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La Noël en Provence : traditions, coutumes et cérémonies mises à la portée de tous

Brochure hors commerce, éditée par le groupe "Prouvenço" a l'initiative du félibre Antoine Mouren dans les années 1930. Ce document a été publié par le félibre Augustin Roquebrun avec une participation financière de commerçants Marseillais.

Les 16 pages de ce document décrivent des coutumes calendales, avec un article du Dr Fallen (ex-capoulié du Félibrige), et restituent des chants de Noëls provençaux.

Le but affiché de cette brochure est de remémorer aux Marseillais les coutumes provençales liées à cette période de l'année qui semblent déjà se perdre dans les années 1930.

Les illustrations sont signées de David Dellepiane, peintre des santons, de Dulac, pour la couverture, et de L. Mistral.

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Vie rurale et traditions anciennes à Malbosc - Enquêtes en Pays de Cèze
Centre des Musiques Traditionnelles en Rhône Alpes. Producteur
Centre Languedoc-Roussillon des Musiques et Danses Traditionnelles. Producteur
Pasturel, Valérie. Enquêteur
Pialet, Marinette (1927-....). Témoin

Entretien avec Marinette Pialet, née en 1927, autour de la vie rurale et des traditions d'autrefois à Malbosc. Le témoin aborde notamment les travaux des champs, le travail à la mine, la récolte des châtaignes et l'élevage des vers à soie. Figurent également dans cet entretien quelques interventions au sujet des chansons et formulettes que les grand-mères chantaient dans son enfance.

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Fêtes de Noël en Provence
Kersaint-Gilly, M.-J.
Ouvrage de M.-J.de Kersaint-Gilly présentant les différents temps des festivités de Noël. Cacha-fuòc, santon, gros souper, treize desserts provençaux... font ainsi l'objet d'une explication. L'ouvrage datant de 1901, est préfacé par Frédéric Mistral.
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Les 13 desserts provençaux
Lo CIRDOC-Mediatèca occitana

Les treize desserts de Noël sont spécifiques à la Provence, bien qu'on les retrouve aujourd'hui dans les zones limitrophes à celle-ci. De nos jours fixés à treize, le nombre et les produits sélectionnés semblent avoir évolués dans le temps, avant que la tradition ne leur impose des contours définis.

 

 

 

Une tradition ancienne ?

 

Les premières mentions

Les treize desserts viennent clore sur une touche sucrée le « gros souper » provençal, principalement composé de plats maigres. Cette abondance de confiseries spécifiques dans les commémorations de Noël en Provence, s'inscrit dans la tradition méditerranéenne d'une sociabilité reposant sur le partage de douceurs. La tradition des desserts provençaux semble remonter à plusieurs siècles, sans qu'une datation exacte ne puisse être proposée. Une tradition ayant d'ailleurs évoluée au cours du temps pour se fixer aux alentours du XIXe siècle.

C'est en 1683 que paraît le premier ouvrage connu, mentionnant la pratique des desserts de Noëls provençaux. François Marchetti, prêtre de l'église de Marseille, évoque dans le onzième des dialogues qui composent son ouvrage Explication des usages et coutumes des Marseillais, de nombreux éléments encore présent dans les cérémonies entourant la nativité : les trois nappes, l'offrande de gâteaux, les treize pains... Seuls quelques fruits secs mentionnés dans sa présentation, évoquent la pratique des treize desserts.

Par la suite, Laurent Pierre Bérenger dans Les Soirées provençales ou Lettres sur la Provence, puis Aubin-Louis Millin en 1808 : Voyage dans les départements du Midi de la France, dresseront un inventaire plus détaillé des mets composant les desserts de Noël en Provence ; sans que jamais un chiffre spécifique ne leur soit cependant associé.

 

Le tournant du XIXe siècle

Au XIXe siècle, de nombreux auteurs et érudits, tout particulièrement les félibres et Frédéric Mistral, se penchent sur la question des cérémonies du Noël provençal traditionnel. Cette période de remembrança (mémoire) va contribuer à donner un second souffle à une tradition en perte de vitesse à cette époque. C'est également durant cette période que vont se fixer, voire se figer les contours de cette tradition. Elle se voit progressivement doter d'un nom, « calenos » (Villeneuve-Bargemont, La Statistique du département des Bouches-du-Rhône. 1821-1826), puis d'un nombre défini. Si en 1885, Edmond de Catelin (dit Stephen d'Arves) évoque « douze desserts obligatoires », ils sont au nombre de sept chez l'Américain Thomas A.Janvier quelques années plus tard.

C'est au milieu des années 1920, que le nombre treize s'impose définitivement, porté par la liste détaillée du Dr Joseph Fallen, publiée dans l'édition spéciale de décembre 1925 de La Pignato : « Voici une quantité de friandises, de gourmandises, les 13 desserts : il en faut 13 oui 13 ! Pas plus si vous voulez, mais pas un de moins : notre Seigneur et ses apôtres ! ». (cf. Brigitte Poli. Les 13 desserts provençaux.).

