1992, LIII-190 p.

en espanhòl :

- Gómez Redondo, Fernando. Jaufré. Madrid : Clásicos Medievales, 2, 1996, 314 p.

Ressorsas bibliograficas

- Alibert, Laurent. Le roman de "Jaufré" et les "Narty Kaddžytæ". Modalités du merveilleux et structures indo-européennes. Paris : Champion, Nouvelle bibliothèque du Moyen âge, 116, 2015, 448 p.

- Anglade, Joseph. Les troubadours et les Bretons. Montpellier : Société des langues romanes (Publications spéciales de la Société des langues romanes, 29), 1929, [iv] + 120 p. Accedir al document numerizat

- Baumgartner, Emmanuèle. « Le roman aux XIIe et XIIIe siècles dans la littérature occitane » in Le roman jusqu'à la fin du XIIIe siècle. éd. Jean Frappier et Reinhold Grimm, Grundriss der romanischer Literaturen des Mittelalters, t. IV:1, Heidelberg, Winter, 1978, pp. 627-634

- Baumgartner, Emmanuèle, « Le défi du chevalier rouge dans Perceval et dans Jaufré » in Le Moyen âge. 83, 1977, p. 239-254. [Accedir al document numerizat] — Réimpr. : Polyphonie du Graal. éd. Denis Hüe : Orléans, Paradigme, Medievalia, 26, 1998, pp. 33-44

- Bégou-Ball, Anne-Marie, « Les oiseaux de proie dressés pour la chasse : de l'emblème nobiliaire aux frontières de l'allégorie » in Remembrances et resveries. Hommage à Jean Batany. éd. Huguette Legros, Denis Hüe, Joël Grisward et Didier Lechat, Orléans : Paradigme, Medievalia, 58, 2006, pp. 187-196

- Berthelot, Anne. « L'enchaînement du récit: magie et illusion à la cour d'Arthur dans le Roman de Jaufré » in Materiali arturiani nelle letterature di Provenza, Spagna, Italia. éd. Margherita Lecco, Alessandria, Edizioni dell'Orso (Studi e ricerche, 49), 2006, p. 1-16.

- Bousquet, Jacques, et Geneviève Brunel-Lobrichon. « Jaufré (Roman de) » in Dictionnaire des lettres françaises : le Moyen âge. éd. Geneviève Hasenohr et Michel Zink, Paris : Fayard, 1992, pp. 739-741. — Réimpr. : Paris, Fayard (La Pochothèque), 1994

- Bruce, James Douglas. The Evolution of Arthurian Romance from the Beginnings Down to the Year 1300, Göttingen, : Vandenhoed und Ruprecht, Hesperia, 8, 1928, t. 2, p. 288

- Busby, Keith. « "Moseiner Galvain l'astruc" (Jaufré, v. 488) : le portrait de Gauvain d'après le roman de Jaufré et quelques troubadours de l'époque » in Studia occitanica in memoriam P. Remy, Ann Arbor, University of Michigan Press, 1986, t. 2, pp. 1-11

- Calin, William. « Vers une nouvelle lecture de Jaufré: un dialogue avec Marc-René Jung » in Marche romane, 33, 1983, pp. 39-47

- Calin, William. « Vers une nouvelle lecture de Jaufré: un dialogue avec Marc-René Jung » in Studia occitanica in memoriam P. Remy, Ann Arbor, University of Michigan Press, 1986, t. 2, pp. 13-21

- De Caluwé, Jacques. « Quelques réflexions sur la pénétration de la matière arthurienne dans les littératures occitane et catalane médiévales » in An Arthurian Tapestry : Essays in Memory of Lewis Thorpe, éd. Kenneth Varty, Glasgow, University of Glasgow, 1981, pp. 354-367

- Delmas, J. « Le modèle du chevalier dans le Roman de Jaufre » in Bulletin du Cercle généalogique de Rouergue, 39, 2002, pp. 7-13 ; 40, 2002, pp. 5-8 ; 41, 2002, pp. 6-10

- Deroy, Jean P. T., « Merce ou la quinta linea Veneris » in Revue des langues romanes, 1971, t. 2, pp. 310-315

- Eckhardt, C. D. « Two notes on the authorship of Jaufré: Sir Kay get the bird; the king of Aragon reigns » in Romance Notes, 23, 1982-1983, pp. 191-196

- Espadaler, Anton. « El Rei d'Aragó i la data del Jaufré » in Cultura neolatina, 57, 1997, pp. 199-207

