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Almanac patoues de l'Ariejo
Gadrat, Léon (1847-1906). Directeur de publication
L’Almanac patoues de l’Ariejo paraît pour la première fois en 1891 à l’initiative de Léon Gadrat, imprimeur à Foix. La publication sera interrompue en 1915 à cause de la guerre et ne reprendra qu’en 1922, le dernier numéro connu est celui de 1936.
C’est un almanach populaire. Contrairement à de nombreux almanachs occitans, l’Almanac patoues n’est pas une publication militante, il n’est pas un organe du Félibrige et demeure indépendant de la hiérarchie félibréenne, même si le mouvement exerce une influence durable sur la rédaction : parmi les contributeurs, Arthur Cassou et Paul Dunac sont membres de l’Escolo de Mount-Segur et Clovis Roques sera majoral représentant de l’Escolo deras Pireneos.

Le contenu de la publication évolue en raison de sa propre histoire et des évènements qui l’affectent. Les trois premiers numéros contiennent essentiellement des textes issus de la tradition orale extraits du Bulletin de la société ariégeoise des sciences, lettres et arts : des contes populaires recueillis par l’abbé David Cau Durban, des collectages de chants traditionnels réalisé à Massat par un instituteur, M. Ruffié ainsi que des proverbes extraits de Proverbes patois de la vallée de Biros collectés par l’abbé Guillaume Castet. Par la suite l’almanach va exploiter une autre source, le recueil des Chants populaires du Languedoc publié par Louis Lambert et Achille Montel.
La publication de ce corpus traditionnel a fait de l’Almanac patoues de l’Ariejo le recueil le plus dense de littérature orale pyrénéenne et a joué un rôle majeur dans la revitalisation de la mémoire occitane.

Le décès de Léon Gadrat en 1906 représente une véritable rupture. A partir de 1907 le contexte éditorial évolue, les textes recueillis cèdent la place à des compositions de moins bonne qualité : contes souvent misogynes, facéties, textes grivois suspectés de médiocrité et autres récits comiques dégénérant parfois jusqu’au scatologique. L’almanach publie aussi des textes historiques et des textes inspirés par l’actualité ou la vie quotidienne dont ils sont le reflet. La grande majorité des auteus se cache derrière des pseudonymes dont certains n'ont jamais été identifiés.

La présentation matérielle de l’almanach est toujours la même tout au long de sa publication. Il contient peu de publicité, à partir de 1900 il est illustré de petites vignettes puis de dessins et de séries de dessins humoristiques à la façon de bandes dessinées. Il est diffusé à 4500 exemplaires. 

L’almanach est entièrement rédigé en langue occitane à l’exception du chapitre « Foires et marchés ». L’Ariège a la particularité d’être un département qui inclut deux aires dialectales bien différenciées : le languedocien et le gascon, l’almanach en est le reflet. Cependant une étude de la répartition par dialecte des textes publiés met en évidence la domination du languedocien, 80 % des textes sont écrits dans ce dialecte. Les contributions en gascon chutent à partir de 1908, date à laquelle Bernard Sarrieu lance l’Armanac dera Mountanho. La communauté linguistique gasconne des Pyrénées centrales, portée par le dynamisme du Félibrige, se structure autour le l’Escolo dera Pireneos.

Quant à la graphie, elle fluctue, mais L’Almanac patoues de l’Ariejo n’a jamais adopté la graphie félibréenne. Globalement la publication adopte la graphie mise au point par Louis Lafont de Sentenac dont les règles sont énoncées dans la préface du Recueil de noëls de l'Ariège en patois languedocien et gascon publié en 1887. Ces règles sont une adaptation de la graphie félibréenne, conçue au départ pour un dialecte provençal rhodanien, à la langue parlée en Ariège. L’almanach n’adoptera pas non plus la graphie classique, un seul texte est publié dans cette graphie en 1929, il est de Raymond Lizop : La Reina Floreta.
Manuscrits de Jules Couder, poète local d'expression occitane, né et mort à Uzès
Couder, Jules (1845-1931)

Jules Couder (6 août 1845- 31 juillet 1931), né et mort à Uzès (Gard), est un poète local d'expression occitane. Il est l'auteur de centaines de petites pièces qu'il intitule « vers patois ».

Cette œuvre réalisée par divertissement personnel (selon Jules Couder lui-même) est disponible en ligne : poésies, chansons, fables et contes, parfois signés de son pseudonyme Jicé, mais aussi articles et chroniques d'histoire locale.

