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Type de Document : Numéro de revue
Auteur : Etu-Trad
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Tipe : Centre de ressorsa / Data : 2013 (data d'actualizacion de la notícia)
L'équipe LLACS est née de la volonté d'un certain nombre de spécialistes aux compétences voisines de faire converger leurs recherches dans un projet prenant en compte un espace plus large que celui sur lequel ils avaient travaillé jusque là. En l'occurrence, il s'agit des Suds : d'abord ce monde qui va de l'Espagne à la Grèce, entre porteurs de l'héritage hellénique et héritiers de la Romanité. Mais aussi ces parties du Nouveau Monde et de l'Afrique dans lesquelles un processus de colonisation ancien a mené l'Espagnol et le Portugais au contact de diverses langues indigènes. L'histoire de ces territoires offre bien entendu des chronologies différenciées depuis la fin de l'Antiquité pour les vieilles terres d'Europe, à partir du XVIe siècle pour les autres continents. Les langues présentes dans cet espace ont connu des statuts différents au cours de l'histoire, mais sont porteuses chacune de littératures spécifiques qui représentent au total un corpus considérable.


Les chercheurs regroupés ici proviennent pour une bonne part de l'EA 3020 ETOILL (Études occitanes, ibériques, latino-américaines et lusophones) rejointe par les italianistes et les chercheurs du Centre d'Études Néo-helléniques. Ils sont linguistes, spécialistes de littérature (médiévale, moderne et contemporaine), de civilisation, de l'édition de textes, .... Loin d'être un handicap cette multiplicité des approches possibles jointe à la diversité de l'espace concerné constituent un défi, celui d'un travail comparatiste et pluridisciplinaire croisant sur certains points précis et certaines problématiques des regards complémentaires venus de lieux et de disciplines différentes.


L'équipe se structure selon cinq composantes :


-ReDòc (Recherches en Domaine Occitan)


-Études ibériques et latino-américaines


-Études lusophones


-LASI (Littératures, Arts et Sociétés en Italie)


-Centre d'Études Néo-helléniques (JE 2487 « Le Grec et l'Autre »)


Axes qui fédèrent notre projet :


1.- Un programme d'édition de textes qui constitue l'axe « central » de l'équipe


2.- Un axe de civilisation (époques moderne et contemporaine)


3.- Un axe littéraire : Transversalités littéraires, linguistiques et artistiques



Voir les ressources disponibles dans Occitanica.
Mise en ligne : 13/10/2019
Tipe : Eveniment / Data : 2017-12-02 14:00:00
Mise en ligne : 29/11/2017
Tipe : Eveniment / Data : 2017
Mise en ligne : 13/10/2017
Appartient à :
Mise en ligne : 19/09/2018
Tipe : Revista
Mise en ligne : 11/04/2017
Tipe : Revista

Histoire du fonds

L’origine des Archives de la Ville de Montpellier remonte au XIIIe siècle et est lié à l’apparition de deux institutions : la Commune Clôture, administration chargée de la construction, l’entretien et la défense des fortifications de la ville (1196) et le Consulat, administration municipale dirigée par des « consuls », instaurée en 1204.

Modalités d'entrée :

 Versement

Accroissement :

 Fonds ouvert

Fonds complémentaire :

 

Description du fonds

Le fonds de la Commune de Montpellier est riche de documents en occitan, surtout pour la période médiévale. Langue de gouvernement du Consulat montpelliérain entre le milieu du XIIIème et le premier tiers du XVIème siècle, l’occitan côtoie dans les archives consulaires de la ville de Montpellier le latin et le français comme langues de rédaction des documents administratifs.

Le Mémorial des Nobles (AA1), cartulaire des Guilhem seigneurs de Montpellier, compilé en 1202, consigne les plus anciens textes en occitan conservés aux Archives municipales de Montpellier.

Français, latin et occitan s’entremêlent dans les écrits médiévaux conservés dans le fonds de la Commune de Montpellier. Toutefois, quelques grands ensembles significatifs du point de vue de l’utilisation de la langue occitane se dégagent :

- Les livres du Consulat, de l’Œuvre de la Commune Clôture, Thalamus (séries AA et EE) et registres des élections (séries BB, HH) sont rédigés pour tout ou partie en occitan. Parmi ces documents, le Petit Thalamus dresse la chronique de 400 ans d’histoire montpelliéraine entièrement en occitan.

