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Dire : revista de critica occitana
Biggi, Christiane
Dire, revista de critica occitana était une revue généraliste en occitan qui a paru en 1976 en Avignon. Des auteurs de la nouvelle vague de l’écrit occitan et de la recherche, comme Philippe Gardy, Robert Lafont, Philippe Martel, Claude Barsotti ou Hélène Girard, y ont contribué. La revue n’a toutefois duré que trois numéros avant de disparaître.  Entièrement rédigée en occitan, la revue a tenté de combler le vide laissé par Viure et en présentait les mêmes caractères.
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La Linha Imaginòt : la revue d'un renouveau créatif
Sicre, Claude. Directeur de publication

Buge, Jean-Marc. Directeur de publication

Brunel, David. Directeur de publication
Après avoir monté une section musique au sein de l’Institut d’Etudes Occitanes en 1983/84, le musicien et activiste Claude Sicre (des Fabulous Trobadors) entreprend de la doter en 1990 d’une publication mensuelle à son image, bavarde et transversale, autour d’un concept créé aux alentours de 86 : la Linha Imaginòt, pied de nez onirique à la ligne Maginot...

Élément fédérateur qui tisse sa toile horizontale à travers l’Occitanie, d’Uzeste à Nice,
la ligne souhaite faire interagir des créateurs et des intellectuels autour de débats et d’actions communes pour dessiner de nouvelles formes d’occitanismes, en les ancrant dans leur environnement direct, dans leurs villes, leurs villages. Cette idée intensément anti centraliste est chère à Claude Sicre, pour faire en sorte que « chez eux, les gens fabriquent leur Paradis ».
Dans les colonnes empilées de la revue (entre le journal et le magazine), on croise notamment des intellectuels et des artistes, à l’instar du groupe de ragga occitan Massilia Sound System (dont on peut mesurer l’ascension), le linguiste Henri Meschonnic, le musicien André Minvielle ou le penseur Felix Castan (maître à penser de Claude Sicre, omniprésent dans la publication)...
Les droits de réponse y sont les bienvenus, et semblent occuper une place de choix, permettant un dialogue entre les rédacteurs et des lecteurs devenus, par la force des choses, eux-mêmes rédacteurs.
À la fin de chaque numéro sont compilés des articles lus et sélectionnés dans d’autres publications, pour faire le pont avec les sujets évoqués par les membres de la Linha. De quoi, également, compiler tout un tas d’idées et de pistes de réflexions, en vrac, à partir du centre de Toulouse, à Arnaud Bernard, pour permettre de “grande révolution mondiale des quartiers”.

Trimestrielle, la revue paraîtra de 1990 à 2007.


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Lengas
Lieutard, Hervé. Directeur de publication
Publiée depuis 1977, Lengas, revue de sociolinguistique, constitue, par la régularité et la composition de ses numéros parus, une source de documentation et de réflexions irremplaçable sur les questions qui touchent à l’usage et à l’évaluation sociale des langues. À partir d’un cas concret, celui de l’occitan, considéré dans sa globalité géographique et historique (depuis la période médiévale jusqu’à aujourd’hui), Lengas a développé une analyse à la fois rigoureuse et ouverte à propos des situations de conflit linguistique ou de diglossie. On y trouve des études précises, effectuées à partir d’enquêtes de terrain ou de documents d’archives (imprimés, manuscrits, témoignages indirects ou directs de toute sorte), des essais de synthèse plus théoriques ou encore des approches méthodologiques dont certaines sont devenues « classiques » avec le temps.
Par la diversité de ses collaborateurs et la multiplicité de ses approches disciplinaires (de l’histoire à la sociologie et à la sociolinguistique, en passant par l’histoire des pratiques littéraires, la bibliographie ou encore la géographie), Lengas offre ainsi un panorama raisonné des acquis de la recherche sociolinguistique depuis plus de trente ans. On y trouve aussi, à côté de bilans concernant d’autres situations linguistiques en Europe et dans le monde, un très large éventail de documents et d’analyses concernant la culture occitane, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours.
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Lenga e país d'òc
Verny, Marie-Jeanne. Directrice de publication
Torreilles, Claire. Directrice de publication
La revue Lenga e País d'òc a été  publiée par le CRDP de Montpellier de 1982 à 2012. Revue pédagogique, rédigée majoritairement en occitan, elle représente pour les enseignants d'occitan de tout l’espace linguistique un lieu ouvert de référence et de liaison. En 30 ans, l’évolution du statut de l’enseignement de l’occitan et donc des situations rencontrées ont fait naître de la part des enseignants, à tous les niveaux d’apprentissage, de la maternelle à l’université, quantité de réponses pédagogiques innovantes et originales méritant d’être exposées, discutées, échangées. En cela, la revue représente un outil didactique indispensable à la préparation aux concours de recrutement et à la formation des maîtres ainsi qu’à la réflexion pédagogique personnelle sur les objectifs et les ressources d’une discipline en pleine mutation institutionnelle.

Chaque numéro de Lenga e País d’òc est traditionnellement organisé en 4 rubriques :
« Estudis » présente des articles de fond sur la culture occitane : histoire, civilisation, langue, littérature.
« Practicas » réunit des analyses de pratiques et des dossiers proprement pédagogiques.
« Tèxtes » propose, en relation avec le thème du numéro, un choix commenté de textes et de documents variés et calibrés pour les besoins du cours de langue.

