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L'Ecò dóu bousquetoun. - Annado 03, n°14 (jun 1917)
Boudon-Lashermes, Albert (1882-1967)
Mountèl, Vital
G. de la Maloutèiro
Journal conçu et rédigé sur le front par les Félibres de l'Escolo dóu Boumbardamen.
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L'Ecò dóu bousquetoun. - Annado 03, n°13 (mai 1917)
Boudon-Lashermes, Albert (1882-1967)
Lou Perdigalet
Journal conçu et rédigé sur le front par les Félibres de l'Escolo dóu Boumbardamen.
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L'Ecò dóu bousquetoun

L’école félibréenne L'Escolo dóu Boumbardamen est née le 28 janvier 1915 dans une tranchée de Lorraine, à Remières. Fondée par Albert Boudon-Lashermes (1882-1967), elle comprend en grande majorité des félibres issus du Velay. Ses statuts précisent que "pour devenir félibre de l'Escolo il faut être soldat dans une unité combattante, être sur le front ou avoir été évacué comme blessé ou malade." Sa devise est "lou canoun me fai canta", variante humoristique de la devise mistralienne "lou soulèu me fai canta". Cette devise se trouve gravée sur plusieurs cagnas [abris] de première ligne. Les statuts de cette Escolo n’avaient qu’un article: “Li mèmbre de l’Escolo s’acampon quand podon e coume podon, pèr faire un boun repachoun e pèr felibreja”.

Dès 1915, l'Escolo dóu Boumbardamen édite sur le front trois numéros d'un journal intitulé L'Echo des cagnas de Remières qui cèdera vite la place à L'Echo du Boqueteau (45 numéros édités en 1915). Jusqu'en mars 1916, la revue est bilingue (français/occitan) tout en gardant son nom français.

C'est le 16 avril 1916 qu'est créée l'édition provençale intitulée L'Ecò dóu bousquetoun distincte de l'édition française qui continue tout de même à publier quelques textes en occitan. En 1917, Boudon-Lashermes lance une troisième édition parallèle de ce journal sous la forme d'une édition vellave (du Velay) intitulée L'Ecò dei Bousquetoun. Ces trois versions paraissent jusqu'en janvier 1919.

Né, comme tous les journaux du front, de l’ennui et du désoeuvrement de la vie de tranchée, L'Eco était imprimé avec un procédé de type "polycopie", moins coûteux et plus simple à mettre en place qu'une impression professionnelle en temps de guerre.

Exemplaires conservés :

  • CIRDÒC (Béziers)
    Cote : [JOU 19-2]
    État des collections : n.13, 1917-n.14, 1917
  • BnF (Paris)
    Cote : [4-LC6-281 (A)]
    État des collections : [1915] (n°34-46). juin 1916 [II, n°30-31] 1917 [III, n°1-3,12]
  • Bibliothèque du Puy-en-Velay
    Cote : 4164

Bibliographie :

Boudon-Lasherme, Albert. Un journal de tranchée : l’Echo du boqueteau. Le Puy : Impr. des Félibres, 1919. [CIRDÒC : JOU C 308]

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L'Ecò dóu bousquetoun. - De l'annado 02, n°30 (21 de jun 1916) fins a l'annado 03, n°12 (18 de mai 1917) [Texte imprimé]
Priolo, Marguerite (1890-1955)
Jouveau, Marius (1878-1949)
Pouzol, Francis (1891-1918)
G. de la Maloutèiro
Eyraud d'en Va
Arsac, Gustavi
Boudon, Albert
Abric, Louis
Fourmaud, Louis (1888-1944)
Serenne, J.
L'Ecò dóu bousquetoun, qualifié de "Journalet di Felibre dòu front", fait partie des nombreux journaux de la Première Guerre mondiale rédigés par les mobilisés sur le front afin de maintenir un lien entre les soldats d'une même région. 
Une version française de ce titre est également parue sous le nom de L'Echo du boqueteau.
Comme de nombreux périodiques des tranchées, L'Eco était imprimé avec un procédé de type "polycopie", moins coûteux et plus simple à mettre en place qu'une impression professionnelle en temps de guerre.

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