Jules Couder, érudit local, s'inscrivant dans le courant que partagèrent nombre d'érudits locaux, prit plaisir à écrire en langue occitane, suivant ainsi l'exemple des écrivains de la renaissance félibréenne.

Consulter la présentation du Fonds Jules Couder conservé à la médiathèque d'Uzès
Feuilleton radiophonique : Ieu, Joan Pigassa, obrièr del Canal
Teysseyre, Michèle (1949-....)
S’apeliá Joan. Coma son paire, se destinèt al mestièr de boscassièr. Èra sens comptar amb l’extraordinària aventura qu’anava capvirar lo país : la cavada del Canal Reial de Lengadòc, tornat apelat mai tard Canal de Miègjorn. 

PRESENTACION

I a dos ans, Michèle Teysseyre publicava a las Éditions du Cabardès, un segond roman sus l’incredibla entrepresa representada pel cavament del Canal del Miègjorn, jol regne de Loís XIV.
L’istòria nos presenta en contrapunt a l’epopèia de Monsieur Riquet (que en 2013, tractava lo subjècte vist dels mai nauts somes de l’Estat) ; l’envèrs de l’òbra, l’indispensabla contribucion dels terrassièrs, boscatièrs e autras manòbras aquela proesa tecnica. D’« invisibles » que lo quotidian es portat aquí per Joan Pigassa, boscatièr de son estat, originari de la Montanha negra. Descobrissèm a sos costats, l’ambient d’un obrador al sègle XVII, dins un obratge ont sentissèm l’estil cinematografic de Miquèla Teysseyre.
Tot conteniá los ingredients per produire un fulheton sonòr que donariá a ausir la votz de Pigassa, dins sa lenga mairala, l’occitan. Una epopèa de seguir al cors de 59 episòdis d’una durada de 3 a 4 minutas cadun (environ). 

CREDITS 

Segon l’òbra de Michèle Teysseyre « Moi, Jean Pigasse, ouvrier du Canal » publicada a las Edicions del Cabardés. Traduccion occitana d’Alan Roch, disponibla a las Edicions IEO Aude. Dins lo ròtle de Jean Pigasse, Mathieu Vies. Amb la votz de Lila Fraysse. Registrament, Marc Dubézy, abilhatge/mesclatge, Thierry Ducos. Realizacion, Laurent Labadie de la Companhiá Lilo e LL Films. 
Una produccion CIRDOC-Institut occitan de cultura, sostenguda per l’Union Europèa, dins lo quadre del programa Occitanica +. L’Europe s’engage avec le Fonds européen de développement régional. Retrobatz totes los episòdis sus www.occitanica.eu  
Lutte occitane
Bazalgues, Gaston. Directeur de publication

Journal mensuel publié à Toulouse de 1972 à 1980 (39 numéros) sous la direction de Gaston Bazalgues. Organe de presse du courant politique occitaniste du même nom, né en 1971 de la dissolution du Comité occitan d’étude et d’action.
D’abord révolutionnaire, Lutte occitane se rapprochera peu à peu des grands partis politiques de gauche en examinant les problèmes occitans sous l’angle de la lutte des classes et du colonialisme intérieur tout en rejetant le nationalisme. Par ailleurs, le journal s’engage clairement en faveur de l’écologie, contre le nucléaire et soutiendra les luttes sur le Larzac, Naussac, celles de viticulteurs ou des ouvriers en grève.
De 1978 à 1980 le journal prendra le titre de Païs occitan. Lutte occitane publiera aussi à Antibes de 1974 à 1975 Occitania Passat e present (4 numéros).
Actes du colloque "La révolution du livre : XVe-XVIe siècle"
Chapot-Blanquet, Maguy
Depuis 2008, l'association "Histoire et cultures en Languedoc" organise chaque année les Rencontres Internationales du Patrimoine Historique.

Avec le soutien de la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée, du CIRDOC - Institut occitan de cultura, de la Société Archéologique de Montpellier  et de la ville de Salon-de-Provence.

Découvrir l'association Histoire et cultures en Languedoc.

