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Fonds des Archives de la revue Folklore, GARAE Ethnopôle [fiche encyclopédique]
CIRDÒC-Mediatèca occitana

Histoire du fonds :

« Doyenne des revues d’ethnographie publiées en France » (1) la revue Folklore-Aude est créée en 1938 par le « Groupe d’études régionalistes et de folklore audois », né en 1937 à l’initiative du colonel Fernand Cros-Mayrevieille. Dès 1938, l’association devient le « Groupe audois d’études folkloriques » (GAEF) et libère peu après la revue de son attache territoriale, qui devient tout simplement Folklore (n° 11, 1939). 

Le GAEF est composé d’érudits originaires de l’Aude, dont un certain nombre sont impliqués dans les mouvements de renaissance occitane de l’entre-deux-guerres, comme l’écrivain René Nelli (1906-1982) ou encore le pharmacien Louis Alibert (1884-1959), auteur de la première Gramatica occitana publiée quelques années plus tôt à Barcelone. 
Lié à Georges-Henri Rivière et au Musée national des Arts et Traditions populaires inauguré à Paris en 1937, le groupe audois est aussi en relation avec les figures internationales de l’ethnographie comme Arnold Van Gennep. La revue Folklore devient rapidement un lieu d’échanges intellectuels sur la discipline ethnographique en cours de définition et en quête de légitimité dans la France de la fin des années 1930. Folklore participa pendant ses deux premières années à la définition intellectuelle et institutionnelle de l’ethnologie française. 

La revue se donnait dès l'origine pour objectif « avant qu'il ne soit trop tard, de réunir en un corpus que nous voudrions le plus complet possible, non seulement les matériaux concernant le Folklore audois que nos devanciers ont su rassembler dans des livres devenus rares, mais, aussi et surtout, la somme de traditions orales que, dans notre département, l'on se passe encore de bouche en bouche, de plus en plus altérées, il est vrai, de plus en plus affaiblies (2) ». 

La présence de Louis Alibert et de René Nelli parmi les membres actifs de la revue fit également de Folklore une revue pionnière d’étude et de recherche ethnolinguistique, s’intéressant particulièrement à la collecte des traditions orales d’expression occitane. 

Au début des années 1980, sous la direction de René Nelli, le « Groupe audois de recherche et d'animation ethnographique » (GARAE) se crée et lance le projet d’un centre de documentation ethnographique d’intérêt national. Le GARAE poursuivra, à la place du GAEF, la publication de la revue Folklore jusqu'en 1988. En 1996 le GARAE est labellisé « ethnopôle » (pôle national de recherches et de ressources en ethnologie) et devient un des plus importants centres de ressources documentaires sur la discipline, en particulier pour sa très riche collection de revues françaises et étrangères. 

(1) Daniel FABRE, Un demi-siècle d’ethnologie occitane : Autour de la revue folklore, Groupe Audois de recherche et d’Animation ethnographique, Carcassonne, mai-juin 1982.

(2) René NELLI,  « Présentation », Folklore-Aude, Groupe audois d’études folkloriques, n° 1, 1938, p. 1-2.
 

Description du fonds :

Au sein du centre de documentation du GARAE, le fonds des archives de la revue Folklore contient de nombreux envois liés aux débuts de la revue (manuscrits d’articles publiés, réponses à des questionnaires d’enquête, dossiers documentaires sur les thématiques de la revue : rites festifs et religieux, métiers et savoir-faire, parémiologie, objets et mobilier d’art populaire, etc.) Le fonds d’archives conserve également des documents plus anciens, remis ou reçus par les membres du Groupe audois d’étude folklorique : matériaux d’enquêtes folkloriques (fin XIXe siècle), documents sur la Révolution dans l’Aude (fin XVIIIe siècle), brochures et imprimés d’intérêt ethnographique. 

Dates extrêmes :

1792 - 1964 (la majorité des documents concernent les deux années fondatrices de la revue : 1938-1939) 

Langues représentées dans le fonds :

français, occitan (languedocien) 

Importance matérielle :

802 dossiers 

Supports représentés :

manuscrits, imprimés, documents iconographiques, coupures de presse. 