- Les documents comptables et fiscaux (Séries CC, inventaire Joffre) : livres de recettes de la Claverie (1357-1457), compoix (1380-1528) et livres des tailles (1437-1529). Les inventaires (XIVe-XVe siècles) des archives consulaires (II1 et II3), des meubles et papiers de la maison consulaire (DD151), des reliquaires et ornements de l’église Notre-Dame-des-Tables (DD151), les registres de fonctionnement et gestion des biens des hôpitaux Saint-Lazare, Saint-Éloi et Saint-Jacques (XIVe-XVe siècles) contiennent également de nombreux éléments de lexique occitan.

- Les livres des serments et de la charité des consuls des métiers (série HH, 1416-1535) ont également été partiellement rédigés en langue d’oc.

- La collection des autorisations de criées proclamées en ville (XIVe-XVe siècles - séries EE, BB pièces extraites, inventaire Loubet) sont également des sources contenant une grande part d’occitan.

- La correspondance adressée aux consuls de Montpellier contient également de nombreuses missives en langue d’oc. Sont notamment conservées dans le Grand chartrier des lettres en occitan de Gaston Fébus, comte de Foix et de Jean Ier, comte d’Armagnac rédigées durant la guerre de Cent Ans.

Pour les périodes modernes et contemporaines, les documents en occitan se font plus rares dans les fonds de la Commune de Montpellier, le français, langue officielle et administrative vient remplacer l’occitan et le latin. Quelques documents remarquables en langue d’oc peuvent toutefois être signalés :

- Dans les documents figurés : un placard révolutionnaire (7Fi7), des documents de propagande pour les élections (1K) ou encore des affiches créées lors de la manifestation viticole du 9 juin 1907 (série I).

- Dans les séries consacrées aux célébrations pour les XIXe et XXe siècles : de nombreux dossiers concernant l’organisation des fêtes félibréennes et célébrations occitanes.

Dates extrêmes :

 [XI]e siècle - XXIe siècle

Langues représentées dans le fonds :

 Latin, français, occitan

Importance matérielle :

 50 ml pour la partie contenant les documents en occitan

Supports représentés :

 Manuscrits / Tapuscrits

Pour le consulter

Identifiant du fonds :

 

Instruments de recherche disponibles :

Collection « Inventaires et documents publiés par les soins de l’administration municipale » :

Tome 1, [Joseph Berthelé],
Notice sur les anciens inventaires. Inventaire du Grand chartrier, 1895-1899 [inventaire Louvet].

Tome 2, Maurice OUDOT de DAINVILLE, Documents omis dans l’inventaire du Grand chartrier, 1955.

Tome 3, [Joseph Berthelé], Inventaire des cartulaires de Montpellier (980-1789), Cartulaire seigneurial et Cartulaires municipaux, Le Cartulaire montpelliérain des rois d’Aragon et des rois de Majorque, Eclaircissements topographiques, 1901-1907 [série AA].

Tome 4, [Joseph Berthelé], La Viguerie de Montpellier au XIIe siècle. Montpellier en 1697, en 1760, en 1768 et en 1836. Les Biens nobles du diocèse de Montpellier aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le premier Jardin des Plantes français (1593-1632), 1920.

Tome 5, Joseph Berthelé, Eclaircissements topographiques, 1928.

Tome 6, Maurice OUDOT de DAINVILLE, Inventaire de Joffre, Archives du Greffe de la Maison consulaire, Armoires A et B, 1934 [série CC].

Tome 7, Maurice OUDOT de DAINVILLE, Inventaire de Joffre, Archives du Greffe de la Maison consulaire, Armoire C, 1939.                                                  

Tome 8, Maurice OUDOT de DAINVILLE, Inventaire de Joffre, Archives du Greffe de la Maison consulaire, Armoire D, 1943 [série CC].

Tome 9, Maurice OUDOT de DAINVILLE, Inventaire de Joffre, Archives du Greffe de la Maison consulaire, Armoire D (suite), 1949 [série CC].

Tome 10, Maurice OUDOT de DAINVILLE, Sceaux conservés dans les archives de la ville de Montpellier, 1952.

Tome 11, Maurice OUDOT de DAINVILLE, Documents comptables, 1959 [série CC].

Tome 12, Maurice OUDOT de DAINVILLE, Marcel GOURON, Série EE, Fonds de la Commune Clôture et affaires militaires, 1974.

Tome 13, Maurice OUDOT de DAINVILLE, Marcel GOURON, Liberto VALLS, Série BB (Notaires et greffiers du consulat 1293-1387), 1984.

