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Collectage : chant de Noël Cantem coma cal

Cantem coma cal est un chant de Noël qui, d'après toutes les personnes présentes lors du collectage, était chanté à la messe de minuit.
Voici la retranscription des enregistrements les plus complets ou présentant des variantes significatives.

Ce collectage est issu du projet Lo Bramàs. Mémoire chantée des pays audois.

Laure-Minervois

Cantem coma cal jos la nòstra teulada
cantem coma cal, cantem Nadal
es nascut dins un estable
le petit enfantonel
de son rire adorable

Peyriac-Minervois

Cantem coma cal jos la nòstra teulada
cantem coma cal, cantem Nadal

Loguem totis Dieu lo Mestre
de la plèja (de la luna) dal solelh
qu’a volgut naisser al campèstre
sans candèla e sans calelh

Cantem coma cal jos la nòstra teulada
cantem coma cal, cantem Nadal

Es nascut dins un estable (dessús la palha)
dins un plan paure ostalet
qu’a la pòrta sens sarralha
lo divin enfantonet

Trausse

Es nascut dins un estable
dins un plan paure ostalet
qu’a la pòrta sens sarralha
lo divin enfantonet

Cantem coma cal jos la nòstra teulada
cantem coma cal, cantem Nadal

Logem totis Dieus le Mestre
de la terra dal solelh
Qu’a volgut naisser al campèstre

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Gui Broglia canta Robèrt Lafont (album, 1965)
Lafont, Robert (1923-2009)‎
Livret du disque vinyle 33 tours édité en 1965 par la section gardoise de l'Institut d'études occitanes. Seul à la guitare, le Montpelliérain, alors étudiant en médecine, y interprète des textes poétiques du célèbre penseur occitaniste. Ce sera le premier disque en son genre.


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Émission Occitanitude (Ràdio Lenga d'Òc) : Jean Tuffou reçoit Sylvan Chabaud, musicien et écrivain
Tuffou, Jean. Présentateur
Baudry, William. Metteur en scène ou réalisateur
Le présentateur de Ràdio Lenga d’Òc Jean Tuffou reçoit le poète et chanteur Silvan Chabaud.

Silvan Chabaud fait partie de la nouvelle génération d'écrivains occitans. Né en 1980 dans le Var, il chante d’abord ses créations au sein du groupe de rap Xénofil, puis avec le collectif reggae/hiphop Mauresca fracàs dub et les Doctors de trobar. Silvan Chabaud est également spécialiste de la littérature baroque occitane, notamment du poète provençal Louis Bellaud de la Bellaudière, auquel il a consacré sa thèse de doctorat en 2007. En 2012, il publie son premier recueil, Leis Illas infinidas / Les Îles infinies aux éditions aux éditions Jorn (2012).

« La poésie de Silvan Chabaud est brève, simple et transparente. Les Îles infinies (infinies en nombre, en merveilles, en éloignement ?) sont autant de poèmes du désir. Désirs multiples, dont le plus immédiat est celui de l'instant qu'il faut saisir au vol, coûte que coûte, comme on aborde sur une île. »
Présentation de ses éditeurs

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Leis républicaino prouvençalo : chansons / Joseph Désanat
Desanat, Joseph (1796-1873)

Joseph Désanat naît à Tarascon le 2 novembre 1796 et meurt dans cette même ville le 23 décembre 1873. Il est l'auteur d'un grand nombre de brochures poétiques qui se distinguent par leur caractère politique comme il l'indique au titre de son premier recueil publié à Marseille en 1831 : Lou troubadour natiounaou vo lou chantré tarascounen : recueil dé pouésiou poulitiquou, bachiquou, pastouralou, etc., en vers prouvençaou.


Désanat exerce successivement les métiers de taillandier, forgeron, courtier en blé avant de s'installer à Marseille dans les années 1837 où il devient courtier, puis charcutier à partir de la Noël 1841. C'est dans l'année 1841 (29 janvier) qu'il lance le journal lou Bouil-abaïsso, hebdomadaire publié régulièrement jusqu'en juillet 1842 (n.77). Une seconde série paraîtra de 1844 à mars 1846. Aux dires de Désanat, le journal connaîtra 220 abonnés et sera tiré à 500 exemplaires.


