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Marcelle Delpastre "Bestiari Lemosin". Natura et vida paisana per la votz dels bèstias / Costanza Amato
Amato, Costanza
Longobardi, Monica. Directeur de thèse
Ginestet, Joëlle. Co directeur
Memòri d'estudi en francès sus l'òbra de Marcelle Delpastre "Bestiari Lemosin" realizat dins l'encastre del Corso di Laurea Magistrale in Lingue e Letterature straniere (Università degli Studi di Ferrara) jos la direccion de Monica Longobardi e la supervision de Joëlle Ginestet (Universitat Tolosa II Jean Jaurès)
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Actes du colloque "La révolution du livre : XVe-XVIe siècle"
Chapot-Blanquet, Maguy
Depuis 2008, l'association "Histoire et cultures en Languedoc" organise chaque année les Rencontres Internationales du Patrimoine Historique.

Avec le soutien de la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée, du CIRDOC - Institut occitan de cultura, de la Société Archéologique de Montpellier  et de la ville de Salon-de-Provence.

Découvrir l'association Histoire et cultures en Languedoc.

La révolution du livre : XVe-XVIe siècle

La Renaissance, cette période de l'entre-deux, Moyen-Âge et Temps Modernes, peut prendre pour repère la chute de l'Empire Byzantin (1453) ou la découverte de l'Amérique (1496) et le règne des Valois et la fin des guerres de  Religion avec la promulgation   de l'Édit de Nantes (1589) par Henri IV. Il ne s'agit pas là de borner la Renaissance comme on borne une route mais d'en  saisir le socle.
Dans ce déroulé historiographique nombreux furent les conflits, les guerres mais aussi les avancées notables en science, astronomie avec Copernic puis Galilée, astrologie avec Nostradamus, en arts avec Leonard de Vinci par exemple, et les Belles Lettres avec, en France, le mouvement de la Pléiade. Mais nous retiendrons ici l'essor du courant hurnaniste.
Ce  courant  est  lié  à  deux  facteurs,  intellectuel  et technique, amenés notamment par le XVe siècle. Georges Bischoff l'appellera « le siècle de Gutenberg ». Grâce à l'imprimerie, le livre sort des sphères du pouvoir (État, Église). Ce mouvement n'émane pas que de la capitale : en région on imprime et on diffuse. Le marché du livre est florissant à Toulouse, en Languedoc, et l'Occitanie tout entière connaîtra aussi sa Renaissance littéraire. Le livre opère comme un média. Cette révolution est comparable à celle d'internet de nos jours.
Le livre est le diffuseur d'une nouvelle philosophie qui place l'humain et les valeurs humaines au centre de la pensée. Mais quel fut le creuset de ce que l'on appellera plus tard « l'humanisme » ?
Après la chute de Constantinople, de nombreux hommes de lettres et de science byzantins se réfugient en occident, notamment en Italie. Les lettrés et artistes italiens tirèrent profit du savoir accumulé en Orient. L'hégémonie territoriale et politique du Saint Empire, avec Charles Quint facilite de facto les échanges des  Flandres à l'Italie. Ce moment de l'histoire accélère la Renaissance culturelle    de l'Occident    et prépare  l'explosion de la civilisation européenne du XVIe siècle.

Parmi les humanistes célèbres, on peut citer Érasme de Rotterdam,  l'italien Pic de la Mirandole, l'anglais Thomas More.  En France, Michel de Montaigne affirme dans les « Essais », parus à Bordeaux en 1580, les droits à la conscience individuelle et formule les principes humanistes : justice, liberté, respect de l'homme, droit au bonheur.
La pensée de Montaigne est à mettre en relation, entre autre, avec la révolution copernicienne (1540) qui place le soleil au centre de l'univers et non plus la Terre. Cette vérité scientifique emmène à penser autrement le rapport entre Dieu et l'homme. Ce rapport n'est plus vertical, l'homme est spatialisé dans un environnement. C'est ce que traduira la peinture de la Renaissance avec l'étude de la perspective.