Autres instruments de recherche :

Alain BOTTARO, Inventaire de la série HH, Affaires économiques (XIIIe-XVIIIe), 2002.

Lucie Laumonier, Les pièces extraites des registres des notaires du consulat, BB186 à BB195, inventaire des pièces médiévales (1293-1499), 2011.

Pierre-Joan BERNARD, Sous-série 1K, Elections, 2012.

 

Ressources en ligne :

 Le Petit Thalamus, chronique en occitan de l’histoire de la Commune de Montpellier a fait l’objet d’un programme de numérisation et d’une édition électronique. Il est consultable en ligne : http://thalamus.huma-num.fr/

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :

Voir les conditions de consultation sur le site des Archives municipales de Montpellier : http://www.montpellier.fr/491-archives-municipales.htm

 

Conditions de reproduction :

 Voir les conditions de reproduction sur le site des Archives municipales de Montpellier : http://www.montpellier.fr/491-archives-municipales.htm

Mise en ligne : 29/03/2017
Tipe : Son documentari / Data : 2016
Tèxte de l'episòdi : 

Evidentament tot a cambiat per ieu. Me siáu acostumada a ma vida de femna amb un òme e lo risolièr de l’amor sus ma tèsta. Aviái pas jamai pantaissat qu’una causa com’aquò arribariá un jorn dins ma vida de tanturla: faire la cosina, anar faire leis crompas soleta dins los supermarkets americans, començar a comprendre e a parlar un pauc aquela lenga. Remy me daissava sa veitura e menavi una veitura automatica sens bóstia de cambi.

M’a menat visitar los musèus de Baltimore lo BMA (Baltimore art museum) e lo Walters Museum. I aviá tant de pinturas francesas que me sentissiái a l’ostal. Urosament que Remy èra amb ieu que pecaire la pintura es pas jamai estada una causa importanta per ieu. Un còp a Paris èri anada al Louvre mas fasiá tant de temps. Donc ai descubert al BMA Matisse, Van gogh, Picasso e çò que m’a fòrça esmoguda Andy Warrhol. E al Musèu Walters ai aimat los paisatges del Monet, Manet, Sysley, l’art del Japon, de l’Egipte, de la Grècia...

Tot aquò me semblava un autre mond : pas simple d’imaginar de gens fasent de pinturas o d’esculturas tota la santa jornada. Quand on a pas apres a conóisser l’art enfant es pas simple de lo descubrir e de lo comprener a la fin de sa vida.

Sabi pas çò qu’auriá dich l’oncle Vincent de me veire vistalhar los musèus ambe son argent !
Çò que m’agradava mai èra d’anar me passejar sus la Baia del Cheasepeake ont son arribats los Pilgrims Fathers d’Anglatèrra a la debuta del sègle detz e sèt. E tanben los soldats de la guèrra de Secession prèp del Patamac. Rémy èra urós de me veire espantada per tant de meravilhas com’un enfant davant un novèl joguet.

- Un jorn anarem a Washington. En fàcia del Congrès i a de Musèus mai que bèls de tota mena. E descubriràs un pauc mai la pintura francésa e aquela de tota l’Euròpa. E las esculpturas de Malhòl que ven de ton pais Banyuls. E anarèm passar una fin de setmana a New York ont i a tanben de musèus e subretot aquel de l’Edat Mejana « Lo Cloister Museum ». Saràs pas contenta de veire qu’an raubat lo clastre de San Guilhem del desert e tant d’autres. Subretot aquel de San Michel de Cuxa dins las Pireneas orientalas. Tot de marme ròse. Mas l’an pas raubat l’an crompat donc i a de gens del pais que l’an vendut !

Fasiái la torista, l’amorosa e la femna a l’ostau. Un jorn me desrevelhèri. Me caliá tornar al vilatge :

- Allò! Joana Belcaire? Mossu Bardot lo notari !

- Bonjorn Mestre ! Quante plaser de vos ausir !

- Pas qu’un problèma…

- Es grèu?

- Non pas : i a agut ièr un gròs auratge e lo teulat de vòstre ostal es tombat al mitan de vòstre jardin. Vos faguètz pas de marit sang ai demandat al maçon de venir. E deman tot anirà plan !

- Mercè plan. A ben lèu; Deman tornarai al vilatge.

- Bon viatge!

