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Buste de Junior Sans / sculpture de Jean-Antoine Injalbert
Injalbert, Jean-Antoine (1845-1933)
Buste du poète Junior Sans (1820-1905), félibre de la naveto, par le sculpteur Jean-Antoine Injalbert, marbre blanc (fin des années 1860)
Portrait de Junior Sans, félibre majoral / par Frère Sénateur
Frère Sénateur Martin
C'est le 22 juin 1885 que le frère Sénateur Martin, professeur de dessin au collège de l'Immaculé Conception de Béziers, réalise le portrait du poète Junior Sans (1820-1905), félibre de la naveto, décoré de la cigale de félibre majoral.
Bèit telados del Felibre de la Naveto/ Junior Sans [Texte imprimé]
Sans, Antoine-Junior (1820-1905)

Premier livre publié en 1875 par Junior Sans, poète biterrois qui se signe le Félibre de la Naveto et édite ses poésies sous le nom de telados (toiles), en hommage à son père tisserand.

Autros bèit telados del Felibre de la Naveto / Junior Sans [Texte imprimé]
Sans, Antoine-Junior (1820-1905)

Second livre publié en 1881, par Junior Sans qui se signe le Félibre de la Naveto et édite ses poésies sous le nom de telados (toiles), en hommage à son père tisserand.

Un Moulou de Telados / Junior Sans [Texte imprimé]
Sans, Antoine-Junior (1820-1905)

Troisième et dernier livre publié en 1893 par Junior Sans, poète biterrois, qui se signe le Félibre de la Naveto et édite ses poésies sous le nom de telados (toiles), en hommage à son père tisserand.

Junior Sans (biographie) [article encyclopédique]
Centre interrégional de développement de l'occitan (Béziers, Hérault)
Photographie de Junior Sans (J. Raynaud & Leroux peintres photographes 40 Avenue de Bédarieux Béziers)
Photographie de Junior Sans (J. Raynaud & Leroux peintres photographes 40 Avenue de Bédarieux Béziers)

Junior Sans naît le 3 décembre 1820, au 45 de la rue Sainte-Claire, à Béziers. Il est le fils de Julien Sans, tisserand, connu pour ses Carnavalades et de Jeanne Françoise Eustasie Benezech qui meurt alors qu’il a deux ans.
Junior se marie le 8 septembre 1848, à Béziers, avec Marie-Anne Félix Gailhac fille d’un perruquier dont il aura un fils unique Aimé. Ce dernier épousera en 1871 Joséphine Sauret fille de Raymond Sauret maire de Maureilhan.

Dans la poésie « Moun bouyache à la mar de Serigna », pièce primée au concours de la Société archéologique de Béziers en 1855, il se qualifie d’imprimeur.
C’est en 1875 qu’il publie son premier recueil de poésies intitulé : Bèit telados qui contient huit poèsies dont une consacrée au sculpteur Antonin Injalbert et une autre à l’épidémie de choléra qui frappa Maureilhan en 1835.

En 1881, il participe à la Santo Estello de Marseille du 22 mai, où il est élu Majoral du Félibrige, premier titulaire de la Cigalo de Béziés.
Il publie cette même année son second recueil Autros bèit telados qui contient huit nouveaux poèmes dont un où il rends hommage à Jean Laurès et un autre « A moun paire » où il décoche ses flèches contre Gabriel Azaïs.
Ce n'est qu'en 1893 qu'il publiera son troisième volume Un Moulou de Telados qui sera son dernier livre. A partir de cette date, il restera alité pendant 12 ans, suite à une hémiplégie, avant de décèder au 4 de la rue Clairie, à Béziers, le 29 mars 1905.

A partir de 1875, date de la publication de son premier recueil, il réunit l'ensemble de sa production écrite en langue d’oc dans plusieurs volumes manuscrits. Ces recueils qui représentent trois forts volumes reliés, constitués en grande partie de poèsies inédites, nous permettent de suivre la carrière littéraire de Junior Sans et de découvrir plus de trente années de vie biterroise.
Junior Sans écrit pour perpétuer la mémoire de ses ancêtres mais aussi leur écriture en langue d’oc. Son écriture est celle du témoignage. Il revendique sa filiation en donnant à ses poésies le nom de Telados (toiles) et en écrivant sous le pseudonyme de Felibre de la Naveto en souvenir de son père tisserand, mais aussi en restituant comme eux, dans le parler de Béziers, les évènements survenus entre 1850 et 1880 ou encore en rapportant les vieilles traditions de la cité.
Le jeune félibre Joseph Loubet qui est en relation avec Junior Sans au cours de l'année 1890 le reconnaîtra comme son maître à penser avec Stéphane Mallarmé.