Cette rupture profonde avec le Moyen Âge, le pape Eugène IV l'aurait anticipé quand il convoque à Bâle, le 23 juillet 1431, un concile sans précédent qui durera 17 ans. Ce concile se veut un Grenelle de l'Église, dirions-nous aujourd'hui. On sait qu'il compte 3500 intervenants et regroupe les têtes pensantes d'alors. Ce concile sera l'incubateur des réformes à venir aussi bien dans l'Église que dans la société.
Mais la machine se grippe, le pape est déposé en 1439 lors d'une session que préside Louis Aleman, archevêque d'Arles. On nomme un antipape, Felix IV, qui n'est autre qu'Amédée de Savoie. Très vite Rome reprend la main et Louis Aleman avec ses 70 chevaliers repartira vers son château de l'Empéri à Salon-de-Provence. Les idées développées à Bâle ont acquis une force inédite et forment un corpus synthétiseur amplifié et diffusé par le livre.
L'échec du concile de Bâle conduira aux « Protesta » prêchées par Luther en l'église de Spier le 19 avril 1529 et aux guerres de Religion en France et en Europe où les royaumes connaîtront  une grande turbulence.
Le courant humaniste de la Renaissance deviendra l'humanisme au siècle des Lumières et sera une philosophie politique annonciatrice de la Révolution de 1789.
Mais alors, qu'en est-il aux XXe et  XXIe siècles ?

Maguy Chapot-Blanquet, docteur en sciences humaines
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Prouvènço e Catalougno : Philippe Martel revient sur les rapports occitano-catalans dans l'histoire
Martel, Philippe (1951-....)
Ce texte de Philippe Martel est issu de la conférence prononcée à Aix en Provence le 16 Mai 2019 lors de la Convention du Forum d’Oc de Provence-Alpes-Côte d’Azur, organisée en partenariat avec le Cercle Català de Marsella.
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Actes du colloque "Promenade entre Languedoc et Provence au XVe siècle"
Chapot-Blanquet, Maguy
Depuis 2008, l'association "Histoire et cultures en Languedoc" organise chaque année les Rencontres Internationales du Patrimoine Historique.

Avec le soutien de la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée, du CIRDOC - Institut occitan de cultura, de la Société Archéologique de Montpellier  et de la commune de Tarascon.

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La Provence, une terre convoitée

Comment Louis XI, dès le delphinat, tisse une véritable toile d’araignée pour servir sa politique européenne et aboutir à l’annexion de ce comté souverain. La munificence, qui permet de s’affirmer symboliquement, sera un enjeu majeur du pouvoir sur le terrain provençal et René d’Anjou y aura recours aussi, dans la mesure de ses moyens. L’un est stratège, l’autre touche à tout. Les deux se prévaudront des ressorts de leur temps, notamment la vie spirituelle et le poids ecclésiastique. L’un s’attachera à des actions concrètes, l’autre au rayonnement d’une vie de cour à l’angevine qui instillera un certain attrait chez les Provençaux déjà enclins à la culture et au divertissement qu’on appellerait aujourd’hui “ patrimoine immatériel ”, telles les tarasquinades initiées par René. On s’interrogerra alors : quels bénéfices pour les Provençaux du XVe siècle ces deux grands princes ont-ils apportés ? Et pourquoi, dans la mémoire populaire, l’Angevin est-il resté le “ bon roi René ”? C’est sur cette thématique avec ces deux personnages atypiques et indissociables, que nous proposons une promenade entre Languedoc et Provence.

A Béziers

Au cours d’une conférence et d’un moment musical, on découvrira les différentes facettes du personnage complexe que fut René d’Anjou, auquel nous ajouterons un titre à ses nombreuses titulatures (duc d’Anjou, comte de Provence, roi de Jérusalem, roi
de Sicile, voire roi d’Aragon) : celui de prince des arts en Provence.
Le roi René est curieux de tout. Il porte de l’intérêt à tous les arts
et apporte sa contribution aux lettres françaises avec ses trois ouvrages : le Livre des Tournois, celui du Coeur d’Amour Epris et le Mortifiement de Vaine Plaisance. Ces oeuvres attestent cette relation qui lui était chère entre l’écrit et le dessin, rapport qu’illustrera si bien Barthélemy Van Eyck. René a une conception de la munificence bien partagée par ses homologues du XVe siècle, en particulier en Italie : un prince doit être cultivé, généreux et le faire savoir.
Comme l’écrit Françoise Robin, “ un prince comme René fait vivre
une bonne centaine d’artistes, ce qui est loin d’être négligable. ” Car la fête angevine donne à voir et à être vu. La musique est de toutes les festivités et l’Angevin entretient des instrumentalistes de toutes sortes : harpistes, luthiers, flûtistes, et pour l’extérieur, joueurs de trompettes, de cymbales, de tambourins. Il faut noter que l’entourage des princes donne aux notables le goût des grandes oeuvres, menant la Provence au faîte de son rayonnement culturel.