- Fassò, Andrea. « Pulsioni e loro destini. Raoul de Cambrai, Jaufre Rudel e Don Giovanni » in Quaderni di filologia romanza della Facoltà di lettere e filosofia dell'Università di Bologna, 14, 1999-2000, pp. 119-157

- Fauriel, « Geoffroi et Brunissende » in Histoire littéraire de la France, Paris : Firmin Didot, t. 22, 1852, pp. 224-234. Accedir al document numerizat

- Ferrero, Giuseppe-Guido, « Appunti sul Jaufre » in Cultura neolatina, 22, 1962, pp. 123-140

- Fleischmann, Suzanne. « Jaufre or chivalry askew: social overtones of parody in Arthurian romance » in Viator, 12, 1981, pp. 101-129

- Fraser, Veronica. « Humour and satire in the romance of Jaufre » in Forum for Modern Language Studies, 31:3, 1995, pp. 223-233

- Fuksas, Anatole Pierre. « Formato testuale e articolazione argomentativa delle versioni del Jaufre conservate nei canzonieri trobadorici L e N » in Studi mediolatini e volgari, 57, 2011, pp. 131-142

- Gouiran, Gérard. « Le roi et le chevalier-enchanteur: les mésaventures du roi Arthur dans le Roman de Jaufré » in Materiali arturiani nelle letterature di Provenza, Spagna : Italia, éd. Margherita Lecco, Alessandria, Edizioni dell'Orso, Studi e ricerche, 49, 2006, pp. 17-40

- Griffin. « The author of Jaufré : a biographical note on an anonymous poet » in Studia occitanica in memoriam P. Remy, Ann Arbor, University of Michigan Press, 1986, t. 2, pp. 309-317

- Harrison, Ann Tukey. « Arthurian woemn in Jaufré » in Studia occitanica in memoriam P. Remy, Ann Arbor, University of Michigan Press, 1986, t. 2, pp. 65-73

- Hill, Thomas D. « Jaufré, Pwyll and the receding lady : an essay on comparative horsemanship » in French Studies Bulletin, 37, 1990-1991, pp. 1-3

- Huchet, Jean-Charles. « Le roman à nu : Jaufré » in Le miroir et la lettre : écrire au Moyen âge, Littérature, 74, 1989, pp. 91-99

- Huchet, Jean-Charles. « Jaufre et le Graal » in Vox romanica, 53, 1994, pp. 156-174

- Hunt, Tony. « Text and pretext : Jaufre and Yvain » in The Legacy of Chrétien de Troyes, éd. Norris J. Lacy, Douglas Kelly et Keith Busby, Amsterdam : Rodopi, Faux Titre, 37, t. 2, 1988, pp. 125-141

- Jauss, Hans-Robert. « Die Defigurierung des Wunderbaren und der Sinn der Aventüre in Jaufre » in Romanistisches Jahrbuch, 6, 1953-1954, pp. 60-75

- Jewers, Caroline. « The name of the ruse and the round table : Occitan romance and the case for cultural resistance » in Neophilologus, 81:2, 1997, pp. 187-200

- Jung, Marc-René. « Lecture de Jaufre » in Mélanges de langues et de littératures romanes offerts à Carl Theodor Gossen, éd. Germán Colón et Robert Kopp, Bern : Francke, Liège : Marche Romane, 1976, t. 1, pp. 427-451

- Kay, Sarah. « The contrasting use of time in the romances of Jaufre and Flamenca » in Medioevo romanzo, 6, 1979, pp. 37-62

- Kelly, Douglas. « Exaggeration, abrupt conversion and the uses of description in Jaufré » in Studia occitanica in memoriam P. Remy, Ann Arbor, University of Michigan Press, 1986, t. 2, pp. 107-119

- Kullmann, Dorothea. « Droit et violence dans le roman de Jaufré » in Droit et violence dans la littérature du Moyen âge, éd. Philippe Haugeard et Muriel Ott, Paris : Classiques Garnier, Esprit des lois, esprit des lettres, 2, 2013, pp. 155-168

- Lecco, Margherita. Saggi sul romanzo del 13. secolo : Jaufré, Merveilles de Rigomer, Joufroi de Poitiers, Wistasse le Moine, Sir Orfeo, Lai du Trot, Alessandria : Edizioni dell'Orso, Studi e ricerche, 37, 2003, 128 p.

