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Recueil de poésies provençales de Julien Rampal
Rampal, Julien
Recueil de 65 pièces poétiques en occitan provençal.


Manuscrit autographe qui comporte très peu de corrections à l'exception de la pièce 55 dont quelques phrases sont barrées. La page de titre porte la signature de l'auteur ainsi que la mention "Marsilho 1858". Une table des matières se trouve à la fin du volume.




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Poèmes de Joseph Soulet illustrés par Edouard Marsal
Soulet, Joseph (1851-1919)

Dans les premières pages du recueil, entre les portraits de Soulet et de Marsal, on trouve ces mots :

Lou felibre Soulet de Ceta
Lou pintre Marsal dau Clapas
D'acord e s'embouetant lou pas
An ligat aquesta garbeta
Qu'a mai d'un vai faire lingueta

Le manuscrit comporte 26 courts poèmes, illustrés par un dessin au fusain, ou vice-versa. Certains se veulent purement représentatifs tandis que d'autres affichent une teneur allégorique. L'ensemble offre un aperçu de la vie populaire sétoise de ce début du XXème siècle.


Edouard Marsal (1845-1829) est un illustrateur de Montpellier. Il a été élève puis professeur à l'École des Beaux-Arts. Certaines de ces oeuvres sont exposées au Musée Fabre.

Joseph Soulet (1851-1919) est un auteur sétois. Il est directeur de l'Armanac Cetòri de 1893 à 1913.

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Li trobo, recueil de poèmes attribué à Joseph Bourrily
Bourilly, Joseph (1877-1929)

Ce manuscrit provenant des archives de Louis Bayle contient de nombreux poèmes inédits, attribués à Joseph Bourilly, en raison de la présence du texte intitulé Lou Cibournié, qu'il publiera en 1973.
Les variations dans la couleur de l'encre et dans l'écriture  laissent supposer que les poésies ont été rédigées sur plusieurs années (de 1899 à 1907 selon les dates attribuées aux poèmes). 

Sur une feuille volante est collé une coupure du journal Art et Soleil de 1904. Il s'agit d'un article de Bourilly sur le cinquantenaire du Félibrige.
Il contient aussi les avant-propos imprimés, rédigés par Bourilly, et destiné à la publication d'un recueil de poésies regroupant des oeuvres de plusieurs auteurs.

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Grammaire occitanienne de Louis Piat
Piat, Louis (1853-1941)

Ce manuscrit est une version commentée de Grammaire générale populaire des dialectes occitaniens : essai de syntaxe paru en 1911 dans La Revue des langues romanes

Avec cet article, aboutissement d’un long travail de recherche sur les dialectes de la langue d’oc moderne, Louis Piat souhaite offrir aux auteurs un guide de référence sur les dialectes occitans qui n’avaient été jusque là que très brièvement étudiés. Il explique ainsi dans son introduction qu’il espère que sa grammaire puisse “venir en aide aux écrivains qui sentent obscurément le besoin de se soustraire à l’influence du gallicisme, et auxquels a, jusque ici, fait défaut un guide autorisé”.  

 

Les pages manuscrites portant les commentaires et corrections sont intercalées entre les pages imprimées de l’article. Ces commentaires insérés dans le texte original ainsi que l’ajout d’une table des matières, d’un avant-propos et d’une préface laissent supposer que l’auteur préparait une réédition de ce travail. Par rapport au texte de 1911, ce manuscrit comporte également une nouvelle table des matières avec deux chapitres de plus, l’un dédié aux occitanismes et l’autre aux mots latins.

Le manuscrit comprend également une lettre de l’abbé L. Médan datée du 7 janvier 1914 qui félicite l’auteur pour son travail de synthèse sur la grammaire occitane.

En savoir plus sur l'ouvrage


PIAT Louis, « Grammaire générale populaire des dialectes occitaniens : essai de syntaxe », Revue des Langues Romanes, 54, pp 230-314 ; tiré à part, Cote CIRDOC : CAC 3445.

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Passejada del 17 d'octòbre de 1884 a la grota de Menèrba d'Achille Mir
Mir, Achille (1822-1901)

Texte d'une chanson composée par l'écrivain Carcassonnais Achille Mir à l'occasion d'une excursion à la Grotte de la Coquille (située sur la commune de Cesseras, dans l'Hérault, parfois appelée "grotte de Minerve"). 