A Tarascon

Yannick Frizet, docteur en histoire de l’art médiéval de l’Université d’Aix-Marseille, nous entraînera dans le jeu du chat et de la souris auquel se sont livrés le roi René et Louis XI. La Provence est une terre convoitée, non seulement par le roi de France, mais surveillée par le duc de Savoie puisqu’elle est terre d’Empire, par la maison de Milan, par les Catalans qui ont gardé certainement rancoeur de l’alliance matrimoniale qui les a dépossédés de la Provence. La maison de Barcelone y présidait depuis 1113 en dépit de la grande guerre méridionale (1080-1194). Plus d’actualité, les Aragonais sont en guerre contre le roi René à Naples.
Ainsi, au-delà des territoires, il y a la Méditerranée. Marseille est un enjeu majeur pour le commerce. L’oncle et le neveu l’ont bien compris, chacun à sa manière. Louis XI, calculateur, stratège dans ses alliances et leurs ruptures a pour objectif de jouer dans la cour des grands et veut rattacher à la couronne toute la bordure méditerranéenne, du Roussillon à la Provence. L’enjeu est de taille car les Aragonais dominent la Méditerranée occidentale avec les Baléares, la Sardaigne, Naples et la Sicile.
René d’Anjou a pour objectif de développer le port de Marseille pour rivaliser avec Gênes et les ports français méditerranéens. Ce port est la pierre angulaire du développement de la Provence. Il doit faire face aux dangers déjà cités mais aussi aux Barbaresques d’Afrique du Nord. Dans cet espace aux multiples enjeux qu’est la Méditerranée occidentale en ce XVe siècle, René est un prince encore chevaleresque, attaché à la valeur de la parole donnée, contrairement à Louis XI. Il est reconnu par ses pairs comme tel mais cette qualité ne va pas toujours avec la politique et René le prodigue manque de moyens. Il convient également de s’interroger sur le sort des Provençaux dans cette mouvance. Yannick Frizet apportera un éclairage inédit sur la vie du littoral provençal à la seconde partie du XVe siècle, tant sur le plan économique avec la réactivation du commece en Méditerranée, que sur le plan sécuritaire face à la piraterie dont furent victimes villes et villages. Il montrera également comment les pouvoirs urbains, avec leurs moyens propres, ont su gérer ce fléau de façon plus efficace que les rois-comtes de Provence et leurs hauts dignitaires.

Au château

Après la salle des festins et la visite de l’église Sainte-Marthe, Aldo Bastié, conservateur du Château de Tarascon, construit de 1400 à 1435, nous fera découvrir son histoire. Cette forteresse possède une double fonction militaire et résidentielle. Elle symbolise la puissance des ducs d’Anjou, princes de sang. Elle fut construite par Louis II et Louis III pour maintenir leur autorité sur le couloir méridional du fleuve, proche d’Arles d’Avignon et de Marseille. Elle est une base de leurs ambitions en Méditerranée. Les aménagements de confort ainsi que les jardins sont l’oeuvre de René (1409-1480), grand amateur d’art et du bien vivre. A la mort de Charles du Maine, frère et successeur de René, le château devient propriété du roi de France, Louis XI. Le château de Tarascon est un chef d’oeuvre du Patrimoine Européen. Il est classé aux Monuments Historiques Français depuis 1840.

Maguy Chapot-Blanquet, Vice-présidente Histoire et cultures en Languedoc
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Le Journal de Panazô / Monique Lavaud-Sarazy
Lavaud-Sarazy, Monique
Mémoire de Master 2 (Université Paul-Valéry - Montpellier III) soutenu le 25 septembre 2014 par Monique Lavaud-Sarazy.

Résumé

Le Journal de Panazô est un journal populaire publié à Limoges de 1957 à 1961, presque entièrement rédigé en dialecte limousin. A travers l'étude de son contenu et la biographie de son auteur André Dexet (1921-1997) dit Panazô, ce mémoire analyse l'impact de cette publication sur la socialisation de la langue occitane. Témoin et observateur attentif de la ruralité limousine, le journal a aussi favorisé une prise de conscience linguistique et culturelle en faveur de l'occitan.