La révolution du livre : XVe-XVIe siècle

La Renaissance, cette période de l'entre-deux, Moyen-Âge et Temps Modernes, peut prendre pour repère la chute de l'Empire Byzantin (1453) ou la découverte de l'Amérique (1496) et le règne des Valois et la fin des guerres de  Religion avec la promulgation   de l'Édit de Nantes (1589) par Henri IV. Il ne s'agit pas là de borner la Renaissance comme on borne une route mais d'en  saisir le socle.
Dans ce déroulé historiographique nombreux furent les conflits, les guerres mais aussi les avancées notables en science, astronomie avec Copernic puis Galilée, astrologie avec Nostradamus, en arts avec Leonard de Vinci par exemple, et les Belles Lettres avec, en France, le mouvement de la Pléiade. Mais nous retiendrons ici l'essor du courant hurnaniste.
Ce  courant  est  lié  à  deux  facteurs,  intellectuel  et technique, amenés notamment par le XVe siècle. Georges Bischoff l'appellera « le siècle de Gutenberg ». Grâce à l'imprimerie, le livre sort des sphères du pouvoir (État, Église). Ce mouvement n'émane pas que de la capitale : en région on imprime et on diffuse. Le marché du livre est florissant à Toulouse, en Languedoc, et l'Occitanie tout entière connaîtra aussi sa Renaissance littéraire. Le livre opère comme un média. Cette révolution est comparable à celle d'internet de nos jours.
Le livre est le diffuseur d'une nouvelle philosophie qui place l'humain et les valeurs humaines au centre de la pensée. Mais quel fut le creuset de ce que l'on appellera plus tard « l'humanisme » ?
Après la chute de Constantinople, de nombreux hommes de lettres et de science byzantins se réfugient en occident, notamment en Italie. Les lettrés et artistes italiens tirèrent profit du savoir accumulé en Orient. L'hégémonie territoriale et politique du Saint Empire, avec Charles Quint facilite de facto les échanges des  Flandres à l'Italie. Ce moment de l'histoire accélère la Renaissance culturelle    de l'Occident    et prépare  l'explosion de la civilisation européenne du XVIe siècle.

Parmi les humanistes célèbres, on peut citer Érasme de Rotterdam,  l'italien Pic de la Mirandole, l'anglais Thomas More.  En France, Michel de Montaigne affirme dans les « Essais », parus à Bordeaux en 1580, les droits à la conscience individuelle et formule les principes humanistes : justice, liberté, respect de l'homme, droit au bonheur.
La pensée de Montaigne est à mettre en relation, entre autre, avec la révolution copernicienne (1540) qui place le soleil au centre de l'univers et non plus la Terre. Cette vérité scientifique emmène à penser autrement le rapport entre Dieu et l'homme. Ce rapport n'est plus vertical, l'homme est spatialisé dans un environnement. C'est ce que traduira la peinture de la Renaissance avec l'étude de la perspective.

Cette rupture profonde avec le Moyen Âge, le pape Eugène IV l'aurait anticipé quand il convoque à Bâle, le 23 juillet 1431, un concile sans précédent qui durera 17 ans. Ce concile se veut un Grenelle de l'Église, dirions-nous aujourd'hui. On sait qu'il compte 3500 intervenants et regroupe les têtes pensantes d'alors. Ce concile sera l'incubateur des réformes à venir aussi bien dans l'Église que dans la société.
Mais la machine se grippe, le pape est déposé en 1439 lors d'une session que préside Louis Aleman, archevêque d'Arles. On nomme un antipape, Felix IV, qui n'est autre qu'Amédée de Savoie. Très vite Rome reprend la main et Louis Aleman avec ses 70 chevaliers repartira vers son château de l'Empéri à Salon-de-Provence. Les idées développées à Bâle ont acquis une force inédite et forment un corpus synthétiseur amplifié et diffusé par le livre.
L'échec du concile de Bâle conduira aux « Protesta » prêchées par Luther en l'église de Spier le 19 avril 1529 et aux guerres de Religion en France et en Europe où les royaumes connaîtront  une grande turbulence.
Le courant humaniste de la Renaissance deviendra l'humanisme au siècle des Lumières et sera une philosophie politique annonciatrice de la Révolution de 1789.
Mais alors, qu'en est-il aux XXe et  XXIe siècles ?

Maguy Chapot-Blanquet, docteur en sciences humaines
Actes du colloque "Promenade entre Languedoc et Provence au XVe siècle"
Chapot-Blanquet, Maguy
Depuis 2008, l'association "Histoire et cultures en Languedoc" organise chaque année les Rencontres Internationales du Patrimoine Historique.

