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Lenga d'òc : Medelha (espectacle) / Tè Vé Òc
Emission dau 22 de novembre de 2018
La Compagnie « Rêves du 22 Mars » adaptèt « Medelha » en version bilinga, l'òbra teatrala maja de Max Roqueta. Anèrem a Montpelhièr a l'escasença d'una representacion dins lo pargue de la Maison pour tous Mélina Mercouri. Es dins la version sensa musica que vos prepausam de (re)descubrir aquela creacion presentada en mitan urban. Concebuda per èstre jogada a l'exterior, dins lo bruch ambient, aquela adaptacion de la pèça nos es detalhada dins una entrevista ambé Bruno Paternot, comedian e meteire en scena. Una immersion dins una òbra universala e intemporala.
Un reportatge d'Amada Cròs.
Sandra Juan, CIRDÒC

Le CIRDÒC et la Médiathèque d’agglomération André-Malraux  invitent Éric Fraj qui interprète les poèmes de Federico García Lorcadans la traduction occitane de  Max Rouquette. 

Accompagné de Morgan Astruc à la guitare, Éric Fraj interprètera 15 des poèmes de Lorca. La voix occitane toute de clartés et d'ombres, les rythmes andalous en résonance discrète, fusionnent pour donner quelque chose de neuf, d'original, et de très émouvant. 

Entrée libre et gratuite
Date et horaire : le 28/05 à 17:30
Lieu : Auditorium de la Médiathèque André-Malraux - Béziers-Méditerranée

Las voses de la modernitat
Centre inter-régional de développement de l'occitan (Béziers, Hérault)
VEIRE LA MÒSTRA

Las Voses de la modernitat - Les voix de la modernité es una invitacion a descobrir una creacion poetica viva e rica, un dialòg amb lo Monde e l'Istòria, luenh del ponciu d'una cultura occitana forçadament « provincializada ». Celebracion de l'oralitat poetica, aquel percors virtual permet d'accedir a d'extraches mas tanben a de tèxtes complèts e dona a ausir, quand lo document existís, lo poèma mes en votz, de còps dins la votz meteissa del poèta. Es un percors virtual dinamic, que sens cercar l'exaustivitat, evoluís en foncion dels rescontres e dels projèctes.

Aital, en seguida de la coproduccion del cofret Arbres per las edicions Cardabelle e lo CIRDÒC, Voses vos propausa un angle d'interpretacion novèl, el rescontre entre las arts poeticas e fotograficas iniciat per l'artista Georges Souche. Arbres es una primièra seria de 12 cartas postalas que propausan 12 extraches de tèxtes d'unas de las grandas voses de la poesia occitana del sègle XX : Leon Còrdas, Max Roqueta, Marcèla Delpastre, Renat Nelli... De tèxtes que las fotografias de Georges Souche i fan resson a l'entorn d'una meteissa figura emblematica, l'arbre. Una descobèrta de la literatura occitana sus supòrt grafic que Voses propausa de perseguir e d'aprigondir en linha, gràcias a un sistèma de ligams e de flashcodes.
Lexic occitan-francés de Max Roqueta (los mots occitans de Max Roqueta) / per Joan-Guilhem Roqueta
Rouquette, Jean-Guilhem (1944-....)
Aqueste lexic establit per Joan-Guilhem Roqueta compila una seleccion de mots illustrats de citacions extrachas de l'òbra de l'escrivan Max Roqueta.

Consultar lo lexic :

Obrir/Telecargar lo lexic en .pdf sul site www.max-rouquette.org
Les Cahiers Max Rouquette. - Mars 2007 - N°1
Amistats Max Rouquette. Editeur scientifique
Brun, Jean-Frédéric
Ubaud, Josiane
Forêt, Jean-Claude
Barral, Guy
Navarro, Lionel

Edité par l'association Amistats Max Rouquette, Les Cahiers Max Rouquette paraissent annuellement depuis 2007.


La revue a pour but d'apporter différents éclairages sur les multiples facettes de l'écrivain et de son œuvre.


Le premier numéro de la revue, épuisé, est consultable en ligne sur le site internet de l'association.


Au sommaire : 

 

- Max Rouquette : toute une œuvre à découvrir par Jean-Frédéric Brun

- Le prince des herbes lentes par Josiane Ubaud

- Le parrain irlandais : Max Rouquette et John Mellington Synge par Jean-Claude Forêt

- Rouquette face à Mistral ou comment réanimer une statue de bronze par Guy Barral

- Une après-midi, place de la Canourgue par Lionel Navarro

Roland Pécout, un écrivain voyageur / Marie-Jeanne Verny, ReDòc/LLACS
Verny, Marie-Jeanne

L'Université Ouverte des Humanités recense, coproduit (avec ses établissements partenaires) et met librement à disposition des étudiants et enseignants des ressources numériques pédagogiques.


Celle-ci a pour titre "Roland Pécout, un écrivain voyageur"


"L'oeuvre de Roland Pécout (né en Provence en 1949) s'inscrit dans la renaissance de l'écriture occitane de la fin du XXe siècle.



