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Total Festum 2011 a Sant Quantin la Teralha / Lenga d'Òc/Lengo d'Ò [images animées]
Gros, Lise
Reig, Philippe
Gravier, Michel
Queyrel, Claude
Paul, Claudine
Claudina Paul presenta en junh de 2011 aqueste numèro de Lenga d'òc/Lengo d'ò de Sant Quantin la Teralha (Gard) per lo festenal "Accordéon Plein Pot / Festival des Soufflets Du Monde" que recèp La Talvèra e Antonio Rivas y sus Vallenatos dins l'encastre de Total Festum.
Chansons hébraïco-provençales des Juifs comtadins / réunies et transcrites par E. Sabatier [Texte imprimé]
Sabatier, Ernest (1826-1881)

Sans le texte hébreu q. v. in סדר הקונטריס [= Seder ha-qônṭêrês], cote SID.405

La vesta di dos testa [Texte imprimé]

Chanson humoristique au sujet d'une veste à deux têtes.

La Nimoiso : cansoun democratiquo, republicaino dou quatorze juyet 1883 / Pierre Mathiou [Texte imprimé]
Mathiou, Pierre

Chanson démocratique républicaine en occitan

Caouqui cansoun / J. Boillat [Texte imprimé]
Boillat, Justin (1854-1914)
Caouqui cansoun est une chanson en langue occitane
Poèmes et chansons de Michel de Truchet [Texte manuscrit]
Truchet, Michel (de) (1766-1841)
Lot de dix poésies et chansons manuscrites, écrites dans le courant du XIXème siècle. Divers thèmes et sujets sont mis à l'honneur ici, tels que l'amour, l'humour ou encore la ville d'Arles. Les pièces 7, 8 et 9 sont des épîtres, des poèmes servant d'hommage et dédiés à trois personnalités différentes. La pièce 9 notamment, dédicacée à un dénommé Francé Tousten dépeint toute l'admiration de l'auteur pour le talent poétique de son confrère.
Jean et Nanoun et Lou toupet d'Étienne Bibal [texte manuscrit]
Bibal, Étienne (1808-1854)
Deux chansons provençales manuscrites "Jean et Nanoun" et "Lou toupet" datées du XIXème siècle.

L'auteur, Etienne Bibal, né à Marseille en 1808, était un contemporain du célèbre Victor Gelu.
Poète populaire, il écrivit des chansons, des poèmes, des épîtres, des contes ainsi que des satires.
Il acquit sa célébrité grâce à la chanson "Lo cabanon", dont l'air inspira d'autres auteurs, tels que Pascal Cros avec sa "Muso marsiheso".
Misè Bouenpès, cansounetto coumique de François Arnaud [texte manuscrit]
François Arnaud (1811-1874)

Manuscrit du XIXème siècle d'une chanson comique, écrite par François Arnaud, membre de l'Athénée de Marseille. Auteur notamment d'un vaudeville "Leis intriguos d'un amatour" et d'un poème "Leis dous frèros savouyards".

Poésies provençales de Jules Lejourdan [texte manuscrit]
Lejourdan, Jules (1819-1881)

Jules Lejourdan, poète et chansonnier du Second Empire, est reconnu pour ses œuvres qui dénoncent la misère des travailleurs marseillais.

Il s'agit ici d'un important lot de poèmes et de chansons en provençal sur les thèmes qui lui tiennent à coeur. On y trouve entre autre les manuscrits de  Lou maou de couard de Madoun, Leis orphelins, : vo la mouar d'uno mèro, La guioutino, Lou choléra-morbus vo Leis mouars de poou et La bandiero doou mariagi

Y a-t'il eu une partition musicale pour Lou cant dou soulèu extrait de Lis isclo d'or de Frédéric Mistral ?

Lou Cant dou Souleu est bien présent dans le recueil de poésies de Frédéric Mistral, Lis isclo d'or (Les îles d'or) publié en 1876, il figure dans la première partie intitulée Li Cansoun. Cet hymne au soleil a été publié pour la première fois dans l'Armana Provençau en 1862 et est dédié à l'Orphéon d'Avignon.

 


A l'instar de cette chanson, Frédéric Mistral a rédigé de nombreuses œuvres musicales. Tout son travail semble d'ailleurs traversé par la chanson. Il a notamment composé un nombre conséquent de chants et une partie de son œuvre a été adaptée pour l'opéra, parmi les plus connus, la Coupo Santo, considérée comme l'hymne provençal mais également le poème épique Mirèio mis en musique par Charles Gounod. L'auteur lui-même se dit très attaché à la chanson populaire et traditionnelle car c'est grâce aux chants et comptines que lui chantait sa mère durant son enfance qu'il semble avoir découvert la poésie populaire.