L'auteur indique que ce texte de circonstance s'interprète sur l'air d'"Aquelos mountagnos que tant nautos son" (Aquelas montanhas que tant nautas son en graphie occitane), c'est-à-dire du très fameux "Se canta".

 

Ce texte n'était connu que par une seule référence dans l'édition des Countes en proso e en vèrs d'Achille Mir (Carcassonne, L. Bonnafous, s. d. = vers 1900). Le manuscrit est contenu dans un recueil autographe de l'auteur conservé au CIRDÒC-Mediatèca occitana (fonds du Collège d'Occitanie).


(Extrait d'un recueil de poèmes de 220 page ; p.122)

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Chansons en français et en occitan

Ce manuscrit est composé de 71 feuilles de papier pliées en deux pour former un épais cahier, cousu dans une couverture de récupération en basane noire.


Le volume s’ouvre par un “Recueil d’Enigmes”, soit 12 énigmes en français, avec la solution inscrite sans doute d’une autre main (pages 1 à 9). Il contient ensuite des chansons en français, numérotées de 1 à 120 (pages 13 à 162) puis 7 chansons mêlant parfois l’occitan au français (pages 163 à 177).


A l’envers du volume (à partir de la vue 179 du document numérisé), sont notées une trentaine de chansons, dont trois en occitan (page 1, page 24 et page 39), et quelques une mêlant l’occitan au français.

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Cançonier Méry de Vic

Copie d'un des plus célèbres recueils de « chansons » de troubadours (Chansonnier I : BnF, fr. 854) réalisée dans la seconde moitié du XVIIe siècle pour Méry de Vic Sarred, président au Parlement de Toulouse en 1597. Le texte illustré de gravures découpées ou de dessins rehaussés en couleur contient les Tensos (chants) et Vidas (vies) des troubadours.

Accéder à la fiche encyclopédique du document.

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Las obros mescladissos d'un Baroun de Caravetos de Jacques Roudil
Roudil, Jacques (1612-1684)

Introduction de Claire Torreilles :

On doit à Marcel Barral la première édition critique des Obros mescladissos d'un Baroun de Caravetos, œuvres poétiques de Roudil (1982 et 19831) restées jusque là en grande partie inédites, à l’exception de la pièce Lou Testament dau Sage qui fut imprimée en 16502 avec les œuvres du poète Isaac Despuech dit Le Sage de Montpellier dont l’avocat Jacques Roudil (1612-1684) avait été l’éditeur et l’ami.

L’édition de Marcel Barral est fondée sur un manuscrit de la Société archéologique de Montpellier conservé dans le fonds Lunaret3. Marcel Barral connaissait l’existence d’un ou de plusieurs autres manuscrits de Roudil copiés aux XVIIIe et XIXe siècles. Le manuscrit du CIRDOC, acquis auprès d’un libraire parisien par François Pic pour le compte du CIDO4, est l’un de ceux-ci. Précisément il correspond à la description faite par Léon Gaudin en 1870: « C’est un petit in-8° de 377 pages, couvert en parchemin, et dans lequel les pièces françaises, latines et patoises sont mêlées» qui lui semble être « le manuscrit autographe de l’auteur, ou tout au moins une mise au net faite en vue de l’impression 5 ».

Ce manuscrit est plus récent que celui de la Société archéologique, plus complet aussi. Il comprend quatre vingt dix pages de plus (f° 287 à f° 377), ce qui représente un ensemble de trente neuf pièces inédites en latin, français et occitan, dans l’ordre chronologique de leur écriture, sans doute les derniers poèmes écrits par Roudil entre avril 1675 et juin 16836 où l’on trouve, comme dans le reste de l’œuvre, un regard aiguisé sur la société méridionale, entre le monde rural de Pignan et celui de Montpellier, une attention souriante aux événements du royaume et à la vie de famille, à soi-même et à la compagne aimée qui est la « Rozindo » des premiers sonnets, avec peut-être une gravité et une intériorité nouvelles dans les considérations sur l’âge et le temps qui passe. Il faut ajouter une pièce inédite extérieure reliée avec l’ouvrage et placée avant le titre7, et les dix précieuses pages d’une « Taulo de las peços contengudos dins aquest libre » qui terminent ce manuscrit en ouvrant d’intéressantes perspectives sur les réelles intentions éditoriales de Jacques Roudil8.

