De milièrs de ressorsas culturalas, educativas e scientificas en accès liure : Benvenguts sus Occitanica, lo portal per descobrir e practicar la lenga e la cultura occitanas
Sostenon lo projècte Occitanica
La cultura occitana pròche de cò vòstre
Contribuïsson a Occitanica
Al lum d'aquesta passa sus Occitanica
Navigar sul wèb occitan
Pierre Bernadau : extraits des Tablettes (mars 1787-avril 1852) / Michel Colle
Site internet : Pierre Bernadau : extraits des Tablettes (mars 1787-avril 1852)

"Ce Site comporte la retranscription d’extraits des Tablettes manuscrites de Pierre Bernadau ayant trait aux événements bordelais rapportés par lui, véritable recensement des Faits Divers à Bordeaux entre 1787 et 1852, suivis de commentaires de l’auteur du site" [Source : https://bernadau.wordpress.com]

Pierre Bernadau : 

Né à Bordeaux en 1762 dans une famille d’artisans, Pierre Bernadau a atteint l’âge canonique pour l’époque de 90 ans. Lorsqu’il s’éteint en 1852, le monde a radicalement changé : né dans le Bordeaux encore médiéval du temps de Louis XV, des trains circulent et l’éclairage public illumine les rues au moment de son décès. D’abord clerc tonsuré, finalement reçu avocat au barreau de Bordeaux en 1786, Bernadau entame l’année suivante la rédaction d’une sorte de journal intime doublé d’un recueil de pensées, de notes et de souvenirs, qu’il appelle ses Tablettes. Il s’astreint à leur rédaction jusqu’à sa mort, nous offrant ainsi un document unique sur plus de soixante-cinq ans d’histoire bordelaise. Passionné d’histoire et de culture locales, auteur occitan de qualité médiocre mais toponymiste chevronné, Bernadau est aussi un neurasthénique, solitaire et mysanthrope. Né dans un Bordeaux encore très largement occitanophone, maîtrisant lui-même parfaitement l’idiome local - ainsi que le démontre sa célèbre traduction de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, sur la demande de l’abbé Grégoire, Bernadau fait partie également de ces intellectuels bordelais(ces « richards » comme il dit lui-même) contemporains du recul de la langue dans les classes les plus instruites, mais qui ne dédaignent pas de taquiner la muse en langue d’oc. Citons pêle-mêle l’ami et confrère avocat de Bernadau, François Marie de Saint-Georges de Montmerci (1754-1794), auteur du pamphlet La Mine éventée en 1789, le médecin bordelo-montpelliérain Victor de Lamothe (1736-1823) ou encore le pédagogue David Lévi Alvarès (1794-1870), tous ayant été ses contemporains, qui laissèrent des textes et des chansons en occitan. 

Les Tablettes de Bernadau : 

Ce site contient des transcriptions des Tablettes de Bernadau, réalisées par le Dr Michel Colle, passionné par le personnage à qui il a consacré un livre. C'est surtout un témoignage sociolinguistique très important sur l'occitan dans une grande ville à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, sa vivacité, ses pratiques, son milieu social, et aussi la réception de ses oeuvres, puisque Bernadau a bien connu Meste Verdié (1779-1820) qu'il jalousait (selon Ph. Gardy) et cite toutes les représentations de ses pièces, avec des remarques acides à chaque fois (« la coqueluche des harengères de la Halle »). Il est précieux aussi sur l'occitan pendant la période révolutionnaire (très spéciale à Bordeaux du fait de la crise Girondins-Montagnards). Il nous confirme en particulier que de grandes fêtes robespierristes, type Fête de la Fédération, ont eu lieu en Bordelais (il cite en particulier le district de Cadillac, au sud-est de Bordeaux), en occitan, avec la traduction d'un avocat de ses amis qui avait rédigé un véritable "rituel" occitan du culte de la Raison qui présidait à ces fêtes. Il nous renseigne enfin sur les réseaux d'imprimeurs en occitan, tant de son temps que des époques antérieures (son père, maître-vitrier, s’intéressait aussi à la question, et affirmait avoir connu le noëlliste blayais Pierre Gobain auteur de noëls et chansons gascons célèbres) leurs liens supposés avec les milieux "réacs", comme la décapitation pour royalisme de l'imprimeur Jean-Baptiste Cavazza en 1794, dont le veuve sera plus tard l'éditeur-imprimeur-libraire de Meste Verdié.


Bernadau a par ailleurs légué en 1852 son surabondant fonds personnel à la Bibliothèque municipale de Bordeaux, qui renferme aussi tous ses ouvrages (dont le célèbre Viographe bordelais, qui fait toujours autorité en toponymie occitane bordelaise).
Les tablettes manuscrites de Bernadau, rédigées de 1787 à 1852, sont consultables sous les références de microfilms MIC 1698/7 à MIC 1698/11  

Consulter le fonds Pierre Bernadau de la Bibliothèque municipale de Bordeaux



Site internet officiel de Pierre François

Peintre originaire de Sète, Pierre François (1935-2007) cite parmi ses références Raoul Dufy, Henri Matisse ainsi qu'Antoni Gaudí. 

Ses liens avec le milieu occitan sont multiples : il illustre des textes de Marie Rouanet, notamment Oremus pour un produit de consommation en 1970, et d'Yves Rouquette (Messa pels porcs, Misericordias, etc.). Dans ses linogravures pour La Boca a la paraula (texte écrit par Joan Larzac, 1971), il emploie son nom sous sa forme occitane : "Pèire Francès". 

Dans les années 1970, continuant à illustrer des textes occitans, il réalise de nombreuses couvertures pour la collection A tots de l'IEO et des pochettes de disque pour les productions Ventadorn. Il crée également des décors, costumes et affiches pour deux pièces du Théâtre de la Carrièra.

En 1974, il collabore avec le Théâtre des Carmes d'André Benedetto, sur la pièce Esclarmonda entre autres. La même année, il participe à la Mòstra del Larzac

Pierre François a également collaboré avec le CIDO (Centre international de documentation occitane, à l'origine du CIRDÒC) notamment sur l'exposition De la natura de quauquas bèstias dont les textes sont signés Yves Rouquette.

Consultez ici le site officiel de Pierre François


Informations bibliographiques complémentaires

Pierre François : peintre décorateur / de Bernard Derrieu, édité par l'Office Départemental d'Action Culturelle (Montpellier) ; Centre International de Documentation Occitane (Béziers), 1989.

En dirècte sus las rets socialas