Avec le soutien de la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée, du CIRDOC - Institut occitan de cultura, de la Société Archéologique de Montpellier  et de la commune de Tarascon.

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La Provence, une terre convoitée

Comment Louis XI, dès le delphinat, tisse une véritable toile d’araignée pour servir sa politique européenne et aboutir à l’annexion de ce comté souverain. La munificence, qui permet de s’affirmer symboliquement, sera un enjeu majeur du pouvoir sur le terrain provençal et René d’Anjou y aura recours aussi, dans la mesure de ses moyens. L’un est stratège, l’autre touche à tout. Les deux se prévaudront des ressorts de leur temps, notamment la vie spirituelle et le poids ecclésiastique. L’un s’attachera à des actions concrètes, l’autre au rayonnement d’une vie de cour à l’angevine qui instillera un certain attrait chez les Provençaux déjà enclins à la culture et au divertissement qu’on appellerait aujourd’hui “ patrimoine immatériel ”, telles les tarasquinades initiées par René. On s’interrogerra alors : quels bénéfices pour les Provençaux du XVe siècle ces deux grands princes ont-ils apportés ? Et pourquoi, dans la mémoire populaire, l’Angevin est-il resté le “ bon roi René ”? C’est sur cette thématique avec ces deux personnages atypiques et indissociables, que nous proposons une promenade entre Languedoc et Provence.

A Béziers

Au cours d’une conférence et d’un moment musical, on découvrira les différentes facettes du personnage complexe que fut René d’Anjou, auquel nous ajouterons un titre à ses nombreuses titulatures (duc d’Anjou, comte de Provence, roi de Jérusalem, roi
de Sicile, voire roi d’Aragon) : celui de prince des arts en Provence.
Le roi René est curieux de tout. Il porte de l’intérêt à tous les arts
et apporte sa contribution aux lettres françaises avec ses trois ouvrages : le Livre des Tournois, celui du Coeur d’Amour Epris et le Mortifiement de Vaine Plaisance. Ces oeuvres attestent cette relation qui lui était chère entre l’écrit et le dessin, rapport qu’illustrera si bien Barthélemy Van Eyck. René a une conception de la munificence bien partagée par ses homologues du XVe siècle, en particulier en Italie : un prince doit être cultivé, généreux et le faire savoir.
Comme l’écrit Françoise Robin, “ un prince comme René fait vivre
une bonne centaine d’artistes, ce qui est loin d’être négligable. ” Car la fête angevine donne à voir et à être vu. La musique est de toutes les festivités et l’Angevin entretient des instrumentalistes de toutes sortes : harpistes, luthiers, flûtistes, et pour l’extérieur, joueurs de trompettes, de cymbales, de tambourins. Il faut noter que l’entourage des princes donne aux notables le goût des grandes oeuvres, menant la Provence au faîte de son rayonnement culturel.

A Tarascon

Yannick Frizet, docteur en histoire de l’art médiéval de l’Université d’Aix-Marseille, nous entraînera dans le jeu du chat et de la souris auquel se sont livrés le roi René et Louis XI. La Provence est une terre convoitée, non seulement par le roi de France, mais surveillée par le duc de Savoie puisqu’elle est terre d’Empire, par la maison de Milan, par les Catalans qui ont gardé certainement rancoeur de l’alliance matrimoniale qui les a dépossédés de la Provence. La maison de Barcelone y présidait depuis 1113 en dépit de la grande guerre méridionale (1080-1194). Plus d’actualité, les Aragonais sont en guerre contre le roi René à Naples.
Ainsi, au-delà des territoires, il y a la Méditerranée. Marseille est un enjeu majeur pour le commerce. L’oncle et le neveu l’ont bien compris, chacun à sa manière. Louis XI, calculateur, stratège dans ses alliances et leurs ruptures a pour objectif de jouer dans la cour des grands et veut rattacher à la couronne toute la bordure méditerranéenne, du Roussillon à la Provence. L’enjeu est de taille car les Aragonais dominent la Méditerranée occidentale avec les Baléares, la Sardaigne, Naples et la Sicile.
René d’Anjou a pour objectif de développer le port de Marseille pour rivaliser avec Gênes et les ports français méditerranéens. Ce port est la pierre angulaire du développement de la Provence. Il doit faire face aux dangers déjà cités mais aussi aux Barbaresques d’Afrique du Nord. Dans cet espace aux multiples enjeux qu’est la Méditerranée occidentale en ce XVe siècle, René est un prince encore chevaleresque, attaché à la valeur de la parole donnée, contrairement à Louis XI. Il est reconnu par ses pairs comme tel mais cette qualité ne va pas toujours avec la politique et René le prodigue manque de moyens. Il convient également de s’interroger sur le sort des Provençaux dans cette mouvance. Yannick Frizet apportera un éclairage inédit sur la vie du littoral provençal à la seconde partie du XVe siècle, tant sur le plan économique avec la réactivation du commece en Méditerranée, que sur le plan sécuritaire face à la piraterie dont furent victimes villes et villages. Il montrera également comment les pouvoirs urbains, avec leurs moyens propres, ont su gérer ce fléau de façon plus efficace que les rois-comtes de Provence et leurs hauts dignitaires.