Accroissement  :

fonds clos 

Modalités d’entrée :

Fonds produit par l’organisme (GAEF, puis le GARAE à partir de 1981) dans le cadre de ses activités de recherche et de publication. 

Pour le consulter :

Identifiant du fonds (cotes extrêmes) :

Ressources en ligne : 

L'ensemble des numéros de Folklore (1938-1988) et les archives de la revue ont été numérisés par le GARAE-Ethnopôle avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication. Vous pouvez les consulter en ligne ici

Instruments de recherche disponibles :

Christine BELLAN, Inventaire du fonds d’archives de la revue Folklore, GARAE Ethnopôle. 
En ligne :
http://www.garae.fr/IMG/pdf/Inventaire_Archives_Revue_Folklore.pdf 

Conditions d’utilisation :

Conditions de consultation :

Voir sur le site internet du GARAE Ethnopôle : http://www.garae.fr/ 

Conditions de reproduction :

Voir le site internet du GARAE Ethnopôle : http://www.garae.fr/

 

Fons Fèlix Arnaudin, Archius departamentals [fiche enciclopedica]
CIRDÒC-Mediatèca occitana

Histoire du fonds

Musée d'Aquitaine, Bordeaux. ©Félix Arnaudin, dénicheurs, Capbat, 9 novembre 1893.
Musée d'Aquitaine, Bordeaux. ©Félix Arnaudin, dénicheurs, Capbat, 9 novembre 1893.

Simon Arnaudin (1844-1921), dit Félix Arnaudin, né à Labouheyre (Landes), a collecté tout au long de sa vie des données ethnographiques sur la vie rurale de la Grande Lande.

Après la loi du 19 juin 1857 relative à l’assainissement et à la mise en culture des Landes de Gascogne, Félix Arnaudin prend conscience de la mutation en train de s’opérer dans la civilisation agro-pastorale locale et décide de recueillir chants, contes populaires et proverbes. Petit propriétaire vivant du revenu de quelques métairies, il emploie tout son temps disponible à la collecte systématique de données ethnographiques relatives à cet espace et à ses habitants, qu’il complète par un projet de dictionnaire français-gascon resté inédit jusqu’en 2001.

De son vivant, il ne publie qu’une infime partie de tous les chants et contes populaires qu’il a collectés au sein du recueil des Contes populaires recueillis dans la Grande Lande, le Born, les Petites-Landes et le Marensin (Paris : E. Lechevalier ; Bordeaux : Moquet, 1887) et des deux tomes du recueil des Chants populaires de la Grande-Lande et des régions voisines (Paris : H. Champion, 1912). Il conserve jusqu’à son décès tous ses documents de travail : un ensemble conséquent de contes, proverbes et chants transcrits, répertoriés et analysés.

Par testament, Félix Arnaudin lègue à son neveu Camille Arnaudin tous ses documents, à l'exception de son matériel photographique qui revient à son cousin Paul Dourthe. En 1964, Adrien Dupin et Jacques Boisgontier, qui souhaitent publier l’œuvre d’Arnaudin signent avec les héritiers de Camille Arnaudin un contrat d’édition qui prévoit le transfert de l’ensemble des manuscrits. Ce projet de publication est finalement pris en charge par le « Groupement des Amis de Félix Arnaudin », créé le 12 décembre 1965, sans succès. En 1974, le contrat d’édition signé avec la famille de Camille Arnaudin est finalement révisé. Il prévoit de confier l’ensemble des manuscrits de Félix Arnaudin à l’écomusée de la Grande-Lande, propriété du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne.

En 1991, le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne décide de déposer le fonds Félix Arnaudin aux Archives départementales des Landes.

En 1997, le fonds s’accroît avec une donation de la famille d’André Poudenx - à qui avait été confié le soin d’éditer les Proverbes après le décès de Félix Arnaudin - d’un ensemble de manuscrits de l’ethnologue.

Si l’ensemble des manuscrits et documents de travail de Félix Arnaudin sont conservés aux Archives départementales des Landes, le Musée d’Aquitaine conserve aujourd’hui tout son matériel photographique et la Bibliothèque municipale de Bordeaux sa bibliothèque.

