Ce recueil, anonyme, a été envoyé au Concours de Langue Romane de la Société archéologique de Béziers en 1976.
Lous contes de moun grand contiennent six textes accompagnés de leur traduction :
- L'histouero de poumaredo (L'Histoire de Pomaredes)
- La cagaraoulo (L'escargot)
- Lou tamarou (Lou tamarou : un jeu pour rigoler et s'amuser)
- Las aourelhetos (Les oreillettes)
- Lous machous (Lous machous)
- Lou branle dal bufet (La danse du soufflet)
L'Alba bilingue provenant de l’abbaye de Fleury (Saint-Benoît-sur-Loire) est un court poème religieux destiné au chant liturgique, composé dans la seconde moitié du Xe siècle, formé de trois strophes en latin et un refrain en langue romane dont la nature exacte est toujours discutée.
Il s'agit d'un chant liturgique, une « chanson d'aube » allégorique à signification religieuse qui décrit le phénomène astrologique du lever du jour et l'appel d'un « Éveilleur » aux paresseux ( « pigri » ), imprudents ( « incauti » ) et engourdis ( « torpentes » ). Le refrain roman de cette Alba consitue la réponse des « endormis » à cet appel.
La métaphore de l'aube pourrait renvoyer au thème eschatologique de la venue du Christ annonçant la fin des temps ou de la résurrection. L’identification de la langue du refrain - souvent considérée comme de l’ancien occitan dans une forme archaïque ou corrompue - fait l’objet d’importants débats de spécialistes depuis sa découverte en 1881 par le philologue allemand Johannes Schmidt (1843-1901). Si la langue et la signification du refrain continuent de faire débat, l’Alba de Fleury n’en constitue pas moins un rare témoignage du processus à l’œuvre dans l’Europe romane au tournant de l’An Mil et qui conduisit à l’émergence d’une littérature en langue vernaculaire, mouvement dans lequel l’occitan occupe une place particulière. En témoignent ses deux poésies religieuses de la première moitié du XIe siècle (le Boeci et la Canso de sancta Fides de Agen) et surtout, moins d’un siècle plus tard, les premières manifestations de la lyrique des troubadours, promise à un foisonnement créatif sans égal.
L’Alba bilingue est connue d’après une copie unique, notée sur le coin supérieur d’un feuillet au sein d’un recueil de poèmes de Fulgence et d’écrits juridique (IXe-Xe siècle). Chaque ligne de texte est pourvue d’une notation musicale en neumes placée au-dessus.
Consulter le feuillet 50v. du codex Reg. lat. 1462 de la Biblioteca apostolica vaticana sur http://digi.vatlib.it/view/MSS_Reg.lat.1462/0104
Ce manuscrit appartient à la bibliothèque du romaniste Henri Pascal de Rochegude.
Il contient d'extraits littéraires et de mots romans qui ne sont toutefois pas considérés par Rochegude comme appartenants à la langue d'oc.
Ce manuscrit appartient à la bibliothèque du romaniste Henri Pascal de Rochegude.
Il contient des listes de mots pour composer le Glossaire occitanien pour servir à l'intelligence des poésies des troubadours et des autres ouvrages écrits en cet idiome.
Une partie des mots est tirée du glossaire du philologue Jean-Baptiste de La Curne de Sainte-Palaye (dit « Sainte-Palaye) (1697-1781).
À partir de la page 54, on retrouve des pièces en ancien français à l'exception d'une « Canzon Provenzale », page 149.
Le dictionnaire de rimes languedociennes est un manuscrit de Henri Pascal de Rochegude (1741-1834) rédigé vers la fin du XVIIIe siècle.
Riche de plus 13.000 mots, il permet de connaître la prononciation de l’occitan albigeois du temps de Rochegude. Il a probablement été rédigé parallèlement au Recueil de chansons et poésies modernes qui compile des chansons sélectionnées par Rochegude.
Le manuscrit est prêt pour être imprimé mais demeure à ce jour inédit.
Ce manuscrit appartient à la bibliothèque du romaniste Henri Pascal de Rochegude.
Il s'agit de la version préparatoire du Dictionnaire de rimes languedociennes de Rochegude.
Le Vocabulaire languedocien et françois est un manuscrit de Henri Pascal de Rochegude (1741-1834) rédigé à la fin du XVIIIe siècle et relatif à la langue occitane de son temps.
Après un avertissement concernant la prononciation du languedocien, il est structuré en quatre parties :
- un « vocabulaire languedocien et françois », de 20 pages suivi d’un supplément de 4 pages pour un total d'environ 3000 mots.
Pour écrire l’occitan, Rochegude ne marque pas le « r » de l’infinitif, note comme en français la voyelle « ou » mais garde les diphtongues « ai », « eu »… et le digraphe « lh » : abrassa => embrasser, abeura => abreuver, aizino => ustensile, cantou => coin, daurat => doré, talha => tailler.
- les « noms patois de quelques espèces de plantes… », environ 140, à partir de l’ouvrage du Montalbanais M. Gatereau.
- 5 pages d’« idiotismes », 435 expressions occitanes avec la traduction en français.
Christian Laux les donne selon l’orthographe de l’auteur et dans la graphie classique, en 1989 et 1990, dans quatre numéros de la Revue du Tarn (n°135, 136, 138, 139). Ces « idiotismes » sont également présents dans le Trésor dóu Felibrige de Frédéric Mistral.
- 3 pages de tables de conjugaison, vraisemblablement à l’usage personnel de Rochegude.