Cette oeuvre abondante et multiforme dont on trouvera dans ce cours les références bibliographiques complètes, affirme le lien unitaire entre le passé (les racines) et le présent en devenir, entre le territoire (des origines) et le monde. Elle révèle aussi, conjointement, une connaissance intime de la culture occitane orale (contes, proverbes, énigmes...) et de la culture écrite (comme les grands écrivains d'oc que sont Frédéric Mistral, Max Rouquette ou Jean Boudou). Mais elle est aussi nourrie d'une solide culture universelle, notamment des grands mythes antiques dont la figure d'Ulysse est une des principales. Parmi les motifs qui la parcourent, le voyage et l'art (à travers la figure de Van Gogh notamment).



La participation de l'écrivain (entretiens vidéo, dont certains sur les sites qui ont inspiré ses oeuvres et enregistrement des textes) est une des originalités de ce cours."

 


Objectif pédagogique : 


"Connaître la littérature occitane contemporaine.
Apprendre l'occitan par l'écoute.
Comprendre quelques aspects de la civilisation occitane, notamment dans ses rapports dialectiques à l'ici et à l'ailleurs."



Accédez à la fiche complète sur le site internet UOH


Accès direct à la ressource pédagogique



I avià / Max Rouquette
Rouquette, Max (1908-2005)

Lectura per Max Rouquette d'un extrach del poèma tirat del recuelh Lo maucòr de l'unicòrn (ed. Domens, 2000).

Extrach sonòr publicat dins lo disc de la colleccion Trésors d'Occitanie (ne saber mai) consacrat a Max Rouquette, produch per Aura - Occitània Productions.

 


Transcripcion : 


I AVIÀ...

      I avià las ensenhas grandas

I avià d'astres que s'asclavan

      coma pan als dets das angels.


Dins la pauma de la man

      un degòt d'aiga perduda

Au fons de la mar i avià

      ma dolor tota desnuda (fin de l'extrach sonòr)


E i avià la nuòch aquela

      una nuòch de fin dau temps

que jogava als escondons

      coma per rassegurar


La fadeta Sabaudina

      que plorava au fons de l'òrt

de veire passir son còrs

      au solelh das auberginas.

Sports traditionnels occitans : le Tambornet
Lo CIRDÒC - Mediatèca occitana

Le jeu de la Balle au Tambourin est un sport de balle collectif, impliquant deux équipes de cinq joueurs.

Ce sport est fondé sur l'échange de balles d'un côté et de l'autre d'un terrain de 80 mètres de longueur sur 20 mètres de largeur, séparé par une ligne médiane tracée au sol, la « Basse ».

Les joueurs sont équipés de tambourins, cercles de bois tendus à l'origine de peau de chèvre, aujourd'hui de tissu synthétique. Le battoir, composé d'un tambourin de plus petit diamètre et d'un manche en bois d'alisier ou de micocoulier, sert lui, à mettre la balle en jeu. Les balles de tambourin sont, elles des balles de caoutchouc d'un diamètre réglementaire de 61 mm.

La balle, « bonne », engagée grâce au battoir, a volé et au premier bond, doit obligatoirement être envoyée dans le camp adverse.

 

Histoire du Jeu de Balle au Tambourin

L’histoire de ce sport est directement liée à celle des Jeux de Paume existant depuis l'Antiquité et plus tardivement, du jeu de longue Paume, en vogue dans le Sud de la France au XVI° siècle.

Un jeu aux règles similaires existe encore actuellement en Italie : le Tamburello.

On trouve des traces d’un jeu de paume aux règles similaires dans la Grèce antique : la phaeninda. Adopté par les Romains, le jeu de paume a ensuite pénétré le territoire gaulois. Il devient très populaire au Moyen-Age, particulièrement chez les élites. En 1245, Pierre de Colimen, archevêque de Rouen, est d'ailleurs obligé d'interdire la pratique du jeu de paume aux prêtres de sa province, qui adoptaient une tenue souvent débraillée sur les terrains de jeu. C'est vers le XV° siècle que le tambourin aurait été introduit comme battoir. Le jeu de paume subsiste dans les villes et villages jusqu'à la Révolution Française où il est petit à petit abandonné par les élites.


Bien que nous ayons vu que le Jeu de Paume, ancêtre direct du Jeu du Tambourin, a des origines et des versions multiples, allant des territoires italiens jusqu'à l'évêché de Rouen, le jeu du Tambourin a indéniablement une origine languedocienne. En effet, pratiqué dans sa forme actuelle depuis les années 1860, le Jeu du Tambornet est l'héritier de racines occitanes, notamment visible par sa terminologie.

C'est en effet, encore aujourd'hui tout un vocabulaire occitan qui est utilisé pour désigner les différentes phases du jeu, instruments et parties de terrain.

Petit lexique du Tambornet

Alandar : faire voler la balle très haut.

Aquet : moitié du terrain qui fait face à la batterie.

Aquetar : reprendre la balle venue du battoir.

Arescle : cercle de lamelles concentriques en bois de mûrier qui constitue l'armature sur laquelle est tendue et clouée la peau parcheminée.

Aterrar : faire courir la balle sur le sol.