Musée d'Aquitaine, Bordeaux. ©Félix Arnaudin. Jeune femme, fin XIXe siècle. N° d'inventaire 66-27-2557
Musée d'Aquitaine, Bordeaux. ©Félix Arnaudin. Jeune femme, fin XIXe siècle. N° d'inventaire 66-27-2557
Modalités d'entrée :

Dépôt du PNR des Landes de Gascogne en 1991

Accroissement :

Fonds clos 

Fonds complémentaires :

Musée d'Aquitaine (Bordeaux) - Fonds Félix Arnaudin

Bibliothèque municipale de Bordeaux - Fonds Félix Arnaudin

Description du fonds

Le fonds Félix Arnaudin contient les documents de travail de l’ethnologue et rend compte de sa production dans différents domaines : collecte de chants, contes et proverbes, recherches historiques, travaux photographiques, recherches lexicographiques et toponymiques.

On trouvera dans ce fonds : notes de travail, manuscrits d’ouvrages avec annotations en vue d’édition, documents personnels (papiers de famille, actes notariés), documents préparatoires en vue de l’édition d’ouvrages, coupures de presse, correspondance avec des érudits et des spécialistes des langues romanes, répertoires multiples. Quelques tirages photographiques figurent également dans ce fonds.

Dates extrêmes :

1844 - 1921

Langues représentées dans le fonds :

 Français, Occitan (gascon)

Importance matérielle :

 

Supports représentés :

 - Manuscrits/Tapuscrits

 - Documents iconographiques


Pour le consulter

Identifiant du fonds :

 69J 1- 69J 63

Instruments de recherche disponibles :

Archives départementales des Landes, Inventaire du Fonds Félix Arnaudin 69 J, n° 1482 - juin 1992.

Florence Galli-Dupis, Les fonds Félix Arnaudin (1844-1921), collecteur et photographe des « Choses de l’ancienne Grande Lande », In Base de données Archivethno  France, Disponible sur :http://www.garae.fr/spip.php?article206 (consulté le 27/04/2016).

 

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :

Voir les conditions de consultation sur le site des Archives départementales des Landes

Conditions de reproduction :

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Museon Arlaten [ficha establiment]
CIRDÒC - Mediatèca occitana

Le Museon Arlaten – "Musée arlésien" en français - inauguré en 1899, est l'un des plus anciens musées régionaux d'ethnographie. Ce musée d'un genre nouveau, dans l'esprit du Musée d'Ethnographie du Trocadéro, a été créé à l'initiative de l'écrivain provençal Frédéric Mistral dans le contexte de la "renaissance d'oc". Il s'inscrit ainsi dans les perspectives du Félibrige, mouvement littéraire et culturel œuvrant depuis 1854 pour la sauvegarde de la langue d'oc (ou occitan) et des cultures traditionnelles, en particulier provençales.


1/ Les origines du Museon Arlaten

Un projet de musée-bibliothèque dédié aux arts, à l'histoire, à la littérature et à l'ethnographie de la Provence est envisagé dès 1895 par Frédéric Mistral dans la revue félibréenne L'Aiòli. Un an plus tard, le projet se précise : il s'agit désormais de créer en Arles, un musée ethnographique de la Provence rhodanienne, dans l'esprit du nouveau Musée national d'ethnographie du Trocadero inauguré à Paris en 1878 et des collectes de folklore régional lancées pour l'Exposition universelle de 1900. Le médecin Émile Marignan, collaborateur du Musée du Trocadéro, soutient le projet mistralien et lui donne des bases scientifiques avec la publication en 1896 de l'Instruction pour la récolte des objets d’ethnographie du pays arlésien.

Au milieu des années 1890, après avoir œuvré à une renaissance littéraire en langue d'oc, à partir de la parution de Mirèio (1859), long poème épique en provençal qui rencontra un grand succès, parallèlement à une restauration linguistique marquée par la structuration du Félibrige (nouveaux statuts de 1878) et la publication du Tresor dóu Felibrige, monumental"Dictionnaire provençal-français embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne" (1878-1886), Frédéric Mistral appelle les félibres à se consacrer à la constitution de collections d'objets ethnographiques. Le musée qui les présenterait doit participer à l'affirmation des singularités de la culture provençale. La création du musée "félibréen" sera la grande œuvre de la fin de la vie de Frédéric Mistral, le définissant comme un "poème en action". Le musée ethnographique entend glorifier les us et coutumes qui font l'identité de la Provence traditionelle, rurale et artisanale, à l'heure des grandes transformations de la fin du XIXe siècle. Mistral conçoit le musée comme un outil de transmission, une "œuvre d'intérêt public, une œuvre de haut enseignement et d'éducation populaire, une œuvre en un mot patriotique." En 1896 est institué un premier Comité du Museon Arlaten destiné à aider Mistral et Marignan dans leur projet de constitution du musée.

