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Licence Licence Ouverte
Camina que caminaràs. Emission de 2009, Anem òc, Carcassonne / Ràdio Lenga d'Òc ; émission animée par Aimé Brees
AuteurBrees, Aimé
EditeurRàdio Lenga d'òc (Montpellier)
Date d'édition2009
Auteur(s) secondaire(s)Brees, Aimé. Présentateur
Andrieu, Éric. Personne interviewée
Grosclaude, David (1958-....). Personne interviewée
Bové, José (1953-....)
Ràdio Lenga d’òc. Producteur
SujetOccitan (langue)
Manifestations -- France
Charte européenne des langues régionales ou minoritaires (1992)
Minorités linguistiques -- France
Politique linguistique -- France
SourceMediatèca occitana, CIRDOC-Béziers, Archives Ràdio lenga d’Òc, RLO_E-CAMI
Période évoquée20..
Type de documentSound
document sonore
Langueoci
fre
Formataudio/mpeg
numérique
Extent00:42:42
DroitsRàdio Lenga d’òc
RéutilisationCreative commons = BY - NC - ND
Permalienhttps://occitanica.eu/items/show/60147
Création de la notice2023-05-02 CN
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vignette_Anem.jpg
Camina que caminaràs - Anem òc, Carcassonne [Emission radio]

Émission réalisée à la manifestation Anem òc du 24 octobre 2009 à Carcassonne.
Elle est constituée d'entretiens avec les politiciens Eric Andrieu et David Grosclaude et des manifestants pour la langue occitane.

Ainsi que d'un discours mémorable de José Bové, qui vient d’être élu député européen, pour dénoncer l’attitude de l’État contre la diversité linguistique et culturelle et demander la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires au gouvernement français. Ce discours est accessible dans le document sonore à partir de 24:20.
Le discours de José Bové :
« Et la France aujourd'hui, fait partie de ces rares pays, qui refusent de reconnaître la diversité, et qui refusent de reconnaître leurs histoires.
Alors, on est ici pour rappeler à l'État français qu'aujourd'hui il doit, de manière impérative, traduire dans la langue française la Charte européenne des langues. On est là aussi pour rappeler que chacun de nos territoires, que chacune de nos langues doit pouvoir être utilisée dans les services publics. On est là pour rappeler que la diversité de nos cultures doit apparaître partout sur nos territoires et que c'est la première façon de la reconnaissance de la diversité. On est là, enfin, pour dire qu'il n'est pas normal que le service public de l'Éducation ne reconnaisse pas la diversité culturelle.
Il faut que l'occitan, le basque, le corse, le catalan, puissent être appris de la maternelle jusqu'à l'âge adulte, et que ce soit organisé par le service public. Ce n'est pas normal que ce soit les familles qui soient obligées de faire un acte militant pour pouvoir permettre à leurs enfants de s'inscrire dans leurs propres cultures. Aujourd'hui, l'État jacobin va contre l'Europe.
Aujourd'hui, l'État jacobin a un discours archaïque. C'est l'Europe des régions que l'on va construire. Et cette Euope des régions ne s'arrête pas aux frontières des États. L'Occitanie, elle a aussi une partie de l'autre côté, en Espagne, elle a une partie au Val d'Aran. La Catalogne, elle est des deux côtés de la frontière des Pyrénées. Le Pays Basque il est aussi des deux côtés. Il n'est pas normal que chacun de ces pays ne puisse pas vivre et se développer en fonction de ses propres cultures.
Alors, on est là pour affirmer qu'il n'y aura pas d'Europe sans reconnaissance de la diversité, et que c'est parce qu'il y aura la reconnaissance de cette diversité que l'on pourra construire une Europe solidaire, humaniste et écologique. »

Pour des questions de droits, les extraits musicaux diffusés dans l'émission ne peuvent être mis en ligne, ils ont donc été coupés de l'enregistrement.