Remy èra pas content mas ieu me fasiá plaser. Subretot que sabiái ara que l’òme qu’aimavi me seguiriá.

- Es pas tu que vas reparar ton teulat?

- Vòli veire çò qu’es arribat e seguir lo travalh, es mon ostal !

- Dins un mes ai acabat a l’universitat per de bon, la retirada es arribada. S’esperavas poiriam partir ensems.

Per lo primièr còp èrem pas d’accòrdi. Remy èra tot blanc, sa votz tremolava e sas mans tanben. Las lagremas èron pas luènh. E ieu voliái partir, dintrar al vilatge. Eri secassa : la tanturla èra tornada.
Quand comencèt de plorar m’arrestèri. Aviái ganhat ! Segur que dins un mes me vendriá rejónher.

- Pas qu’un mes e puèi vendràs.
- Mas es pas possible per ieu de tot laissar aicí, caldrà de temps. Vòli pas gardar aquest’ostal aprèp la retirada. Ai pas d’enfants e sabi pas de que vau faire dels mòbles e tot lo demai.

- T’en fagues pas tornarai ambe tu a la fin de l’estiu…

- Benlèu. Mas ieu te vòli pas quitar. Vòli viure ambe tu. Deves saupre que t’aimi. O sabiái dejà quand èrem joines mas ai agut paur : ères tant plena de ton pais. Era pas possible d’imaginar Joana vivent dins un autre pais tant luènh de son Occitània.

M’a pres dins sos braces e puèi es anat crompar un « crab cake » amb un còp de vin roje per me faire plaser. Eri devenguda una filhèta gastada.
Puèi avèm pres los bilhets e zòu : ieu partiriái deman e el dins un mes.

Quand nos quitèrem a l’aeropòrt me balhèt una pichòta caisseta. Dedins una baga amb una pèira blava: un safir... Eri promésa e el plorava de bonhur e de lagui de me daissar.

Un còp assetada dins l’avion comencèri de realizar tot çò qu’aviá cambiat dins ma vida dempuèi una annada. Lo sovenir de Matilda èra luènh mas pensavi sovent a ela, al plasèr qu’aviam agut de viure ensems, de faire lo viatge per l’America totas doas. M’auriái tant agradat se foguèsse venguda ambe ieu dins los musèus. Un estela limpaira dins ma vida ! Mas èri segura que l’aviái ajudada a faire son camin de femna. Mas qual èra l’òme qu’aviá causit : un gentleman o una racalha !

Paris, Montpelhièr, mon amiga Clara m’esperava a l’aeropòrt.

- Alara Madama l’americana de qué fa de tornar al vilatge ? Es que parlas la lenga aprèp una annada dins lo pais ?

- Comenci a me despatolhar e pòdi sortir soleta.

- E l’amor es enfin arribat dins ta vida? Aquel Rémy èra tant polit dins seis vingt ans ! Evidentament es un pauc tardièr d’èstre amorosa dins l’automne de sa vida ! Lo mai important es que ara existís e que siás urosa. Per aquò i a pas d’atge.

Quante plaser de la tornar veire, sèm amigas dempuèi l’escòla primaria. Es maridada, dos enfants e a trabalhat tota sa vida a la comuna, secretària. Ara es retirada e amb lo Jaume son marit qu’èra regent, fan de viatges organizats un pauc pertot dins lo mond et cade còp que tornan fan una serada ambe los filmes del darrièr pais descubert.
Auriái poscut faire aquò ambe Baltimore. Un autre còp! Mas quand Rémy sarà aicí farem una serada sus l’istòria del Maryland, aquò sarà fòrça interessant... e different.

Ara siáu davant ma pòrta. Dintre e sus la taula un molon de corrièr. Una letra endessus e recóneissi sul còp l’escritura e mon còr fa tifa tafa...

Mise en ligne : 17/12/2018
Appartient à :
Lo viatge de Joana - Liste des épisodes
Tipe : Son documentari / Data : 2016
Tèxte de l'episòdi : 

La Doctora me fa un sorire plen de bontat, fa d’annadas qu’a seguit tot mon viatge de femna e subretot la menopausa, aquel cambiament dins la vida de las femnas qu’es la mai granda injustícia (n’i a que dison que per los òmes i a l’andropausa mas degun ne parla pas jamai) :

- Cara Joana es un plaser de vos veire. Mas vos cal faire mèfi los vints ans son passats e cal pas tròp emplenar la copa autrament lo còs pòt pas seguir.

- De que s’es passat ?