- Lecco, Margherita. « Fil de Do. Testo, immagine (e un inter-testo sconosciuto'?) nel ms. B.N.fr.2164 del Roman de Jaufré » in Materiali arturiani nelle letterature di Provenza, Spagna, Italia, éd. Margherita Lecco, Alessandria, Edizioni dell'Orso, Studi e ricerche, 49, 2006, pp. 73-96

- Lee, Charmaine. « L'elogio del re d'Aragona nel Jaufre ». Actas del VIII Congreso Internacional de la Asociación Hispánica de Literatura Medieval (Santander, 22-26 de setiembre de 1999), Santander : Consejería de cultura del Gobierno de Cantabria - Asociación Hispánica de Literatura Medieval, 2000, t. 2, pp. 1051-1060

- Lee, Charmaine. « I frammenti del Jaufre nei canzonieri lirici ». Actas del XXIII Congreso Internacional de Lingüistica y Filologia Romanica (Salamanca, 24-30 de Septiembre 2001), éd. F. Sanchez Miret, Tübingen, 2003, t. 4, pp. 135-147

- Lee, Charmaine. « Jaufre e il Conte du Graal trent'anni dopo ». Generi, testi, filologia. Atti del Convegno in memoria di Alberto Limentani a vent'anni dalla morte (Padova, 28-29 aprile 2006), éd. Furio Brugnolo, Medioevo romanzo, 30:1, 2006, pp. 38-52

- Lee, Charmaine. « Le manuscrit comme forme de communication. Jaufre et les genres narratifs occitans en Italie ». Comunicazione e propaganda nei secoli XII e XIII. Atti del convegno internazionale (Messina, 24-26 maggio 2007), éd. R. Castano, F. Latella et T. Sorrenti, Roma : Viella, 2007, pp. 431-442

- Lee, Charmaine. « Cavalleria e narrative occitana ». La letteratura cavalleresca dalle "chansons de geste" alla "Gerusalemme liberata". Atti del II Convegno internazionale di studi, Certaldo Alto, 21-23 giugno 2007, éd. Charmaine Lee, Ospedaletto, Pacini (Ricerca), 2008, pp. 59-76

- Lejeune, Rita. « La date du roman de Jaufré ». Le Moyen âge, 54, 1948, pp. 257-295

- Lejeune, Rita, « À propos de la datation de Jaufré. Le roman de Jaufré, source de Chrétien de Troyes ». Revue belge de philologie et d'histoire, 21, 1953, pp. 717-747

- Limentani, Alberto. Due studi di narrativa provenzale (Flamenca e Jaufré). Venezia : Stamperia di Venezia, 1962, pp. 51-112

- Limentani, Alberto. L'eccezione narrative. La Provenza medievale e l'arte del racconto. Torino, 1977, pp. 102-110

- Lorenzo Gradín, Pilar. « Jaufre o el orden ambiguo ». De l'aventure épique à l'aventure romanesque. Mélanges offerts à André de Mandach par ses amis, collègues et élèves, éd. Jacques Chocheyras, Bern : Lang, 1997, pp. 201-219

- Martineau, Anne. Le nain et le chevalier. Essai sur les nains français du Moyen âge, Paris : Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, Traditions et croyances, 2003, 286 p.

- Ménard, Philippe. « La tête maléfique dans la littérature médiévale : étude d'une croyance magique ». Rewards and Punishments in the Arthurian Romances and Lyric Poetry of Mediaeval France, éd. Peter V. Davies et Angus J. Kennedy, Cambridge, Brewer, Arthurian Studies, 17, 1987, pp. 89-99

- Nelli, René, Lavaud, René. « Aux origines du roman psychologique : examen du Roman de Jaufré ». Cahiers du Sud, 44, 1956-1957, pp. 171-178

- Paris, Gaston. « Romans en vers du cycle de la Table ronde », Histoire littéraire de la France, Paris : Imprimerie nationale, t. 30, 1888, pp. 215-217

- Pickford, Cedric Edward. « Les éditions imprimées de romans arthuriens en prose antérieures à 1600 ». Bulletin bibliographique de la Société internationale arthurienne, 13, 1961, pp. 99-109

- Pinkernell, Gert. « Zur Datierung des provenzalischen Jaufré-Romans ». Zeitschrift für romanische Philologie, 88, 1972, pp. 105-110

- Pinkernell, Gert. « Realismus (v. 1-6234) und Märchenhaftigkeit (v. 6235-10956) in der Zeitstruktur des provenzalischen Jaufré-Romans : ein Beitrag zur Stützung der Zwei-Verfasser-Theorie ». Germanisch-romanische Monatsschrift, n. s., 53, 1972, pp. 257-272

