En regardant un reportage sur les commémorations de juin 1944, Marcelle reconnaît Roger, son amour de jeunesse qu’elle n’a pas revu depuis 65 ans. Un flot de souvenirs l’envahit…
Mai 1944… En Margeride, au coeur du Massif Central, Marcelle et sa famille voient refleurir le printemps et retrouvent les rythmes paysans liés aux champs, aux bêtes et à la vie sociale. Bien sûr, il y a les tickets de rationnement, les réquisitions qui poussent à tuer le cochon de nuit pour ne pas être surpris par les gendarmes, le couvre-feu obligatoire, les fêtes de village interdites… Cependant, on danse dans les granges aux fenêtres masquées, on troque la farine contre des pommes…
Les affrontements sont loin dans cette région située à cheval sur les départements de la Haute-Loire, du Cantal et de Lozère. Pourtant La Margeride va être le théâtre d’affrontements qui marqueront durablement les esprits. Alors que les Résistants tentent de bloquer la Wehrmacht, la Bataille du Mont Mouchet s’engage en juin 1944. La guerre est bien là, avec sa cohorte de drames, de violence mais aussi d’espoir…Sans doute des chansons d’amour, de voyage… des contes dans lesquels les princesses étaient de simples bergères… Elle en savait tant de récits Nannette.
Ce spectacle est le fruit d’un collectage mené par Séverine Sarrias auprès des témoins de l’époque. « Le Chemisier jaune » porte un regard sensible sur la vie quotidienne en Margeride en 1944. Un spectacle qui questionne la mémoire par le conte et la musique;
Découvrir le spectacle avec un extrait : ICI
Séverine Sarrias - conteuse
Arnaud Cance – musique et chants occitans
Michel Hindenoch – regard extérieur
Auprès de la compagnie Les Fées du Az'Art
O6.82.19.66.38.
lesfeesduazart@gmail.com
www.lesfeesduazart.com
Apprendre avec la nature, en allant dehors.
Créer un jardin avec plantes et animaux dans l’école, pour appréhender l’observation directe du vivant au fil des saisons, l’expérimentation, le soin quotidien.
Transformer les pratiques éducatives de l’école (classe dehors, implication des parents, rituels périscolaires…)
Lo projècte / Le projet
L'òrt / Le Potager
La cortada / La basse-cour
L’acuèlh de la fauna salvatja / l’accueil de la faune sauvage
L’escòla defòra / l’école dehors
Bibliografia / bibliographie
La malédiction qui s’attache depuis toujours au loup vient de la peur ancestrale qu’il inspire aux hommes.
Mais elle vient aussi de la dame de Pennautier, surnommée en occitan "Na Loba", la louve, et dont le célèbre troubadour Peire Vidal fut si amoureux qu'il s'habilla de peaux de loups pour pouvoir l'approcher !
Peire Vidal était un troubadour natif de Toulouse, de haute et bonne réputation dans les cours de fine amour qu'il fréquentait assidûment. A force de conter et de chanter les galantes extravagances des seigneurs et des damoiseaux il se mit, lui aussi, à commettre certaines folies dignes d'être rapportées. La gente dame qui avait percé son coeur était loin d'être n'importe qui, il s'agissait de la Louve de Pennautier dite Na Loba.
Loba était de haut lignage, également célèbre pour les fêtes qu'elle donnait et la mélancolie paradoxale qu'elle affichait. Peire Vidal follement énamouré se déguisa en loup, se couvrit de peaux de cette bête et ainsi paré tenta de se rapprocher incognito du chateau de Puivert dans lequel se trouvait Loba et ou personne ne l'attendait.
Bien entendu, on l'aperçut et il se fit donner la chasse par les paysans et les soldats de Jourdain de Cabaret, mari de la Dame et pourtant connu pour sa tolérance. Le troubadour finit cette chasse sérieusement blessé et bastonné. Il ne se tira de l'affaire qu'en amadouant par son verbe ceux qui le frappaient. On dit, qu'il fut soigné avec tendresse par Loba dans le château.
Cet épisode se déroula quelque temps avant que la belle ne devint la maitresse du Comte de Foix et ne lui donna un fils issu de lui ou du troubadour qu'elle s'empressa d'appeller Loup.
Le pauvre Peire ne se serait porbablement pas lancé dans cette aventure, s'il avait pu prévoir que sa dame allait contribuer à la chute de la civilisation occitane et des seigneurs qui la protégeaient.
En effet, lors du siège de Carcassonne en août 1209, alors que le jeune vicomte Trencavel se défendait contre les Croisés, c'est elle qui suggéra une sortie pour aller négocier avec Simon de Montfort, lequel en profita pour capturer Trencavel et le jeter dans un cachot de la ville ainsi conquise.
La Louve de Pennautier ne pardonnait en effet pas à Trencavel l'humiliation qui lui avait inconsciemment infligée lors d'une fête où toute la noblesse languedocienne était réunie, et où elle s'était vantée de séduire le jeune vicomte alors jouvenceau. Celui-ci n'avait pas cédé à ses charmes...
source de cet article : http://mescladis.free.fr/louve-pennautier.htm
Centres d’Etudes Cathares de Carcassonne
Article sur Trencavel et la Louve de Pennautier de M. Jean Girou
Sample de ce morceau par Massilia Sound System
Gérard Zuchetto - Tard mi veiran mei amic en Tolzan