Table des matières

Introduccion

1- La genesi dau Journal de Panazô

2- Sociologia dau monde rurau

3- La formidabla popularitat d'un contaire lemosin de talent

4- Panazô defendaire de sa linga

Conclusion, annexes 

 


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Les livres du Bayle-vert : l'activité éditoriale singulière de
Mas-Felipe Delavouët / Estelle Ceccarini
Ceccarini, Estelle
Comunicacion d'Estèla Ceccarini dins l'encastre de la jornada d'estudis ReDoc-LLACS : La colleccion «Messatges» de l'IEO 1945-1960, Montpelhièr, 27 de genièr de 2018.
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Conferéncia de Yannick Frizet sus Rainier d'Anjau e los mejans de defensa del litoral provençal al segle XV
Frizet, Yannick (1973-....)
[La conférence donnée par] Yannick Frizet, docteur en histoire de l’art médiéval de l’Université d’Aix-Marseille [et chercheur associé au Laboratoire d’archéologie médiévale méditerranéenne (LA3M UMR 6572)], nous [entraîne] dans le jeu du chat et de la souris auquel se sont livrés le roi René et Louis XI.
[...]
Yannick Frizet [apporte] un éclairage inédit sur la vie du littoral provençal à la seconde partie du XVe siècle, tant sur le plan économique avec la réactivation du commerce en Méditerranée, que sur le plan sécuritaire face à la piraterie dont furent victimes villes et villages. Il [montre] également comment les pouvoirs urbains, avec leurs moyens propres, ont su gérer ce fléau de façon plus efficace que les rois-comtes de Provence et leurs hauts dignitaires.

[Présentation de Maguy Chapot-Blanquet, publiée dans le programme des Rencontres]
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Le colonialisme intérieur / Alain Alcouffe
Alcouffe, Alain (1945-....)
Dans cet article, Alain Alcouffe traite du concept de colonialisme intérieur grâce auquel « Robert Lafont a donné au mouvement occitan une grille d'analyse de la société occitane du milieu du 20e siècle. La communication étudie l'origine du concept au moment de la décolonisation et étudie son impact sur le mouvement occitan. Elle montre que peu après son élaboration, le développement économique des régions occitanes dans le cadre du capitalisme en voie de mondialisation ne rentrait plus dans le cadre proposé et que l'analyse originale devait être profondément remaniée. » - Résumé de l'auteur

Consultez l'article d'Alain Alcouffe sur le site des archives ouvertes HAL

Pour en savoir plus :  l'archive ouverte pluridisciplinaire HAL

Pour citer cet article :
ALCOUFFE, Alain. Le colonialisme intérieur. 2009. hal-00848175
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Le « colonialisme intérieur » / Christian Lagarde
Lagarde, Christian (1953-.... ; professeur)
Christian Lagarde, enseignant à l'Université de Perpignan, revient dans cet article sur la grève des mineurs de Decazeville (1961-1962) et la notion de « colonialisme intérieur » qui émergea lors de ce mouvement social, donnant naissance à la sociolinguistique occitane.

Consultez l'article de Christian Lagarde sur le site Glottopol

Pour en savoir plus :  Glottopol : la revue de sociolinguistique en ligne

Pour citer cet article :
LAGARDE, Christian. Le « colonialisme intérieur » : d'une manière de dire la domination à l'émergence d'une « sociolinguistique périphérique » occitane. Glottopol : revue de sociolinguistique [En ligne]. Juillet 2012. [Consulté le 21/05/2019]. N° 20, pp. 39-54. Disponible à l'adresse : http://glottopol.univ-rouen.fr/index.html
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Identité partisane et revendication occitane : pour en finir avec une absence en Midi rouge : le « partit occitan » / Fabien Nicolas
Nicolas, Fabien
Paregut dins un numero de la revista Pôle Sud - Revue de science politique de l'Europe méridionale (n°20, 2004) consacrat als partits regionalistas e nacionalistas, aquel article de Fabien Nicolas, secretari general del Comitat Jean Jaurès e doctor en sciéncia politica a l’universitat Montpelhièr 1, analiza al travèrs de l’istòria recenta del Partit occitan (PÒC) fondat en 1987, la particularitat de la situacion politica occitanista : de moviments socials e culturals ancians e sovent fòrts e una abséncia d’identitat politica partisana establida e durabla a l’entorn de l’idèia occitanista a la diferéncia de las autras « periferias ». Avant de liurar una analisi del PÒC al travèrs d’una seria d’entretens e un trabalh suls escriches del jove partit occitan, torna fòrt amont sus la situacion de l’espaci occitan, sas caracteristicas especificas a rapòrt als autres espacis de reivindicacion regionalistas o autonomistas.

Consultar l'article 

Consultar l'article en linha sus Persée :
https://www.persee.fr/doc/pole_1262-1676_2004_num_20_1_1179
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