- Pirot, François. Recherches sur les connaissances littéraires des troubadours occitans et catalans des XIIes et XIIIe siècles. Barcelona : Real Academia de Buenas Letras, 1972, pp. 498-506

- Pontecorvo, Aurelia. « Una fonte del Jaufre », Archivum romanicum, 22, 1938, pp. 399-401

- Raynouard, François. Choix de poésies originales des troubadours. Paris : Firmin Didot, 1816-1821, t. 2, pp. 285-293

- Remy, Paul. « À propos de la datation du roman de Jaufré ». Revue belge de philologie et d'histoire, 28 : 3-4, 1950, pp. 1349-1377

- Remy, Paul. « Jaufré ». Arthurian Literature of the Middle Ages, éd. Roger S. Loomis, Oxford : Clarendon Press, 1959, pp. 400-405

- Remy, Paul. « Plaintes sur la déchéance des mœurs dans Jaufré et Flamenca ». Romanica Gandensia, 16, 1976, pp. 175-193

- Riquer, Martín de. « Los problemas del roman provenzal de Jaufré ». Recueil de travaux offerts à M. Clovis Brunel par ses amis, collègues et élèves, Paris : Société de l'École des chartes, Mémoires et Documents, 12, 1955, t. 2, pp. 435-461

- Saly, Antoinette, « Jaufré, lo fil Dozon, et Girflet, fils de Do ». Studia occitanica in memoriam P. Remy, Ann Arbor, University of Michigan Press, 1986, t. 2, pp. 179-188

- Schmolke-Hasselmann, Beate. « Der französische Artusroman in Versen nach Chrétien de Troyes ». Deutsche Vierteljahrsschrift für Literaturwissenschaft und Geistesgeschichte, 57, 1983, pp. 415-430

- Schulze-Busacker, Elisabeth. « Étude typologique de la complainte des morts dans le roman arthurien en vers du XIIe au XIVe siècle ». An Arthurian Tapestry : Essays in Memory of Lewis Thorpe, éd. Kenneth Varty, Glasgow : University of Glasgow, 1981, pp. 54-68

- Serper, Arié. « Giraut de Bornelh et Jaufré ». Revue des langues romanes, 86, 1982, pp. 293-304 — Réimpr. dans Mélanges de langue et de littérature occitanes en hommage à Pierre Bec, Poitiers : Centre d'études supérieures de civilisation médiévale, 1991, pp. 531-539

- Southworth, Marie-José. Étude comparée de quatre romans médiévaux: Jaufré, Fergus, Durmart, Blancandin. Paris : Nizet, 1973, 189 p.

- Spence, Sarah. « Authority and will in the Jaufré, Guillaume IX and Raimbaut d'Aurenga ». Medieval Perspectives, 2, 1987, pp. 105-112

- Stimming, Albert. « Über den Verfasser des Roman de Jaufre ». Zeitschrift für romanische Philologie, 12, 1888, pp. 323-347. Accedir al tèxte numerizat

- Valentini, Andrea. « L'ironie et le genre. Spécificité du héros dans le roman occitan de Jaufré ». L'homme en tous genres. Masculinités, textes et contextes, éd. Gary Ferguson, numéro thématique d'Itinéraires. Littérature, textes, cultures, publication du Centre d'étude « Nouveaux espaces littéraires », Université de Paris 13, 1, 2008, pp. 35-47

- Van Beysterveldt, Antony. « El roman de Jaufré y la Cronica de Tablante de Ricamonte ». Studia occitanica in memoriam P. Remy, Ann Arbor, University of Michigan Press, 1986, t. 2, pp. 203-210

- Wais, K. « Brunissen in Jaufre und die Tradition Brünhild/Brunehaut ». Studia occitanica in memoriam P. Remy, Ann Arbor, University of Michigan Press, 1986, t. 2, pp. 211-232

- Woledge, Brian. Bibliographie des romans et nouvelles en prose française antérieurs à 1500. Genève : Droz ; Lill : Giard, Publications romanes et françaises, 42, 1954, p. 61

Mise en ligne : 03/04/2019
Tipe : Practica esportiva / Data : 2012-09-12
Mise en ligne : 01/10/2019
Appartient à :
Inventaire des sports et jeux traditionnels en Languedoc-Roussillon
Tipe : Practica festiva / Data : 2014-09-25

Es amb los gigants del nòrd que lo Polin de Pesenàs foguèt classat a l'UNÈSCO en 2005. Pasmens, es de constatar la frequéncia e l'abondància d'aquestes animals totemics dins lo sud de França en general e dins lo Bas-Lengadòc en particulièr.