Trois numéros spéciaux ont été exceptionnellement consacrés à un écrivain occitan : Jean Bodon en 1999 (n°36), Robert Lafont en 2011 (n°50-51), Marcelle Delpastre en 2012 (n° 52-53).
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La Crounico de Sant-Maiòu
Boudon-Lashermes, Albert (1882-1967). Directeur de publication
La Crounico de Sant-Maiòu est l'organe de l'Escolo Pèire Cardenau, école félibréenne du Puy-en-Velay, elle a été publiée sans interruption de 1913 à 1925 sous la direction d'Albert Boudon-Lashermes (1882-1967) qui en assurait lui-même l'impression sur son imprimerie personnelle.

La publication tire son nom de l'université de Saint-Mayol qui, au Moyen-âge, accueillait au Puy Sainte Marie (aujourd'hui Le Puy-en-Velay) des étudiants venus de toute l'Occitanie. La ville était à cette époque une ville littéraire prestigieuse, renommée pour ses cours poétiques en langue d'oc.
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L'Estello
Bernard, Valère (1860-1936) Directeur de la publication
Revue publiée à Marseille de 1910 à 1911 sous la direction de Valère Bernard.
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Le Pays cévenol
Brabo, Julien (1859-1938) Directeur de publication
Hebdomadaire littéraire, artistique, félibréen, mutualiste, commercial, industriel et d'annonces.
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Armanac cetòri
Soulet, Joseph (1851-1919) Directeur de la publication
[imatge id=20325] Chaque année, en janvier, de 1894 à 1913, l’Escolo de Ceto (créée en 1894, capiscol Joseph Henri Castelnau), puis l'Escòla Felibrenca de Sant Clar (fondée en 1902, président Joseph Soulet), font paraître l' Armanac cetòri.
Durant cette période il n’y aura que trois pauses. L’Armanac ne paraîtra pas en 1896 (querelles entre Castelnau et Soulet à propos de la ligne éditoriale à suivre), en 1900 et en 1901 (mort de Vincent, le fils de Joseph Soulet, en 1899).
Pendant vingt ans, Joseph Soulet (1851-1919), autodidacte, passionné par l’œuvre de Frédéric Mistral, négociant en vin et alcool, tient la barre pour plaire aux sétois : « es per vautres, braves setòris qu'avèm congrelhat aquela òbra ». Il met le cap sur « de galejadas, de contes, de poësias, tirats dau pòble e escriches dins nòstra armoniosa lenga miègjornala : la lenga dau breç lengadocian ».
Le mérite de J. Soulet est de ne pas avoir seulement fait de l'Armanac cetòri le lieu de la nostalgie, des ancêtres, du souvenir, mais plutôt le lieu de l’imagination et de la création.
(Présentation rédigée par Alain Camélio, écrivain, spécialiste de l'Histoire sociale, culturelle et linguistique de Sète, président du Cercle occitan de Sète) 

Contenu

Chaque almanach contient la liste des « ajustaires qu'an ganhat la lança e lo pavés » depuis 1846, la rose des vents avec leur nom occitan, un calendrier avec de nombreuses expressions occitanes liées aux dates, fêtes, saisons ainsi que des textes, chroniques de vie locale, chansons, proverbes, contes, etc. en occitan par des auteurs sétois. Cette petite publication annuelle est une mine d'informations et de trouvailles sur l'histoire, la culture et la langue à Sète et autour du bassin de Thau. 
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Armanac d'Auvernha

En 1931 les revues félibréennes L'Alauza d'Auvernha et Lo Cobreto s'associent pour publier le premier Armanac d'Auvernha. Les textes publiés, en auvergnat ou en français, représentent la Haute et la Basse Auvergne et les deux graphies de la langue s'y cotoient.

La publication ne reparaîtra qu'en 1944 sous la direction de L'Alauza d'Auvernha uniquement.
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Armana marsihés
Marin, Auguste (1860-1904) Directeur de publication
Conio, Antoine (1878-1947). Directeur de publication
Fondé en 1889 par Auguste Marin (1860-1904), le chef de file du Félibrige marseillais, l'Armana marsihés a eu une existence en deux temps : d'abord de 1889 à 1906, sous la direction de son fondateur, puis plus de vingt ans plus tard, de 1928 à 1937, avec Antoine Conio (1878-1947) et le Calen marseillais.

Publié sur le modèle de l'Armana prouvençau, l'Armana marsihés s'est toutefois développé en réaction contre les tendances dominantes du Félibrige d'alors. Les textes publiés sont en graphie mistralienne, mais en dialecte provençal maritime. 
D'un point de vue idéologique, il permet une expression critique à l'intérieur du Félibrige aussi bien qu'un regard politique de gauche sur l'actualité générale.

La structure et le contenu de l'Armana marsihés sont identiques à tous les almanachs de cette période. Chaque numéro comprend environ 110 pages, dont une centaine de pages de textes, toujours en provençal, et une dizaine de pages d'annonces publicitaires, généralement en provençal.

Le contenu est très divers, on y trouve le calendrier, les proverbes et dictons, les informations sur la vie du Félibrige, les textes concernant l'actualité sociale ou politique, mais la production littéraire est prédominante. L'Armana marsihés se présente comme "l'Armana dei troubaire marsihés", c'est-à-dire le bien commun et l'instrument de création des écrivains provençaux de Marseille. Le sous-titre précise : "recuei de conte, charradisso, cansoun e galejado". Auguste Marin explicite cette définition dans un texte-manifeste en 1899.

Après vingt ans d'interruption, l'Armana est relancé en 1928 par Antoine Conio, il est publié par Lo Calen de Marseille, organisme associatif d'éducation populaire affilié au Félibrige.
sur 7