Il faut pourtant savoir que si Frédéric Mistral a écrit de nombreux chants, il n'en a jamais composé les partitions musicales. Ces dernières pouvaient être composées par d'autres félibres ou des compositeurs, a priori ou a posteriori mais la plupart du temps l'auteur composait ses chansons sur des mélodies traditionnelles ou populaires.

C'était pour lui et plus généralement pour le mouvement félibréen un moyen de raviver et de remettre au goût du jour des éléments du folklore mais également de faire le lien entre musique populaire et musique savante.

D'ailleurs, les félibres avaient pris pour habitude, plutôt que de déclamer leurs poèmes de les chanter sur des airs populaires ou traditionnels.



Le Cant dou soulèu illustre parfaitement ce cas puisque Frédéric Mistral indique dans les notes du recueil Lis Isclo D'or : « Le Cant dòu soulèu, composé sur l'air du Bivouac de Kucken a été popularisé par les Orphéonistes d'Avignon, dirigés par M. Brun».

La Chanson du Bivouac est un air à la mode à l'époque, créé par le compositeur allemand Friedrich Wilhelm Kücken (1810-1882). Vous pourrez trouver sur Gallica sa partition pour piano ou encore pour cornet à pistons. Enfin, vous pourrez également trouver une transcription militaire de ce chant, réalisée par Eugène Ketterer sur IMSLP, la médiathèque virtuelle de partitions de musique du domaine public.



Voici  également le texte de ce chant tel qu'on le trouve dans le recueil : 

 

LOU CANT DOU SOULÈU

A J. Roumanilho

Grand soulèu de la Prouvènço,

Grand soleil de la Provence,

Gai coumpaire dóu mistrau,

Gai compère du mistral,

Tu qu'escoules la Durènço

Toi qui taris la Durance

Coume un flot de vin de Crau,

Comme un flot de vin de Crau,

   

Fai lusi toun blound calèu !

Fais briller ta blonde lampe !

Coucho l'oumbro emai li flèu !

Chasse l'ombre et les fléaux !

 Lèu ! lèu ! lèu !

Vite ! vite ! vite !

Fai te vèire, bèu soulèu !

Montre-toi, beau soleil !

   

Ta flamado nous grasiho,

Ta flamme nous rôtit,

E pamens, vèngue l'estiéu,

Et pourtant, vienne l'été,

Avignon, Arle e Marsiho

Avignon, Arles et Marseille

Te reçaupon coume un diéu !

Te reçoivent comme un dieu !

   

Fai lusi toun blound calèu !

Fais briller ta blonde lampe !

Coucho l'oumbro emai li flèu !

Chasse l'ombre et les fléaux !

Lèu ! lèu ! lèu !

Vite ! vite ! vite !

Fai te vèire, bèu soulèu !

Montre-toi beau soleil !

   

Pèr te vèire, li piboulo

Pour te voir les peupliers

Sèmpre escalon que plus aut,

Toujours montent davantage,

E la pauro berigoulo

Et le pauvre agaric

Sort au pèd dóu panicaut.

Sort au pied du chardon

   

Fai lusi toun blound calèu !

Fais briller ta blonde lampe !

Coucho l'oumbro emai li flèu !

Chasse l'ombre et les fléaux !

Lèu ! lèu ! lèu !

Vite ! vite ! vite !

Fai te vèire, bèu soulèu !

Montre-toi beau soleil !

   

Lou soulèu, ami, coungreio

Le soleil, amis, procrée

Lou travai e li cansoun,

Le travail et les chansons,  

E l'amour de la patrio, 

Et l'amour de la patrie,

E sa douço languisoun.

Et sa douce nostalgie !

   

Fai lusi toun blound calèu !

Fais briller ta blonde lampe !

Coucho l'oumbro emai li flèu !

Chasse l'ombre et les fléaux !

Lèu ! lèu ! lèu !

Vite ! vite ! vite !

Fai te vèire, bèu soulèu !

Montre-toi, beau soleil !

   

Lou soulèu fai lume au mounde

Le soleil éclaire le monde

E lou tèn caud e sadou...

Et le chauffe et le nourrit...

Diéu nous garde que s'escounde,

Dieu nous garde qu'il se cache !

Car sarié la fin de tout !

Car ce serait la fin de tout !

   

Fai lusi toun blound calèu !

Fais briller ta blonde lampe !

Coucho l'oumbro emai li flèu !

Chasse l'ombre et les fléaux !

Lèu ! lèu ! lèu !

Vite ! vite ! vite !

Fai te vèire, bèu soulèu !

Montre-toi, beau soleil !

 

 

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