Cet ouvrage est d’abord le résultat d’une collecte de proverbes et de dictons commencée dès l’enfance autour de la table familiale et avec pour seul matériel une mémoire toute neuve. Elle se poursuivit dans des discussions, des soirées ou des enquêtes de terrain à travers tout le Périgord, avec une plus forte représentation des environs de Périgueux et de Brantôme ainsi que de Sarlat et du Périgord noir. On y ajoutera une partie de la Haute-Vienne et quelques cantons limitrophes appartenant à des départements voisins. Certains informateurs, bien que résidant en Périgord, ont pu être originaires de régions occitanes plus éloignées ou ont pu rapporter des dires entendus ailleurs.
Le premier mérite de ce travail de plus de soixante ans est donc de préserver de l’oubli le fruit de l’observation séculaire des saisons, des mois et des jours en pays occitan. Le préserver mais aussi l’expliquer et le remettre dans son contexte, en dépit des bouleversements tant sociologiques que climatiques. Et nous faire partager, avec la plus grande justesse, l’extraordinaire richesse du savoir ancestral.
Traduction occitane de Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier.
Le 29 septembre 1759, un navire de commerce, La Virginie, fait naufrage sur la côte d'une île déserte du Pacifique. Seul rescapé du désastre, Robinson survit en solitaire au milieu d'une nature sauvage et préservée, sans aucune autre présence humaine.
Mais, un jour, son existence bien réglée sera radicalement bouleversée par la compagnie d'un autre être humain débarqué sur l'île, l'Indien Vendredi. Ce sera alors la découverte d'une autre vie, la vie sauv
Traduction occitane de la nouvelle fantastique d'Howard Phillips Lovecraft Celui qui hantait les ténèbres.
Entre les océans indien et antarctique, quelque part dans les quarantièmes rugissants, est perdue une petite île battue par les vents et les vagues, qui se trouve être française. Une station scientifique y a été installée, dont l’auteur, météorologue de son métier, a séjourné le temps d’un hivernage.
Il nous raconte la vie dans ce « lieu de nulle part », paradis des oiseaux et des mammifères marins. Pour les hommes qui s’en sont faits pour quelques mois les prisonniers volontaires, l’utopie rêvée peut dégénérer en enfer, car, c’est bien connu, l’enfer c’est les autres.
L’intérêt de cette non-fiction narrative réside aussi dans la langue choisie pour dire le « nulle part », une langue paradoxalement enracinée, qui, ni plus ni moins que toutes les autres, n’a rien à faire dans ce désert d’avant l’homme : un occitan hyper-marseillais, pétri d’oralité et d’invention, qui donne goût et saveur au néant de la vie insulaire, un parler de quèque exilé dans le vide immense de ce monde du bout du monde.