Au château

Après la salle des festins et la visite de l’église Sainte-Marthe, Aldo Bastié, conservateur du Château de Tarascon, construit de 1400 à 1435, nous fera découvrir son histoire. Cette forteresse possède une double fonction militaire et résidentielle. Elle symbolise la puissance des ducs d’Anjou, princes de sang. Elle fut construite par Louis II et Louis III pour maintenir leur autorité sur le couloir méridional du fleuve, proche d’Arles d’Avignon et de Marseille. Elle est une base de leurs ambitions en Méditerranée. Les aménagements de confort ainsi que les jardins sont l’oeuvre de René (1409-1480), grand amateur d’art et du bien vivre. A la mort de Charles du Maine, frère et successeur de René, le château devient propriété du roi de France, Louis XI. Le château de Tarascon est un chef d’oeuvre du Patrimoine Européen. Il est classé aux Monuments Historiques Français depuis 1840.

Maguy Chapot-Blanquet, Vice-présidente Histoire et cultures en Languedoc
Front occitan : journal nord-occitan d'information et d'action en Velay
Chanon, Georges. Directeur de publication
Revue trimestrielle publiée à Aurec (Haute-Loire) de 1974 à 1981 (soit 33 numéros) sous la direction de Georges Chanon, organe du mouvement Front Occitan (FOC), mouvement socialiste et autonomiste occitan implanté en Haute-Loire qui a rejoint le mouvement  Volèm Viure al Paîs. La publication s’intéresse en particulier aux problèmes du Velay : exode rural, désertification, écologie, tourisme.
La revue contient de nombreux dessins satiriques  signés Chervalier.
Joan Bodon, Escrivan
Rouquette, Yves (1936-2015)

Luènh de totes los prejutjats qu'òm pòt encara portar sus una literatura dicha regionala de França, l'universitari alemand Georg Kremnitz a probable lo mielhs exprimit la situacion dins la quala se tròba l'òbra, excepcionala a mai d'un títol, de l'escrivan roergàs Joan Bodon :

"Bodon es un dels mai grands escrivans del monde modèrne. S'aviá escrich dins una lenga majoritària la siá votz seriá percebuda de pertot." Dins la mòstra l'escrivan Ives Roquèta escriu de l'òbra de Joan Bodon que "la lenga d'òc al sègle XX n'a pas d'òbra a presentar al monde  mai fòrta, mai ponhenta, mai tonica dins sa sinceritat amara, mai esteticament concertada tanben..." 

Joan Bodon, que la siá òbra ne cèssa de ressonar per son extraordinària marginalitat emai universalitat a l'un còp, escrivan de l'inumana condicion, apareis per totes los mai totas las que lo descobrisson coma un gigant indenegable de la literatura contemporanèa.

Joan Bodon escriu per tal d'existir dins una vida que n'a pas cap de sens, tanplan coma l'Istòria. Mas Bodon escriu tanben per tal d'estar legit, dins una lenga simpla, clara, evidenta e dirècta. 

Mòstra concebuda per Ives Roquèta, Patríc Divaret e Patrici Baccou en 1993 pel musèu de Sent-Laurenç-d'Òlt en Avairon. Es estada reactualizada en 2016 pel CIRDÒC.