Les premières collections sont issues de collectes, d'achats pour les objets encore en usage, de photographies ou de moulages, fac-simile et maquettes en modèle réduit pour les pièces trop importantes ou ne pouvant être intégrées aux collections du futur musée.


2/ Développement du musée

Le succès de la campagne de collecte auprès des Provençaux est tel que le musée est ouvert au public dès 1899 dans un local situé au-dessus du tribunal de commerce d'Arles, mis à disposition par le département des Bouches-du-Rhône, auquel le Comité remet les collections rassemblées.

L'accroissement rapide des collections rend toutefois très tôt nécessaire de trouver un nouvel espace pour les accueillir. La reconnaissance de l'œuvre de Mistral par l'attribution du prix Nobel de littérature en 1904, qu'accompagne une récompense financière d'une hauteur de 100'000 francs, permet à Frédéric Mistral de financer le déménagement du Museon Arlaten dans les locaux de l'ancien collège d'Arles, l'Hôtel Laval-Castellane au 29 rue de la République, où il s'installe définitivement.
Le 29 mai 1909, à l'occasion des commémorations du cinquantenaire de Mirèio, le Museon Arlaten nouvellement installé est inauguré. Dès lors le musée ne cesse de voir s'accroître ses collections sous l'égide du Comité du Museon Arlaten et des directeurs successifs. Fernand Benoît, qui prend la tête du musée à la mort de Mistral, amorce une nouvelle phase de collecte raisonnée dans les années 1930, intégrant les évolutions de l'ethnographie.

Les collections du Museon Arlaten comptent aujourd'hui près de 35'000 objets, documents ethnographiques ou relatifs au domaine des Beaux-Arts et des sciences. Jusqu'en l'an 2000, le Museon arlaten fut cogéré par le Comité et de Conseil général des Bouches-du-Rhône. Dès 1991, le conseil général met en place une politique de conservation. En 2000 l'ensemble du Musée est départementalisé. Un grand projet de rénovation et de transformation muséographique est lancé en 2005.

3/ Collections documentaires

Dès la période de préfiguration, les documents écrits provençaux font partie des œuvres collectées. Un premier fonds documentaire se constitue rapidement appelé "bibliothèque ethnographique", "bibliothèque félibréenne" ou "bibliothèques provençale". Les ouvrages imprimés, dont certains sont intégrés à la muséographie et placés sous vitrine, ainsi que l'abondance des citations littéraires et proverbes populaires en provençal figurant sur les étiquette, contribuent au projet renaissantiste félibréen par l'affirmation d'une langue et d'une littérature comme indissociables de la survie de la culture provençale.

Ce fonds documentaire est constitué de dons provenant de la bibliothèque du fondateur Frédéric Mistral ou des auteurs eux-mêmes. À la mort de Frédéric Mistral en 1914, la bibliothèque du musée contient un premier fonds de 6'500 volumes, complétés en 1920 par 3'000 volumes du legs de Paul Mariéton.


Les collections du musée

Les fonds mobiliers concernent pour la majorité la Provence rhodanienne et s'organisent autour de différents ensembles (textile, arts graphiques, bois, céramique et verre, naturalia, numismatique, etc.). Parmi les collections textiles, figurent les riches collections de costumes provençaux.

Note : Ne sont signalées ici que les collections d'intérêt documentaire. Pour une description plus complète des collections du Museon Arlaten : aquí.


* Collections graphiques : œuvres de Léo Lelée

Parmi les collections d'art graphique, le Museon Arlaten conserve une importante collection de dessins, gravures et peintures de l'illustrateur Léo Lelée (Lépold Lelée, 1872-1947), "l'imagier du Félibrige", qui contribua à de nombreux livres de littérature provençale, de folklore régional, d'affiches, etc. Léo Lelée popularisa le motif du costume de l'arlésienne et de la danse de la farandole.