Par son journal Désanat devient un éveilleur de la conscience occitane en réunissant autour de cette publication à la fois érudits, notables provinciaux et poètes ouvriers comme Jasmin, Daveau, Pélabon, Peyrottes, Arnaud, Chabert, Vire. Ceux-ci lui adressent régulièrement leurs poèmes qu'il nomme «  peis » pour les publier dans son journal, son « oulo » dira-t-il.


En 1848 (22 février), la IIe République, présidée par Louis-Napoléon Bonaparte, succède à la monarchie bourgeoise de Louis-Philippe. Elle instaure le suffrage universel et prend des mesures sociales demandées par la classe ouvrière. La démocratisation sociale se traduit par des scènes de fraternisation de la bourgeoisie avec le monde ouvrier contre la monarchie. La République proclame le droit au travail. La fraternité s’ajoute à la liberté et à l’égalité dans la devise de la République.


C'est dans ce contexte qu’apparaissent les œuvres des premiers poètes ouvriers (Victor Gélu, Charles Poncy, Jean Reboul, Louis Vestrepain...) qui s'attachent à décrire le monde du travail et à afficher les revendications sociales. Parmi-eux, Désanat publie en 1848 Leis républicaino prouvençalo : chansons nouvelles de circonstance en vers provençaux.

Lou vote universel. Air de Benini dans le Bouffe :
           Veici l'èro démocratiquo

Su nosti scèno politiquo,

Restaren pus espetatour,

Arro sian toutis électour

De parias nia pu ges en Franço

L'houro de nosto délivranço

A demouli la rouiouta,

           Toutis an lou dret de vouta.
(Désanat, 1848, p. 6)

Signature de Joseph Désanat

Pour saluer la jeune République, Désanat annonce un grand « projet d’écriture républicaine » en indiquant au dos de son ouvrage qu'il fera paraître « le 15 de chaque mois une livraison en brochure » qui « contiendra constamment de Chansons nouvelles inédites toutes palpitantes d'actualité républicaine ».



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Recueil de chansons patoises / par Coumbettos dit Couquel, Tourneur de Castelnaudary
Coumbettos (dit Couquel, tourneur)

Consulter le document sur Gallica : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62119167

Coumbettos dit Couquel était en 1835 un ouvrier ébéniste de Castelnaudary, sans instruction, mais doué d’une remarquable facilité pour composer et improviser de petites pièces patoises qu’il chantait lui-même et qui eurent bientôt une vogue extraordinaire.
La plupart de ses pièces, nous dit Louis de Santi, « ont été composées au cabaret à l’occasion de menus incidents dont les héros étaient ordinairement des ouvriers du faubourg qu’il habitait ou des camarades ». Santi précise à son sujet : « Beau garçon, âgé de 30 ou 35 ans, doué d’une superbe voix de baryton,  il était la coqueluche des ouvriers de cette petite ville. Malheureusement il buvait beaucoup et il a laissé la réputation aussi bien d’un incorrigible ivrogne que d’un joyeux compagnon ».

La plus célèbre de ces pièces, consacrée à Castelnaudary, a été la Coumplainto dél Capou dé la gato. La gato était une vieille femme très avare qui possédait un vieux coq qui disparut un beau soir de son poulailler. Elle accusa quelques jeunes gens, dont Couquel faisait partie, de l’avoir volé et de s’en être régalé - c’était le pendant du chat de la mère Michel - Couquel ne manqua pas l’occasion d’en faire une chanson qui fut le Capou de la gato, que tout le monde chanta bientôt à Castelnaudary. Le traiteur Lamocho dont il est question dans cette pièce tenait un cabaret sur le port fréquenté ordinairement par Coumbettos. Tous les personnages nommés dans la pièce Las mouninos étaient les amis de cabaret de Couquel ; ils ne sont, comme c’était alors l’habitude, désignés le plus souvent que par leurs surnoms et mentionnés dans les poèmes que sous leurs initiales. Ainsi én Corno (én C) était un plâtrier appelé Embrit, Ruqua (R) un jardinier, Cabos un forgeron, Gomart ou Gomard un ancien soldat ivrogne fieffé, Baptiste Dutar (D) un marchand de Castelnaudary. (Informations relevées par une note manuscrite dans l'exemplaire du CIRDOC).
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Lenga d'òc/Lengo d'o : Lo Collòqui de l'AELOC / TéVéÒc
Gros, Lise. Metteur en scène ou réalisateur.
TéVéÒc. producteur.
L'Association pour l'Enseignement de la Langue d'oc Provence-Alpes-Côte-d'Azur (AELOC) organisait le 14 novembre 2015 à Eygalières (13) son XIe colloque, sur le thème "La langue d'oc et la chanson contemporaine".