Cette liste proposant une grande variété de fruits secs (amandes, noix, pistaches...), fruits frais (melon, oranges, poires, pommes...), nougats, pompe et fougasse à l'huile... ouvre en fait dès l'origine la voix à de nombreuses adaptations, et réinterprétations, de sorte que sur les tables provençales contemporaines, chocolats et fondants côtoient oranges et amandes.

 

Le gros souper

Le 24 décembre au soir, avant la messe de minuit, les familles de Provence se réunissaient autour du « gros souper ». En amont du repas, tout un cérémonial, plus ou moins respecté et identique d'une région à l'autre, était mis en place.

 

Le cacha-fuòc


Point de départ des festivités, « Lo cacha-fuòc » (en languedocien). La bûche de Noël, déposée dans l'âtre, recevait de la part de l'aïeul, un verre de vin de la première bouteille débouchée ou une burette d'huile d'olive (dans la région d'Arles et du Comtat). L'ablution s'accompagnait alors d'une bénédiction, dont les paroles, pouvant variées d'une région à l'autre, suivaient la trame générale suivante:

" Té bénédisi tu, tisoun !Toutei lei gen de la meisounAdiou Eve, adiou AdamaQué Diou nous adugué un bouen an !"

 

Le gros souper

Le gros souper, principalement composé de plats maigres (morue en raïto ou en bouillabaisse, daube de poulpe, légumes de saison, escargots, anguille à la « matelote »...), au nombre de sept (en évocation des sept douleurs de la vierge), est servi sur une table soigneusement décorée et respectant un certains nombres de coutumes.

Trois nappes blanches, une grande, une moyenne puis une petite, sont successivement disposées sur la table de sorte à faire apparaître chaque niveau. Trois lumières ou trois chandeliers, ainsi que trois soucoupes contenant du blé semé pour la Sainte Barbe, et d'autres contenant des plantes et herbes récoltées sur les collines de Provence, viennent ensuite parer cette table.

Treize pains, douze petits (les apôtres) et un gros (le Christ) sont finalement placés sur la table, finalisant une décoration symbolique (les chiffres trois, sept, et treize) dans laquelle le gui ne trouve pas sa place (il est dans ces régions, supposé porté malheur).

 

Les treize desserts

D'une région à l'autre, les éléments composant les treize desserts peuvent différer. Certains cependant constituent des incontournables. En voici la liste et quelques explications sur leurs origines.

 

Les quatre mendiants (les fruits secs)

Les “pachichòis” provençaux constituent des mets abondants, traditionnellement intégrés aux habitudes alimentaires des méditerranéens. Quatre d'entre eux sont particulièrement appréciés lors des festivités de Noël, ce sont les quatre mendiants, en référence aux principaux ordres religieux auxquels ceux-ci renverraient.

  • la figue sèche (li figa seca) équivaudrait ainsi par sa robe grise, aux Franciscains. 
  • les raisins secs (li passarilha ou pansa): Augustins (robe rouge).
  • les amandes (lis amellas): selon les versions, elles renvoient soit aux Dominicains, soit aux Carmes. la noix (Augustins), noisette (Carmes). 
Les pruneaux, et plus récemment les abricots, ont progressivement rejoints les quatre mendiants sur les tables calendales.

 

Les fruits frais

Différents fruits frais, conservés depuis le mois de septembre dans les caves et greniers, progressivement rejoints par des fruits exotiques des anciennes colonies, viennent apporter une touche sucrée complémentaire :

  • le raisin: conservé jusqu'à noël dans les caves et les greniers. 
  • le melon d'eau, ou « verdau », peu à peu abandonné cependant. 
  • l'orange: ce fruit, qui n'est pas à l'origine un produit spécifique à la Provence, est toutefois attesté dès le XVIIIe siècle par Laurent Pierre Bérenger. Elle sera par la suite accompagnée de la mandarine corse ou espagnole. 
  • les kiwis, ananas, mangue... et d'une façon générale importance des fruits exotiques.

 

 

Les confiseries et pâtisseries

La pompe à l'huile (pompa à l'òli), connue également sous le nom de gibassier ou de fougasse, est un gâteau parfumé à la fleur d'oranger. Traditionnellement, elle est le plat porté par Pistachier (personnage typique de la crèche et de la pastorale provençale), et doit être rompue (et non coupée) sous peine d'être ruiné dans l'année à venir ; dans une symbolique de partage.

La pompe consommée actuellement semble différer des pompes traditionnelles, autrefois fabriquées avec de la farine de froment. Son nom demeure une énigme, évoquant pour certain la capacité de la farine à absorber l'huile versée lors de la préparation, ou parce que ce gâteau est souvent utilisé pour saucer le vin cuit en fin de repas.

Quasiment incontournable dans toute la Provence, ce plat est toutefois remplacé dans le Comtat et la Drôme par les « panaios » , tartes aux garnitures très variées.