Bassa : ligne médiane des cinquante mètres ; se dit aussi d'une balle qui, à la mise en jeu par le batteur ne franchit pas cette ligne.

Bateure : battoir; batteur.

Ceuclar : se dit d'une balle qui dévie dans sa course en décrivant une courbe sur un plan horizontal

Clavels : clous: les clous de fer, fines pointes ; les clous de cuivre à tête large et arrondie servant à fixer les lanières de cuir de couleur.

Clausa : se dit d'une balle qui franchit la ligne de fond adverse; se dit aussi de cette ligne.

Corda : ligne des joueurs d'avant. Ils sont trois.

Cordiers : joueurs d'avant. Celui du milieu porte le nom de tiers.

Crosar : jouer en diagonale.

Dalhar : littéralement « faucher » se dit du joueur qui, par un geste de faucheur, envoie la balle en faute du côté opposé à la main qui joue.

Desclavetat : se dit du tambourin dont la peau cesse d'être tendue par le relâchement des clous ou déchirure des bords de la peau.

Detibat : détendu, se dit d'une peau insuffisamment tendue ou détendue par l'humidité de l'atmosphère

Fanabregon : micocoulier ou alisier sont les arbustes qui fournissent les manches légèrement flexibles des battoirs.

Freta : nom de la muraille qui fermait un des grands côtés du terrain et dont l'action sur les balles était admise à une certaine époque.

Jaça : emplacement marquant l'arrêt d'une balle après son premier bond ; ou son point de sortie du jeu, quand elle ne peut plus être rejouée.

Joc : jeu, nom du terrain; du jeu dans son ensemble. C'est aussi le cri du batteur lorsque, après les balles d'essai auxquelles il a droit, il annonce que la balle qu'il va lancer comptera pour la partie.

Marca : bâton de couleur servant à indiquer l'emplacement d'une jaça.

Marcaire : marqueur, celui qui jalonne les jaçes ou chasses

Pauma : balle

Pelh : désigne ici la peau de chèvre parcheminée

Riban : lanières de cuir rouge, vertes ou bleues servant à cacher les bords de la peau et ornementer le tambourin.

Tambornet : désigne à la fois l'instrument de jeu et le sport qu'il désigne


Max Rouquette, les félibres et le jeu de Tambourin

Max Rouquette, écrivain occitan et membre fondateur de l'Institut d'Etudes Occitanes est l'artisan du renouveau du Jeu du tambourin en Languedoc. Pratiquant ce sport depuis son plus jeune âge et contrarié de voir d'autres sports gagner du terrain en territoire occitan au détriment des sports traditionnels avec en premier plan le tambornet, il décida de tout mettre en oeuvre pour assurer la renaissance et la popularisation du Jeu du Tambourin.

En novembre 1922, une première fédération de jeu de tambourin avait été créée par des personnalités de la bourgeoisie montpelliéraine, proches du félibrige. A sa création, cette fédération comportait d'ailleurs comme membres André Pagès, Hyppolite Arnaud et Adrien Fédières tous trois félibres. Ils ont d'ailleurs rédigé des chants et poèmes consacrés à ce sport. Mais cette première fédération ne résiste pas à la véritable crise et désaffection qui secoue la pratique du Jeu du Tambourin dans les années 1930.

C'est en 1938 qu'à l''initiative de Max Rouquette, la Fédération Française du Jeu de Tambourin naîtra et se chargera de mener une véritable propagande pour valoriser la pratique de ce sport traditionnel occitan. Ces actions de valorisation passeront par la publication d'articles dans la presse locale, l'organisation de grands concours, l'établissement de règlements, le rapprochement avec les ligues de Tamburello italiennes et enfin, la reconnaissance du tambornet comme sport par les autorités centrales françaises.

De nos jours, ce sport se pratique toujours, surtout dans un espace allant de l’Hérault aux Bouches-du-Rhône, il fait d’ailleurs l’objet d’un championnat de France et même d’Europe. La Fédération française de jeu de balle au tambourin est encore active à ce jour (http://www.ffsport-tambourin.fr/index.php). Depuis 1983, le Tambornet est également intégré au Collège National Olympique et Sportif Français.



Pour aller plus loin...

Site de la Fédération Française de Jeu de Balle au Tambourin : http://ffsport-tambourin.fr/

Max Rouquette, Le jeu de la balle au Tambourin, Toulouse : Institut d'études occitanes, Paris : Librairie Maisonneuve, 1948.

Max Rouquette, Le Livre du Tambourin : un grand sport international en plein essor, Montpellier : CRDP, 1986.

Robert Souchon, Max Rouquette et le Tambourin, IN Les Cahiers Max Rouquette, n°2, mai 2008.

Christian Guiraud, Espaces sportifs et usages sociaux : étude comparative de l'implantation du rugby et du jeu de balle au tambourin dans le département de l'Hérault, Paris : Institut National du Sport et de l'Education Physique, 1985.

Charles Camberoque, Le jeu de la Balle au Tambourin, photographies de Ch. Camberoque, préface de Max Rouquette, Gignac : Bibliothèque 42, 1998.