Cette émission du 11 décembre 2015 revient en images sur ces rencontres, oragnisées en partenariat avec l’Association des Professeurs de Langue Régionale de l’Académie de Nice.

Avec des stands de livres et de CD, du matériel d’enseignement, la présence et les interventions de musiciens et chanteurs occitans : Sylvain Chabaud de Mauresca, Manu Théron, Miquèu Montanaro, Magali Bizot. Partage d’expériences en milieu scolaire lors de la table ronde animée par Liza, sans oublier l’évocation de la réforme des collèges et des difficultés qui menacent l’enseignement de l’occitan.
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Ventadorn ou l’aventure d’une maison de disques occitans
Zerby-Cros, Annie

Maison de disques occitane, Ventadorn voit le jour en 1969 au sein de la section "Développement de culture d'oc" de l'Institut d'Études Occitanes, sous l'impulsion d'Yves Rouquette que désire faire du disque un "prospectus musical" en état de porter les revendications occitanes de l'époquqe.

Ventadorn, qui édite la majeure partie des chanteurs de la Nòva cançon occitane, vendra à son apogée plus de 50 000 disques par an.

Dans cet article, Annie Zerby-Cros dresse le portrait et raconte l'histoire de la maison de disques instituée comme porte-voix du mouvement musical occitan de la Nòva cançon tout entier.

Consulter l'édition électronique de l'article (sur le site Revues.org) : http://lengas.revues.org/700
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La Nòva Cançon occitana : révolution en occitan, révolution dans la chanson occitane ? / Philippe Martel
Martel, Philippe (1951-....)
Marti, Patric, Mans de Breish, d’autres encore : ceux qui dans l’immédiat après 68 modifient radicalement le paysage culturel d’oc et l’image de sa langue, en faisant de la chanson l’arme de diffusion massive du message révolutionnaire de l’occitanisme de ce temps. Car cette Nòva Cançon est en effet un des vecteurs qui permettent au mouvement de sortir du statut confidentiel qui était le sien jusque là pour toucher, pour la première fois depuis Mistral, un public très large, chez lui et ailleurs.

Nòva, nouvelle, cette chanson protestataire l’est par rapport à ce qu’était la chanson occitane d’avant, qu’il s’agisse du répertoire traditionnel traqué par les collecteurs dans les campagnes, ou de la chanson urbaine fin de siècle, félibréenne ou non. Elle est nouvelle aussi par son mode de diffusion (spectacles-débats, vente militante hors du circuit des « majors » du disque). Mais cette nouveauté n’empêche pas que l’on peut y retrouver, à côté de la rhétorique révolutionnaire du moment la trace de thématiques qui circulaient déjà dans l’occitanisme, voire le Félibrige, bien avant 68. C’est ainsi qu’à côté de la dimension proprement sociale — contre le sous-développement régional, pour la défense du « vivre et travailler au pays » — est présent un autre discours, où la référence à l’histoire propre du sud et à la valorisation de la langue introduit une dimension nationalitaire, parfois presque nationaliste. On essaiera de suivre cette chanson occitane dans son parcours, jusqu’à son essoufflement final dans la seconde partie des années 1970, quand elle est relayée par d’autres formes musicales d’expression de la revendication occitane.

Consulter l'édition électronique de l'article (sur le site Revues.org) : http://lengas.revues.org/303
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Tables incomplètes du manuscrit 9 a
Rochegude, Henri-Pascal de (1741-1834)

Ce manuscrit contient les tables incomplètes du Recueil de chansons et autres pièces en langue méridionale de Henri Pascal de Rochegude (1741-1834).

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Total Festum 2011 a Sant Quantin la Teralha / Lenga d'Òc/Lengo d'Ò
Gros, Lise
Reig, Philippe
Gravier, Michel
Queyrel, Claude
Paul, Claudine
Claudine Paul présente en juin 2011 ce numéro de Lenga d'òc/Lengo d'ò depuis Saint-Quentin-La-Poterie (Gard) pour le festival "Accordéon Plein Pot / Festival des Soufflets Du Monde" qui reçoit La Talvèra et Antonio Rivas y sus Vallenatos dans le cadre de Total Festum.
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