De Vida Nòstra à Revolum : l'IEO lance un magazine d'actualité culturelle (1971-1976)
Seguy, René. Directeur de publication
Berthoumieux, Michel. Directeur de publication
De 1971 à 1976 l’Institut d’études occitanes édite la revue Vida Nòstra (qui deviendra Revolum en 1975). La publication, de type magazine illustré, se veut « occitaniste, culturelle et pédagogique, en dehors de tout engagement politique ». Elle donne un panorama intéressant du « borbolh » culturel qui emporte l’Occitanie dans les années 1970.
La revue est trimestrielle, elle est publiée à Toulouse en collaboration avec les Centres régionaux d'études occitanes de Toulouse, Bordeaux et Montpellier. Le premier comité de rédaction réunit J.-L. Dutech, André Lagarde et Hélène Gracia sous la direction de René Seguy, puis de Michel Berthoumieux.
Revue de revendication culturelle au départ, Vida Nòstra contient des articles en français et en occitan sur la littérature, l'enseignemnt, le théâtre, la musique. Vida nòstra Revolum accordera progressivement de plus en plus de place aux analyses politiques et économiques.
Oc
Girard, Ismaël (1898-1976). Directeur de publication

Soula, Louis-Camille (1888-1963). Directeur de publication

La revista OC foguèt fondada en 1923 a Tolosa per Ismaël Girard (1898-1976) e Camille Soula (1888-1963), son primièr numèro pareguèt lo 27 de genièr de 1924. La publicacion  a conegut fins a uèi 14 serias, de cambiaments de periodicitat, de format, d’adreiça mas tanben de contengut. Sa trajectòria es d’una cèrta manièira significativa de la de l’occitanisme. La revista a jogat un ròtle important dins la renaissença occitana del sègle XX, es dins OC que foguèron publicats los tèxtes màgers dels grands escrivans occitans contemporanèus.

De 1924 a 1930 OC Gazeta d’accion occitana, de novelas litterarias e artisticas
Dins aquel periòde, la revista es l’incarnacion d’una pensada occitana modèrna e autonòma, en rompedura amb l’inactivitat del felibritge. La revista emplega, al ras de l’occitan, lo catalan e sustot lo francés, los articles pòrtan sul panoccitanisme, lo federalisme, la defensa de la lenga e de la cultura occitanas. OC quita de paréisser lo 1èr d’abrial de 1930 e se dona una interrupcion de mai d’un an abans de trobar sa novèla formula.

De 1931 a 1934  OC Revista de la renaissença dels païses d’Oc
En 1931 OC ven l’organ oficial de la Societat d’Estudis Occitans (la creacion de la SEO es anonciada dins lo n°131 del 1èr d’abrial de 1930) que las tascas mai importantas ne son la creacion d’un sistèma grafic e d’una lenga « literària » amb un vocabulari capable d’exprimir lo monde contemporanèu. OC ven una revista sabenta, lo format cambia, ara conten de tèxtes mai longs e mai scientifics. Loís Alibèrt (1884-1959) dirigís la novèla seria, es un lingüista disciple del romanista Joseph Anglade (1868-1930). OC quita de paréisser en 1934.

1940  OC ! edicion de guerra
De genièr a mai de 1940 OC serà publicat jos la direccion del jornalista Pierre-Louis Berthaud (1899-1956) amb un suplement : Lo Teatre d’òc jos la direccion de Juliette Dissel  (1902-1962).

De 1941 a 1945 OC Quasèrns de las letras occitanas, suplement de Terra d’Oc
Publicat jos la direccion d’Ismaël Girard, lo blason de la SEO ondra la primièra pagina acompanhat de la devisa La fe sens obras morta es.

Sonque un numèro pareís en 1945, pòrta un novèl sostítol : Revista de la pensada occitana. En 1946 OC ven l'organ de l’Institut d’estudis occitans, novelament creat, que pren la seguida de la SEO.

De 1948 a 1964 OC es la revista literària de l’IEO
Es lo periòde mai ric de la revista sul plan literari e artistic, los cap-redactors se succedisson :

1948-1954 Félix Castan
1955-1956 Xavier Ravier
1957 Ismaël Girard
1958-1962 Robert Lafont
1962-1964 Ives Roqueta

La crisi que tresvira l’IEO en 1964 significarà la fin de OC organ de l’IEO. Seguiràn d’unes numèros d’una autra revista, Letras d’Oc, que pareisserà de 1965 fins a 1967. En 1969 Ismaël Girard torna prendre la publicacion d’OC que lo sostítol ven : Revista de las letras e de la pensada occitanas. En 1978, pauc de temps après la mòrt d’Ismaël Girard, serà Bernat Manciet que ne vendrà lo cap-redactor e Max Roqueta lo director.
Uèi la publicacion, que serà lèu centenària, es dirigida pel poèta Frederic Fijac.
sus 7