- E bè : èretz en çò del notari e una letra del regretat Renat vos a estrambordada e vòstre còr a cridat : seba ! e sètz anada dormir un pauc de l’autre costat. Mas tot va plan sètz tornada dins la vida vidanta.

- Ah me soveni ! Lo Renat me vòl pas daissar viure en patz, la gelosiá a ges de frontièra.

- Anatz préner un pauc d'èrba de la San Joan - lo trescalan qu’es la sason. E doblidetz pas de manjar de proteïnas e de beure un gòt de vin a cada repais.

- Vos en fasètz pas aquò o sabi faire.

- E se i a un problèma sonatz me, serà un plaser de vos ajudar a tornar préner tranquilla vòstra plaça dins lo vilatge. Ajatz pas paur : degun a pas cridat per las carrièras qu’aviatz tuat lo paure Renat. Fa de temps qu’aviá pas pus enveja de contunhar a rebalar son malur sus aquela tèrra. A lèu.

Tres oras aprèp dinnar : temps de me sortir del lièch, de prendre una docha, de cambiar de rauba. Dins l’intrada de l’ostal un pichòt papièr jos la pòrta: « S’avètz besonh d'ajuda siái aquí ! Joseta Soulages, vòstra vesina. » Vòli pas èstre una escrancada de la bona, mas de tot biais es plan brava aquela femna. Era pas aquí l’an passat e l'ostal èra a vendre : es arribada per la retirada benlèu. Sabi pas s’es maridada... 

De que vau faire ambe l’ostal e las tèrras del Renat? Benlèu que seriá bon per de lòtjaments socials per de que se me soveni plan l’ostal del Renat es grandaràs. Seriá possible de faire quatre F2. E per las vinhas ai una idèia : perque pas faire d’òrts obrièrs per los qu’an pas de tèrra. Seriá fòrça interessant per lo vilatge. M’en vau a la comuna benlèu que trobarai lo conse.

Justament es aquí :

- Bonjorn Monsur Bonelli cossí anatz ?

- Bonjorn Madomaisèla Belcaire, quant plaser de vos veire ! Contenta d’èstre dintrada al país ? Cal es lo problèma ?

- Vaquí : lo Renat Delrieu m’a laissat son ostal e sas vinhas.

- Fòrça interessant !

- Mas n’ai pas de besonh. Voldriái faire quicòm per lo vilatge. Pòdi vendre l’ostal per un euro simbolic a la comuna. Pensi qu’amb l’ostal seriá possible de far de lòtjaments socials per los que n’an besonh. De que n’en pensatz ?

- Es plan generós mas lo problèma es qu’al conselh municipal los elegits an paur que dins los lòtjaments socials coma son per los paures i aguèsse pas que de « racalha ». Sèm una pichòta comuna e la lei nos daissa liure per çò qu’es de lòtjaments socials. Avèm pas d’obligacion.

- E ieu que cresiái que los elegits èran generós subretot amb las gens qu’an pas pron per viure.

- Mas an paur que i aguèsse d’estrangièrs venguts ont sap pas d’onte per venir viure aquí. Avètz vist las darrièras eleccions. Podriatz faire un « Bed and Breakfast » per los toristas aquò seriá bon per lo vilatge e podriatz trapar d’argent per o fa.

- Veirem ben. Per las tèrras - i a 10 ectaras - benlèu que seriá bon de faire un espaci per los jardins. Cadun podriá aver un jardin a gratis e la comuna donariá l’aiga.

- Es una bona idèia. N’en parlarai al conselh municipal que ven. Mas benlèu que los que vendon los legums sus lo mercat seràn pas contents. Evidentament tot aquò es fòrça generós per la comuna mas los interès de cadun  e los interès collectius son doas causas diferentas.

- Mercé Monsur lo conse. Sonatz me quand auretz decidit si que non vendrai tot e segur que i aurà d’estrangièrs per crompar las tèrras e l'ostal. A ben lèu !

- Adieu-siatz !

E crac un pantais de mai escorgat ! Tot d’un còp me soveni de çò que me disiá un amic : i a de joves païsans qu’an fach d’estudis e que trapon pas de tèrras per trabalhar. Los retirats qu’an pas que de pichòtas pensions aiman melhor vendre : es mai interessant per la moneda !  Segur que faire una pichòta renda per un jove seriá lo bon biais. I a una associacion: « païsans d’aicí e d’ailà ». Me cal rescontrar l’associacion e tot anirà solet. Of !