Introduction de Claire Torreilles, mai 2014

1 Jacques Roudil, poète montpelliérain du XVIIe siècle, Œuvres poétique languedociennes et françaises, publiées pour la première fois sur un manuscrit retrouvé avec introduction, notes et glossaire, par Marcel Barral, Montpellier, Publications de l’Entente bibliophile, 1982, 226 p. et Suite des œuvres poétiques languedociennes et françaises, Montpellier, Publications de l’Entente bibliophile, 1983, 238 p.

2Las fouliés dau Sage de Mounpelié revistos e augmentados de diversos piessos de l’autur embé soun Testament obro tan desirado, in 8°, sans lieu ni nom d’imprimeur, 1650. Édition numérisée disponible sur le site de la Médiathèque Émile Zola.

3 Barral (1982). « Liste des pièces contenues dans le manuscrit des Œuvres poétiques de Jacques Roudil qui appartient à la Société archéologique de Montpellier », p. 201-208.

4 Il l’a catalogué sous la cote Ms 296 dans le catalogue des manuscrits.

5Revue des langues romanes, 1870, p. 249 et sq. Gaudin publie quelques pièces de Roudil d’après la version (très arrangée) de F.-R. Martin dans Les loisirs d’un Languedocien en 1827. Le manuscrit qu’il décrit rapidement n’est pas en sa possession. Il appartient, dit-il, à M. S… qui est en fait le bibliophile Sauvadet dont on retrouve l’ex-libris en tête du volume mis en ligne ci-dessous.

6 La dernière date portée [f° 365] est en effet : 6 juin 1683.

7 « Dialoguo dins l’autre mounde entre Tap et Gl », (Tapemoy et Glaudet), 222 vers, 3 fo. daté de 1680.

8 Les intentions fantaisistes sont celles qu’indiquent les premières pages (identiques) des deux manuscrits connus : Las obros mescladissos d'un Baroun de Caravetos. Imprimados à Cantogril per Janas Buscaliensis, 1677.

 

Complément d'information à l'introduction de Claire Torreilles:

D'après Marcel Barral, il existe trois copies manuscrites de ces Obros mescladissos d'un Baroun de Caravetos

On y trouve de nombreux sonnets, stances, épîtres, satires, etc. classés suivant un ordre chronologique plus ou moins respecté. Jacques Roudil (1612-1684) y mélange les genres, les thèmes mais également les langues : l'auteur emploie aussi bien le français que l'occitan  ou le latin.


L'inscription humoristique "Imprimados à Cantogril per Janas Buscaliensis" et la présence d'un prologue laissent penser que ce manuscrit pourrait avoir été rédigé dans le but de l'éditer.


Parmi les pièces réunies dans ce manuscrit, Lou Testament dau Sage a fait l'objet d'une publication du vivant de l'auteur dans Les folies du Sage (1650).

Une partie des poèmes a été publiée par la suite dans le tome 1 de la Revue des Langues Romanes en 1870.


Les pièces de ces "Oeuvres mêlées d'un baron de Caravètes", s'ancrent dans l'Histoire et la langue parlée de la ville de Montpellier.

Jacques Roudil prend ainsi souvent pour prétexte un événement particulier survenu dans sa ville de Montpellier, qu'il soit officiel ou qu'il s'agisse d'un fait divers, pour écrire ses poèmes.


Pour en savoir plus :


ROUDIL (Jacques), notes et glossaire par BARRAL (Marcel), Oeuvres poétiques languedociennes et françaises, Montpellier, Éd. de l'Entente bibliophile, 1982-1983.


- ALLIER (Max). "Jacques Roudil, oeuvres poétiques languedociennes et françaises per Marcel Barral", Oc, N° 15, setembre 1982, pp. 71-75.

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Chanson de la Croisade contre les Albigeois de Guilhèm de Tudèla et anonyme
Guillaume de Tudèle (11..-12..)

