CHARLES-DOMINIQUE, Luc. Les musiques traditionnelles d’expression occitane en Midi-Pyrénées. In Plural : guide des musiques d’oc et d’ailleurs en Midi-Pyrénées. Toulouse : Conservatoire Occitan ; Maison des Racines du Monde, 1999.

« Pomier d’amor » = « Pommier d’amour », ronde, d’après la version notée pour la commune de Montbrun (Lot) par François Lacoste in « Choses du Quercy », interprétée par Xavier Vidal (hautbois), Didier Vergne (hautbois) et Rémi Vidal (tambour). Extrait du Cd inclus dans : « Amboesa : répertoire pour hautbois populaire et tambour (hautbois type Vailhourles) » réalisé et édité par l’Association pour les Musiques de Tradition Populaire en Quercy (AMTPQ) et La Granja / Soulomès.
Avec l’aimable autorisation des interprètes et des éditeurs.

 

« […] avec l’amboèsa, en Bas-Quercy, on ne peut pas vraiment parler de type régional instrumental, puisqu’il n’a été retrouvé qu’un seul instrument à Montaigu-de-Quercy (82). L’instrument est de taille moyenne (45.5 cm), percé de sept trous de jeu, et en deux parties.
Cette dernière remarque vaut également pour le hautbois dit « de Vailhourles » (12), dont un seul prototype a été retrouvé, ayant appartenu à un métayer né en 1846, sans que l’on ait d’autres renseignements sur la provenance de cet instrument, dont plus personne ne se souvient aujourd’hui. Instrument assez petit (40.5 cm), il possède également sept trous de jeu et se divise en deux parties, le corps de l’instrument et le pavillon. »
Un instrument de facture très proche a également été retrouvé dans les années 2000 dans la région de Cahors.

Un autre spécimen a été retrouvé à Couffouleux dans le Tarn.

Dans son Enquête sur les instruments de musique ARNAUDIN, Félix. Chants populaires de la Grande-Lande 1. Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne ; Editions Confluence, 1995., Félix Arnaudin parle de hautbois des Landes : le tchalemine, dit aussi le tuhére.
D’après les témoignages qu’il rapporte, ce hautbois serait en bois de pin ou de vergne, percé de six trous et mesurant environ 30 cm.
La plupart des récits rapportés par F. Arnaudin indiquent que ce n’était pas un instrument pour faire danser bien que certains témoignages disent le contraire. Il était utilisé pour accompagner les chants de Noël à la messe de minuit. En fait, les dires des témoins se contredisent sur plusieurs points et notamment sur la dénomination et la description de l’instrument.

Le hautbois d’écorce MARCEL-DUBOIS, Claudie. Un point d’organologie : le hautbois d’écorce français. In Les hautbois populaires : anches doubles, enjeux multiples. Parthenay : Modal, 2002. pp. 72-75 se distingue des autres hautbois par son caractère éphémère.
Souvent confondu avec la trompe d’écorce, le hautbois s’en différencie d’un point de vue organologique. Les anches de la trompe sont en effet des « anches naturelles » constituées par les lèvres du musicien.
Le hautbois possède une anche double, c'est-à-dire deux lamelles vibrant l’une contre l’autre sous l’action du souffle du musicien.

Le hautbois d’écorce mesure généralement entre 70 et 80 cm. Au cône en écorce s’ajoute toujours une forme d’anche, le plus souvent un sifflet. L’article mentionne le cas d’un sifflet fait d’un cylindre d’écorce verte de saule, un autre sifflet fait avec un rejet de châtaignier, etc. . Ce sifflet se change à chaque utilisation de l’instrument.