* Collections documentaires :

Depuis 2013 l'ensemble de la documentation et des fonds documentaires patrimoniaux ont été transférés au Centre d'Etude, de Restauration et de Conservation des Œuvres (CERCO), lieu de conservation et de gestion des collections, des bibliothèques et des archives.


* Documentation contemporaine

Le fonds de documentation contemporaine (3'000 volumes) documente les collections du Museon Arlaten, et fait état des recherches en sciences humaines, plus particulièrement en ethnologie, muséologie, histoire.


* Fonds patrimoniaux

Un riche fonds d'imprimés et de documentation générale sur la Provence : environ 14'000 volumes issus des collectes et de dons de Frédéric Mistral et du Comité, du legs de Paul Mariéton (environ 3'000 volumes entrés en 1920). Il contient en particulier un riche fonds de 700 titres de périodiques, en particulier de périodiques provençaux.

Des fonds d'archives privées (60 mètres linéaires)

fonds Charles Galtier (1913-2004).

fonds Elzéar (= Auzias), Marius et René Jouveau.

fonds Claude Julian : Claude Julian, membre du Comité du Museon Arlaten a légué à sa disparition en 2004 plus de 4'000 volumes provenant de la bibliothèque de la famille Julian ainsi qu'un fonds d'archives privées (20 mètres linéaires). La bibliothèque, constituée par trois générations d'érudits est composée principalement d'ouvrages d'étude et d'enseignement de la langue (française, latine et langue d'oc, surtout dans sa composante provençale), d'histoire régionale, d'histoire de l'art, de littérature française et provençale.

fonds de la revue L’Aïoli.



* Photothèque

La photothèque du Museon Arlaten conserve plus de 35'000 images sur différents supports :

10 000 argentiques

25 000 numériques en basse et haute définition

4 000 tirages papiers modernes

Ces images représentent toutes les collections du Museon Arlaten mais aussi les évènements culturels liés au musée (expositions, animations…) La principale mission de la photothèque est de valoriser et diffuser ce fonds d'images. Elles peuvent être prêtées aux chercheurs, aux institutions, aux éditeurs et au grand public, après acceptation d’une demande motivée auprès de la Direction du musée, et sous conditions (voir site de l'établissement).

Fonds Dominique Romand : Parmi les collections remarquables, le Museon Arlaten conserve un important fonds de photographies sur la Provence de la seconde moitié du XIXe siècle réalisées par le phtotographe arlésien Dominique Romand (1824-1911).

Fons Fèlix Arnaudin, Bibliotèca municipala de Bordèu [ficha enciclopedica]
CIRDÒC-Mediatèca occitana

Histoire du fonds

Musée d'Aquitaine, Bordeaux. ©Félix Arnaudin, autoportrait vers 1876. Inv 66-27-3151
Musée d'Aquitaine, Bordeaux. ©Félix Arnaudin, autoportrait vers 1876. Inv 66-27-3151

Simon Arnaudin (1844-1921), dit Félix Arnaudin, né à Labouheyre (Landes), a collecté tout au long de sa vie des données ethnographiques sur la vie rurale de la Grande Lande.

Après la loi du 19 juin 1857 relative à l’assainissement et à la mise en culture des Landes de Gascogne, Félix Arnaudin prend conscience de la mutation en train de s’opérer dans la civilisation agro-pastorale locale et décide de recueillir chants, contes populaires et proverbes. Petit propriétaire vivant du revenu de quelques métairies, il emploie tout son temps disponible à la collecte systématique de données ethnographiques relatives à cet espace et à ses habitants, qu’il complète par un projet de dictionnaire français-gascon resté inédit jusqu’en 2001.

À partir de 1874 Félix Arnaudin complète sa collecte par une campagne photographique méthodique, tentant de fixer par l’image les paysages, traditions et activités de la Grande Lande au moment où ceux-ci subissent d’importantes transformations. 

À sa mort Félix Arnaudin lègue à son neveu Camille Arnaudin la majeure partie de ses documents. Ces pièces sont aujourd'hui déposées auprès des Archives départementales des Landes. Son matériel photographique revient quant à lui à son cousin, Paul Dourthe. Il est depuis 1991 conservé au Musée d'Aquitaine. 