 

Le nougat :

 

  •  Blanc: miel, sucre, blancs d’œufs et des amandes auxquelles on peut substituer des noisettes ou des pistaches. 
  •  Rouge: un nougat à la rose et aux pistaches.
  •  Noir: miel et amandes. (le nougat fabriqué maison).

 

Diverses légendes entourent le nougat, dont une fut relatée en 1935 dans le journal «La Pignato ». Selon celle-ci, le nougat de la liste des treize desserts, serait le rappel d'une offrande faite au jeune Jésus, par un Maure, présent dans la suite des Rois Mages.

À ces différents produits traditionnels de la Provence se sont greffés depuis différentes pâtisseries et friandises contemporaines.

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Nadal Toulousan
Silvestre, Armand (1837-1901), auteur
Moulinier, A., compositeur
Cazelles, Danton (1867-1961). Traducteur
Partition pour choeur à 4 voix sur une musique d'A. Moulinier et des paroles d'Armand Sylvestre. La traduction languedocienne des paroles a été réalisée par D. Cazelles.
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Lou raubo-galino : Noël provençal
Roumanille, Joseph (1818-1891)
Dau, A.
Partition pour voix et piano sur un texte de Joseph Roumanille, musique de A. Dau
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Collectage : Chansons et vie rurale à Prémian
Bouët, Jacques (enquêteur)

Discussion avec une femme âgée sur les chansons et la vie rurale dans le village de Prémian. Le témoin chante ou fredonne quelques chants traditionnels et des chansons populaires. L'entretien commence et s'achève avec des airs musicaux joués à l'accordéon.

Sommaire

 00:00:00 à 00:02:37 - Air d'accordéon : Ah ! Le petit vin blanc 00:02:37 à 00:05:07 - Air d'accorédon : Los esclops
00:05:07 à 00:07:34 - Cantique en occitan
00:07:34 à 00:08:44 - Chant : Pastres, pastretas
00:08:44 à 00:09:34 - Discussion autour de la traduction ancienne des chants de noël en patois
00:09:34 à 00:10:03 - Chant : Lous pastres descendon, descendon cargats
00:10:03 à 00:11:52 - Remarques sur l'apprentissage du français et du patois à l'ecole
00:11:52 à 00:13:35 - Discussion sur les études
00:13:35 à 00:14:53 - Réflexion sur les propriétaires terriens et la richesse aujourd'hui - L'abandon des terres
00:14:53 à 00:16:38 - Discussion sur le marché de l'emploi et les avantages du métier d'instituteur
00:16:38 à 00:16:54 - Explications sur la danse du quadrille 00:16:54 à 00:17:15 - Chant : Per plan dançar, viva la limosina 00:17:15 à 00:17:29 - Chant : Polka
00:17:29 à 00:19:15 - Chant : Charleston, Chacun son truc (Maurice Chevalier)
00:19:15 à 00:20:16 - La jeunesse durant la guerre de 1914-1918 00:20:16 à 00:20:49 - Le Graïle
00:20:49 à 00:22:10 - Récit de la moisson
00:22:10 à 00:23:36 - Chant : Los Segaires
00:23:36 à 00:24:06 - Discussion autour des conditions de travail des moissonneurs
00:24:06 à 00:25:18 - Explications autour des chansons du 14 juillet 00:25:18 à 00:28:07 - Discussion autour des conditions de vie hier et aujourd'hui, dans les villes et les campagnes
00:28:07 à 00:30:48 - Air d'accordéon
00:30:48 à 00:31:28 - Air d'accordéon : Pòrc Gras
00:31:28 à 00:32:56 - Air d'accordéon

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Partitions et paroles d'Un joubé Pastré soumeilhabo
Les paroles et partitions ici présentées proviennent du deuxième recueil de Noëls patois anciens et populaires, édité en 1902. Cette chanson pan-occitane, présente différentes versions, attestées notamment en Auvergne, dans le Velay ou encore dans le Tarn (Un ser lo pastre somelhava. Recueilli auprès d'André Marty et de Denis Teyssier, Tarn. Cf. Nadals d'Occitània. p58. CORDAE/La Talvera. . 2008.)
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Collectage : Discussion autour du patois et de la culture orale
Bouët, Jacques (enquêteur)
Escandre, Monsieur (informateur)
Escandre, Madame (informateur)
Discussion enregistrée auprès de M. et Mme Escandre, entourés d'autres personnes. Les témoins tentent de se rappeler de vieilles chansons avant de discuter avec l'enquêteur de son travail et de la différence entre le patois parlé et écrit. A la suite de la discussion, une informatrice entonne deux chants de noël.
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Bouët, Jacques (enquêteur)
Moudier, Madame (informateur)
Deux femmes et un homme chantent plusieurs chants. Ils interprètent deux versions du Se Canta, un répertoire de chants de noëls occitans et diverses chansons en français.
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