Le manuscrit fr. 25425 de la Bibliothèque nationale de France est le seul témoin intégral conservé du poème, ou chanson, de la Croisade. On connait également deux fragments dont l'un est aujourd'hui perdu et trois copies d'une version en prose réalisée au XVe siècle sur un manuscrit différent du fr 25425.

Consultez le manuscrit de La Canso de la Crozada sur Gallica (BNF) : 

Description physique

Description : manuscrit sur parchemin de 169 feuillets reliés. 


Dimensions :
 245 x 180 mm 


Reliure :
 reliure maroquin bleu, tranches peintes. Il contient 13 dessins à la plume, considérés comme des esquisses à des enluminures inachevées. Ces dessins ont très souvent été reproduits car ils représentent une des rares représentations iconographiques à peu près contemporaines de la croisade. A la page 70, le manuscrit contient une signature d'atelier ou de copiste : "Pons escriba". 


Possesseurs identifiés 


- vers 1336, "Jorda Capella" (prêtre ou chapelain du nom de Jordan ?), d'après une note manuscrite à la fin du manuscrit : "Jorda Capella deu sus aquest romans XV. tornes d'argentz bos quel prestem a VI. de fevrier M.CCC.XXXVI."

La manuscrit avait donc été engagé par un certain Jordan pour la somme de XV gros tournois.

Cette somme était "relativement élevée" selon Paul Meyer, bien qu'il ait traduit "tornes d'argentz" par "livres tournois", ce qui représenterait une valeur considérable ; en 1931, Eugène Martin-Chabot a rectifié la traduction par "quinze gros tournois", somme déjà significative.


- XVIIe siècle : Collection du cardinal Mazarin [donnée incertaine : référence manquante]


- Début du XVIIIe siècle : Collection de Pierre-Paul Bombarde de Beaulieu (1698-1783), conseiller au Grand Conseil du roi Louis XV, d'après Jean-Baptiste de La Curne de Sainte-Palaye qui cite plusieurs passages du manuscrit de la Canso ("Manuscrit de M. de Bombarde") dans ses Mémoires sur l'ancienne chevalerie (1759).

La copie que La Curne de Sainte-Palaye avait fait réaliser du manuscrit de la Canso, annotée et corrigée de sa main, est aujourd'hui conservée à la Bibliothèque de l'Arsenal (Ms. 3321) et suivi d'une "Table générale des noms de lieux de ce même manuscrit" et d'une "Table générale des noms propres du même manuscrit".


- Deuxième moitié du XVIIIe siècle : Collection du duc de la Vallière, d'après le catalogue dressé par Guillaume de Bure en 1783.

Guillaume de Bure, Catalogue des livres de la Bibliothèque de feu M. le duc de La Vallière, Première partie..., tome second, 1783 ; n° 2708 (p. 168-170) : « Manuscrit infiniment précieux, rare et curieux. Il est du XIVe siècle, écrit en lettres de forme, à longues lignes, et il contient 120 feuillets, dont 13 sont ornés de figures dessinées au simple trait. » (p. 168)


- Après 1783 : Bibliothèque du roi puis nationale (N° 190 du fonds La Vallière, puis Ms. français 25425, cote actuelle)

Note de contenu

illustrations

Ce manuscrit comprend 13 illustrations à l’encre noire : 

  • frontispice 
  • la prise de Béziers 
  • le siège de Carcassonne
  • le combat de Montgey
  • la bataille de Saint-Martin-la-Lande 
  • la reddition de Moissac 
  • l’arrivée du roi Aragon devant Muret 
  • le concile de Latran
  • l’attaque des croisés repoussés à Beaucaire 
  • la rentrée du comte Raymond VI de Toulouse 
  • une bataille sous les murs de Toulouse
  • le combat de Baziège 
  • le siège de Marmande par le prince Louis de France


Pour en savoir plus :


Consultez l'article encyclopédique sur La Canso de la Crozada


Consultez la réédition électronique du texte d'introduction de Paul Meyer à la Canso de la Crozada

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Poésies diverses de Demoiselle Suzon de Terson
Terson, Suzon de (1657-1685)

Aquel manescrit conten las òbras de Suzon de Terson. Data de la  fin del sègle XVII. Se compausa de quasèrns de papièr de 26x18cm. Foguèt escrit per un dit Pons, que lo signèt a la fin del tèxte p. 115, e tanben p. 47. Aquel Pons es probable Louis Pons, grafièr, consol de puèglaurenç en 1682 a un moment que se ven de convertir al catolicisme. La religadura del manescrit es recenta (v. 1945).