La bibliothèque de travail de Félix Arnaudin est pour sa part récupérée par Gaston Guillaumie, professeur à l’Université des Lettres de Bordeaux, qui décide d’en faire don à la Bibliothèque municipale de Bordeaux. Son versement y est enregistré le 13 janvier 1933 accompagné de la mention : « à destination de M. Guillaumie, Institut des langues romanes ». En effet, nouvellement dépositaire du fonds, la Bibliothèque de Bordeaux, transfère celui-ci à l’Institut de Langues Romanes de Bordeaux. Les ouvrages sont ainsi versés à la Bibliothèque Universitaire de Talence lors de sa création avant d'être finalement réintégrés en 2003 dans les fonds de la Bibliothèque municipale de Bordeaux.


Modalités d'entrée :

Dépôt, Gaston Guillaumie (1933)

Accroissement :

Fonds clos

Fonds complémentaires :

Archives départementales des Landes - Fonds Félix Arnaudin

Musée d'Aquitaine - Fonds Félix Arnaudin

Description du fonds

Le fonds Félix Arnaudin de la bibliothèque municipale de Bordeaux est composé de la bibliothèque personnelle de l’ethnologue. Il contient principalement des monographies imprimées et des périodiques traitant des matières suivantes :

  • Littérature, musique et danse,
  • Ethnologie : voyages,
  • Histoire et Géographie,
  • Économie
  • Histoire naturelle
  • Philosophie/Religion
  • Droit et idées politiques
  • Sciences et Techniques
  • Médecine
  • Littérature

Ces ouvrages comportent de nombreuses annotations manuscrites ainsi que de manière quasi-systématique les indications de provenance relevées par Félix Arnaudin : nom du vendeur ou du libraire et prix d’achat. 

Dates extrêmes :

1851-1950 

Langues représentées dans le fonds :

Occitan (Gascon)

Français

Importance matérielle :

720 volumes

Supports représentés :

Manuscrits/Tapuscrits
Monographies imprimées
Périodiques (presse et revues)

Pour le consulter

Identifiant du fonds :

Fonds patrimoniaux

Instruments de recherche disponibles :

Description dans le Répertoire national des bibliothèques et fonds documentaires (RNBFD)

Ce fonds a été inventorié et partiellement catalogué pour les livres (310 références d'ouvrages consultables sur le catalogue général de la bibliothèque de Bordeaux) : Catalogue de la bibliothèque de Bordeaux

Un inventaire complet des ouvrages déposés à la Bibliothèque Municipale de Bordeaux a été publié dans : Félix Arnaudin, Œuvres Complètes : Index Général, Bordeaux : Parc naturel régional des Landes de Gascogne : Ed. Confluences, 2007.

Florence Galli-Dupis, Les fonds Félix Arnaudin (1844-1921), collecteur et photographe des « Choses de l’ancienne Grande Lande », In Base de données Archivethno France. Disponible en ligne (consulté le 05/01/2015)

Ressources en ligne 
Ø

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :

Voir les conditions de consultation sur le site du réseau des bibliothèques de Bordeaux

Conditions de reproduction :

Pas de restrictions connues

À travers l'Espinouze - Le plateau du Sommail : mœurs et coutumes locales / Charles Gros
Charles Gros

Etude de géographie humaine et d'ethnographie sur les habitants des plateaux du Somail et de l'Espinouse (Nord-Ouest du département de l'Hérault) à partir de "diverses notes" recueillies avers 1914. Les quatre communes concernées - La Salvetat-sur-Agout, Fraisse-sur-Agout, Cambon et Le Soulié - forment un groupe territorial "dont l'altitude, le sol, le climat, les productions, les moeurs, les traditions, les usages et les habitants appartiennent bien plus à l'Auvergne qu'au Bas-Languedoc". C'est le pays des "Gavachs".

Cette étude contient de nombreux éléments de lexique occitan collecté auprès des habitants ainsi que plusieurs chansons transcrites.

Cette étude de géographie humaine avait été publiée en deux livraisons dans le Bulletin de la Société languedocienne de géographie.