1/ Lo Polin, caval de fusta e de tela

Lo Polin de Pesenàs, caval de fusta e de tela

L'estructura del polin de Pesenàs es similara a tantes autres exemples de cavals de fusta. Era a l'origina faita de fusta, probablament de castanhièr, cobèrta d'una ampla tela blava que portava d'emblèmas que cambièron en foncion de las evolucions politicas.

La tela blava del Polin afica aital en alternància las colors de la reialtat, de la Republica o las abelhas imperialas. Lo Polin recampant darrièr el la comunautat picenesa (los piceneses son los estatjants de Pesenàs), suscitant a l'encòp paur e atraccion sus la populacion, foguèt d'alhors victima de sa foncion simbolica al moment de la Revolucion Francesa. Alara assimilat a la reialtat (sa legenda lo restacava en efècte a aqueste regim) lo polin foguèt aital cremat en 1789.

L'estructura ela-meteissa a tanben evoluit dins lo temps. A comptar de 1989, l'alumini mai leugièr, remplaça l'armadura de fusta pesuga. Lo polin pren alara lo camin d'Índia al costat d'autras figuras totemicas entre las qualas la Tarasca de Tarascon, per tal de representar las tradicions francesas a Bombay e New Delhi dins l'encastre de l'annada de França en Índia.

Una figura emblematica

Lo Polin figura dempuèi 2005 al classament del patrimòni oral e immaterial de l'umanitat de l'UNÈSCO, dins l'encastre d'una reconeissença comuna a la França e a la Belgica, de lors gigants e figuras totemicas.

Chivalets, chivaus-frus, caval dragon, trèva-caval... son de fait tantas manifestacions de fusta e de tela qu'acompanhan las manifestacions e rituals de lor ciutat, recampant a l'entorn d'eles la comunautat, e que constituisson a aqueste títol un element del patrimòni cultural immaterial.

Ligats a una legenda o a un fach istoric local, l'estacament dels estatjants a aqueles animals de tela remonta de còps la luènh dins lo temps, e subreviu al temps que passa. Aquelas bèstias de tela son aital pauc a cha pauc vengudas emblematicas d'una vila. Demòran lo simbòl dels ligams estreches e sovent complèxes que l'òme entreten amb l'esperit dels Luòcs e sa pròpria Natura. Sens èsser unicament cantonats a las fèstas carnavalescas, aqueles animals-jupons s'intègran frequentament dins aquestas festivitats.

Dins la longa tièra dels animals totemics d'Erau, lo Polin de Pesenàs coneis coma lo Camèl de Besièrs o lo Drac de Bèucaire, una plaça particulara. « Los Polins » coneisson en país picenés un succès real. A l'ainat de la ciutat reala, s'apondèron progressivament aqueles d'Adiçan, d'Alinhan del Vent, Florençac, Montblanc, Sant Tibèri, Viàs... Pasmens, aquel de Pesenàs, possedís una plaça particulara. Constituís a priòri una de las fòrmas mai ancianas conegudas dins la region, que sa legenda lo fariá remontar als temps epics de la Crosada contra los Albigeses.

 

2/ Las originas miticas del Polin

Lo Polin de Pesenàs auriá per mite original, la venguda en 1226 del rei de França Loís VIII a l'escasença de la Crosada contra los Albigeses. La cavala mai aimada del monarca seriá alara tombada malauta. Confiada a d'unes cònsols de la vila, luènh de defuntar d'una malautiá quina que siá, la cavala polina. En descobrir lo jove polin a son retorn a Pesenàs, lo rei demanda la construccion d'un equivalent de fusta per tal de commemorar l'eveniment. Aqueste modèl de tela e de fusta acompanha dempuèi las fèstas de la ciutat, fèstas religiosas e fèstas calendàrias, coma lo Carnaval.

La legenda coneis una segonda etapa « reala » en 1622, al passatge del rei Loís XIII. Lo marescal de Bassompierre que deviá traversar la Peyne sus son caval, e que crosèt una païsana en dificultat, al faguèt montar amb el, totes dos passèron ensem lo riu. L'anecdòta menèt a la fabricacion de dos manequins de fusta, Estieinon e Estieineta, que se pòdon totjorn veire sus l'esquina de l'animal.