Temps de sonar lo Remy per saupre coma s’es passat ambe la Matilda.

- Allo Remy !

- Cossí vas ma bèla ? Ai mandat lo bilhet a Matilda. Serà dins ton pais la setmana que ven lo diluns.

- Tot va plan, lo jorn de la San Joan : anirem dançar a l’entorn del fuòc.

- Mèfi de pas faire tombar lo pichòt o la pichòta sabèm pas encara !

- E tu Rémy quant arribas ? Ai tant besonh de te veire, d’èstre dins tos braces !

- Aquò me fa plaser, es la meteissa causa per ieu ! Maissanta filha ! Quand siás partida d’aicí pensavi que benlèu èra per totjorn e qu’aviái perdut lo solelh de ma vida !

- Arrèsta te de galejar ! Bon ! Aquí ai agut de problèmas dins lo vilatge mas pensi que tot anirà plan lèu lèu. T’o pòdi pas res dire ara es tròp complicat. Te fagas pas de lagui tornarai amb tu a Baltimore per t'ajudar amb ton ostal.

- Tot va plan. S’es possible anirem aprèp las vendémias, e tornarem per lo vin novèl ! 

- Es qu’as rescontrat Matilda e son òme ?

- Pas encara ! Sembla pas verai de pas demorar amb ela per la venguda de l’enfant ! Compreni pas çò que se passa, veirem ben !

- Al còp que ven, e doblides pas de me sonar deman !
Mise en ligne : 17/12/2018
Appartient à :
Lo viatge de Joana - Liste des épisodes
Tipe : Centre de ressorsa

Pour contacter l'établissement

Adresse : 11 rue des Puits-Creusés, BP 7093, 31070 Toulouse Cedex 7I
Tél. 05.62.15.01.40
Fax 05.62.15.01.50

Historique et missions

Créé en 1995, le S.I.C.D. est un service inter-universitaire créé par convention entre sept établissements d’enseignement supérieur et de recherche de Midi-Pyrénées (universités Toulouse 1 Capitole, Toulouse 2 Le Mirail, Toulouse 3 Paul Sabatier, Institut national polytechnique de Toulouse, INSA de Toulouse, Institut supérieur de l’Aéronautique et de l’espace, EPA Jean-François Champollion d’Albi), et rattaché au Pôle de Recherche et d’enseignement supérieur PRES-Université de Toulouse (depuis 2008).

À ce titre, il agit également pour les autres établissements qui sont membres du PRES mais non signataires de la convention. Il a reçu délégation pour piloter les actions et les dispositifs qui sous-tendent le fonctionnement en réseau des bibliothèques des établissements :

- informatique documentaire : système informatique commun et interfaces de recherche.

- acquisitions mutualisées de ressources électroniques,

- gestion et valorisation du patrimoine écrit des universités,

- développement de contenus numériques : numérisation patrimoniale, portail des publications de recherche de l’université de Toulouse formations aux outils mis en place au sein du réseau,

- formation professionnelle des personnels (CRFCB) et formations à l’Information scientifique et technique (URFIST).

La mission du S.I.C.D. a été renforcée par la volonté des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, membres de l’Université de Toulouse, de placer la politique documentaire de site dans les objectifs du projet de PRES dès sa gestation en 2006. En 2012, le système informatique commun équipe 60 bibliothèques au sein du réseau, et la mutualisation des ressources documentaires électroniques concerne la quasi-totalité des établissements membres du PRES.

Le S.I.C.D. assure également la conservation, le signalement, la communication et la valorisation des fonds patrimoniaux des bibliothèques universitaires (manuscrits et imprimés antérieurs à 1830, soit environ 50.000 documents).;

Les collections occitanes du SICD de Toulouse

Instruments de recherche disponibles :

Archipel : Catalogue collectif des bibliothèques universitaires de Toulouse et Midi-Pyrénées

Tolosana : les collections anciennes numérisées de l'Université de Toulouse

Lirel : liste des revues électroniques disponibles dans les bibliothèques de l'Université de Toulouse et Midi-Pyrénées

Épure : entrepôts d'Archives Ouvertes des établissements membres de l’Université de Toulouse

Patrimoine occitan numérisé

Voir les ressources occitanes numérisées

Mise en ligne : 19/07/2017
Tipe : Revista / Data : 1895-1900 ; 1920-1939 ; 1858-1976
Mise en ligne : 19/09/2018
sus 66