Avec
Flame Folclòre, Cocanha poursuit sa réappropriation du folklore occitan comme espace vivant, politique et incarné. Pour Lila Fraysse et Caroline Dufau, le folklore n'est ni ornement ni nostalgie. C'est un lieu de lutte, où récits, identités et imaginaires sont constamment renégociés.
Puisant dans des fragments de musique traditionnelle occitane, le duo compose, remodèle et réécrit. Des mélodies ancestrales s'entremêlent à des textes originaux dans un langage contemporain qui fait écho à la fois aux souvenirs subversifs occitans et aux luttes actuelles. La voix devient une chronique du présent, une manière de l'habiter.
Porté par une polyphonie hypnotique et le rythme profond des tambourins à cordes, l'album embrasse une esthétique minimaliste, physique et ancrée dans le réel. La répétition agit comme un moteur, la danse comme une fonction. La pratique de Cocanha est collective par essence : se rassembler, bouger, alimenter une lutte joyeuse pour la reconquête du patrimoine commun.
Cet album marque un tournant dans la démarche du groupe, avec l'émergence d'une création résolument collective. Les musiciennes de Cocanha, Lila Fraysse et Caroline Dufau, ont piloté la préproduction aux côtés du producteur catalan Raül Refree, avec lequel elles avaient déjà collaboré sur leur précédent album, Puput. Ensemble, elles ont façonné l'identité sonore de l'album, co-arrangé les compositions de Cocanha pour le studio et invité le musicien et producteur italien Walter Laureti (connu pour son travail avec Davide Ambrogio) à l'enregistrer. Paulin Courtial (du duo rock occitan CxK) les a rejointes pour enregistrer deux titres supplémentaires.
Mais l'élan collectif ne s'arrête pas là. Afin de concrétiser pleinement cette vision partagée, le groupe a invité leurs amis et collaborateurs Audrey Ginestet, Arthur Ower, Jules Ribis et Johann Levasseur à participer au mixage, rejoignant ainsi Raül Refree, Walter Laureti et Paulin Courtial pour façonner l'album grâce à une approche véritablement pluridisciplinaire.
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