L’istòria recenta del manescrit ofrís de ligams interessants amb l’escritura de l’istòria literària occitana al sègle XX. Lo manescrit foguèt primièr crompat a Masson, librari de Montalban, en 1920 per Antonin Perbòsc. Ne comencèt l’estudi mas la persiguiguèt pas, e transmetèt lo manescrit a Renat Nelli a una data inconeguda, mas sans dobte abans sa mòrt. Nelli lo faguèt religar devèrs 1945. Ne comencèt el tanben l’estudi, prononcèt una conferença sus Suzon de terson, mas publiquèt pas res. Donèt apuèi lo manescrit a Pierre-Louis Berthaud, que publiquèt qualques articles puslèu genealogiques sus la familha de Terson, e que pensava a l’editar. A sa mòrt, lo manescrit passèt a Cristian Anatòli que l’editèt en 1968. Lo manescrit dintrèt en 1979 al CIDO amb lo fons Anatòli, qu’es ara del CIRDOC.

Suzanne de Terson nasquèt en 1657 a Puèglaurenç (Tarn) dins una familha de marchands fortunats que s’apròchan de la pichona noblesa. Èra l’ainada de 9, filha d’Antoine de terson e de Marie Delcruzel. La familha es protestanta, que fòrces emigraràn en 1685 a Amsterdam. En 1677 marida lo pastor Élie Rivals, que n’aurà un filh que morirà pichon. Morís a 28 ans en 1684 o 1685. Son paire e son oncle correspondon amb l’Academia de castras, qu’es en ligam amb los literators de París, mai que mai los precioses. De sa vida sabèm pas res, a despart de son maridatge amb lo novèl pastor de Puèglaurenç.

Lo manescrit a mai d’un interès. Es plan cèrtas un exemple d’escritura provinciala influençada per las mòdas de París. Mas es surtot un exemple rare d’escritura feminina en occitan al sègle XVII (un autre exemple es l’albigesa Antoinette Salvan de Saliès). Lo menescrit conten 81 pèças en vèrs, que 14 ne son en occitan, presentadas per òrdre cronologique d’escritura, e que son escritas entre 1672 e 1684. La màger part son dins un monde de bergièrs, ambe las figuras de Titire, Tircis o Dafnís.

Cristian Anatòli rapròcha sas pèças en occitan del folklòre e de la cançon. La màger part son d’alhors titolats en cançon o en conte. Per el, son mens marcats per la literatura de París que los tèxtes en francés, en particulièr per de que se servís de mètres impars, lo vèrs de sèt sillabas qu’es frequent dins lo tèxte tradicional :

XLV CHANSON

Tu non n’aimas  gaire,
Tant de mal me’n sap.
Cap que tu non me pòt plaire,
E tu m’aimas mens que cap.

No’n trobaràs gaire
De còr coma l’meu.
Benlèu coma es tròp amaire,
Aquo fa vergonha al teu.

Lo tèxte occitan escrit per de femnas foguèt, duscas i a gaire, una excepcion. Trobairitz coma preciosas son paucas, e la màger part del temps daissadas al manescrit mai qu’a l’imprimat. A pròba lor abséncia totala dins d’antologias coma la de Nelli. Las femnas, emai se’n parlèsse, son mai dins aquela literatura un orizon absent que non pas una presença activa.

Bibliografia :

Anatole, Christian (1968). Poësies diversses de Demoizelle Suzon de Terson 1657-1685. Nimes : Lo Libre Occitan, collection Fabri de Peiresc 1.

Berthaud, Pierre-Louis (1954a). Suzon de Terson. Le Cadet de Gascogne.

Berthaud, Pierre-Louis (1954b). Suzon de Terson. "Bulletin de la Société d’Histoire du Protestantisme Français". Septembre 1954, p. 120-125.

Berthaud, Pierre-Louis (1956). Suzon de Terson. "Revue du Tarn". p. 113-138.

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