Es tanben a aquesta data e malgrat una legenda que lo voldriá mai ancian, que lo Polin es pel primièr còp mençonat dins los archius de la vila çò que fa d'el un dels mai ancians animals de tela del departament (s'es pas lo mai vièlh). Per çò de sa legenda ela-meteissa, foguèt raportada un primièr còp en 1702 per Le Mercure Galant e aprèp enriquesida pel cronicaire picenés Pierre Poncet. Aquela de Bassompierre seriá estada fargada tardivament, mai o mens al sègle XIX, per Albert-Paul Alliès sus la basa de la venguda dins vila del monarca Loís XIII mentre que d'autres comentators, coma Claude Achard, veson dins aqueste parelh un rampèl de Grandgousier e Gargamelle, los parents de Gargantua que segon la legenda, faguèron tanben un passatge per la ciutat picenesa.

La mencion d'aqueste parelh rampèla que que n'advenga la proximitat entre l'animal totemic e la fèsta de Carnaval, a l'escasença de la que lo Polin se passeja per carrièras, al son dels autbòis e del pifre, e convida la populacion a dançar.

3/ Carnaval de Pesenàs, quand lo Polin se'n va dançar... 

Lo calivari de la Sant Blasi

Sant Blasi, protector dels cardaires (artesans del teissut) devenguèt tanben sant patron de la vila que foguèt tre l'Edat Mejana un centre drapièr important. Son culte es celebrat a Pesenàs al mens dempuèi 1299, aprèp la mobilizacion de las corporacions drapièras de la vila. Fèsta patronala la Sant Blasi dobrís tanben a Pesenàs las festivitats de Carnaval, pendent las que apareis guidat pel menaire, lo Polin emblematic.

La dança del polin

La sortida del Polin a Pesenàs correspond a un ritual plan precís que mescla dança e musica. Al son dels autbòis e dels tamborins, instruments tradicionals en Lengadòc, lo menaire vestit de roge e de blanc fa sa dança frenetica, lançant lo calivari subrexcitat de l'animal.

Dissimulats jos al pesuga tela blava, los nòu portaires animan l'esqueleta de fusta, li fasent percórrer las carrièras al rencontre de la populacion. Reguitnadas e virolets atisan la curiositat, mas tanben l'afolament de la populacion. Aquestes moviments brusques altèrnan amb los clacaments de la maissa articulada, la nhaca, que se dobrís pontualament per engolir l'obòl dels passants. Lo caminar del polin lo mena successivament, e segon un percors immudable, dins lo centre ancian de la vila : Cors Jean-Jaurès, plaça de la Republica, carrièra Anatole-France, baloard Sarrazin, rota de Besièrs, plaça del Quatorze-Juillet, carrièra François Oustrin, plaça Gambetta, carrièra Alfred-Sabatier, carrièra Emile-Zola.

La dança de las trelhas

Parallèlament al Polin, figura al patrimòni cultural immaterial de la vila la dança de las trelhas. Aquesta es menada pel cap de jovent. Tradicionalament, los joves, filhas e dròlles, se recampan e tenon dos per dos un arc de fusta ornat de pampa e de fuèlhs : la trelha. La dança s'articula en un desenat de figuras e un final. Si la musica es comuna a l'ensem de las vilas e dels vilatges del departament que practican aquesta dança, se pòt que las paraulas de cançon cambièsson. Es lo cas de Pesenàs. Lo menaire i pòrta lo nom d'Ortolan, e aquí la cançon entonada per incitar los parelhs a passar jos als trelhas :
"E Ortola, passo se bos passa – E passo jhoust les treios. E Ortola – passo se bos passa – E passo de dela;" (version donada per A.-P. Alliès. Une ville d'états : Pézenas aux XVIe et XVIIe siècles, Molière à Pézenas . Montpellier, Éd. des Arceaux, 1951).

Las trelhas semblan d'èsser estadas dançadas pel primièr còp a Pesenàs en 1564, a l'escasença del sejorn del rei Carles IX dins la vila. Foguèron aprèp associadas a la fèsta de las Caritats, que perdurèt dins la vila fins a la fin del sègle XIX.

Mise en ligne : 18/09/2018
Tipe : Prèmi
Mise en ligne : 12/10/2019
Mise en ligne : 21/03/2019
Tipe : Practica esportiva
Mise en ligne : 09/10/2019
sus 11